- Tu l'as laissée partir toute seule ! S'écria d'angoisse Harry en prenant Ginny par les épaules.
- Je n'ai pas eu d'autres choix que de la laisser y aller. Elle voulait le voir seule ! Riposta la rousse en s'écartant de l'emprise ferme de Harry sur ses épaules.
Le survivant regardaient un à un les membres du Phoenix en soupirant devant leurs regard qui lui en disaient long. Il tira une chaise pour s'asseoir dessus en s'aidant du dossier de la chaise en bois. Harry plaqua sa main sur son front puis posa ses deux doigts sur l'arrête de son nez en le serrant de nervosité.
- Il faudra bien qu'un jour elle l'accepte ; elle ne pourra jamais faire sortir Drago de prison. Son sort est jeté... Reprit Georges en portant à ses lèvres son verre de jus de citrouille.
Chacun se regardaient pour affirmer les dires du roux.
- Lorsqu'elle reviendra, il faudra qu'on soit là pour Hermione, elle n'y arrivera pas seule...
Harry enleva sa main de l'arrête de son nez et plaqua ses mains sur la table pour s'aider à se lever. Son regard passa par la fenêtre où il pouvait remarquer que le temps magnifique de fin d'été commençait à disparaitre pour être transformé par les nuages nuageux et pluvieux de l'automne. Il lança ensuite son regard sur la table où se trouvait touts les journaux de la semaine qui venait de s'écouler. Sur la pile, trônait le dernier journal sortit, sur celui-ci, l'image de Drago emmené dans sa cellule bougeait. Harry ferma fermement les yeux durant un instant pour penser à sa meilleure amie qui allait souffrir pendant les 15 prochaines années. Il n'espérait qu'une chose, que le futur d'Hermione soit différent de celui de maintenant.
Hermione marchait dans les couloirs du département de la justice magique. Elle voulait voir Drago mais avant cela, elle devait tenter sa dernière chance de libérer le blond. Pour cela, elle se dirigeait vers le bureau d'Ulick Gamp. Hermione prit une grande bouffée d'air pour essayer de calmer son stresse et décontracter ses membres courbaturés de partout. Elle cogna son poing crispé sur la porte en bois. Une voix grave retentit pour l'ordonner d'entrer. Avant d'ouvrir la porte qui la séparait du chef du département de la justice magique et du magenmagot, l'ancienne lionne prit une grande respiration et poussa la porte qui la fit accueillir devant un bureau où se trouvait derrière un petit homme à la silhouette de grenouille, portant une épaisse perruque argentée. Celui-ci était en train accompagné de sa baguette et la dirigeait sur une plume écrivant sur un parchemin. Lorsqu'il releva la tête du parchemin, la plume tomba sur la table et Ulick Gamp s'installa dans le fond de son siège en voyant Hermione arriver devant son bureau.
- Miss Granger... Vous n'avez pas reçu la lettre ? Demanda Gamp d'une voix agacée par la présence même de la sorcière.
Hermione serra la mâchoire devant le ton inhospitalier du chef du magenmagot. Elle voulait répliquer et dire tout ce qu'elle pensait à cause de sa mauvaise humeur qui commençait à prendre le contrôle depuis que sa maladie s'était prise d'elle et que Drago avait été enfermé. Mais la brune prit sur elle en enfonçant simplement ses ongles dans la peau de ses poings.
- Je l'ai bien reçue Monsieur Gamp.
- Alors que faites-vous ici, si je puis me permettre ?
La voix de Gamp était toujours sèche et agacé. Il prit sa baguette et reprit son travail en replongeant son nez devant le parchemin et la plume magique. Son ignorance envers Hermione se faisait grandement ressortir tout l'agacement de la brune.
- Monsieur Gamp, vous savez bien pourquoi je suis là. Je sais que je vous ennui avec ce sujet mais je viens vous refaire ma demande. Cette fois, je vous montrerai que Drago Malefoy n'est pas un danger pour le monde magique et qu'il n'est pas un mangemort.
La plume magique tomba instantanément lorsque Hermione eut finit sa phrase. Le regard glacial de Gamp remonta jusqu'au regard de la sorcière qui était figée devant le chef du département de la justice magique.
- Miss Granger, je pensais avoir pourtant été assez clair la dernière fois que vous êtes venus me voir pour la même raison. Je pense que je dois le répéter alors, Drago Malefoy a commit des choses qui ne peuvent pas être évitées par le magenmagot ce qui veut dire que malgré le nombres de fois que vous viendrez pour enlever la peine du jeune Malefoy, cela ne servira à rien puisque la sentence n'est plus discutable et est surtout décisive ! De plus, je crois avoir entendu dire que vous avez une relation avec Monsieur Malefoy ce qui veut dire que vous avez, en quelque sorte, prit partit aux agissements de Monsieur Malefoy. D'après mes sources, j'ai ouï dire que vous rêvez d'avoir un poste dans mon département donc je pense que si j'étais dans votre situation, je n'insisterai pas trop et j'accepterai d'abandonner pour de bon.
- Mais Monsieur Gamp, Drago est...
- Miss Granger ! Coupa le chef du département - N'insistez pas et veuillez quitter mon bureau...
La voix de Gamp en disait long. Hermione soupira devant la froideur du chef du département de la justice magique. Elle se demandait comment on pouvait être aussi incompréhensible et aussi peu chaleureux avec une personne. La tête de l'homme à la silhouette de grenouille avait replongé dans son travail mais avait aussi veillé à bien grogner d'agacement parce qu'elle avait osé le déranger durant son travail avant que la brune ne sorte du bureau où elle étouffait de colère. Ses talons hauts claquaient contre le sol et résonnaient dans le couloir où seulement quelques Aurors marchaient pour rejoindre un département à un autre avec les mains remplis de dossiers sur la magie noir. Hermione continuait son chemin jusqu'au bureau des Aurors où elle devait voir le chef de ce service, Gawain Robards. Depuis peu, Robards a confié à Harry la fonction de adjoint du département des Aurors en attendant de devenir lui même chef des Aurors dans quelques années. Bien sûr, Ronald aussi avait eut une place en tant que Auror et Hermione aussi mais celle-ci avait gentiment déclinée l'offre. Ce que Hermione voulait faire était d'être le chef du département de la justice magique mais elle savait que pour cela elle devait attendre un petit moment puisque pour le moment, c'était Ulick Gamp qui était à ce poste. Lorsqu'elle fut arrivée dans le bureau des Aurors, Hermione fut vite conduit à Gawain qui l'accueillit avec un sourire plus chaleureux que celui de Gamp un peu plus tôt...
- Miss Granger, comment allez-vous ?
- Ça peut aller, merci Monsieur Robards...
- Ne déprimez pas, tout va bien se passer.
- Je reviens juste du bureau de Gamp, il m'a pas vraiment bien accueillit.
Robards éclata de rire en sachant pertinemment comment était le chef de la justice magique et que son comportement n'était rien d'étonnant ainsi que la réaction d'Hermione.
- Ce n'est rien, il est toujours comme ça. Bon, je vais vous conduire à Monsieur Malefoy, un Auror va l'amener dans une pièce de rencontre.
Il fit un mouvement de tête à un Auror qui était derrière la porte ouverte puis l'homme partit aussitôt suivre les ordres de son patron. La main du chef des Aurors passa derrière le dos de Hermione pour la guider à l'endroit où elle allait rencontrer Drago pour la dernière fois. Le trajet se faisait en silence et ce n'était pas plus mal pour la sorcière qui était au bord de l'agonie. Elle était anxieuse, elle savait pertinemment que c'était la dernière fois qu'elle verrait celui qu'elle aime mais c'était assez compliqué pour que Hermione le réalise réellement. Ils finirent par arriver devant une porte de cellule où était postés deux Aurors de chaque côtés. À l'intérieur, une table ainsi que deux chaises l'une en face de l'autre s'y trouvaient. C'était une cage. Drago n'y était pas encore, la pièce était vide et sinistre. L'atmosphère ressemblait à celle d'une prison et c'était angoissant. Hermione regardait la cellule en prenant une grande respiration. Alors qu'elle allait avancer, Robards la retint.
- Avant que vous ne rentriez, je vous préviens que vous n'avez que 15 minutes ensembles puis après vous ne pourrez plus le revoir. Dès demain il sera envoyé à Azkaban. Votre baguette, s'il vous plaît.
Hermione acquiesça, elle sortit sa baguette et lui donna en main propre puis finit par se tourner vers la cellule prête à entrer. Un homme ouvrit la porte puis l'invita ta geste de tête à rentrer. Peu après, la cellule en face d'elle s'ouvrit pour laisser apparaitre le jeune homme aux cheveux longs abîmés par le manque d'hygiène non existant en prison. Même dans celle du ministère. Ses habits étaient ceux d'un prisonnier prêt à aller en enfer à Azkaban. Hermione ne reconnaissait rien du beau jeune homme riche et égocentrique qu'elle connaissait. Rien qu'en le voyant, la sorcière savait que Drago n'avait plus aucune fierté dont il pouvait être fière. La prison avait déjà touts détruits de lui... L'homme qui conduisait Drago dans la cellule, avec une baguette pointée dans le dos, détacha le prisonnier pour que ses mains puissent se retrouver devant lui. Il laissa le blond qui n'avait toujours pas ouvert la bouche, n'y levée la tête. Il devait se sentir affreux et pitoyable. L'Auror partit de la cellule sans oublier de passer un coup de baguette sur la serrure pour bien la verrouiller. Les cheveux blonds crasseux de Drago couvraient ses yeux ridés par la fatigue. De la poussière tâchait le visage autrefois blanc de l'homme qu'elle aimait ainsi que ses ongles déjà bien abîmés à cause de la terre dans les cachots du ministère. Hermione songeait à s'approcher de lui mais elle appréhendait la réaction de Drago qui pouvait être différente de ce qu'elle pouvait imaginer. La distance entre elle et lui était infiniment trop grande pour elle, elle voulait s'approcher, le toucher, l'embrasser mais est-ce qu'il la repoussera par peur à cause de son caractère. Drago pourrait la repousser à cause du fait qu'il est honte de lui, honte de ce qu'il est devenu alors qu'elle est en face d'elle. Touts ça, Hermione savait qu'il le pensait et elle en prenait bien compte mais elle ne peut s'abstenir de son manque physique qui lui brouillait entièrement les entrailles.
- Drago... Chuchota Hermione en s'approchant à petit pas dans la direction de Drago comme si il était un petit animal apeuré.
Le concerné broncha en entendant la voix douce et apaisante de la sorcière qu'elle avait toujours utilisée lorsqu'elle sentait que le blond était perdu et inquiet. Drago finit par lever la tête et faire apercevoir son visage poussiéreux. Ses yeux autrefois bleus métalliques étaient devenus sombres. Aucun sentiment ne traversait les yeux épuisés du blond mais lorsqu'il réalisa enfin la présence de la sorcière en face de lui, son regard se changea en un soulagement.
- Hermione...
Drago avait la voix cassante et faible. Il n'avait pas parlé depuis son enfermement et sa voix s'était usée à la force de ne rien dire pendant des jours. Hermione pouvait voir maintenant l'état inquiétant du corps entier de Drago ainsi que son état mental. Il n'était plus le même qu'avant et Hermione le voyait très bien, il n'était plus le même homme.
Il était détruit.
Ses pas s'avancèrent précipitamment et instinctivement vers le blond qui ne pouvait malheureusement ouvrir les bras pour la recevoir entre ses bras fatigués.
Il était comme un vulgaire animal en cage.
Enchaîné et enfermé.
En ce voyant ainsi, Drago ne se voyait plus le jeune homme riche et dépourvu de tout sentiment. Il n'était plus un sang-pur. Il n'était plus rien même. Si, peut-être juste l'homme qu'aimait Hermione mais il savait que ça ne durerait pas après la lettre qui lui a envoyé hier et les adieux qu'ils sont actuellement en train de se faire.
Les yeux de Hermione s'inondèrent de larmes incontrôlables et sauvages. Ses frêles épaules tremblaient alors que Drago resserrait encore plus sa prise contre la sorcière qu'il aimait. Ces retrouvailles avec Hermione le chamboulait tout autant qu'elle, de larmes silencieuses avaient finis par cédées le long de ses jours alors que ses mains se glissaient difficilement sous le gilet taillé de la brune qui réchauffait malgré lui ses mains froides et tremblantes.
- Tu m'as tellement manqué... Lança Hermione dans le creux chaud du cou du blond.
- Moi aussi...
- Je n'ais pas réussi Drago... Je suis désolé. J'ai tout essayés mais rien n'a fonctionnés, ils ne veulent pas me croire ! Je n'ais pas réussie à t'éviter la prison...
- Non. Ce n'est pas de ta faute Hermione. Tu as fais du mieux que tu pouvais...
- J'ai envoyées des lettres au chef du département de la justice magique, j'ai même été le voir ainsi que le ministre de la magie mais rien n'y a changé...
Drago s'enleva avec difficulté de l'étreinte commune à cause de ses mains attachées juste devant lui. Il aurait voulu toucher ses épaules frêles de la sorcière qui sanglotait encore mais c'était bien sûr impossible vu sa condition actuelle. Les mains de Hermione se retrouvèrent sur le torse musclé de Drago qui commençait à maigrir sous son uniforme de prisonnier.
- Hermione, regardes-moi.
Le blond voulu remonter la tête d'Hermione à l'aide de ses doigts posés sur les siens tremblants sur son torse pour qu'elle daigne bien la relever pour le regarder. Les yeux engouffrés de larmes de la sorcière fixait maintenant tristement le sorcier.
- En aucunement tout ceci est de ta faute. Je suis le seul fautif dans l'histoire. Si je suis envoyé à Azkaban c'est parce que j'ai fais des fautes et je dois les payer.
- Drago ! C'est la faute de ton père ! Riposta Hermione en serrant un peu plus fort avec ses poings l'uniforme du concerné.
Le prisonnier soupira puis finit par conduire la sorcière sur une chaise pour qu'ils puissent discuter plus calmement et sincèrement. Hermione et Drago se retrouvaient maintenant l'un en face de l'autre assis sur une chaise, avec entre eux, une table couvert d'un léger brun de poussière. Ils se regardaient dans les yeux sans que aucuns ne lâche le regard de l'autre. Drago avait ses mains attachés sur la table par des menottes magiques qui lui coupaient presque la circulation de son sang à chaque fois qu'il osait bouger les mains. Hermione souffrait atrocement de le voir attaché comme un vulgaire chien alors qu'il n'avait rien fait mais elle ne pouvait rien faire. Elle avait déjà tout essayés mais rien n'avais marchés. Ils étaient tous butés !
- Drago, je n'ai rien pus faire, même l'ordre ne peut rien faire. Ils ont tout essayés mais ils ne veulent pas te relâchés...
- Tu n'y es pour rien Hermione, ce n'est pas de ta faute. Je mérite d'aller à Azkaban après tout ce que j'ai fais...
- Tu n'es pas un mangemort comme ils le prétendent ! Dit Hermione en haussant le ton contre lui alors que ses larmes étaient sur le point de tomber.
- Hermione... Jamais je ne pourrais effacer tout le mal que j'ai fais... Et puis, si toi tu sais que je ne suis pas un mangemort, c'est ce qui est le plus important
- Tu n'as rien fais de mal, tu es innocent. Je t'aime et je continuerais à affronter le conseil pour qu'il te sorte de là.
- Je t'aime Hermione, plus que tout mais jamais le conseil n'acceptera tu le sais. Abandonne...
- Qu'est-ce que je peux faire pour toi alors ?
Un long soupire sortit de la bouche de Drago. Hermione était plus que déterminée et il savait qu'elle ne chercherait jamais à abandonner un point qu'elle s'était fixé. Elle était vraiment têtue. Le prisonnier regarda tout autour de lui dans la cellule puis dirigea sa main attachée à l'autre vers sa poche de son uniforme sale. Un bout de vieux parchemins sortit de sa poche pour venir se poser sur la table en face d'Hermione qui prit la lettre aussitôt.
- Cette lettre est pour ma mère. Je n'ais pu en envoyer qu'une seule et c'était à toi donc j'aimerai que tu la lui remette en main propre.
Hermione regarda la lettre puis hocha simplement la tête pour acquiescer ce qu'il venait de dire. Elle la rangea alors délicatement dans le fond de sa poche de sa veste taillée.
- Drago, je voudrai qu'on reparle de la lettre que tu m'as envoyée-
- Hermione ! Coupa le blond directement – Je ne regrette pas les mots que je t'ai écrits. Je veux que tu m'oublie, et pour de bon... Je ne peux t'imaginer souffrir et renoncer à touts ce que tu souhaitais juste à cause de moi.
- Je ne renonce à rien et-
- Tu renonces au fait de vivre pleinement et sereinement.
La voix ferme de Drago obligeait Hermione à vouloir accepter le choix du blond qui souffrait intérieurement dans un silence aveuglant. Soudain, le bruit de l'ouverture grinçante de la cellule se fit entendre des deux côtés. Deux hommes accompagnés de leurs baguettes entrèrent simultanément et parallèlement.
- Le temps est écoulé Miss Granger. Il est temps d'y aller, je ne peux pas vous laissez rester plus longtemps. Commença Gawain Robards en faisant signe à la jeune fille de sortir de la cellule.
Hermione déposa son regard dans celui du blond platine qui lui fit un léger sourire triste avant de le discrétiser pour laisser place à son habituel visage impassible.
- Il est temps Hermione...
Sa voix enrouée la trahissait fortement. Ses larmes allaient menacer de couler pour laisser place à la tristesse que Drago ressentait de sa séparation non-préparée. Le regret de ses actes passées lui rongeait l'intestin depuis tellement longtemps qu'il commençait à se tondre de douleur de plus en plus. Surtout depuis son emprisonnement. Cette femme devant lui était aussi le fruit de ses actes horribles. Il a apprit à cette femme innocente à l'aimer et s'enticher de lui pour ensuite la détruire à ce moment-là. Toute sa vie n'était que souffrance et désarroi qu'il apportait autour de lui. Hermione était détruite à cause de lui, comme sa pauvre mère qui restait enfermée, jusqu'à en devenir folle, dans un vieux manoir qu'elle a racheté après l'emprisonnement de son chère père. La femme fière et aristocrate qu'elle était, était partit en poussière comme le jour ou Voldemort est mort. Il ne restait plus rien de l'ancienne Malefoy/Black. Les deux se levèrent de leurs chaises simultanément pour se remettre prêt l'un de l'autre. Pouvoir une dernière fois sentir la chaleur de l'autre. Pour Hermione et Drago, c'était le moment le plus déchirant de toute leur vie et Merlin sait qu'ils en avaient connus dans jours noirs et horrifiants ! Les mains tremblantes et froides de la sorcière se posèrent avec tristesse sur les joues froides du blond qui appuya un peu plus sa tête contre ses joues. Ce contact physique, qu'Hermione n'utilisait avec lui que lorsque quelque chose de grave arrivait, était sûrement le dernier qu'il se rappellerait toute sa vie même dans sa cellule froide et sombre à Azkaban.
- Jamais je ne t'oublierai, je t'attendrai Drago...
Les larmes fondirent sur ses joues, ses lèvres tremblèrent et se tordaient. Hermione baissa la tête vers le sol et colla son corps contre le sien. Jamais elle ne pourrait l'abandonner ou même l'oublier... Jamais ! Drago était celui qui l'avait aidé à se relever lorsqu'elle avait oubliettés ses parents avant la guerre. Il l'avait aidé à reprendre foi en elle. Il lui avait pratiquement sauvé la vie.
- Je reviendrai Hermione.
Sa tête était penchée sur ses cheveux et s'entichait un maximum de son parfum qu'il adorait sentir lors de leur nuits ensemble alors qu'elle dormait paisiblement à ses cotés, dans ses bras.
- Miss Granger. Intervint une nouvelle fois Robarts qui l'attendait toujours à l'entrée de la cellule.
Hermione releva son visage vers celui du blond qui était au bord des larmes. Sans plus attendre, Hermione emprisonna les lèvres de Drago contre les siennes. Un baiser chaud et passionné remplit d'amour et de tristesse. Voilà leur dernier contact qu'ils auraient d'ensemble. Jamais, au grand jamais, ils ne s'oublieraient. Des âmes-surs ne cessent de s'aimer malgré la distance et le temps. Ils ont appris à se connaître, à s'apprivoiser, à se respecter pour enfin s'aimer. S'aimer d'un amour passionnel et fusionnel.
- Je t'aime Drago, je ne cesserais jamais de t'aimer. Chuchota Hermione contre lui une dernière fois en se détachant de ses lèvres mouillées par leurs larmes respectives.
- Je t'aime Hermione, je te retrouverai, où que tu sois.
Un dernier regard et la séparation se produit. Jusqu'à la fin, la main d'Hermione glissait sur la joue de Drago. Jusqu'au dernier moment, ils voulaient se toucher. Hermione se retourna pour sortir et un homme prit Drago par le bras pour le sortir de la cellule et le préparer pour Azkaban. La douleur de la sorcière s'intensifia lorsque la porte de la cellule de Drago se referma et que celui-ci disparut. 15 ans. Voilà le temps qu'elle allait devoir souffrir avant de revoir celui qu'elle aime.
- Je suis désolé, je ne peux vraiment rien faire. Dit Robards en tendant la baguette d'Hermione vers sa propriétaire.
- Personne ne peut vraiment rien faire...
Le regard triste, Hermione reprit sa baguette et se précipita dans les couloirs du ministère pour enfin sortir de cet enfer qui lui avait prit celui qu'elle aimait.
Son mal de ventre s'intensifiait à chaque pas qu'elle faisait. Elle croyait mourir par le mal. Si la volonté et son courage de Gryffondor ne l'aidaient pas, la brune serait déjà effondrée sur le sol se tordant de douleur comme si le plus puissant des doloris la frappait. En sortant du ministère d'un pas lent, Hermione passa au centre du ministère pour utiliser la poudre de cheminette et aller au manoir de Narcissa. Drago lui avait confiée une dernière mission et elle comptait bien la remplir. De plus, Narcissa était la mère de Drago et Hermione savait à quelle point la blonde était morte d'inquiétude pour son fils. D'un pas sûr, elle entra dans la cheminée, de la poudre plein la main et la lança sur le sol.
- Manoir de Narcissa Malefoy !
Le sol s'écroula sous ses pieds et laissa un nouveau décor se former sous ses yeux. Le nouveau manoir de Narcissa était totalement différent de l'ancien. Il était bien plus petit et moins sombre même si Hermione savait que la blonde passait le plus clair de son temps dans le noir cloîtrée dans sa chambre ou dans le salon. La sorcière sortit de la cheminée d'un pas léger en regardant de touts les côtés pour essayer de localiser la sorcière dans le salon. Des pas précipités se firent entendre dans les escaliers prêt de la porte d'entrée. Narcissa entra à en perdre haleine dans le salon. Lorsque ses yeux se posèrent sur le corps de l'amante de son fils, une lueur d'espoir explosa dans son regard dépressif et fatigué.
- Hermione ! S'écria Narcissa en se précipitant vers elle malgré sa robe en soie - Tu as des nouvelles ? Comment va Drago ? Tu as réussi à parler avec Gamp ?
L'inquiétude de Narcissa pour son fils l'avait rendu complétement étrangère à la personne qu'elle était avant la guerre. Cette femme tellement fière de son sang était devenue une femme dépressif qui préférait être enfermé dans sa maison dans le noir complet à la place de voir la lumière du jour. Comment lui dire que son fils, en plus de son mari, a été envoyé à Azkaban ? Comment Hermione pouvait lui dire de telle chose ? Elle allait encore briser les faibles espoirs de cette femme bien assez détruit.
- Madame Malefoy... Soupira Hermione de tristesse.
- Hermione, parlez-moi ! S'écria une dernière fois Narcissa avec désespoir en secouant les épaules de la sorcière pour essayer de lui faire sortir les mots de la bouche.
Pour seule réponse, Hermione baissa la tête. Elle sortit de la poche de sa veste, le bout de parchemin que Drago lui avait donné, là où la lettre pour sa mère était écrite. La brune tendit la lettre, les larmes aux yeux, la tête toujours baissée. Narcissa regardait le bout de parchemin tendu par la sorcière avec incompréhension.
- Drago m'a demandé de vous donnez ceci...
De sa main tremblante, la femme Malefoy récupéra le bout de papier. Elle le déplia doucement, appréhendant avec horreur le contenu de la lettre de son fils. De plus, le visage neutre d'Hermione ne l'aidait pas à s'apaiser.
"Mère,
Si vous recevez cette lettre c'est que Hermione vous la donnée en main propre comme je l'espérait. Malheureusement je ne pourrai vous dire les mots que je vais vous dire, en face... 15 années à Azkaban, voilà ce qui m'attends. Je sais qu'Hermione a tout fait pour essayer de m'éviter la prison mais mes crimes sont beaucoup trop gros pour être étouffés par le ministère. Ne lui en voulez pas. Je sais bien que mon choix sur la femme que j'aime est complètement l'opposé de la femme que vous vouliez pour moi mais Hermione est tout ce que je désire et je pense jamais pouvoir aimer une autre qu'elle. Mère, vous êtes celle qui m'avait élevé et aimé de tout votre être. Vous m'avez protégé lorsque je me faisais torturé par Voldemort, vous avez toujours tout fait pour me sauvé et pour tout cela, je vous en serais à jamais reconnaissant. Malgré le manque d'amour de mon père, vous avez toujours su combler ce manque en me montrant deux amours en un seul. Je sais que votre état de santé n'est pas la meilleure que vous avez eue mais n'abandonnée pas, vous êtes une femme fière au sang aristocrate, vous ne devriez pas baisser la tête devant une foule. Il faut que vous marchiez la tête haute, comme vous l'avez toujours fait même dans les moments les plus périlleux. Vous savez que je ne suis pas très doué pour montrer mes sentiments mais pour cette dernière lettre, je peux vous le dire, une dernière fois ; Je t'aime Maman.
Au revoir mère, ce n'est pas un adieux. Je reviendrai.
Drago Malefoy "
Les larmes de la mère de Drago coulaient à flots à chaque mot qu'elle lisait sur la lettre. En moins de deux, le parchemin était inondées de larmes. Ses jambes claquaient et était prêtes à céder à touts moment pour s'écrouler sur le sol. La lettre s'envola de ses mains à la fin de la lecture. Narcissa lâcha prise, la fatigue commençait à l'emporter sur ses membres et son cerveau. Juste à temps, Hermione rattrapa la blonde avec le peu de force qui lui restait depuis les semaines sans dormir.
- Il est partit... Ils me l'ont arrachés ! Ils m'ont arrachés mon fils ! Hurla Narcissa avec hystérie dans les bras de Hermione qui ne savait que faire.
Qu'est-ce que Hermione pouvait bien faire alors qu'elle-même voulait flancher et hurler à la mort en pleurant une fois de plus. On lui avait aussi arraché quelque chose, on lui avait enlevé l'homme qu'elle aimait et avec qui elle avait espérée fonder un avenir et une famille. Sa douleur au ventre ne l'aidait pas et s'intensifiait avec horreur ce qui valut presque de lui arracher un cri devant la mère de Drago. Pour essayer d'ignorer la douleur, Hermione essaya de se lever avec Narcissa dans les bras pour la soulever.
- Il faut vous emmenez dans votre chambre Madame Malefoy, il faut vous reposez.
- Hermione, pourquoi me l'ont-ils arrachés ? Il n'avait jamais rien fait de mal, même lors de la guerre. Il n'avait rien d'un mangemort. Juste une marque. Il n'a jamais tué quelqu'un. Comment se fait-il qu'on me l'ait enlevé pour lui faire subir un tel sort ?! Il ne le mérite pas...
- Madame Malefoy, il faut que vous alliez dans votre chambre. Vous ne tenez même plus debout, vous êtes exténuée.
Hermione leva avec difficulté la blonde du sol pour enfin passer son bras autour de son épaule et une autre main sur la hanche de Narcissa pour l'aider à avancer.
- Vous non plus vous n'arrivez plus à tenir sur les jambes. Lorsque je vous est vu arrivé, j'ai remarqué votre fatigue et votre état actuel...
- Mon sort n'importe peu. Dit simplement Hermione avec indifférence en montant les marches du grand escalier du manoir.
- Mon fils vous aime donc vous faites partis de la famille, Hermione.
- N'utiliser pas toute votre énergie en parlant Madame Malefoy, vous vous épuisée encore plus. Encore un effort, on arrive à votre chambre.
Hermione avait de plus en plus de difficulté à porter la femme née Black. Ses forces à elle-même commençaient à la lâcher. Heureusement, la chambre de Narcissa était juste devant. Hermione ouvrit la porte pour laisser entrevoir la chambre luxueuse de Narcissa. Même si elle avait prit un plus petit manoir, celui-ci était toujours aussi luxueux. Elle n'avait pas oubliée qu'elle était une sang-pur malgré la dépression qu'elle faisait à cause du manque de son marie et maintenant de son fils. Elle déposa le corps affaibli de Narcissa sur les draps soyeux du lit d'une couleur sombre.
- Reposez-vous, je passerai vous voir demain matin. Dit Hermione avant de sortir de la chambre.
- Restez au manoir Hermione, vous êtes aussi exténuée que moi. Il vous faut aussi du repos autant qu'à moi. Prenez la chambre à côté de la mienne et installez-vous pour cette nuit. Proposa Narcissa en arrêtant tout geste à la brune.
- J'accepte avec plaisir Madame Malefoy, à demain. Finit Hermione en inclinant légèrement la tête en signe de salutations pour la blonde.
La porte se ferma doucement, Hermione prit la chambre désignée par Narcissa et s'y installa. Son mal être empirait à chaque mouvement, physique ou mental, qu'elle faisait.
Drago.
Ce nom résonnait en tout point dans sa tête comme un tambour. Les larmes retenues depuis encore trop longtemps depuis son arrivé au manoir lâcha prise. Il fallait qu'elle évacue. Elle insonorisa la pièce pour ensuite s'effondrer au pied de son lit, la main sur le ventre.
- Drago !! Hurla à tout poumon la brune en s'accrochant le plus possible au drap du lit.
Ses hurlements n'arrêtaient pas, les cris d'appel à l'aide résonnaient entre les murs ainsi que ses sanglots qui pouvaient déchirer plus d'une personne. Sa souffrance faisait trembler les objets de la chambre et son désespoir se répandait dans la pièce. Ses ongles et ses dents s'enfonçaient dans les draps, prenant leur marque à chaque serrement de ses ongles ou de morsures. Un bruit habituel, mais surtout alarmant, sortit Hermione de ses pensées qui étaient partit loin dans la prison avec Drago. Se levant sur ses jambes avec difficultés, Hermione se précipita dans la salle de bain, s'aidant des murs pour tenir droite. Sa fatigue l'épuisait et la douleur lui arrachait son énergie qu'elle essayait de contenir un maximum. Cette journée avait été la pire, en une seule journée, elle avait tout perdue. Elle venait de perdre Drago. Elle essayait de se consoler avec sa sortit dans 15 ans mais Hermione savait que la plus part des prisonniers sortant d'Azkaban ne sont plus que l'ombre d'eux-mêmes. Ils sont détruits, bousillés par les nombreuses tortures. Dans la salle de bain, Hermione s'était évacuée dans les toilettes rejetant le peu de nutriment qu'il se trouvait dans son intestin. Heureusement pour elle, Drago n'était pas là pour la voir dans cette état critique et très différent de ce que le blond avait toujours eut d'elle. Même Hermione ne reconnaissait pas la femme qu'elle était devenue. Elle était comme Narcissa. Une femme vide et détruite par la guerre. Après un moment à régurgiter touts son estomac, Hermione se releva grâce aux murs et se dirigea à pas fatigué vers son lit où elle s'y jeta. Elle fallait qu'elle dorme, même si c'était que pour 1 heure, il le fallait. À force de tourner et se retourner dans le lit pour essayer de trouver un sens où elle n'aurait pas mal à son estomac, la sorcière finit par somnoler pour ensuite finalement s'endormir. Un sommeil remplit de cauchemar comme à l'accoutumée depuis l'arrestation de Drago. Elle se souvenait et se souviendrait toujours de son arrestation. C'est à ce moment-là que sa dépression commença. Elle était à bout, elle voulait oublier... Disparaitre...
- Hermione ! Hurla une voix qu'elle connaissait parfaitement.
La concernée se releva de son lit dans un grand bon. La voix ainsi que les tambourinement contre la porte du manoir avait enlevé la brune de son sommeil agité. Hermione se leva en sortant avec précipitation accompagnée de Narcissa qui avait aussi entendus le vacarme.
- Qui est-ce ? Demanda Narcissa en courant vers la porte.
- Je crois savoir. Dut simplement Hermione en attendant que l'elfe de maison n'ouvre la porte.
La porte d'entrée s'ouvrit sur un Harry complètement essoufflé mais aussi paniqué. En voyant sa meilleure amie, le survivant rentra et se précipita vers elle, la serrant par ses épaules et la secouant légèrement.
- Où était-eu ?! On c'est tous fait un sang d'encre ! Hurla Harry avec hystérie sur la brune qui ne comprenait pas son comportement — Heureusement que j'ai demandé à Robards...
- Harry... Commença Hermione.
- Hermione c'est affreux !
- Que se passe t-il ? Demanda Hermione avec inquiétude devant l'air paniqué de son meilleur ami.
- Le ministère... Le ministère s'est fait attaqué cette nuit ainsi qu'à Azkaban. Apparemment, les attaquants ont enlevés touts les prisonniers...
- Attends Harry, j'ai peur de pas tout comprendre !
La panique d'Hermione montait à flot dans tout son corps. Il fallait pas que c'était ce qu'elle croyait que c'était sinon elle savait qu'elle ne s'en relèverait pas. Sa douleur au ventre se transformait en une torture, comme si on lui infligeait une tonne de doloris en même temps.
- Drago n'est plus dans les cellules, ils l'ont enlevés... Nous n'avons aucune trace de lui...
