~OoOoOoOo~
Te perdre
~OoOoOoOo~
Tu as été le premier personnage sur lequel j'avais envie d'écrire. Pas le premier découvert, mais ma plus grande surprise.
En te voyant percer l'écran, je suis de suite restée scotchée. L'attitude que tu arborais pendant ta scène, ne collait tellement pas avec celle de ta fonction. Je me suis demandée comment un juge d'Hadès pouvait faire des allusions aussi explicites à un chevalier d'or. De plus, ta cruauté exacerbée dévoilait ta folie, chose que j'adule comme jamais. Car depuis toujours, j'adore les personnalités complexes, à la limite de la démence, voire baignée dedans.
Les psychopathes, les fous à lier, les tueurs me plaisent, oui, je ne suis pas claire, mais ce sont les psychologies les plus intéressantes. Il ne pouvait en être autrement pour toi également. Tu n'es certes pas lisse mais tellement ambiguë.
Albafica n'avait aucune chance, inutile de dire que j'ai été déçue de sa mort. Terriblement même. On ne sait pas si tu te battais pour défendre l'idéal de ton dieu ou pour ton propre plaisir de faire mal…
Ce combat m'a profondément marqué, après ça, j'ai rêvé des dizaines de fois de le retravailler pour faire ressortir quelque chose de ce lien entre toi et lui.
Lui, toi et vous.
Dans le sang, dans le parfum des roses, dans la haine et dans l'amour.
Je me suis mise à dévorer les fanfictions écrites en votre honneur, peu y étaient représentées malheureusement. Je n'ai pas trouvé ma dose, j'ai par conséquent décidé d'imaginer mes propres histoires. Tu t'es imposé à moi d'office sans que je cherche à t'utiliser. Je rêvais de lire un texte long à chapitre, qui dépeindrait cet amour que je me suis représentée. Ne trouvant pas mon bonheur, j'ai essayé d'aligner les premiers mots, qui sont devenus des phrases puis un chapitre entier.
Que j'ai été fière de moi, quand j'ai inscrit le point final de ce premier chapitre. Car moi aussi j'étais capable d'élaborer un texte plus complexe qu'un OS. Ce chapitre à fait place à un second, puis un autre et ainsi de suite. Ce monde que j'ai créé pour toi et ton doux prince, me tenait à cœur. J'y ai mis toutes mes tripes. Dieu que ce fut dur d'écrire cette histoire, mais bon, réellement exaltant.
Quand elle s'est terminée, cela m'a provoqué un pincement au cœur. Quelque chose me manquait après la publication. Toi. Lui. Vous.
Je voulais vous retrouver, c'est bête mais c'est tout à fait ça. Evoluer avec vous, vous raconter encore et encore, dans tous les contextes possibles, dans tous les scénarios aussi.
Je ne peux décemment pas vous abandonner, quoi que je fasse je reviens vers toi, inlassablement. J'aime explorer d'autres personnages, les apprivoiser mais tu restes le numéro un dans mon cœur de fangirl sur le tard.
Et pour assouvir ce penchant obsessionnel, j'ai débuté une autre fanfic. Un recueil, et encore un autre texte. A vrai dire, je ne les compte plus. Du moment que tu es là, c'est bien tout ce qui compte. Même si je vais voir ailleurs, je reviens toujours à mon point de départ. A force, je connais Toléméa sur le bout des doigts, tes mimiques, tes pensées, tes réactions, je les devine. J'ai aussi essayé d'inventer les notes de ton accent runique si particulier que je ne connais pas. Tout ça dans le but de te donner une apparence plus humaine et surtout vivant auprès des lecteurs. C'est le maître mot et mon leitmotiv : te donner de la consistance.
Puis, on m'a attaqué sur ma perception de toi. Ca m'a fait mal, plus que je ne l'aurais imaginé. Je croyais te maîtriser, peut être qu'il n'en est rien. Je demeure bloquée te concernant. J'ai perdu ma vision de toi, je me sens nue, inutile. Je n'ai plus le droit de te toucher, alors je m'attaque à d'autres personnages. Seulement, ils ne sont pas toi, à force je suis à cours d'idée. L'inspiration me quitte, je n'arrive pas à la retrouver. Je ne parviens pas à me réapproprier ma liberté de ton.
Les seules fois où je vibre c'est lorsque j'écris une histoire sur vous, l'unique couple. Les mots s'enchainent tout seul, pas besoin de réfléchir pendant des semaines pour coucher sur le papier ce dont j'ai envie. Car mon égoïsme me pousse à me contenter avant tout, et c'est bien cela le plus important. Mais cette légèreté est partie, où, ça je ne sais pas… Je voudrais la capturer de nouveau pour te ramener à moi.
Je l'avoue, je suis exclusive, intransigeante et exigeante. Intolérante et butée. Je n'aime pas voir d'autres auteurs se frotter à toi, à vous. Mon côté possessif s'exprime. Je suis entière et bornée, je n'y peux rien et n'essaie pas de me défendre. Tu as le droit de partir ailleurs, je le sais bien.
J'aime aussi te lire entre d'autres mains que les miennes. A vrai dire, je suis assez complexe dans le sens large du terme.
Minos, si tu me laisses, ma pauvre vie de fanficteuse n'a plus lieu d'être. Si je perds l'enthousiasme des débuts, je peux lâcher mon fandom de prédilection. Clôturer mon compte et effacer mes histoires.
Ai-je fouillé tout ce que je pouvais de vous ?
Me suis-je lassée à la longue ?
En ai-je trop fait ?
Certainement.
Je ne regrette rien. Si j'insiste et si j'assiège mon cerveau à force de volonté, peut être te retrouverais-je au détour d'un couloir chez mes amis les voisins, entrain de te disputer avec un certain bleuté… Je te verrais dans ton palais, tourmenter ton petit poisson, et encore mieux ; te mettrais en scène dans un champ de roses écarlates embrassant ton bien aimé.
La seule chose que je souhaite réellement, c'est de ne pas être dépossédée de mon inspiration. Cette éventualité me déprime rien qu'en y pensant. J'espère imaginer encore beaucoup de belles, tristes histoires sur vous, mes chouchous.
FIN
