Coucou à toutes,
Merci à FanDeFanction, larosesurleau, crazybells, Linou2701,xTenShiax pour leur review !
Je suis un peu triste, les commentaires se font de plus en plus rare, n'hésitez pas en laisser, je ne mords pas promis !
Bonne lecture et on se retrouve en bas !
Pdv de Bella.
Après ma crise de nerf et après avoir pris mes résolutions, je m'endormis, je fis des cauchemars, certes moins violents et je dormis une heure de plus que d'ordinaire depuis plus de six mois. Le lendemain, je ne vis ni Jasper ni Emmett qui devaient m'en vouloir, il faudra que je fasse le premier pas, je le sais. L'occasion se présenta le lendemain, donc le mardi lorsque Jazz se présenta aux urgences pour faire retirer ses points. C'est le sergent Tanner qui vient m'informer de sa présence.
J'apprécie de travailler avec elle, le sergent Tanner est une infirmière très compétente et contrairement à trois personnes de ma connaissance, elle est très professionnel et bosser avec elle sur la base ou en opération est plaisant.
Je me dirige donc vers la salle d'examen pour retirer les points de sutures. Le sergent aurait très bien pu le faire, mais je vois là un moyen de désamorcer cette situation pénible. Je déteste être en conflit avec mon frère et mon cousin, qui est comme un deuxième frère. C'est avec appréhension que je pénètre dans la pièce stérile. De suite, le bleu du regard de Jazz me happe et je me retiens de me confondre en excuse aussitôt et de craquer, je suis sur mon lieu de travail, je ne dois pas l'oublier. Je referme la porte doucement et prépare ma pince, mes ciseaux, des compresses et du désinfectant.
-Jazz, je m'excuse pour mon pétage de plombs de dimanche, je n'étais pas dans mon assiette, je déclare tout en m'affairant et en retirant les sutures.
-Oh Bella, soupire Jazz, nous ne t'en voulons pas. Je suis désolé ne pas avoir vu que tu allais si mal, j'avais l'esprit occupé par autre chose, s'excuse-t-il avec un sourire contrit.
Il s'excuse ? Pourquoi ? Je ne voulais pas montrer ma souffrance, c'est normal qu'il n'ait rien vu et puis c'est tout naturel qu'il se préoccupe plus de son coup de foudre. Je n'aurais pas pu rester la seule femme dans sa vie ou dans celle d'Emmett et je préfère Alice à l'autre pintade qu'était son ex, Maria.
-Oublions toute cette affaire, je dis, tu vois Em avant ce soir ? Parce que je vous invite tout les deux à dîner, pas de la grande gastronomie je dis en rigolant, mais de quoi me faire pardonner.
-Tu sais comment nous rendre heureux, rigole Jasper.
Cela fait du bien de retrouver cette complicité qui nous lie depuis presque notre naissance. Car derrière son air sérieux et passablement timide se cache en réalité, un grand plaisantin et il ne révèle que ce trait de sa personnalité qu'à peu de monde. Pour certains points, je dirais qu'il est encore plus redoutable qu'Emmett en ce qui concerne les mauvaises blagues. Avec mon frère, je sais au moins à quoi m'attendre, le plus souvent des plaisanteries grivoises mais mon cousin me surprend toujours.
-Je sais, mais pour l'instant, ouste, dehors, je le chasse de la salle d'examen. J'ai d'autres patients qui m'attendent, mon cher. Je rajoute devant sa mine faussement vexée.
-A ce soir, me salut-il avant de partir.
Dans d'autres circonstances et en un lieu différent, il m'aurait déposé un baisé sur la joue, mais nous sommes au travail et il est préférable comme dans tout les boulots, de ne pas se montrer trop familier, mais encore plus ici. Tout le monde sur la base sait pour notre lien de parenté, nous ne nous sommes cachés, mais évitons les histoires de jalousies et restons partiales.
La matinée est vite passée et à l'heure du déjeuner, je retrouve Angela à la cafétéria pour partager notre repas. Nous discutons de choses et d'autres, la conversation est facile avec elle, c'est une femme très intelligente et foncièrement gentille. Elle m'apprend que c'est le dernier repas que nous partageons avant un moment car elle et son mari, tout comme d'autres médecins et personnels médicales sont envoyés dans les bases militaires américaines du Moyen-Orient qui luttent contre la montée et la progression du terrorisme et ainsi permettre aux équipes sur place depuis plus d'un an de revenir au pays. Des rotations ont lieux tout les trois mois, ce qui nous permet de rester entre 6 mois et 1 an au pays. Mon tour ne va pas tarder, je suis revenu depuis presque 6 mois, depuis fin mars.
Le reste de la journée est un peu plus mouvementé, un incendie s'est déclaré à l'école élémentaire de la base et certains enfants présentent des brûlures assez graves, d'autres superficielles et il y a beaucoup d'inhalation de fumées. Le système anti-incendie s'est déclenché assez tard, probablement la conséquence d'une défaillance technique.
Une fois chez moi, j'ai tout juste le temps de faire une douche et de me changer avant que les garçons n'arrivent avec des pacs de bière. Je passe commande à la pizzeria la plus proche, une des seules voir la seule à avoir l'autorisation de pénétrer sur la base. La cause ; le gérant est un ancien militaire et ses livreurs sont tous soient d'anciens militaires comme lui, soit des enfants de militaires vivant sur la base, et donc un laisser passer.
En attendant les pizzas, je réitère mes excuses mais auprès d'Emmett cette fois.
-C'est oublié crevette, mais ça ne va. pas fort, viens nous voir au lieu de tout garder pour toi, parce que même les démineurs ne peuvent rien faire pour te désamorcer quant c'est proche de péter et tu sais provoquer pas mal de dégâts, me réponds Em, c'est sa manière de me dire qu'il me pardonne.
Les pizzas arrivent enfin, après une demi-heure d'attente, je paye le livreur, le fils d'un sergent avec qui j'ai déjà servi, et nous nous installons sur le canapé du salon pour déguster notre repas tout en regardant du sport à la télévision. Dans des moments comme celui-ci, alors que je suis affalé n'importe comment en soutenant mon équipe favorite, je me dis que j'ai dû être un homme dans une autre vie. Côtoyer pratiquement que des hommes depuis ma naissance a eu un effet néfaste sur ma personnalité !
-Samedi soir, on sort tout les trois,m'annonce Jasper.
-Ah bon et où ? je demande surprise.
Que Emmett me le dise passe encore, je l'ai déjà accompagné plusieurs fois en soirées mais Jasper ? C'est plus rare surtout qu'en générale ce sont des sorties entre hommes. Cela demande réflexion. Il y a longtemps que je ne suis pas sortie un samedi soir si on excepte ce week-end avec le concert.
-Ouaip, acquiesce mon frère. Rose et la naine nous invite à boire un verre au bar à la sortie de la base, je ne sais plus comment il s'appelle,m'annonce celui-ci.
Je le regarde d'abord surprise et puis stupéfaite.
-C'est très sympas de votre part, mais il est hors de question que je tienne la chandelle. Merci mais non merci !
-Ne t'en fais pas frangine, il y aura aussi le pianiste.
-Tu pourras aussi lui présenter des excuses pour ton comportement totalement déplacé de dimanche, renchérit Jasper.
-Mais c'est lui qui a commencé ! je m'écris. M'excuser et puis quoi encore ? Je veux bien faire des efforts mais il ne faut pas pousser mémé dans les orties. Je veux bien à la limite oublier ce qu'il a dit.
-T'es une gamine, déclare mon frère, la bouche pleine.
-Tu peux parler, je rigole, ce n'est pas moi qui parle la bouche pleine ! et je lui tire la langue de façon extrêmement puérile.
C'est bon de retrouver une humeur plus légère er de retrouver cette complicité avec mes frères. Je me sens bien, légère et apaisée. Et sans que je m'en rende compte après le repas, je m'endors entre Jazz et Em. Je me réveille le lendemain matin dans mon lit avec des ronflements d'ours à côté de moi. Je regarde mon réveil, il est 6h00, l'heure de réveiller mon frère.
-Debout, c'est l'heure de se lever ! je le secoue et un grognement me répond. Je sors du lit et me prépare à courir, ce que je vais faire est presque une mission suicide que je n'ai plus pratiqué depuis des années. Je me penche bien vers l'oreille de mon jumeau avant de crier aussi fort que je le peux sans pour autant réveiller les voisins.
-Debout la marmotte !
Em sort du sommeil, hagard avant de me regarder, je prends un air malicieux et fonce vers la salle de bain pour me préparer. Il tambourine à la porte.
-Bella sors. Aller, je ne vais rien te faire.
-Je dois. me préparer, je rigole, il y a de quoi déjeuner dans les placards, prépare nous de quoi nous nourrir, je lance avant de me mettre sous le jet d'eau chaude.
Je n'ai pas fait de cauchemars et j'ai dormis d'une traite, peut-être qu'inconsciemment savoir Emmett près de moi m'a rassuré ? Je ne sais pas mais faire une nuit de sommeil comme ça est réparateur, surtout que c'est la deuxième en peu de temps. Je me sens plus reposer et pour cette raison, je ne m'attarde pas sous la douche et m'habille en vitesse pour déjeuner. Le bacon embaume déjà jusque dans la chambre. La préparation du matin se résume à enfiler mon uniforme, me faire un chignon serré et appliquer un trait de crayon et du mascara, pas de quoi prendre deux heures pour se préparer.
-Je déjeune avec toi, le repas de roi que je nous ai préparé et après je file chez moi prendre une douche, m'annonce Emmett, l'incident du réveil déjà oublié.
J'acquiesce d'un signe de tête alors que j'avale une tranche de bacon. Il faut que je prenne des forces, je vais attaquer une garde de 24 heures.
-Au fait, on viendra surement te voir avec Jazz pendant ta pause, me dis mon frère.
-Tu n'as pas peur de croiser les deux vipères, je rigole en mentionnant les sergents Mallory et Stanley. Rose et Alice risquent d'être jalouses, je le taquine.
-Des gars de mon unité, m'ont appris qu'elles faisaient partis de l'équipe envoyé au Moyen-Orient. Elles ne sont pas prioritaires pour stationner au pays le plus longtemps possible vu qu'elles n'ont ni famille, ni mari et leurs tentatives de conquêtes de compte pas, se moque mon frère.
Tout le reste de la semaine, dès qu'ils le pouvaient, mon frère et mon cousin venaient dîner chez moi. Un moyen de me faire pardonner, soit disant, tu parles ! Ils voulaient surtout s'assurer que je mangeais bien, cependant je tiens à clarifier ce point, car si il est vrai que je me suis aller par le passé, m'enfermant presque dans mon mutisme et ne dormant pratiquement pas, je n'ai jamais, au grand jamais cesser de me nourrir. J'ai besoin de conserver des forces pour les entraînements et pour conserver mon métier et ainsi éviter de perdre pied définitivement. Donc mes frères venaient et n'arrêtaient pas de vanter les mérites de leur petite-amie respective, ainsi que de leur impatience de les revoir.
Le samedi soir, étonnamment, je réussis à passer une soirée agréable en compagnie d'Edward et nous avons fait la paix tout en marchant dans la nuit. Nous sommes devenus amis, une avancée majeure pour moi, pour remonter la pente, nouer de nouvelles connaissances et de nouvelles amitiés, pas chose aisé sur la base.
La semaine qui suivit ce samedi soir, je n'ai pas repris contact avec Edward ou ses soeurs. Je savais qu'ils étaient très occupés par la préparation de leur nouvel album et je n'ai pas non plus eu le temps, enchainant les gardes. Les cauchemars eux par contre, bien qu'encore présents, après tout Rome ne s'est pas fait en un jour, étaient moins violents et je commençais à me rappeler des bons moments avec lui et non plus seulement sa mort atroce. Je me remémorais ses traits joyeux, sa peau mate et ses yeux rieurs. Je me rappelais mon enfance, mon adolescence et mes fiançailles avec Jacob Black.
Je cours me réfugier très très loin parce que je sens que certaines vont me détester !
A la semaine prochaine !
