Coucou à toutes !

Merci à xTenShiax, Guest, larosesurleau et crazybells pour leur review !

Guest : Merci beaucoup !

J'en profite pour répondre à une review sur OS: Un prince pas si idiot

Kccb : Merci cela me fait très plaisir !

Je n'ai pas pu m'empêcher de rapatrier une baisse de commentaires et j'en suis un peu déçue . N'hésitez pas à en laisser un , je réponds toujours par MP ou sur le prochain chapitre pour celles et ceux qui n'ont pas de compte .

Bonne lecture !

Pdv de Bella

Alice et Rosalie m'entraînent avec elles et je les guide jusqu'à une des chambres pour qu'elles puissent me cuisiner et en apprendre plus Jasper et Emmett. Moi, je voulais juste manger une pizza faite maison !

Ceci dit, elles me paraissent plutôt sympathiques et beaucoup moins antipathique que Mallory et Stanley, ce n'est certes pas très compliqué ! Et elles ne tirent pas de conclusions hâtives comme leur frère. Non mais quel toupet celui là, d'abord il me case avec Em et ensuite avec Jazz, c'est plutôt flatteur ; ils sont tout les deux séduisant mais il a cru que je m'étais engagé pour trouver un mari ou quoi ? Et cette idée est beaucoup moins flatteuse.

-Alors Isabella, dis nous tout ce qu'on doit savoir sur Jasper et Emmett, rajoute-t-elle suite au regard noir de Rosalie, me supplie Alice sitôt la porte fermée.

-Bella, je la reprends, et puis pourquoi gâcher le suspense ? Je veux dire, ils vous plaise alors ça risque de gâcher l'image d'hommes forts que vous avez d'eux, je les taquine.

Et devant leurs mines défaites, j'ai compris que j'avais réussi à les faire marcher. A l'origine, je suis une mauvaise menteuse ou comédienne, mais à l'armée, on nous apprend à mentir, même à certain de nos collègues car certains projets sont top secrets. Celui qui ment le plus dans ma famille, c'est Jasper qui a un rôle plus "sensible" que celui de mon frère ou le mien.

-Je vous ai eu ! je rigole. Bon, qu'est ce que vous voulez savoir à leur sujet ?

-Déjà, si on leur plait ? demande Rosalie avec une certaine angoisse. Et si ils sont célibataires, c'est un bon début.

-Il faudrait être aveugle pour ne pas voir que vous leur plaisait, et même eux le sentiraient ! Sinon, je ne t'aurais pas pousser vers Emmett, encore moins si il avait déjà quelqu'un dans sa vie et pour Jasper, la scène de hier soir était trop mignonne, je rigole. Vous étiez toutes les deux en admiration devant Em et Jazz et réciproquement, le taux d'amour dans l'air exploser dans les loges !

-Et oh ! Tu peux parler, se vexe Alice, tu n'étais pas en reste avec Edward, fait-elle la remarque.

-Tu as mal compris,c'était de la tension dû à l'énervement face à sa tête lorsqu'il a appris mon grade et certainement pas de la tension sexuelle comme vous ! je rectifie.

De toute façon, même si c'était le cas, je ne suis pas prête à regarder un homme de cette manière, il est impossible qu'il se passe quoique ce soit, c'est trop tôt et je suis trop endommagée pour ce genre de chose, je rajoute pour moi.

-On va faire comme si on te croyait, me répondent septiques les deux sœurs.

-C'est une bonne chose que notre attirance soit partagée mais on veut apprendre plein de trucs sur les garçons ! demande Alice.

-Hum... par quoi commencer ? Jasper et Emmett sont très sportifs, tout les deux, bien que cela soit des activités différentes. Em adore la mécanique et Jazz, les jeux de réflexions, logique vu leur travail. Ils m'ont mené la vie dure pendant toute notre enfance et notre adolescence et ils m'avaient tout le temps dans leurs pattes. Ils sont très protecteurs et blagueurs, d'éternels gamins ! Pour le reste, vous allez devoir le découvrir toutes seules.

-Mais, aies un peu de solidarité féminine ! râle Alice.

-J'en ai ! je rétorque, mais j'ai aussi de la solidarité fraternelle !

-T'es pas marrante ! s'exclame Alice en râlant.

-C'est dommage, soupire Rosalie, nous qui voulions te rendre la pareille en te donnant des informations sur notre frère...

Je me tends avant de rétorquer.

-Qu'est ce que vous voulez que je fasse de ces informations ?

-Je ne sais pas, peut-être parce qu'il te plait et que tu lui plais ?

-Il ne me plait pas, je réponds vivement en me levant du lit.

-Si !

-Non ! je m'énerve cette fois.

-Pas la peine de t'énerver ! dit Rosalie.

-Je ne suis pas énervée, je réponds avec une mauvaise foi évidente. Je n'aime pas qu'on insiste, c'est tout.

-Je voulais pas te mettre mal à l'aise, je suis désolée, s'excuse Alice.

-A table , cris Emmett depuis la cuisine, ce qui me permet d'éviter de répondre.

J'apprécie Alice et Rosalie , sincèrement mais nous ne nous connaissons depuis moins de 24 heures et je ne me vois pas leur déballer mes petits secrets que je ne révèle pas aux deux personnes les plus importantes de ma vie.

Jasper qui s'aperçoit que je suis légèrement tendue, propose un sujet de discussion léger, permettant aussi d'apprendre à mieux se connaitre et c'est ainsi que j'apprends que Rosalie est diplômée e droit de Yale, Alice de journalisme de Brown et Edward est diplômé de Julliard et a fait ses années théoriques de médecine à Princeton. Il n'a pas fait son internat, se focalisant sur la musique et le groupe qu'ils ont formé ses soeurs et lui.

Quant à nous, nous leur dévoilons le motif de notre engagement. Je n'aurais pas pu suivre des études de médecine sans intégrer l'armée. Nos parents nous avaient bien laissé un héritage, la maison de notre enfance et une petite somme d'argent mais qui n'était pas assez conséquente pour payer une université à tout les deux et il était hors de question de vendre la maison, alors c'était un bon compromis et lors de notre engagement, nous avions négocié une close nous permettant de stationner sur la même base, et grâce à mes excellents résultats au lycée et ceux d'Emmett au test d'aptitude, nous avions eu gains de cause.

J'évite consciencieusement le sujet des amours et au fil du repas j'arrive à me détendre, un peu, ce qui n'est visiblement pas le cas d'Edward, et oui, nous en étions à nous appeler par nos prénoms. Je le faisait avec ses soeurs et lui avec Em et Jazz, alors ne pas le faire l'un avec l'autre aurait paru suspect. Mais j'évite de trop le regarder ou de lui parler, j'essaye d'être naturelle mais Jasper me fait les gros yeux, il n'est pas dupe. Je ne peux même pas prétendre être mal à l'aise avec les hommes, ce serait mentir vu que je suis à l'aise avec mes collègues masculins.

Je suis tout simplement mal à l'aise avec lui pour je ne sais quelle raison obscure.

-C'est ça ma vieille et si tu arrêtais un peu de te mentir à toi même cocotte ? me souffle ma conscience.

C'est vrai que je sais ce qui ne va pas avec Edward : son comportement.

-Tu gèles.

-Ta gueule.

Ce mec est anti-militaire, bon d'accord pas vraiment mais il nous voit tous comme des brutes sans cervelles et il ne faut pas dire du mal de ma profession. Je me dois de défendre notre honneur.

-Dis surtout que depuis...

-TA GUEULE ! je hurle à ma conscience, même y penser est trop douloureux pour moi, c'est encore trop tôt.

-Ca ne va pas Bella ? me demande Emmett qui a enfin pu détourner son regard de Rosalie, je suis amère et alors je t'en merde !

-Si mais je crois que je vais aller me reposer un peu, je dis devant la mine inquiète de mon frère et de mon cousin.

Emmett et Jasper se lèvent tout les deux et me raccompagnent jusqu'à la porte, je sens qu'ils vont me questionner.

-Tu as encore fait des cauchemars cette nuit ? demande Jasper.

-Non.

-Ne nous mens pas, insiste Emmett.

-Je n'en ai pas fait cette nuit, content ? je demande à bout de nerfs.

-Bella, tu devrais vraiment en parler à quelqu'un, il ne supporterait pas de te voir comme ça.

-T'en sais rien, je réponds piquée au vif. Ils savent que c'est un sujet sensible et même les abrutis que je me coltine au travail n'abordent pas ce sujet, jamais. Surtout depuis que je m'en suis prise à Mallory. Alors pourquoi, eux m'en parlent ? Pourquoi ?

-Vous ne pouvez pas me dire ça, vous ne pouvez pas parler à sa place. VOUS N'ETES PAS LUI ! je m'énerve. Et quand je vous dis que je vais bien, je vais bien, je m'emporte avant de claquer la porte violemment.

Je me réfugie rapidement chez moi, dans cet appartement impersonnel où tout mes souvenirs sont cachés, jalousement préservés. Pas une photo de lui n'est présente, en tout cas visible. Il avait presque toujours été là pour moi et me dire que jamais plus je ne le reverrais c'est trop dur, alors pour la première fois depuis que c'est arrivé, je m'effondre et je pleurs. Je pleurs jusqu'à avoir mal à la tête, je pleurs jusqu'à en être fatiguée, je pleurs même si je sais que ca ne le ramènera pas. Mais je pleurs pour me libérer. Même à son enterrement, je n'avais pas pleuré, je m'étais montrée forte pour sa famille, la mienne et pour nos collègues et plus tard, je m'étais refusée ce droit, m'accablant surtout lorsque j'ai appris dans le journal, le suicide de son père. Cet homme avait perdu son fils et il ne s'en était pas remis, il lui rester pourtant deux filles mais il n'avait pas supporté et avait mis fin à ses jours. J'avais pensé à faire pareil mais je suis la seule famille qu'il reste à Emmett et je n'ai pas pu lui infliger ça.

Alors depuis, j'essaye de paraître enjouée, de faire mon deuil mais je n'y arrive pas à l'être vraiment, à vivre ma vie. Je me suis forgée une carapace qui date de la mort de mes parents, alors je ris, plaisante et parfois, je suis vraiment heureuse seulement la réalité me rattrape toujours, je suis orpheline, lui est mort et j'ai vu plus d'horreurs que de merveilles. Certains diront qu'en plus de souffrir de SSPT ( Syndrome Stress Post Traumatique ), je suis dépressive. Je ne le suis pas, peut-être que le déni me consume mais je ne fais pas de dépression.

Je ne sais pas combien de temps je reste comme ça, assise à même sol de mon salon à pleurer mais quant enfin je reprends mes esprits, le jour commence à décliner et avec lui ma fureur et toujours la même question ; pourquoi lui, pourquoi eux et pas moi ? Je culpabilise d'avoir réagis de manière aussi excessive face à l'inquiétude de mon frère et de Jasper. J''ai honte aussi que les Cullen aient assisté à ma crise de nerfs. Il me semble que dans l'après midi, à travers mon brouillard, avoir entendu des coups à la porte mais je n'en ai pas la certitude.

Je me prépare vite fait de quoi manger après m'être relever toute engourdie d'avoir tenu la même position des heures durant. Je prends un paracétamol pour ne pas me réveiller avec des courbatures demain car j'attaque une série de garde de journée. Je prends quant même la peine de me laver avant de me coucher. Je repense à lui, aux paroles d'Emmett. Il a raison,, il ne voudrait pas me voir dans cet état d'automate et dans un état d'esprit aussi déplorable, alors c'est décider, à partir de demain, je me reprends en main et je ne dis pas que ce sera une promenade de santé mais je vais y arriver, il le faut si je ne veux pas perdre le peu de personnes qui tiennent encore à moi.

Alors ? J'attends vos théories, vos impressions...

A la semaine prochaine ou devrais je dire à l'année prochaine !