Coucou à toutes, Merci à crazybells, xTenShiax, Linou2701 et FanDeFanfiction pour leur commentaire qui me font très plaisir !
Je déplore encore une fois le peu de review, je crois que c'est la première fois que je le répète aussi souvent, les commentaires que vous me laissez sont le seul moyen que j'ai de connaître votre ressenti sur cette histoire, un message une fois de temps en temps fait toujours plaisir, alors n'hésitez pas, surtout que je réponds toujours en général, en MP ou sur le chapitre suivant, alors voilà.
Bonne lecture !
Pdv de Bella
Toute la journée j'ai essayé de ne pas craquer. Parce que nous étions chez les Cullen pour y fêter Thanksgiving un jour à l'avance, parce que c'était potentiellement la dernière fois que je les voyais, bien que je ne veuille pas envisager cette possibilité car quoiqu'il advienne, je sais que je me battrai jusqu'au bout, pour mes frères, mes amies mais aussi pour Edward. Leur annoncer la nouvelle avait été plus simple que je ne l'avais imaginé. Profiter du repas et de la journée aussi, même si au moment de dire les Grâces, j'étais à deux doigts d'éclater en sanglots. Je pensais chaque mots que j'ai prononcé, mais les entendre me remercier, pas directement , mais c'est pareil, cela m'a chamboulé et j'étais toute retourné. Heureusement, Emmett avait détourné la conversation.
Après quoi, je ne fis que profiter de l'instant présent sans penser au passé et au futur jusqu'à l'heure de partir. Les adieux me bouleversèrent et je réussis à retenir mes larmes jusque dans la voiture, une fois la villa hors de mon champ de vision. Pour une quelconque raison, je refusais qu'Alice, Rosalie, Edward et leurs parents me voient faible et pleurnicharde. Ce n'est pas ce que je suis ! Je suis cependant loin d'être bête et je sais qu'avec l'année qui vient de s'écouler, j'ai tout les droits de verser quelques larmes mais dans moins de 48 heures je serais en zone de guerre, il n'y a pas la place pour les larmes là-bas, pas de survie pour les faibles ou même les forts. Il n'y a pas la place non plus aux distractions, il faut être 150 % si on veut avoir une chance de ne pas marcher sur une mine ou de se sortir d'une embuscade et ainsi rentrer au pays en étant vivant.
Je suis reconnaissante aux garçons de me laisser en paix, de ne pas chercher à me tirer les vers du nez. Une fois le panneau de la base en vue, je sèche mes larmes et me recompose un visage impassible. Nous montons tous chez moi. C'est la tradition, avant chaque départ en opération, nous nous réunissons la veille pour passer la journée ou la soirée ensemble. Nous profitons du fait que ce soir personne ne travail. Maria, l'ex de Jasper, ne comprenait pas cela. Elle le voulait pour elle toute seule la veille de son départ, pour profiter ! Ouais mais ses larmes de crocodiles ne marchaient pas avec moi. J'avais vu clair dans son jeu, surtout que Jasper était à peine monté dans l'avion qu'elle draguait tout ceux qui avaient un grade supérieur à celui de sergent. Jasper l'avait mal pris lorsqu'Emmett le lui avait dit lorsqu'il avait lui aussi vue clair dans le jeu de cette profiteuse. Mais mon cousin l'avait plaqué lorsqu'il s'était rendu compte qu'elle couchait ou chercher le faire avec d'autres gars de son unité.
Nous passons une soirée agréable à discuter et à regarder un film à la télévision. Mes frères m'accompagneront demain au termac avant que je ne monte dans l'avion. Je n'ai pas voulu déranger les Cullen, j'espère que je ne les ai pas vexé mais ce n'est jamais très joyeux, cependant Alice m'a fait promettre de leur communiquer ma date de retour pour qu'ils puissent venir m'accueillir. Ils seront probablement à l'autre bout du pays mais c'est l'intention qui compte.
La journée de travail passe au ralentit, peu de personnes sont admises aux urgences et ce ne sont que des cas mineurs, heureusement mais cela signifie aussi que c'est le calme avant la tempête.
À 18h30, je quitte l'hôpital, je me rends chez moi pour prendre une douche, me changer et me reposer un peu. L'avion décollera à 22h et il faut se présenter une heure avant. J'avale ma dernière boîte reste de la veille, j'ai passé les autres à Emmett et à Jasper. À 20h, je retrouve les garçons qui me conduisent jusqu'à la piste des aéronefs. J'ai avec moi mon gros qui contient mes produits de toilettes ; brosse à dent, brosse à cheveux, élastiques, shampoing... ainsi que des vêtements de rechange, deux livres que m'a offert Jasper. Je sais que de toute façon, les garçons me feront un colis avec quelques chocolats et autre pour Noël. C'est le deuxième Noël de suite que je passe loin du pays, moi qui ai toujours vécu dans le nord, c'est étrange l'atmosphère d'un Noël chaud. Noël est pour moi synonyme de froid et de neige. Mais enfin, l'année dernière, mes collègues et surtout ceux qui venaient de la Californie et de la Floride s'étaient foutus de moi ; ils ne connaissent pas les Noël blancs.
À 21h30 commence l'embarquement. Je serre tour à tour Emmett et Jasper dans mes bras avant leur faire un salut militaire auquel ils répondent. J'ai le coeur plus lourd que d'ordinaire tandis que je monte dans l'avion et que je m'installe. À 22h pile, le colonel Denali ainsi que d'autres très haut gradés nous brief brièvement sur la durée du trajet et sur ce sui nous attend là-bas. C'est mon avant dernière mission avant la fin de mon contrat et elle a un goût particulier, d'amertume, de tristesse mais aussi de résignation.
Je ne me suis jamais crue immortelle ou invincible mais la mort de plusieurs de mes collègues en février dernier ainsi que celle de Jacob a déclenché quelque chose en moi, je n'arrive pas à mettre de mots dessus mais je le sens.
Aussitôt les discours terminés, je prends mon Ipod et écoute de la musique, je m'isole pour me reposer et me concentrer, ne pas laisser mes émotions me submerger. Il y a un risque pour que je retourne où... Bref, je ne veux pas y penser. Je m'endors quelques temps plus tard et le colonel Denali me réveille avant l'atterrissage.
-Tout va bien lieutenant colonel ?me demande-t-il inquiet.
-Oui colonel, je réponds.
Les souvenirs de mon rêve s'estompent et je n'arrive pas à me souvenir, c'était un bon rêve, j'étais heureuse mais il disparait dans ma tête.
-Bien, vous savez que si besoin, je suis là, si vous avez besoin de parler, me rappelle-t-il..
J'acquiesce de la tête avant de répondre.
-Je sais, merci.
Une fois l'avion au sol, nous descendons tous, j'aide pour décharger le matériel médicale et le stock de médicament. Nous sommes ensuite réaffectés sur plusieurs bases. Parlant français à peu près couramment, je reste sur la base que nous partageons avec les casques bleus et des soldats venus de l'hexagone.
Dieu merci, ce n'est pas celle où Jacob est mort. Il faudrait que je pense à remercier le colonel Denali, une fois rentrer au pays. Je suis pratiquement certaine qu'il y est pour quelque chose. Puisque c'est le milieu de la nuit et que je ne commence qu'à 7h00, je décide, avant de prendre mes quartiers, d'envoyer un mail à tout le monde pour les rassurer. Emmett et Jasper ne manqueront pas d'être ravis tout comme les enfants Cullen ; Alice et Rosalie me l'avaient fait promettre tout comme Edward.
J'allai me coucher sans attendre la moindre réponse, j'étais fatiguée et je sentais déjà que la journée de demain s'annoncerait bien remplie.
C'est toujours comme ça lorsque j'arrive quelque part, il me faut toujours un certain temps d'adaptation. Il est probable que je retrouve certains collègues avec qui j'ai déjà travaillé mais évidement la plupart seront de parfait inconnus, surtout les militaires français.
Je pourrais de toute façon, consulter mes emails à mon réveille ; j'ai pensé à prendre mon ordinateur portable. La nuit était courte mais malgré cela, de l'adrénaline coule dans mes veines, me procurant une dose conséquente d'énergie. Je consulte rapidement mes mails, ils m'ont tous répondu.
"Salut ma belle, tu me vois ravie d'apprendre que tout va bien. Reviens nous en bonne santé, bisous.
Rosalie"
"Hello !
Alors les militaires français sont-ils charmants ? Ils le sont bien moins que mon Jasper, j'en suis sûre ! À part si quelques uns ou unes a de la haute couture dans ses bagages ! Je rigole, Jasper rouspète à côté de moi, j'espère au moins te faire sourire.
Gros bisous.
Alice."
Après celui des deux filles, je vois celui de Jasper et celui d'Emmett. Celui d'Edward est le dernier à avoir été envoyé. Je lis donc ceux de mes frères en premier lieu.
"Belli-Bella,
Je suis heureux d'apprendre et soulagé aussi que tu sois sur une base différente je craignais que cela ravive trop de mauvais souvenirs.
Je sais que tu le feras mais envois moi de tes nouvelles régulièrement. Je penserais à toi et m'inquièterai dans le cas contraire, bien que je pense déjà à toi et que mon inquiétude est plus vivace que jamais.
Je t'aime petite soeur et reviens nous vite et toute entière.
Ton frère, Emmett "
"Ma belle,
Je suis heureux que tout aille bien pour toi, je devrais pas tarder à te rejoindre, mon dernier séjour loin du pays normalement. Je m'inquiète pour toi, Em t'a probablement demandé la même chose mais donne moi de tes nouvelles régulièrement. Une partie de moi est avec toi.
Affectueusement.
Ton frère de coeur, Jasper "
Les messages de mes "boys" m'émussent énormément, ils me manquent eux aussi et en ce moment, je les envie d'avoir une personne près d'eux qui leur remontera le moral lorsqu'ils auront des moments de doutes. Ce n'est pas pareil ici, je n'ai pas de véritables amis pour me supporter dans ces moments-là.
J'ouvre le dernier courriel, celui d'Edward. J'appréhende un peu, c'est idiot mais je me rends peu à peu compte que je tiens à lui énormément à lui, et je suis effrayée à l'idée de m'attacher à lui de cette façon, jusqu'à peut-être tombée amoureuse, parce qu'inconsciemment je sais que les sentiments que j'éprouve pour lui sont plus que de l'amitié ou qu'une simple attirance. Je suis terrifiée à cette idée. Je me lance et lis celui d'Edward.
"Coucou,
Tu me rassures. Te savoir là-bas me terrifie mais je suis soulagé que tu ailles bien.
Tu dois être pas mal occupée mais dès que tu as un peu de temps, n'oublie pas de penser un peu à moi, moi je pense beaucoup à toi.
Ça va être long tout ces mois sans toi pour supporter les tourtereaux tu as intérêt à renter saine et sauve dans six mois.
Avec toute mon amitié,
Edward."
Avec toute son amitié ? Je sens un pincement au coeur en lisant cette phrase. Nous ne sommes qu'amis... Si mon coeur était de la guimauve, on venait juste de croquer dedans à pleine dent.
Je repose mon ordinateur et je me dirige vers les tentes qui servent d'hôpitaux, la journée promet d'être longue et difficile et elle tient toute ses promesses.
Alors que pensez vous de ce départ vécue par Bella ? Une chose est sûre, j'attends vos réactions avec impatience. A vendredi prochain...
