Coucou à toutes !

Merci à crazybells, xTenShiax, Kpop2012, Linou2701, FanDeFanfiction pour leur review qui me font extrêmement plaisir ! Merci beaucoup aussi à celles qui ajoutent cette histoire en alerte et en favoris !

Kpop2012 : la copine de mon frère fait pareil, je me barre en courant aussi et je suis traumatisée pour tout le reste de ma vie ! Mais je me suis peut-être mal exprimé, ce n'est pas si grave que cela surtout qu'aujourd'hui on apprend que Bella a vu des choses bien plus traumatisantes... Merci beaucoup pour ton commentaire.

Bonne lecture !


Pdv d'Edward

Le temps a encore filé rapidement et je me retrouve figé dans ce café avec Emmett qui est stupéfié.

Ce matin alors que je tournais comme un lion en cage dans mon appartement, réveillé depuis 5h du matin et j'alternais entre composer, jouer du piano et regarder les informations continues à la télévision. Je n'en pouvais plus de ne pas savoir si tout se passer bien et surtout de ne pas voir Bella alors qu'elle était finalement si proche. J'avais ce besoin, cette envie presque viscérale de la voir.

Et puis mon téléphone portable avait sonné, c'était Emmett. Je décrochai, surpris.

-Allo ?

-Salut Eddychou, rigola le géant me faisant grimacer, je déteste ce surnom ridicule dont m'affuble les journalistes people et la longue (trop) de mes fans hystériques.

-Emmett, je grognai.

-Désolé Edward, c'était bien trop tentant. Mais ce n'est pas pour ça que je t'appelle. Comme tu le sais sans doute tes soeurs et la mienne font une sortie shopping, dit-il en essayant d'imiter la voix quasiment suraigüe d'Alice.

Son imitation ratée me fait rire. Emmett reste Emmett.

-Et tu voudrais que je vienne avec toi pour les retrouver, je supposai.

-Tu lis dans mes pensées mec ! Tu as tout compris, le seul soucis c'est à quelle heure vont-elles aller manger ? Parce que j'ai faim et que je connais ma soeur, elle doit déjà réclamé de la nourriture. Nous ne sommes pas frères et soeurs pour rien !

-Oulà, je dis. Connaissant mes soeurs ce ne sera pas avant 14h-14h30 qu'elles s'arrêteront pour manger, je le coupai. On les rejoindra à ce moment là,je décidai.

-Ca me va, à toute à l'heure Eddy, fanfaronne Emmett avant de me raccrocher au nez.

C'est pas vrai, un véritable gamin celui-là, qui me donne cependant une raison pour revoir Bella car je suis sûr, jamais elle ne m'aurait demandé de la sauver des griffes d'Al et de Rose. Premièrement pour ne pas les vexées et ensuite car elle aurait eu peur de me déranger, j'en suis certain.

Alors à 14h avec Emichou, il avait grimacé à ce surnom et j'avais ricané c'est chacun son tour les surnoms nous. dirigions vers le café du centre où mes soeurs ont leurs habitudes, déjà au loin nous pouvions distingués les nombreux sacs qui sont aux pieds des jeunes femmes.

Alice nous fait face mais fait mine de rien, Rosalie est de profil et ne nous a sans doute pas encore vu tandis que Bella est dos à nous. Alice et Rosalie affichent un air curieux et je me demande bien de quoi elles peuvent bien parler. Avec le brouhaha ambiant, toujours en avançant vers leur table, je ne capte que relation amoureuse et j'aperçois Rose qui rougit, c'est très rare, je tiens à la préciser mais ça lui enlève ce côté Reine des Glaces que certains voient en elle. Et puis, alors qu'avec Emmett, nous ne sommes plus qu'à trois mètres, Bella commence à parler, des trémolos dans la voix qui me bouleversent.

-Je... Ce n'est pas facile de se confier et seuls mes frères sont au courant alors... Bon commençons par le début, rit-elle nerveusement. Je n'ai jamais vraiment eu beaucoup de succès auprès des garçons, rester qu'avec eux n'aide pas et devenir un garçon manqué, encore moins. Je les supportais tout le temps et je ne voulais pas m'encombrer d'un garçon supplémentaire. Mais après quelques années, un garçon a attiré mon regard, nous avions flirté adolescents et même eu notre première fois. Em et Jazz ne sont pas au courant, ils en feraient une syncope ! Lorsque je suis rentrée dans l'armée, nous nous sommes séparés. J'ai eu... vous voyez, fit Bella gênée. Et puis bien des années après, je l'ai revu, retombant aussitôt amoureuse de lui.

-Pourquoi vous n'êtes plus ensemble ? demande Alice alors qu'Emmett s'avançait pour enlacer sa soeur tandis que je restais comme un idiot planté au milieu de ce café abasourdis par les révélations de Bella. Est-ce que je suis jaloux de cet homme qui faisait battre son coeur ? Assurément que oui. Ai-je eu le coeur brisé ? Il se pourrait bien mais le plus dur est de sentir cette tristesse dans sa voix car il ne faut croire que si aujourd'hui, il n'est pas avec nous, ce n'est surement pas par choix.

-C'est compliqué, répond simplement la jeune femme.

-Je suis désolée, s'excuse Alice, contrite.

Le silence remplit l'air pendant quelques instants, tout autour de nous était en mouvement mais nous étions comme figés.

-Alors toi et... ? C'était avant tout ça ? demande Emmett. J'aurais aimé ne jamais le savoir ! s'exclame-t-il avec une moue dégoutée.

-Crois moi, il y a beaucoup de choses dont tu ne veux pas en entendre parler, lui répond sa soeur. Quant à moi, j'ai surpris des choses que je n'aurais jamais voulu surprendre, rétorque Bella. Et puis d'abord qu'est ce que tu fais ici ? C'est une sortie entre filles.

-Mais je suis une fille, je suis Emy, mime Emmett en rejetant une mèche imaginaire derrière son épaule avec une voix aigüe. Il y a aussi ma copine Edella qui m'accompagne. Je suis trop contente de vous voir les filles, sautille Em en imitant légèrement Alice sous les rires de la tablée.

Bella se retourne vers moi et sourit, allumant ainsi son visage d'une jolie teinte rosée absolument délicieuse et mes lèvres s'étirent aussi.

-Bonjour, me salut-elle.

-Bonjour, je réponds en m'avançant vers la table. Je fais comme Emmett et je prends une chaise, m'installant entre Alice et Bella alors qu'Emmett est entre sa chérie et sa soeur.

-Jasper n'est pas avec vous ? demande Alice.

-Désolé la lilipucienne mais ton homme avait du travail.

-J'ai tout ces sacs de vêtements pour noyer ma déception, soupire théâtralement ma soeur, nous faisant rire.

Toute la tablée essaye de changer les idées de Bella, sa détresse tout à l'heure était presque oppressante. Même semblait différent ; plus triste, plus mélancolique mais surtout inquiet. J'aimerais être personne qui ramènera définitivement le sourire à Bella. J'ai ce besoin viscéral de la protéger, de la savoir heureuse.

-Han, je vais tout lui dire, dit Bella s'étant reprise.

-Mais tu peux, lui rétorque ma soeur. Il sait que j'aime les vêtements et la mode presque autant que lui, continue Alice avec des étoiles dans les yeux.

-Heureusement pour Jasper, tu aimes énormément la mode, je réponds en me moquant légèrement d'elle.

Nous rigolons tous même Alice avec son faux air vexé. Le reste de l'après midi se passe dans la bonne humeur, Alice et Rosalie nous obligeant à porter leurs sacs mais pour une fois, je ne râlai pas, bien trop heureux de pouvoir passer du temps avec elle. Finalement, j'en venais presque à remercier Emmett pour son idée.

Mais vint avec ce merveilleux après midi, mais cependant harassant, l'heure de se quitter. Bella rentrait à la base, ayant son entraînement hebdomadaire le lendemain, Alice rentrait chez elle, Emmett et Rosalie passeraient la nuit ensemble et quant à moi, je repris la route de mon appartement en solitude. Les lumières de la villes me guidant jusqu'à mon immeuble dans un bon quartier.

En rentrant, je déposai mes clés dans la coupole prévu à cet effet. Ayant déjà mangé, je n'ai pas à me préparer quoi que ce soit. Alors je me posai la question suivante: que faire ? La télévision et un mauvais film ne me tente pas. Je m'approche de la bibliothèque qui recouvre une bonne partie de mur pour y lire les titres, je me laisse tenter par un roman historique qui se mêle du fantastique. Je décide de me préparer pour la nuit, je fais ma toilette, je me brosse les dents avant de rejoindre ma chambre avec mon livre.

Je me plonge dans mon roman où passé et présent se confondent, il n'y a qu'une petite touche de romance tapit dans l'ombre de l'intrigue principale. Je suis plongé dans l'histoire et ai lu plus de la moitié du roman lorsque je me rendis compte de l'heure assez tardive. Je dois me lever tôt demain matin, il faut que j'aille au studio d'enregistrement pour parfaire certaines parties au piano, je suis loin d'être satisfait par le travail que j'ai fourni jusque là ; il manque un petit quelque chose et je n'arrive pas à mettre le doigt dessus ce qui me rend irritable. Alors pour épargner mes soeurs de mon humeur de chien, j'irai travailler seul.

Mais même plongé dans le noir, m'efforçant de dormir, je n'arrive pas à trouver le sommeil, encore à penser à Bella. La voir rire, être joyeuse cet après-midi m'a réchauffé le coeur surtout que ces sourires qui illuminaient son visage, m'était destiné.

Alors, pris d'une inspiration, je me dirige vers mon piano et remercie intérieurement l'architecte qui a pensé à l'isolation parfaite ce qui me permet de jouer même la nuit.

Je m'installe derrière mon piano, prends une inspiration et je laisse mes doigts vogué de touche en touche, d'accord en accord. Je joue les paupières closes et me laisse bercer par cette mélodie qui nait de mon imagination, mais bien plus que cela, qui nait de mon âme, du plus profond de moi. Je me sens libéré, soulagé alors que mes doigts virevoltent. Car je viens de me rendre compte que si depuis trois semaines, j'écris et je compose en pensant à Bella, les titres enregistrés sont pré-rencontre avec elle. Cette insatisfaction que je ressens n'est que la conséquence de cette rencontre. Je ne suis pas satisfait parce que ces chansons ne représentent plus mon état d'esprit.

Avant le concert sur la base, j'étais cynique, peut-être aigri. Je manquais de source d'inspiration, me contentant de ce que j'avais, de mon manque de sociabilité mais il me manquait quelque chose d'essentiel ; des amis que j'ai trouvé en les personnes de Jasper et d'Emmett. Ce dernier me rappelle Alice au masculin et avec une montagne de muscles. Et il me manquait ma muse, celle qui m'inspirerait mes morceaux les plus fantastiques ; il me manquait ma Bella. Une personnes complexe, généreuse, sensible, fragile mais aussi avec de caractère, de la force, du courage et de l'espoir. Il me manquait tout ça et je m'en rends à présent compte, maintenant que je les ai trouvé, je compte faire mon maximum pour les garder, quitte à ne rester que l'ami de Bella Swan. Je sais seulement ceci : je dois faire parti de la vie de Bella tout comme elle doit faire partie de la mienne. Je ne crois pas que je m'en remettrais dans le cas contraire. Un mois que je la connais, trois semaines que nous sommes amis et je suis totalement et irrévocablement accro à cette femme.

Je prends le temps de recopier le notes sur une partition, bien que je sais que celle ci ne sera joué qu'en présence d'une personne bien particulière. Je la range précieusement parmi mes partitions personnelles, celles que je ne joue jamais en public. Je plonge rapidement dans les bras de Morphée après cela.

Je passe mon dimanche au studio d'enregistrement où je réarrange les parties instrumentales. J'y reste jusqu'à tard le soir, trouvant toujours un accord, une note à améliorer.

Après tout s'enchaîna rapidement jusqu'à Thinksgiving. L'album fini, nous passions notre temps libre avec les Swan, ils ont été par ailleurs plusieurs fois inviter à manger chez mes parents. Bella travaillant pour Thinksgiving, nous le fêtions avec un jour d'avance.

Je m'étais un peu rapproché d'elle au fur et à mesure de nos rencontres, elle se laissait approché plus facilement et j'ai l'impression, surement illusoire ou naïve que pendant quelques heures et grâce à notre, à ma présence que le voile de tristesse qui masque son merveilleux regard chocolat, s'atténuait voir disparaissait.

Mais le matin du déjeuner, un mauvais pressentiment me pris. Je ne sais pas pourquoi mais cette journée changerait quelque chose, causant une rupture. Ma mère remarqua que quelque chose me tracassait et m'en fit la remarque. Cette impression se raffermit lorsque les frères et soeurs arrivèrent le visage fermé et cette détermination dans le regard de Bella ne me dis rien qui vaille.


Alors ? Pas trop déçue de la réaction d'Edward ? J'attends vos impressions avec impatience ! A la semaine prochaine.