Bonjour, bonsoir à toutes et à tous.
Cet OS est une ré-édition d'un ancien recueil que j'ai supprimé. Je poste donc ce texte ici, parce qu'il y a sa place étant un MinAlba.
Combien de fois ai-je écris ce terme depuis que je suis inscrite ? Sans doute un millier de fois, mais bon c'est comme ça.
Ce fut le premier texte d'ailleurs que j'ai composé sur eux pour information.
Résumé: Minos, Albafica, l'un ne va pas s'en l'autre et vice et versa. Amour tragique, magnifique.
Rating : K
Genre : Réflexion
Bonne lecture,
Peri.
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Ma raison d'être
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Parce que Minos n'est rien sans Albafica, et qu'Albafica n'est rien sans Minos. L'un ne va pas sans l'autre, il en va de soit. Parce que l'un est la lune grise, mystérieuse, inquiétante et que l'autre est la rose rouge de la passion, de la vie. Parce que l'un est la cruauté, la perversité à l'état pur, et que l'autre est l'honneur, la noblesse. Les opposés s'attirent, les antagonismes s'accrochent pour ne former qu'un seul, un seul corps, une seule note, une seule partition, un seul être.
Parce que l'amour, le vrai, le sincère n'a pas de raison, il frappe là où il doit se trouver. Il rapproche deux personnes que tout différencie. Il les réunit pour un soir ou pour la vie… Sans se préoccuper des états d'âmes, de l'avis de la foule, des convictions les plus ancrées. Sans se préoccuper de la bienséance, des valeurs, des devoirs. C'est comme cela et puis c'est tout, on ne discute pas sur les sentiments, sur les attirances.
Pourquoi cet homme plutôt qu'un autre ? Ce n'est pas mon genre d'habitude… Nous répondrons juste : car le destin décide pour chacun.
Tout est écrit d'avance et on ne peut lutter contre une histoire qui est prédestinée.
Minos devait rencontrer Albafica à un moment précis de sa vie, il devait se trouver à cet endroit, à cette heure quand l'autre y était. Le gris du schiste devait se briser contre le bleu du saphir. Le bleu de l'océan devait se fondre dans le gris du mercure. L'eau se mélangeant au métal bouillonnant. Ne former qu'un seul alliage, un nouveau, un unique. Sans se connaître ils se sont reconnus, comme si tout ceci fut naturel, du déjà vu… Du déjà vécu… Parce que les corps s'appelaient dans un hurlement silencieux. Aucun des deux n'a eu la force de résister, ni la volonté d'ailleurs d'aller contre cette attirance qui semblait si familière.
Le désir naissant, les yeux pétillants, la chaleur se répandant dans les cœurs, le sang en ébullition, les sens en émois, que de sensations voluptueuses.
Au premier regard Minos voulait cet être spécial, il désirait le posséder entièrement. Ce qui signifie le posséder par le corps, l'esprit et le cœur. Il voulait l'avoir du bout des doigts, sentir les frissons se répandre sous ses pulpes. Lui faire mal, lui faire du bien. Le faire crier de douleur, le faire gémir de plaisir. Que lui ne soit que l'attention du premier, qu'il ne voit que lui. Minos voulait plus que tout être le centre d'intérêt de cet être si cher. L'oiseau mythique se faisant dompter par une blanchaille frêle.
La beauté de son visage il l'a contempla durant des heures sans s'en lasser.
Au premier regard Albafica se sentit défaillir devant cet homme charismatique qui le dévisageait. Il désirait se faire capturer par cet être autoritaire. Lui appartenir, comme une poupée appartient à un enfant capricieux, subissant sans rien dire tous les sévices, toutes les cassures. Se faire casser pour mieux se faire réparer… Se faire cajoler après que l'enfant ait fait une grosse bêtise, être témoin des faiblesses, des secrets inavoués, comme un confident muet. Il souhaitait devenir le centre d'attention de ce gamin turbulent. Le petit poisson sans défense se faisant capturer par l'aigle dominant. Se faire dévorer tout cru avec consentement.
Ce visage d'une beauté féroce, le fascinait plus que le sien.
Depuis la nuit des temps des amants comme eux se cherchent pour enfin se rencontrer. Toute une vie, toute une éternité, au fil des réincarnations ou de simples existences propres à chacune. Parce que Minos a trouvé sa moitié qui lui insuffle à nouveau l'étincelle de vie trop longtemps éteinte. Parce qu'Albafica a découvert son double maléfique, celui qui pourrait faire ressortir tout le vice qu'il cherche à cacher.
Touche-moi, caresse-moi, embrasse-moi, serre-moi, fais-moi mal, fais-moi du bien, donne-moi du plaisir, aime-moi, tout simplement.
A présent que leurs routes se sont entrecroisées, ils ne voudront plus se séparer quoi qu'il en coûte. Leurs destinées n'étaient pas faites pour se joindre, et pourtant, ils n'ont rien prémédité, rien demandé. L'instant présent est plus fort que les doutes, les questions, que le futur… Seul compte ces yeux cobalts dans ceux anthracites qui reflètent des centaines d'étincelles. Seul compte cette bouche étirée d'un sourire carnassier s'approcher de celle fine frémissante et chaste. Ces corps qui se rapprochent dans une étreinte pure, véritable. Deux corps qui se cherchent dans les nimbes du plaisir.
Il est à moi et je suis à lui. Ses pensées les plus intimes je veux les connaître. Ses peurs, ses failles, ses défauts je veux tout savoir de cet être qui devient de plus en plus précieux à mes yeux. Je veux le rassurer et ne pas seulement le briser.
Je suis à lui et il est à moi. Son mur impénétrable je veux pouvoir l'ébranler, découvrir ses sentiments à mon égard. Pouvoir le faire plier à ma volonté pour qu'il m'avoue son amour, qu'il ne se cache plus devant moi. Qu'il soit franc et devienne un peu plus pur.
Quand un prédateur s'éprend de la proie sans défense. Quand la tarentule se meurt pour un papillon inaccessible, s'échappant facilement de sa toile d'Ariane. Reste avec moi ! Viens avec moi, peu importe où nous irons, du moment qu'on soit les deux. Nous vivront dans l'ombre s'il le faut.
Quand une proie se laisse emporter par un prédateur sanguinaire. Quand la minuscule souris réussit à dompter le redoutable lion des savanes, se laissant asservir pour mieux le contrôler. Lui et ses pulsions. Je veux partir avec toi, nous vivrons dans la lumière sans avoir honte de notre histoire.
Parce que Minos et Albafica reste un couple unique, improbable, irrévérencieux des règles. Parce que deux ennemis qui devaient s'affronter sont tombés éperdument amoureux l'un de l'autre. Deux âmes perdues qui se décèlent enfin.
Malheureusement, la Guerre elle, ne s'occupe pas des émotions des humains. Elle dévaste tout sur son passage en ne laissant que le chaos et le néant. Si l'un meurt sans l'autre cela finira en désastre. Minos ne veut pas vivre sans Albafica. Albafica ne se résout pas à mourir sans Minos. Une fois qu'on a goûté au bonheur on ne souhaite pas l'abandonner pour une cause perdue, surtout s'il nous reste que l'honneur d'avoir effectué son devoir. Mieux vaut s'éteindre en parjure et avoir profité de ses derniers instants en se sentant en vie plus que jamais, en se sentant aimé passionnément. En ne se souciant de personne.
Parce qu'il est temps à présent d'en finir, il est temps de mourir notre présence est révolue dans ce monde.
Je te donne la mort de mes propres mains, personne d'autre ne t'enlèveras à moi mon bel éphèbe azuré. Sois sûr que je te rejoindrais sous peu…
Je t'emmène avec moi dans mon agonie. J'emporte tes trésors, ceux que moi seul aient pu bénéficier. Je ne laisserais personne d'autre les posséder. Nous partons ensemble mon prince des ténèbres, tu vois, cela n'aura pas été long…
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Parce que Minos sans Albafica n'existe pas. Parce qu'Albafica sans Minos n'as pas de raison d'être.
FIN
