Coucou,
Merci à toutes pour vos commentaires qui me font très plaisir ! Je suis extrêmement contente d'avoir eu autant de commentaires. C'est quant même malheureux de devoir pousser un coup de gueule pour en avoir !
Celi: Merci Beaucoup !
Je pense que ce chapitre va en surprendre plus d'une ! Mais j'espère que vous n'allez pas me tuer si vous voulez avoir la suite !
Bonne lecture.
Pdv de Bella
Se réadapter à être en zone de conflit, s'habituer à une nouvelle équipe m'a pris plus d'une semaine. Une semaine très longue où je n'ai eu que peu de temps pour communiquer avec qui que ce soit. J'ai lu les emails de mes proches, leur répondant lorsque j'avais cinq minutes. Le reste du temps, soit j'assistais à des réunions sur les prochains déplacements pour aider et soulager légèrement les médecins locaux soit je travaillais et j'essayais un maximum de dormir, ce n'est pas ce qu'il y a de plus facile. Et puis, je pensais à Edward. J'ai eu envie de me laisser tenter, de m'avouer ce que je ressens pour lui, seulement je ne sais pas comment m'y prendre. C'est tout bête mais avec Jacob, c'était naturel adolescent ce n'était que la suite logique de notre profonde amitié et plus tard, c'était comme si nous nous étions jamais quittés. Avec les deux autres, c'était eux qui étaient venus vers moi. Je n'ai jamais fait le premier pas.
Mais aujourd'hui, j'ai un peu plus de temps, je leur envoie un mail à tous, personnalisé et répondant en fait aux derniers que j'ai reçu. Je suis surprise lorsque je vois qu'Alice lance un appel vidéo mais c'est Alice.
-Salut ma belle ! s'exclame-t-elle toute joyeuse en me voyant.
-Coucou Alice ! Comment ça va ? Il ne fait pas trop froid ?
-Pouah, ne m'en parle pas ! On se gèle les miches, mais et toi pas trop chaud ?
-Ne m'en parle pas. Dans un sens c'est tout le contraire de toi. Il fait une chaleur pas possible mais c'est supportable.
-Tout va bien ? Ce n'est pas trop difficile la chaleur et tout ?
-Tu n'est pas très subtile Alice mais oui, tout va bien. C'est juste que… je me suis rendu compte de quelque chose et ça me perturbe un peu.
-Rien de grave ?
-Non, c'est heu… Tu promets ne pas te moquer de moi, s'il te plait parce que je sens que je vais être ridicule.
-Je te le promets, me sourit-elle à travers l'écran.
-Alors, voilà, je me suis rendu compte qu'Edward, ton frère, me plaît beaucoup mais je ne sais pas si je dois lui dire. Je n'ai pas envie de gâcher notre amitié.
-Mais c'est génial ! Je suis contente pour toi ! Écoute moi, je connais mon frère et je suis sûre d'une chose à son sujet : tu lui plais autant qu'il te plaît. Je le savais depuis le premier jour ! Même si tu n'as rien voulu savoir. Et pour lui dire, sois franche, appelle-le ou contact le par webcam, je suis sûre que vous apprendrez à vous comporter comme un couple naturellement.
Avais-je vraiment envie de me mettre en couple avec Edward ? Parce que m'avouer qu'il me plait est une chose mais sortir avec en est une autre. Mais après tout à quoi cela servirait-il de lui dire si ce n'est pas pour sortir avec lui s'il me le demande ? A part être gênant pour lui comme pour moi ?
-Je...heu… J'y penserais. C'est compliqué en ce moment. Si tu pouvais juste ne rien lui dire, s'il te plais ?
-Bien sur, et puis il doit l'apprendre par toi et certainement pas par sa sœur. Je saurais garder ton secret, me dit Alice en me faisant un clin d'œil .
-Merci beaucoup, je la remercie.
J'entends du bruit en arrière plan, Alice se retourne pour répondre.
-Je dois te laisser, on se reparle et n'hésite pas à parler à mon frère, okay ?
Fais une bise à tous de ma part et dis-leur que je les embrasse, j'élude.
J'éteins mon ordinateur une fois l'appel vidéo terminé, je me repose et m'endors. J'ai l'impression de me réveiller seulement quelques semaines plus tard, lorsque je reçois les cartons avec les cadeaux de mes proches. J'étais comme anesthésiée, je parlais, travaillais et j'avais conscience de ce qui m'entourer, j'ai envoyé plusieurs mails à Edward, réfléchie aux différentes possibilités d'aborder le sujet, aucune ne me semblaient assez naturelles, j'ai presque envie de baisser les bras, mais c'est bien trop important car il n'y a pas seulement mon bonheur qui compte, celui d'Edward est aussi fortement concerné.
J'avais fait des envieux avec mes deux colis, tout deux assez imposant. Le premier, celui de la famille Cullen contenait des chocolats, des gâteaux secs qui se conserveront très bien avec l'air ambiant, ainsi qu'une maquette de leur nouvel album. Je m'étais ruée sur mon ordinateur avec pour enfin découvrir cette petite merveille. Certains morceaux étaient si tristes que j'avais versé une larme et d'autres au contraire étaient si entraînant et joyeux que j'avais envie de danser. J'avais partagé quelques chocolats avec des soldats qui, je le savais, n'auraient pas de colis, n'étant pas proche de leur famille ou n'en ayant plus.
Le second colis était celui de Jazz et d'Em. Ils m'offraient comme à leur habitude une boîte de mes chocolats favoris ainsi qu'un roman chacun. Je ne voulais rien de plus tant que j'étais ici car s'il devait m'arriver quelque chose, je ne voudrais pas qu'un soldat malhonnête me vole. Nous avons bon être solidaires, des voleurs il y en a malheureusement de partout. Ils pourront m'offrir autre chose pour mon anniversaire ou autre. Je sais que je ne vis pas dans un monde de bisounours où tout le monde est gentil et tout le monde est beau. Je le sais et pas seulement car je participe à une guerre qui me dépasse, pas seulement parce que j'ai perdu des personnes que j'aimais, d'autres ont vécu pire mais je le sais, tout comme chaque parent dans le monde doit l'enseigner à son enfant. Il y a toujours eu des horreurs et de la violence mais je crois, je constate que c'est de pire en pire. Les moyens de sauver les personnes sont de plus en plus nombreux et efficaces tout comme ceux pour les tuer.
Cela fait déjà plus de trois semaines qu'Alice m'avait contacté par webcam, que nous avions parlé et pourtant je n'arrivais pas à mettre des mots sur les sentiments et les émotions qui m'habitaient.
J'avais passé Noël à travailler , j'avais eu le réveillon pour me reposer. Seul le repas et l'ambiance légèrement allégée témoignaient que nous étions ce jour si particulier dans le cœur de beaucoup. Le repas servit à la cantine était une tranche de saumon fumé et une tranche de foie gras sur un lit de mâche avec de la confiture de figue en entrée, suivi d'un morceau de dinde avec des tagliatelles suivi d'un assortiment de fromages et d'un morceau de bûche de Noël en dessert accompagné d'une orange et d'une papillotes avec une coupe de champagne. J'avais dîné avec des membres de mon équipe et avais beaucoup rit aux anecdotes de certains et en autre à celle du caporal Seth Clearwater,le neveu de la présidente Clearwater, le nom n'est pas une coïncidence et du Sergent Maggie O'Dary, une pétillante petite rousse. Ces deux-là s'étaient donnés pour mission,à ne pas en douter, de nous divertir et d'amuser la galerie. J'avais passé un excellent moment avec eux tous. Ils ne remplaçaient pas Emmett et ses pitreries, Jasper et son air malicieux, ni les Cullen aux anecdotes toujours divertissantes, ils n'étaient pas ma famille mais ces soldats restaient mes amis.
Les journées suivantes furent longues j'avais accompagné plusieurs fois une équipe dans un hôpital de campagne. J'avais reçu les femmes qui parfois avaient parcouru une journée de marche . J'admire leur courage, parce qu'elles n'en manquent pas. Tout se passait bien, je faisais mes consultations, avait partagé un déjeuner en vitesse avec un autre médecin et le traducteur, je ne parle pas le farsi. Enfin avec la traductrice. Mais le 2 janvier, je ne sais pas ce qu'il s'est passé mais des hommes armés ont pénétré dans l'hôpital, nous prenant les patients et le personnel soignant en otage. Des coups de feu avaient précédé et j'étais pratiquement sûre que les quatre soldats postés en sentinelle et pris part surprise étaient morts. Nous avons tous été regrouper dans une grande pièce, j'y ai retrouvé le lieutenant-colonel Yorkie, le capitaine Young ainsi que le sergent Cameron. Nous étions quatre militaires mais nous étions tous désarmés aucun de nous n'avait pu prendre son arme avant d'être emmener dans la salle.
Et à quatre de toute façon, nous ne pouvions rien faire si ce n'est espérer qu'une équipe vienne rapidement libérer l'hôpital et la zone mais cela pourrait prendre des jours. Nous nous sommes regroupés mettant les femmes enceintes et les enfants dans le fond de la salle. Il y avait peu de vieillards. Cela fait bien cinq minutes qu'un de nos « gardes » parle. Je ne comprends rien et me tourne vers le lieutenant-colonel Yorkie, Eric pour qu'il nous explique. C'est le seul de l'équipe à parler le Farsi.
C'est pas bon pour nous, ils prévoient de tuer les otages si les États-Unis n'accèdent pas à leurs demandes, ils espèrent que nous garder en vie leur sera bénéfique, nous chuchote-t-il.
-Quelles sont leurs demandes ? Je demande sur le même ton. Je sais bien que nous avons une politique qui ne négocie pas avec les terroristes mais si c'est pour sauver tout ces gens, nous pouvons essayer.
-Je suis d'accord, soutient Jared, le sergent.
-C'est risqué tout de même, tempère Claire. Ils pourraient nous exécuter plus tôt ou rapidement, avant que quiconque ait pu venir nous secourir.
Il reste un risque en effet mais avons nous vraiment le chois ? Je demande. Je ne veux prendre aucun risque mais si nous pouvons sauver la vie à tous, je pense que c'est la solution la moins risquée.
-Je pourrais leur demander mais qui sait ce qu'il se passera ensuite ? s'inquiète Eric.
Il demande à l'homme le plus proche de nous ce qu'ils attendent des Etats-Unis, enfin je suppose. Il obtient une réponse qui apparemment ne le satisfait pas entièrement. Il revient vers nous pour nous dire ce qu'il en est.
-Ils veulent qu'on parte de la zone et qu'on ne revienne plus dans cet hôpital qui est le leur à présent, nous explique Eric.
-Ils ne peuvent pas faire ça ! s'insurge Jared. Il nous faut attendre une équipe de sauvetage, nous ne pouvons pas faire une pareille promesse ! Qui soignerait tout ces gens et Dieu seul sait ce qu'ils comptent faire aux femmes , aux enfants…
Mon esprit essaye de réfléchir à toute vitesse et à toutes les possibilités. Accéder à leurs demandes est inenvisageable, nous ne pouvons pas laisser ces innocents entre leur main. Reprendre le contrôle de l'hôpital et les neutraliser à nous quatre est aussi totalement exclu ! La meilleure chose à faire reste d'attendre une équipe de sauvetage…
Claire, tu as ton talkie-walkie, tu peux essayer de leur envoyer un message de détresse, nous couperons de suite la communication après l'avoir délivré, il ne faut prendre aucun risque mais nous pourrons être sûr qu'ils l'auront reçu.
-Tu veux que je fasse cela comment ? Dès que j'appuierai pour parler, il emmétra des crachas avec les interférences. Nous serions repérés nous mettrions tout le monde en danger.
-Mais…
-Elle a raison, Bella . Nous ne pouvons rien faire si ce n'est attendre et protéger ces personnes, dit Jared en désignant les patients et les médecins locaux, des terroristes.
Sauf qu'attendre n'a jamais été mon fort. De plus l'équipe de sauvetage a mis deux jours avant d'intervenir, le temps de mettre en place la stratégie et de faire des repérages de la zone. Deux jours durant lesquels cinq personnes ont été exécuté devant tous et où deux autres sont décédées en raison de leur maladie. Nous nous étions relayés Eric, Claire, Jared et moi pour les tours de gardes et pour se reposer. Arrivés à la base après le combat qui avait fait des morts chez les terroristes et chez les civils ainsi que des blessés dans notre camp, nous avions dû faire un compte rendu de la situation durant ces trois jours de captivité. Un véritable cauchemar dont je n'arrivais pas à me réveiller. J'avais pour me changer les idées, regardé l'interview de The Pop Rock, j'avais espéré que mon moral remontrerait un peu mais au contraire, il s'était brisé, mon cœur s'était brisé en mille morceaux lorsque à une question de la journaliste, Edward avait répondu :
-J'ai bien peur de décevoir certaines fan dont vous, mais bien que je sois toujours célibataire, je ne suis plus un cœur à prendre.
La fin sadique est de retour, mais n'oubliez pas que vous avez besoin de moi vivante, pour avoir la suite !
