Coucou, Merci beaucoup à LumiLove, FanDeFanfiction, crazybells; Guest, Linou2701, XTenShiax et Pims10 pour leur commentaire qui me font très très plaisir !
Guest : Et oui, enfin et ce chapitre est pas mal mais aussi un peu triste...
LumiLove: Je crois que tu peux me détester pour les deux motifs, moi aussi je ne m'aime pas à cause de ça mais il a quant même un beau rôle...
Ce chapitre est l'avant dernier, il ne reste donc que le chapitre de la semaine prochaine, mais si je dépasse les 11 review, reccord sur cette fic, je veux bien le publier avant !
Vous savez ce qu'il vous reste à faire...
Bonne lecture !
Pdv d'Edward
Après une bonne mise au point, parce qu'il fallait bien ça pour régler tout les non-dits qu'il y avait entre Bella et moi, je me sens plus heureux. Je l'aime et elle m'aime aussi, nous sortions ensemble même si elle se trouve à des milliers de kilomètres mais qu'importe.
Mes sœurs sont pratiquement hystériques à mes côtés avant que Rose ne me donne une petite tape.
-Ouille, je grimace.
-Abruti ! Tu n'es qu'un idiot, je savais bien que le dire à la télévision était une mauvaise idée ! Non mais vous vous rendez compte quant même à quel point vous êtes exaspérants Bella et toi ?
-Je ne me mêle pas de ton histoire avec Emmett alors ne te mêle pas de la mienne. D'ailleurs à ce propos, ne dites rien aux garçons, c'est à Bella de leur dire. Okay ?
Elles se regardent avec un grand sourire avant d'acquiescer. Je soupire avant de sortir de la chambre et d'y retourner car avec tout ça, je n'ai pas pris ce que j'étais venu chercher. Je prends le papier et je vais dans ma chambre pour travailler, pas facile avec tout ce qui se passe dans ma tête en ce moment. Je me demande ce que me cache Bella, j'étais sincère lorsque je lui ai dit que je ne la pousserai pas mais en attendant, j'ai l'impression qu'elle sait tout de moi , alors qu'au contraire, je ne connais que la surface de son histoire, d'elle. Je préfère ne pas rester sur de pareilles pensées et je me rends avec mes sœurs à la salle de concert pour répéter. La mise en scène change peu entre les plusieurs show, on s'adapte simplement à notre nouvel environnement.
Les musiciens et les techniciens me regardent bizarrement lorsque j'arrive tout sourire et en étant agréable. C'est vrai que toute cette semaine, j'ai été infect et ce n'est pas parce que tout n'allait pas comme je le voulais qu'il fallait que je me défoule sur eux. Je m'excuse parce que bien que je sois têtu, borné, je sais reconnaître quant j'ai tord.
Les répétitions et le concert se passent bien, je m'amuse, le public est content. Tout va pour le mieux, nous signons quelques autographes avant de rentrer à l'hôtel se reposer pour repartir le lendemain. Alice est un peu déprimée, Jasper est parti aujourd'hui en mission.
Elle était préparée mais c'est dur pour elle car cela fait déjà deux semaines qu'elle ne l'a pas vu. Elle n'a pas pu lui dire au revoir mais elle sait qu'il prendra soin de lui même et qu'il fera tout pour rentrer vivant au pays. Comme ma Bella. Alors on passe la soirée à se réconforter ou plutôt la nuit vu l'heure, on se tient compagnie en mangeant des cochonneries devant des vieux films des années'80 E.T, Footloose, Dirty Dancing. Les deux derniers sont les choix d'Alice quoique j'aime bien Footloose mais n'allez pas lui répéter car cela signerait ma perte et je dramatise à peine.
Les jours suivants passent rapidement, surtout avec les pitreries d'Emmett. Lui et Jasper avaient fait un pari sur le moment où je trouverai enfin le courage de dire à Bella ce que je ressentais pour elle. Emmett avait parié lorsqu'elle rentrerait de mission et Jasper, pendant qu'elle serait encore là-bas. Évidemment , Jasper avait remporté le pari, c'est d'ailleurs de cette façon que Bella lui avait annoncé pour nous, Jasper s'étant vendu tout seul. Je ne sais pas si je dois être vexé ou flatté à l'idée de ce pari, j'avais bien rigolé lorsqu' Emmett m'avait engueulé à travers son ordinateur, enfin c'est un bien grand mot.
-Eddychou, ça ne va pas la tête ? A cause de toi, j'ai perdu un pari contre Jasper et je ne perds JAMAIS de pari contre lui ! C'est impensable, inimaginable ! Avoue que tu étais de mèche avec lui.
-Mais de quoi parles tu ? De quel pari tu parles ? Je demande, incrédule.
-Celui que j'ai perdu à cause de toi. Je suis content pour toi et ma sœur mais franchement tu n'aurais pas pu attendre encore quelques mois, non ? Parce que Jasper ne va plus me lâcher maintenant et puis Bella, non mais cet idiot n'a pas pu tenir sa langue et en plus je suis le dernier au courant alors que je suis son frère !
-Attendre quelques mois mais pourquoi faire ? Je demande toujours abasourdi. Et c'est quoi ce pari au juste ?
-J'avais parié que tu n'aurais pas le courage ou que Bella n'accepterait pas de sortir avec toi avant qu'elle ne soit rentrée mais bon j'ai su dès que j'ai vu cette maudite interview que j'avais perdu. En plus de cela, mes lapins vous avez pris votre temps. Jasper avait parié le contraire. Ce mec devrait se reconvertir en psy ou quelque chose comme ça après l'armée. Je te jure qu'il est trop fort pour déchiffrer les gens. Les voitures c'est beaucoup moins compliquées mais il n'y comprend pas grand-chose.
Je reste interdit pendant qu' Emmett déverse son flot de parole. Je ne sais pas si je dois me sentir insulté ou non. Emmett ne semble pas en colère, au contraire un grand sourire illumine son visage, ce qui semble l'agacé, c'est d'avoir été le dernier au courant. Je peux le comprendre, ce n'est pas de notre faute Rose et Alice étaient à côté de nous et je suppose que Bella l'a dit à Jazz lorsqu'elle la vu. Mais même cela, ça ne semble pas le gêner plus qu'outre mesure.
-Désolé Em, mais mes sœurs sont un peu, beaucoup envahissante. Elles étaient carrément là lorsque j'ai demandé à Bella, donc…
-Ouais, bon le plus important c'est que vous soyez heureux et ensemble. Je ne vais pas faire le speach du frère « Si tu fais du mal à ma sœur, je te torturais lentement et douloureusement avant de te tuer », je pense que Bella est parfaitement capable de se défendre par elle-même. Et je vais te faire confiance tu m'as confié ta sœur et je te confie la mienne mais si tu merdes, pote ou pas pote, beau-frère ou pas, je te le ferais payer, compris ? Me menace Emmett.
-Tu sais que ce que tu dis est aussi valable pour toi, non ? Parce que je suis peut-être pas le mec le plus baraqué mais la colère peut décupler la force.
-Bien maintenant que nous avons l'épreuve des menaces avec brio, Rose et la lilipucienne étaient vraiment là ? Bah merde, ce n'est pas très romantique tout ça ! s'esclaffe Emmett.
-Je les aurais bien virer de la chambre mais c'était un peu celle d'Alice donc on a fait avec. Ta sœur n'a pas eu l'air de trop mal le prendre.
-Non, elle sait ce que c'est d'avoir des frères et sœurs parfois envahissants ! Rigole Emmett.
Nous avions rigolé avant de quitter la conversation et de retourner à nos activités. J'étais de bien meilleure humeur et cela se ressentais. Nous parlions et nous nous écrivions autant qu'on le pouvait mais plus j'allais vers la côte Est, moins il y avait de décalage horaire, ce qui nous facilitait légèrement la vie pour les conversations par webcam.
Et puis, même si les semaines ne passaient pas assez vite à mon goût, elle eu bientôt la date de son retour elle devait rentrer le 1er juin. J'étais content qu'elle puisse enfin rentrer au pays mais je l'étais moins à la perspective de ne pas pouvoir me libérer avant le mois de juillet à cause de la tournée, elle nous empêcherait de nous voir.
Je ne pouvais même pas rentrer pour une journée, le voyage durait bien trop longtemps à cette période puisque nous serions d'abord à Pékin et ensuite à Tokyo et enfin Sydney et Perth. Cela m'énerver de ne pas voir Bella alors que la seule chose que je désirais depuis des mois était de pouvoir la serrer dans mes bras et enfin goûter ses lèvres. Parce que j'ai beau l'aimer comme un fou, le voir par écran interposé et nous écrire ne me suffisait plus. J'ai besoin de la serrer contre moi, de l'embrasser et de lui faire l'amour. Parce qu'en ce moment et après une longue période d'abstinence, j'utilisais de plus en plus souvent ma main droite.
Les relations à distance, ce n'est pas compliqué seulement sur ce point là, en février, à la fin du
mois, Bella avait eu un petit coup de blues, si je peux appeler ça comme ça. Elle refusait toujours de me dire ce qui n'allait pas et si Emmett avait voulu m'expliquer, Bella lui avait formellement interdit de me dire quoi que cela soit. Elle voulait être en face de moi en chair et en os pour tout me raconter. Parfois nous nous disputions à ce sujet. Je ne faisais pas preuve de jalousie mais je repensais à l'homme de mon rêve, celui qui regardait Bella avec amour et dévotion.
Bella et Jasper rentrèrent au pays le même jour, ils avaient essayé de prendre des congés pour nous rejoindre mais la période des grandes vacances arriver et ils s'étaient pris trop tard. Emmett, juste après avoir quitter l'armée en avril s'était joint à nous pour quelques semaines avant de chercher du travail et de restaurer un peu la maison de ses parents où il habiterait en attendant.
Nous rentrâmes de tournée la deuxième semaine de juillet, fatigués mais heureux de retrouver nos moitiés et d'être de retour. Ils nous attendaient à la descente de l'avion, Bella couru vers moi et je l'embrassai avec passion.
C'est tout naturellement qu'elle me suivit jusqu'à chez moi où après avoir céder à notre passion qui nous dévorait depuis des mois, après avoir fait l'amour à celle que j'aime, elle se décida à me dire ce qu'elle avait sur le cœur.
-Tu as dû remarquer lorsque nous nous sommes rencontrés que je m'emportais facilement lorsqu'on faisait allusion à une quelconque relation amoureuse que j'aurais pu entretenir ? Me demande-t-elle.
-Oui, tu avais piqué une telle colère que tu étais partie en claquant la porte de chez Jasper.
-C'est parce que six mois plus tôt, j'avais vécu un cauchemar. J'étais sur une mission depuis cinq mois, Emmett était sur une base différente de la mienne et Jasper était au pays. Je revenais d'une visite dans un village lorsque le convoi dans lequel je me trouvais s'est fait attaquer. Nous étions tombés dans une embuscade. Sur les seize hommes que nous étions, six sont morts. C'était horrible, il y avait des coups de feu qui venaient de toutes les directions, on m'avait d'abord demandé comme aux trois autres médecins présents, de rester en arrière, protéger, mais au bout d'une heure, les coups de feu ne faiblissaient pas et toujours pas de renfort en vue alors j'ai pris mon courage à deux mains et je suis sortie aider mes collègues. Au bout d'un moment, nous avions tué tous nos assaillants et nous avons repris le chemin de la base. Je me trouvais dans le troisième véhicule et d'un seul coup, une énorme déflagration m'agressa les tympans le premier véhicule venait de rouler sur des mines.
Elle fait une pause, le regard perdu dans cette vision d'horreur et j'étais incapable de faire le moindre geste, glacé par son récit. Alors j'attendais la suite avec une curiosité morbide, je voulais savoir pour comprendre, pour résoudre le mystère Bella.
-C'était affreux, les quatre soldats étaient morts sur le coup. Ceux du deuxième véhicule étaient blessés sauf un qui était déjà mort. Mais il y en avait un qui un qui avait des brûlures sur le visage et un grand morceau de fer, sans doute une portière dans l'abdomen et qui le transpercé de part en part. Je me suis précipité vers lui, faisant fi de toute précaution, il fallait qu'il survive, il ne pouvait pas en allait autrement. Nous ne pouvions pas le bouger au risque de le tuer et le véhicule était hors d'état de marche. Je m'étais à peine aperçu que les autres sécurisaient la zone. Alors que le soleil se couchait, il prenait avec lui les derniers souffles de vie de ce soldat si important à mon cœur. Jacob est mort à 20h05 heure locale. Je me souviens être rentrée à la base dans un état second, je n'ai pas pleuré alors que je venais de perdre l'homme que j'aimais, mon fiancé et mes larmes refusaient de couler. Je suis rentrée au pays avec sa dépouille, organisant ses funérailles auxquelles ont assisté ses sœurs et son père. C'est d'ailleurs lui qui a reçu le drapeau. Et le jour où nous aurions dû nous marier, j'apprenais par la presse, le suicide de son père que je connaissais depuis gamine, c'était le meilleur ami de mon père, je m'en suis accablée. J'étais pétrie de culpabilité, cela me rongeait de l'intérieur.
-Tu n'y étais pour rien, je tente de la réconforter, faisant abstraction de sa confidence. Ce n'était pas ta faute, ni l'embuscade et la mort de Jacob, ni le suicide de son père. Dans les deux cas, tu n'aurais rien pu faire.
-Tu ne comprends pas, c'est à cause de moi si Jacob s'était engagé, c'est parce que je m'étais engagé et que je l'avais quitté par la même occasion. Je ne voulais qu'il m'attende et prendre le risque que nos sentiments s'effritent, que nous finissions par rompre ou qu'il se croit obliger de s'engager à son tour. Je m'étais trompé. Tu sais c'est la première fois que je décris cette scène, cette vision d'horreur mais il me semblais juste que tu le saches car aujourd'hui l'homme que j'aime, c'est toi.
Je pressens qu'il n'existe pas de mots assez fort pour la réconforter, lui prouver mon amour et combien j'apprécie sa confiance alors je la prends dans mes bras, caressant ses cheveux bruns qui ondulent. Nous restons un moment ainsi profitant l'un de l'autre avant de nous endormir.
Je n'aperçois toujours pas clairement le visage de l'homme mais il me sourit, me confiant ainsi Bella, pour que je la protège et que je l'aime comme il aurait dû le faire. Je peux à présent mettre un nom sur cet homme, je ne ressens plus aucune jalousie, juste de l'apaisement et j'ai juste le temps de murmurer :
-Merci Jacob
Avant que son fantôme ne disparaisse.
Vous savez ce qu'il vous reste à faire pour l'avoir plus tôt !
