Les Années Sombres
Disclaimer : Voir prologue
Résumé : UA Big Four Poudlard. Le Projet A a pris fin. Pourtant, ce n'est que le début de nouvelles aventures. Et tandis qu'Harold, Mérida, Raiponce et Jack reviennent à Poudlard pour leur sixième année, de sombres nuages s'amoncellent à l'horizon.
Note 1 : Aux petits nouveaux. Ceci est la suite directe d'une fic nommée « Le Projet A » que vous trouverez sur mon profil. Vous risquez fort de ne pas comprendre grand-chose si vous ne la lisez pas avant.
Note 2 : Cela risque d'être un peu moins rose que dans les films et beaucoup moins que dans Le Projet A, qui était au rating T. Ne vous attendez pas à des effusions de sang et à des morts toutes les deux lignes comme dans Games of Thrones, mais le M n'est pas là pour faire joli. Cela signifie que techniquement, vous devez avoir plus de 16 ans pour lire la fic. (Techniquement. Je ne suis pas naïf, j'ai été jeune avant vous.)
Chapitre corrigé par Emmawh. Dites-lui merci, priez-là, envoyez lui des cocktails avocat-crevette. (C'est elle qui le demande )) Un jour je vous laisserai les commentaires qu'elle me laisse dans le chapitre, moi ça me fait toujours rire.
Merci à mc arno, son.y, Isis Nephtys, LadyWyvern, Paquerette-san, Zaza's Mind, Philou, Guest (MrMeAndYou), KuroKyukestuki, Sheria Pie et Melkion pour leur review !
Son.y : Hello ! Merci pour ta review ! Je suis content que le chapitre t'ait plu. Oui, on va revoir la fille de BeauBâtons : ) . Pour Harold et son don de vision, il a commencé à s'entrainer après le chapitre où il doit passer du temps avec Jack invisible.
Bonne lecture !
LadyWyvern : Hello ! Merci pour ta review ! Ahah, je viens d'imaginer Harold en magical girl et c'est horrible ^^
Andréa, ça remonte à loin, mais ça a duré longtemps, aussi ^^
Si tu veux faire un fanart Horld/Charlie, je serai ravi de le voir !
Bonne lecture !
Philou : Hello ! Merci pour ta review ! Le sadisme, c'est la base ^^
Pour le don de vision et Charlie, ça sera expliqué plus tard ^^
Pour Mérida, elle ne parle plus trop aux jumeaux c'est temps-ci. Surtout depuis leur coup après l'élection des champions.
Et je suis content que la hijackweek t'ait plu : )
Bonne lecture !
Guest : Hello ! Merci pour ta review ! Pas de hijack pour le moment ! Et effectivement, pour rentrer chez Serdaigle, il faut donner la réponse d'une énigme. Mais seulement pour entrer.
Pour la mort, surprise !
Bonne lecture !
KuroKyuketsuki : Hello ! Merci pour ta review ! Je suis content que tout cela te plaise !
Bonne lecture !
Merci aussi à tous ceux et celles qui ont rajouté la fic dans leurs favoris et/ou liste de follow.
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Chapitre 9 : Faire face
L'ambiance sous la tente des champions étaient pesante. Chacun habillé aux couleurs de leur école, les quatre jeune gens géraient leur stress aussi bien que possible en attendant l'arrivée de Ludo Verpey qui devait leur révéler en quoi consistait exactement l'épreuve, même si ils avaient tous une idée assez précise de ce dont il allait s'agir.
Fleur, en bleu pâle, occupait un des sièges. Elle faisait et défaisait sa tresse en boucle, le regard perdu dans le tissu de la tente. Krum, en bordeaux, faisait les cents pas en marmonnant ce que Jack comprenait comme une suite de sortilèges. Potter, lui, discutait discrètement avec son amie Granger qui s'était discrètement glissée sous la toile. Ce n'était pas autorisé, normalement, mais aucun Champion n'aurait été assez cruel pour empêcher la jeune fille de réconforter son ami, car eux-même n'aurait pas craché sur une telle chose.
Jack, pour sa part, rongeait consciencieusement ses ongles. Un peu plus tôt, un long hurlement draconien avait retenti et depuis, des sueurs froides lui coulaient pernicieusement le long du dos. Le ventre noué, il tentait comme il pouvait de se rappeler de ce qu'Harold lui avait dit les jours précédents et avait l'impression d'avoir tout oublié. Etait-ce le Magyar qui accompagnait son feu de gaz explosif ? Ou bien le Suédois ? Quel était celui à la morsure empoisonnée ? Il mélangeait les noms et les caractéristiques en une espèce de monstrueux dragon invincible à quatre têtes.
« - Jeunes gens, bonjour ! »
Verpey, aussi enjoué qu'à l'ordinaire, venait de surgir dans la tente, accompagné de Barty Croupton ainsi que de Rita Skeeter et son photographe, qui bombardait l'entièreté de l'abri de son flash aveuglant.
« - Alors, prêts pour votre Première Tâche ? demanda l'ancien joueur de Quidditch en rassemblant les quatre élèves autour de lui. Nous vous avons concocté une véritable petite bombe, vous allez voir. Barty ? »
Le fonctionnaire, aussi strict et raide qu'à son habitude, s'avança vers les Champions, un sac en main. Le contenu de ce dernier fumait et semblait gigoter dans tous les sens.
« - Ce sac contient une miniature de ce que vous allez devoir affronter. Miss Delacour, honneur aux dames. »
Tremblante, la blonde plongea sa main dans le sac, pour un ressortir un minuscule golem en forme de dragon. Le Suédois, d'après sa couleur saphir. La jeune fille ne sembla pas surprise, ce qui confirmait l'indiscrétion de Mme Maxime. Krum fut le second à piocher, tirant le Boutefeu Chinois.
Jack, qui se trouvait à la droite de Bulgare, attrapa à son tour une statuette. Dans sa main se déplia un dragon filiforme vert forêt, avec un petit numéro « 1 » accroché à la patte. Vif comme l'éclair, le Vert Gallois étendit ses ailes et s'envola loin de la main de Jack. A peine eut-il franchi l'ouverture de la tente qu'il plongea vers le sol, sans vie, car trop loin de sa source de magie.
« - Bien. Comme vous le constatez, vous allez devoir affronter un dragon. Votre but est d'obtenir ce qu'il garde, un Œuf d'or. Sans cet œuf, vous n'aurez aucun indice pour la Seconde Tâche, donc réfléchissez bien avant d'abandonner. Des questions ? »
Les Champions, qui étaient bien incapable de prononcer le moindre mot devant l'imminence du combat, se contentèrent de secouer la tête.
« - Mr. Overland, vous êtes le premier. Au premier coup de canon, sortez de la tente et entrez sur le terrain au deuxième, d'accord ? Le combat démarrera au troisième. »
Jack, la bouche sèche, hocha la tête. Quelques petites minutes après que les deux juges et les journalistes aient quitté les lieux, un BANG sonore retentit. Obéissant aux ordres donnés, le Serpentard s'avança à la lumière du jour.
Il se rendit alors compte que la tente avait été insonorisée, quand la clameur s'éleva d'un coup, le faisant vaciller sous le choc. Les gradins du stade de Quidditch étaient remplis. D'immenses barrières magiques, juste devant les spectateurs, faisaient miroiter l'air et se répercuter le son, amplifiant encore plus le bruit ambiant.
La verte pelouse du terrain avait été remplacée par un sol rocailleux, d'où émergeaient des rochers qui pourraient servir d'abri temporaire. Plus loin, au centre de cette arène, se tenait un immense reptile, bien plus impressionnant que ce que Jack avait pu penser en le voyant en dessin. « Long d'environ cinq à huit mètres », c'était déjà quelque peu effrayant sur papier. Mais en réalité, c'était tout bonnement terrifiant.
Le troisième coup de canon retentit. Jack s'avança. Le Dragon, déjà énervé par le bruit, vissa son regard reptilien sur le blanc. Verpey hurla quelque chose dans son micro, mais les cris de la foule couvrirent bien vite sa voix. Jack tenta tant bien que mal de se remémorer ce qu'il pouvait sur la bête. D'après sa forme allongée, il devait être le plus rapide des quatre. Et donc celui qui était très agressif. Pas bon. Même si se retrouver face à un dragon ne l'était jamais vraiment. Il fallait absolument qu'il se rappelle des caractéristiques de ce dragon. Et c'était diablement difficile à deux secondes de la crise de panique.
Sans sortir sa baguette, ce qui ne ferait qu'énerver le monstre, Jack s'approcha doucement d'un éperon rocheux. Il avait repéré l'Œuf d'or, niché au milieu des œufs bruns de la créature. Il fallait donc l'en écarter. Facile à dire, plus difficile à faire, surtout avec les genoux qui jouaient des castagnettes. Jack n'avait jamais été courageux et ne comptait pas le devenir aujourd'hui. Il laissait ça à Mérida.
Apparemment agacé par cet ennemi trop lent, le Vert Gallois détendit soudainement ses pattes, fonçant à toute allure vers le Champion de Poudlard. Réagissant trop tard, Jack ne put que se jeter sur le côté, roulant dans la poussière. Avec agilité, le reptile géant prit appui sur un rocher et fit demi-tour. D'un mouvement brusque, il fut sur le Serpentard et lui attrapa le bras entre ses puissantes mâchoires. Paniqué Jack, qui avait juste eu le temps de saisir sa baguette, hurla :
« - STUPEFIX ! »
Il avait mis le plus de puissance possible dans son sort, espérant que cela suffirait à étourdir le dragon. Si cela ne le pétrifia pas, le sortilège fit tout du moins reculer la bête qui lâcha le sorcier. Roulant au sol, Jack s'abrita derrière un rocher. Son bras était ensanglanté, marqué par les multiples dents du monstre, et il avait l'impression qu'une colonie de fourmis s'était installée sous sa peau. Merde ! S'était celui qui était venimeux. Mais cela voulait dire que c'était aussi celui qui ne crachait pratiquement pas de feu. Un avantage pour Jack.
Arrachant un pan de sa robe de combat, il attacha la bande de tissus au-dessus de la zone infectée, serrant bien fort, comme Raiponce lui avait montré la veille. Cela n'empêcherait pas le poison de se répandre, mais le ralentirait tout du moins.
Rangeant sa baguette, il se concentra sur sa seule main valide. Habituellement, il ne le convoquait pas de cette main-là, mais il n'avait pas le choix. Rapidement, l'air se condensa devant lui, avant qu'un bâton de berger parsemé d'étoiles de givres ne surgissent du néant.
« - A nous deux, saleté. »
Sortant de sa cachette, il se retrouva face au dragon, qui avait profité des quelques secondes de préparation de Jack pour reprendre ses esprits. L'air mauvais, il plia lentement ses pattes, comme la fois où il avait bondit sur Jack. Le sorcier devait agir vite. D'un mouvement brusque de son bâton, il gela l'air autour des membres de la bête. Sans eau, il ne pourrait pas faire grand-chose, mais il allait devoir se débrouiller. Sautant sur le côté, il rajouta une couche de glace, puis encore une, et encore une, jusqu'à former une gangue solide. Cela devrait tenir assez longtemps.
Faisant volte-face, l'Irlandais fonça vers le nid de la dragonne. Voir cet humain approcher ses œufs redonna des nouvelles forces au reptile, qui parvenait petit à petit à briser la prison gelée. Alors que Jack était presque arrivé, l'animal se libéra d'un nouveau mouvement brusque et, ventre-à-terre, fonça droit sur son adversaire. Adversaire qui se jeta en avant, droit sur le nid, saisissant au vol l'Œuf d'or, avant d'atterrir dans la poussière.
Il avait réussi.
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Raiponce, broyant le bras d'Harold, vit le dragon foncer vers Jack, alors que ce dernier tenait contre lui l'œuf. Il fallait que le jeune homme réagisse, avant de se faire piétiner. Heureusement, les dresseurs de Dragons, le jury leur ayant signifié que l'épreuve était terminée, se précipitèrent sur le terrain, neutralisant efficacement le monstre.
Jack, chez qui le poison avait continué à faire des ravages, se releva tant bien que mal, aidé par un dresseur, et prit la direction de la tente des Champions, où l'attendait Mrs Pomfresh, sûrement outrée que l'on mette ses précieux élèves face à des reptiles démesurés.
Un à un, les jurés rendirent alors leur verdict. Verpey, qui avait manifestement apprécié le spectacle, gratifia Jack d'un huit formé par le ruban jaillissant de sa baguette. Dumbledore et Croupton, décernèrent chacun à sept, surement suite à la morsure. Mme Maxime, elle, se contenta d'un six. Karkaroff descendit encore, faisant apparaitre un maigre quatre.
« -Quatre ? s'exclama Mérida, outragée.
- Il avantage son champion. Tout comme Mme Maxime. Jack s'en est très bien sorti, surtout face à un dragon pareil. Ceci dit, il a eu de la chance d'affronter le seul contre qui sa glace pouvait servir à quelque chose. »
Mérida répondit quelque chose, mais un coup de canon retentissant couvrit sa voix, empêchant Raiponce de comprendre. Un second coup de canon et Fleur Delacour, aussi gracieuse et hautaine qu'à son habitude, fit son apparition, parée du bleu roi de Beauxbâtons. Une forte clameur s'éleva du public et, sous l'effet de la magie vélane de la sorcière, certains garçons n'hésitaient pas à oublier toute forme de convenance et à crier leur amour pour elle. Raiponce rangea d'ailleurs dans un coin de sa tête qu'Harold était étonnamment insensible aux charmes de la blonde. Lors de la prestation des Vélanes au Championnat du Monde de Quidditch, la mère de Mérida lui avait dit que certains hommes étaient insensibles à leurs charmes, principalement les plus vieux. Alors pourquoi diable Harold, qui était tout juste majeur, n'était pas touché ? Veilleuse, qui se trouvait à côté d'elle, elle pouvait comprendre, parce qu'il était encore très jeune. Mais Harold…
Le troisième coup de canon retentit, sortant la blonde de ses pensées. La Française allait devoir faire face à un Suédois à Museau Court. De ce qu'elle avait retenu, le point fort de ce dragon était son feu incroyablement chaud. Il fallait donc rester à distance, surtout que l'animal était pataud et peu mobile, de manière générale.
Fleur sembla appliquer cette tactique au pied de la lettre, restant à une bonne quinzaine de mètres de la créature. Sortant sa baguette, ce qui attira l'attention du dragon, habitué aux sorciers et à leur magie, elle se mit à faire des mouvements de balanciers. Le bruit de la foule empêchait de l'attendre, mais elle accompagnait vraisemblablement son mouvement d'une formule magique. Peu à peu, la tête du monstre écailleux se mit à suivre celui de la main de la Championne.
« - Qu'est-ce qu'elle fait ? hurla Raiponce.
- Elle l'envoûte, je crois, répondit Harold. Mais ça ne va pas marcher. Les dragons ont un esprit très résistant, il faudrait une maîtrise impeccable du sort pour que ça fonctionne. »
Les yeux de la bête, qui se fermaient de plus en plus, démentir rapidement les propos. Ce n'était toutefois pas vraiment étonnant. Si Poudlard était reconnu comme la meilleure école de Métamorphose et Durmstrang pour tout ce qui concernait la DCFM, Beauxbâtons était à la pointe en matière de Sortilèges et Enchantements. Mme Maxime elle-même était une enchanteresse de haut niveau qui avait était titulaire de cours pendant de nombreuses années. Et si Fleur avait été élue Championne de Beauxbâtons, il était logique qu'elle excelle dans cette matière.
D'un coup, l'animal se laissa tomber au sol, profondément endormi. Confiante, la jeune fille s'avança donc vers le nid, où l'Œuf d'or, cible des Champions, trônait. Passant discrètement devant la bête, il ne faudrait surtout pas la réveiller maintenant, la jeune fille fut surprise par… Un ronflement. Un magnifique et sonore ronflement, accompagné d'un jet de flamme. Heureusement pour Fleur, il ne fit que l'effleurer, mais la chaleur était telle que les cheveux et une partie de la robe de la demoiselle s'enflammèrent. Paniquant, elle raffermit la prise sur sa baguette, et entreprit, en loupant son coup deux fois, de faire surgir de l'eau, ce qu'elle parvint finalement à faire, éteignant les flammes qui avaient déjà bien abimé sa chevelure et même sa robe normalement ensorcelée pour résister aux flammes avait souffert.
D'un pas précipité, elle se dirigea vers l'Œuf, le saisissant rapidement. La clameur s'éleva quand elle présenta sa prise au public, avant que les dragonniers n'interviennent pour s'assurer de la bonne santé du dragon.
Une nouvelle fois, les juges donnèrent leurs résultats. Fleur obtint d'assez belles notes : un sept de Verpey et de Croupton, un huit de la part de Dumbledore et un neuf de Mme Maxime qui, de la même manière qu'elle avait un peu sous-noté Jack, surnotait sa propre Championne. Quant à Karkaroff, il attribué une nouvelle fois un quatre, ce qui lui valut un regard noir de la part de la Directrice française.
Verpey, en bon commentateur, tenta une nouvelle fois de proclamer quelque chose, sans toutefois réussir à crier plus fort que le public. Abandonnant le combat, il laissa Rusard faire tonner le canon une nouvelle fois, puis une seconde pour inviter le prochain Champion à entrer sur le terrain, Champion qui s'avéra être Krum.
Au troisième coup de canon, l'homme avança de son pas maladroit avant de sortir sa baguette. Plus incisif que les deux précédents, il décocha immédiatement un sortilège, visant la tête de la dragonne. Malheureusement pour lui, il toucha la tempe, endroit pourvu d'une plaque osseuse particulièrement épaisse, qui venait s'ajouter à la magie inhérente de la bête.
Sans se laisser abattre, et avec une vivacité assez incroyable pour quelqu'un d'aussi peu à l'aise sur ses pieds, le jeune homme profita de l'étonnement du dragon, pour se cacher derrière un épais rocher. Grand bien lui pris, car l'animal cracha un long jet de flammes quelques instant plus tard. Apparemment bien renseigné, Krum resta à l'abri même quand la flamme eut disparu, échappant ainsi à la puissante explosion qui suivit, particularité du Boutefeu Chinois.
Ressortant de derrière son rocher, le jeune homme décocha un nouveau sort qui, cette fois, toucha sa cible droit dans les yeux. Le sort, sûrement un maléfice de Conjonctivite, fit hurler de douleur la bête. A ses côtés, Raiponce sentit Harold se crisper, encore plus quand, dans sa douleur, la dragonne se mit à piétiner ses œufs, faisant par la même occasion rouler l'Œuf d'or un peu plus loin.
« - Les dresseurs n'interviennent pas ? demanda-t-elle au Gallois.
- Elle n'est pas blessée, juste aveuglée, répondit ce dernier d'un ton amer qui signifiait clairement que c'était déjà trop. Et les œufs sont des faux, la Réserves n'aurait jamais accepté de mettre en danger les vrais. »
Toujours aussi vif, Krum profita de la cécité de l'animal pour se précipiter vers l'Œuf, qu'il attrapa d'un geste avant de se cacher à nouveau derrière un rocher, car la bête était passée au-dessus de sa douleur et même si elle était aveugle, son odorat lui permettait aisément de repérer le Champion. Enragée, la bête fonça droit vers le rocher dès qu'elle eut sentit la présence du jeune homme. De la fumée sortant de sa gueule laissa prévoir un jet de flammes assez important, voire une accumulation de gaz, dont Harold avait parlé l'autre jour. Il ne restait qu'à prier que le rocher serait assez solide pour supporter ça, sinon c'en était fini de l'attrapeur bulgare.
Heureusement pour lui, les jurés, probablement pressés par Karkaroff, signalèrent la fin de l'épreuve, Krun ayant attrapé l'œuf, et les dresseurs se précipitèrent vers le Boutefeu, lui lançant des sortilèges calmants à tour de bras.
Le Champion de Durmstrang, une fois le terrain sur, ressortit de son abri pour recevoir ses notes. Apparemment mécontents à propos des œufs cassés, Verpey, Croupton et Dumbledore se contentèrent d'un six. Mme Maxime, elle, descendit jusque cinq. Contrairement à Karkaroff, qui attribua joyeusement un dix rayonnant à son Champion, se faisant huer du public, à l'exception des élèves de Durmstrang et des Jurés, bien que la grimace de la seule femme fut éloquente.
Un nouveau coup de canon retentit quelques minutes plus tard, quand un calme relatif fut revenu.
C'était au tour de Potter d'affronter son dragon.
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Il ne restait qu'un seul dragon en lice. Le public attendait avec impatience de voir le Magyar à Pointes, le dragon que Verpey avait présenté comme « le plus dangereux » avant le premier affrontement. De plus, le Champion qui devait lui faire face n'était autre que Potter, l'outsider du Tournoi. Tout un chacun avait hâte de voir comment le jeune adolescent de quatorze ans allait s'en tirer face à la bête, au vu des difficultés rencontrés par les autres Champions.
Le second coup de canon résonna. La silhouette fluette de Potter sortit de dessous la tente. Il semblait bien moins assuré que ses prédécesseurs. Sa baguette tremblait dans sa main. Nul doute que lui aussi savait que le Magyar était le pire des quatre dragons. Intouchable au corps-à-corps et mortel à distance, avec son jet enflammé allant jusqu'à plus de quinze mètres.
Pour le moment, la bête était magiquement liée, mais elle serait libérée dès le troisième coup de canon et vu son état de rage, nul doute qu'elle n'hésiterait pas une seconde avant d'enflammer Potter. Le Gryffondor allait devoir être vif et malin. Et même avec ça, la victoire était loin d'être acquise.
Le canon tonna une nouvelle fois. Le combat pouvait commencer.
Comme Mérida l'avait pressenti, le dragon, cracha directement son déluge de flammes sur son adversaire, qui eut l'heureuse idée de rouler derrière un rocher, sans quoi il aurait fini en brochette sans avoir le temps de dire ouf.
De derrière son abri, le Gryffondor tendit sa baguette vers le haut et sembla crier un sortilège, que Mérida ne put comprendre, et… Rien ne se passa. Pas d'éclair, pas de lumière, aucun effet visible. Le jeune Potter avait vraisemblablement loupé son sortilège en beauté. S'il voulait rester en vie, il avait intérêt à trouver quelque chose, et vite, car le Magyar semblait en avoir assez de cracher du feu et se rapprochait d'un pas lourd de son adversaire.
Là où le Vert Gallois avait une vivacité gracieuse et le Boutefeu Chinois une élégance racée due à sa crinière de « dragon-lion », le Magyar était tout simplement terrifiant. Ses muscles épais roulaient sous sa peau à chaque mouvement, faisant bouger ses épines métalliques. De la fumée sortait de son museau et de ses yeux, bien protégés par deux protubérances sourcilières, il fixait sa proie sans ciller.
Potter, lui, apparemment effondré suite à l'échec de son sortilège, ne bougeait pas, fixant le ciel. Un peu plus loin dans les gradins, Mérida apercevait Hermione qui se rongeait les ongles jusqu'au sang. Près d'elle, Ron était livide. Peut-être comprenait-il enfin ce qu'impliquait exactement le Tournoi des Trois Sorciers.
Puis, au loin, un sifflement retentit. Il devait être drôlement fort à l'origine pour la que la rousse parvienne à l'entendre par-dessus tout ce brouhaha. Elle n'arrivait cependant pas à déterminer de quel côté il pouvait bien venir. Petit à petit, il s'amplifia, jusqu'à ce qu'un balai sans conducteur surgissent au-dessus des gradins. Faisant fi des barrières, il fonça droit vers Potter qui l'attrapa, l'enfourcha et s'envola aussi vite qu'il put. C'était donc cela qu'il avait fait : lancer un accio sur son balai. Sachant que l'objet devait certainement se trouver dans le Château, c'était là un sacré tour de force.
Filant dans les airs, le jeune homme retrouva une aisance digne de celle qu'il arborait lors des matchs de Quidditch. Virevoltant, il agaça le dragon environ cinq bonnes minutes avant que, de rage, ce dernier ne déplie enfin ses ailes. D'un mouvement brusque, il quitta le sol, provoquant de fortes bourrasques qui manquèrent de désarçonner Potter.
Il était d'ailleurs assez comique de savoir que cette mise en scène était totalement inutile. De base, le dragon ne vole pas grâce à ses ailes, mais lévite par magie, ce qui est beaucoup plus logique. Il est impensables que des ailes, aussi grandes soient-elles, parviennent à soulever une telle masse.
Bref, prenant son envol, le dragon se mit à poursuivre Potter, tel un aigle pourchassant un moineau. Le jeune homme avait toutefois de la réserve et parvint sans mal à tenir la bête à distance un moment, le baladant au travers de tous le stade. Plusieurs fois, il manqua de se faire happer, faisant retenir sa respiration au public. Finalement, après une dernière feinte qui envoya le dragon dans les anneaux de Quidditch, il fonça vers le centre du terrain, fauchant l'Œuf d'or au passage. Une véritable fureur sembla soudainement s'emparer du public, jusque-là tenu en haleine, et une ovation générale s'éleva pour Potter.
Le dragon, toujours furieux, se précipita alors droit vers le Gryffondor et avant que les soigneurs n'aient pu intervenir, l'envoya valser droit dans le décor. Avant qu'il ne puisse faire plus, les dresseurs l'avaient heureusement entravé, mais le mal était fait et Potter ne devait pas être indemne.
Se relevant avec difficultés, son épaule en sang, il leva les yeux vers les juges. Croupton, comme Dumbledore, lui attribua un neuf. Mme Maxime, plus réservée, s'en tint à un huit. Le plus étonnant fut Verpey, qui offrit un gigantesque dix au jeune homme, apparemment très enthousiaste. Quant à Karkarrof, une nouvelle fois, il attribua un quatre, s'attirant l'ire du public.
Un vaste silencio s'étendit alors sur les gradins, laissant, enfin, Verpey prendre la parole. Tandis que Potter prenait la direction de la tente de Pomfresh, où les autres Champions séjournaient déjà, il annonça :
« - Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, la Première tâche prend fin ! Félication aux quatre Champions qui sont parvenus à vaincre ses effroyables créatures que sont les dragons et à récupérer l'Œuf d'or, qui contient un indice pour la prochaine épreuve. Nous vous retrouverons le 24 février pour la Seconde Tâche ! »
Rapidement, les gradins se vidèrent. Les Gryffondor étaient en liesse, leur Champion ayant fait le meilleur score face au plus dangereux des dragons. Nul doute que la fête qui allait suivre dans la Tour de Gryffondor allait être exceptionnelle.
Mérida était loin d'avoir tort. C'était encore plus incroyable que celle qui avait été organisée après l'annonce des Champions. Fred et George, encore eux, s'étaient réellement surpassés. Elle avait l'impression de se retrouver lors du dîner d'Halloween, tellement il y avait de nourriture. Un dîner d'Halloween beaucoup plus alcoolisé, ceci dit. A ce rythme, les Gryffondor finiraient tous avec une cirrhose avant la fin de l'année.
Les Jumeaux profitaient aussi de l'occasion pour placer des petits produits de leur confection. Apparemment, durant les dernières vacances, ils avaient commencé à créer des farces et attrapes en tout genre. Les connaissant, la moitié de ces trucs devaient être illégaux et tous plus ou moins dangereux. Mais Mérida reconnaissait tout de même avoir un petit faible pour les Crèmes Canaris, qui transformaient le consommateur en énorme oiseau jaune.
Ce qui faisait tout aussi plaisir à la jeune fille, c'était le fait que Ron semblait avoir retrouvé ses esprits. Elle l'avait soupçonné durant le match, mais le voir maladroitement plaisanter avec Potter certifiait cela.
Ce fut d'ailleurs en plein milieu d'une de ces plaisanteries un peu gauche que le brun fut saisi et porté aux nues. Quelqu'un, dans la foule, lui remit l'Œuf d'or qu'il était parvenu à arracher à la dragonne, puis l'attroupement se mit bien vite à réclamer que Potter ouvre l'œuf et dévoile enfin l'indice. Le Survivant ne se fit pas longtemps prier et tourna une petite pièce au sommet de l'objet, qui s'ouvrit comme une fleur. Au cœur de l'artefact, une sphère translucide flottait paisiblement. Soudain, un son horrible, suite de hurlements et de grincements, se mit à résonner dans la pièce, directement depuis l'Œuf, que Potter referma bien vite.
Mérida n'avait pas la moindre idée de ce qu'était l'indice, mais elle souhaitait bien du courage aux Champions s'ils se retrouvaient face à quelque chose capable de produire un bruit pareil.
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« Ce n'est pas un rendez-vous ».
Voilà ce que se répétait Harold en boucle, devant son miroir. Il n'avait jamais été très narcissique. Il n'en avait pas besoin, se sachant tout au moins physiquement banal. La principale utilité des miroirs se résumaient donc à lui renvoyer son reflet après le brossage de ses dents, histoire de ne pas se balader avec du dentifrice toute la journée et d'essayer de faire quelque chose de potable avec ses cheveux.
C'était donc assez étrange pour ses camarades de dortoirs de le voir ainsi monopoliser la salle de bain. Cédric, notamment, était déjà passé deux fois pour savoir s'il allait bien. Evidemment que non ! Harold devait s'apprêter à aller à un non-rendez-vous, avec le gars pour qui il avait le béguin et, pour la première fois depuis longtemps, il ne savait absolument pas quoi faire. Habituellement, il avait toujours une petite idée, même si elle était parfois mauvaise.
Mais là, que faire ? Son niveau en relationnel était un peu près le même que celui de Mérida en cuisine, ce qui n'était pas peu dire. Devait-il faire comprendre à Charlie qu'il lui plaisait ? Si oui, comment ? Devait-il y aller avec ses habits de tous les jours ou bien faire un effort ? Parce que le roux l'avait déjà vu habillé « normalement » à la Réserve, alors s'habiller un peu mieux pourrait faire passer un certain type de message… Qu'il n'était toujours pas sûr de vouloir faire passer !
Soupirant, le Gallois abandonna la partie. Il ne pourrait pas faire grand-chose de plus, à part commencer à s'arracher les cheveux. De toute façon, Charlie lui avait fait comprendre qu'il voulait juste parler de la Réserve. Il devait arrêter de se monter le bourrichon. La probabilité que Charlie soit et gay, et intéressé par un banal maigrichon comme lui était minuscule, voire totalement inexistante. La vie n'était pas un roman.
Soupirant, le jeune homme sortit de la salle de bain. Les calèches ne partiraient pas avant une bonne heure. Se laissant tomber sur son lit, il attrapa la lettre qui trainait sur sa table de nuit. Elle venait de Tatiana Overland. Elle l'invitait, lui ainsi que Raiponce et Mérida, à venir passer les fêtes de fin d'année au manoir des Frost. Même si cette année, les vacances étaient raccourcies à cause du Bal de Noël, cela laissait tout de même une bonne semaine et demi avant la reprise des cours.
Le Bal de Noël, parlons-en, tiens. Les Professeurs avaient annoncé cela quelques jours auparavant. La « Tradition » voulait que lors du Tournoi des Trois Sorciers, un grand bal soit donné le soir de Noël. Harold ricana au souvenir de la tête de Jack quand il avait appris qu'il allait devoir ouvrir le bal aux côtés des autres Champions, devant tous Poudlard ainsi que les délégations des deux autres écoles. Un ricanement qui s'estompa vite quand il se rappela que l'on leur avait fait savoir que même s'ils ne comptaient pas danser, des cours seraient dispensés à tous les élèves pour qu'ils maîtrisent les bases de la valse. De cours obligatoires.
En plus, cette nouvelle avait apparemment déclenché une véritable fièvre relationnelle, tout à chacun cherchant activement un partenaire de danse, voire plus si affinités. Harold en était réduit à fuir ses amis, entre Raiponce qui attendait, à grand renforts de complaintes, qu'Alexandre l'invite et Jack qui hésitait sans cesse à aller aborder la fameuse Alice qu'il avait rencontré. Harold avait déjà assez à faire avec ses propres déboires, merci bien. La seule de son entourage qui semblait totalement insensible à cette vague de romance était Mérida, qui restait fidèle à elle-même, tel un éperon rocheux prit dans la tempête, c'est-à-dire qu'elle s'en moquait éperdument.
Pour en revenir à cette histoire d'invitation, il s'avérait que Tatiana Overland désirait rencontrer les amis de son fils, curieuse qu'elle était de voir ce que cet énergumène avait bien pu attirer dans son entourage. Ce n'était pas dit comme ça, mais c'était le gros de l'idée.
Ceci dit, Harold avait lui aussi très envie de rencontrer la mère de son ami. Surtout car il ne l'avait jamais vu que de loin et qu'à chaque fois, elle lui avait laissé une drôle de sensation, comme un arrière-goût indéfinissable. Et depuis la rentrée, depuis que Jack lui avait appris que sa mère avait réussi à sceller la Voix, Harold était encore plus curieux. Il avait lui-même cherché un temps comment aider Jack avec cet envahisseur et il n'avait jamais été capable de trouver quoi que ce soit. Même la nature même de la Voix lui restait obscure. Alors rencontrer quelqu'un qui l'avait scellée…
« - Harold, tu es encore là ? Tu ne devais pas aller à Pré-au-Lard avec les premières calèches ?
- Si pourquoi ?
- Elles partent dans cinq minutes », répondit Cédric en souriant.
Ouvrant grand les yeux, Harold bondit du lit, dévalant les escaliers à toute vitesse. Il y avait plusieurs vagues de départ pour le village sorcier, mais s'il ne prenait pas la première, il n'arriverait pas à temps au rendez-vous que Charlie lui avait fixé.
A bout de souffle, il parvint à attraper la dernière voiture, juste avant qu'elle ne prenne le départ. Au bord de la crise d'asthme, il chercha à retrouver son souffle durant tout le trajet. Parvenant finalement à retrouver une respiration à peu près normale, il regarda par la fenêtre le village de Pré-Au-Lard qui se rapprochait inexorablement. Il regrettait soudainement de ne pas avoir fait plus attention à sa tenue, surtout que maintenant, après cette course endiablée, il devait avoir bel air.
Quand la calèche s'arrêta, Harold descendit rapidement, ayant repéré Charlie en peu plus loin. Saluant vivement le jeune homme, un peu trop peut-être, se morigéna-t-il, il lui emboita le pas quand celui-ci l'invita à le suivre.
Rapidement, les deux hommes arrivèrent devant le Trois Balais, où il semblait y avoir une certaine ambiance. Le lieu n'était jamais totalement calme les jours de sortie, mais aussi tôt dans la journée, c'était rare. Poussant la porte, Harold comprit la raison de cette agitation : tous les dresseurs de la Réserves, en tous cas tous ceux qui n'étaient pas venus pour la Première Tâche, se trouvaient là. Ceux qui avaient amenés les dragons étaient apparemment restés en Roumanie pour garder les animaux, mais tous les autres, qu'Harold n'avait plus vu depuis plusieurs mois, étaient là.
Heureux de revoir ses vieux compagnons, le Gallois fit le tour de la table, saluant tout le monde, avant de s'asseoir à la droite de Wilma, une femme d'une trentaine d'années avec qui il s'entendait particulièrement bien. Charlie, qui s'était assis à sa propre droite, lui fit un grand sourire, dévoilant le petit écart entre ses deux incisives.
« - La surprise te plaît ? Tu manquais à pas mal de monde et on s'est dit qu'ils devaient te manquer aussi, donc on s'est arrangé pour que ceux qui étaient restés au pays viennent pendant que ceux qui étaient à Poudlard s'occupent de la Réserve. J. a un peu râler, mais comme il a pu t'ennuyer pendant quelques jours, on l'a fait taire.
- C'est incroyable ! Déjà que tu es resté quelques jours de plus juste pour venir boire un verre mais qu'en plus tu ramènes tous ce monde, c'est incroyable ! »
Le roux lui fit un nouveau sourire, un éclat de malice dans les yeux.
« - Oh, tu sais, je ne fais pas que rester quelques jours…
- Pardon ?
- Tu n'as pas remarqué ? Il n'y a que trois caisses qui sont reparties. Dumbledore a demandé qu'on laisse un dragon et deux soigneurs ici, pour l'année, parce qu'il aimerait que les cinquième et sixième année étudient cette espèce. On a donc choisi de laisser le Suédois ici, parce que c'est le plus calme. Et j'ai demandé à être de l'équipe de soigneurs, vu que je viens du coin. Ma mère a sauté de joie quand elle l'a appris. »
Harold ne put empêcher une petite moue déçue de se former sur ses lèvres. Evidemment, Charlie n'était pas resté pour lui. Qu'est-qu'il avait cru ? En plus, la présence de l'équipe entière prouvait autre chose : ce n'était définitivement pas un rendez-vous.
« - Qu'est-ce qu'il y a ? Les deux surprises ne te plaisent pas ?
- Non, c'est juste que… Voir tout le monde, là, comme ça, ça me rappelle combien la Réserve me manque.
- Je comprends. Allez, dis-toi que d'ici deux petites années, tu seras là-bas toute l'année et que ce sera l'Angleterre qui te manqueras. »
Le Gallois servit un faible sourire à Charlie, encore déçu des constatations qu'il avait pu tirer quelques secondes auparavant. Puis, secouant la tête, il décida que même si Charlie n'était pas intéressé par lui, il pourrait tout de même profiter de sa présence tout au long de l'année.
C'était toujours mieux que rien.
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L'oiseau de proie fondit vers la maison abandonnée. C'était un hibou tout ce qu'il y avait de plus banal et, dans les ténèbres de ce soir d'automne, l'humain de base aurait bien été incapable de le discerner dans la nuit.
Son message, lui, était déjà beaucoup moins banal. Quant à son destinataire, on ne pouvait, au mieux, le qualifier que d' « étrange », mais en aucun cas de banal.
C'était en vérité un petit être difforme qui reposait dans un immense fauteuil. Un être aux caractéristiques ophidiennes qui hérissa les plumes du volatile, au point que celui-ci se serait enfui à tire-d'aile si quelqu'un ne l'avait pas attrapé à temps, arrachant le message qu'il transportait avant de le relâcher.
« - Quelles sont les nouvelles, Queudver ? siffla, faute de meilleur mot, la créature.
- Il dit que tout se passe comme prévu, Monseigneur. Que le garçon est très réceptif. Et qu'il a trouvé autre chose, dont il ne peut vous entretenir qu'en direct, de peur que cela tombe entre des mains inappropriées.
- Vraiment. Je suis curieux. Notre jeune ami a toujours eu un bon flair. Je me demande ce qu'il m'a dégoté. Nagini, crachota-t-il alors dans un long sifflement incompréhensible de la plupart des mortels. Le hibou se repose sur un arbre du parc. Tue-le. »
Un immense serpent, long de plusieurs mètres, sortis alors de l'ombre, glissant silencieusement vers la sortie. Le repas était servi.
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Un gros chapitre, pleins de trucs intéressants ! Je ne sais pas s'il vous a plu, mais moi je l'aime bien. J'avais oublié de noter qui affrontait quel dragon et au final, j'ai décidé de les mettre à mon goût, en fonctions des caractéristiques attribuées et de la manière dont le champion allait l'affronter, parce que de ça, je m'en souvenais (l'inoubliable labrador de Cédric. Que le charisme repose en paix.)
A la prochaine, pour du fricotage (NdBêta, laissée par l'auteur : OH MON DIEU), des cours de danse et pleins d'autres choses !
