Réponse au commentaire:
Merci de ton soutient Aria, je suis contente que l'histoire te plaise toujours autant. J'espère que ce chapitre ne fera pas exception =) Sois patiente, et bientôt tu sauras tout sur le passé de notre petite Bara. Bonne lecture =)
Chapitre 09
Le temps du changement
Barar entra de sa mission de nuit, comme toujours et arriva dans la grande salle. Elle y trouva Hijikata pour lui faire son rapport, mais elle eut un moment de choc en posant les yeux sur lui. Ses cheveux avaient été coupés et ses vêtements troqués pour ceux d'une mode différente. Il était assis, droit, sur une chaise et posa ses yeux sur elle pour lui sourire gentiment.
- Pas de problèmes en vue ? demanda-t-il en se levant.
- Rien à signaler, répondit-elle, toujours un peu surprise de ce changement radical.
- Bien…
Elle allait demander à quoi tout cela rhymait quand d'autres firent leur apparition. Tous les capitaines se trouvaient affublé du même genre d'accoutrement. Elle resta un moment interdite et ouvrit la bouche pour parler mais fut une fois de plus interrompue par… Sôji. Lui aussi avait les cheveux coupés et portait un accoutrement étrange. Elle marcha vers lui et leva la main vers ses cheveux, attrapant l'une de ses mèches.
- Nouvelles dispositions du Shinsengumi, sourit-il.
- Hijikata dit que, parce que la guerre vire façon occidentale, on devrait s'habiller avec des vêtement occidentaux, marmona Heisuke.
- Dois-je… moi aussi… fit-elle un peu inquiète.
- Non, Bara, sourit Hijikata. Toi, tu es un ninja, un guerrier de l'ombre, pas un samouraï. Alors tu n'as pas besoin de changer tes habitudes, conclut-il.
Elle soupira de soulagement. Elle se rendit compte que tous les yeux étaient braqués sur elle… alors qu'elle tenait les mains de Sôji. Elle regarda ce dernier, ne sachant trop quoi faire ou dire. Il avait une expression sérieuse sur le visage mais ne lâcha pas pour autant ses mains. Il posa ses yeux sur ses camarades et croisa le regard amusé de Saitô, puis le regard un peu interrogateur des autres.
- J'ai quelque chose sur le visage ? demanda-t-il finalement.
- Non, fit Heisuke. Mais…
- C'est rien, on y va ! l'interrompit Sanosuke.
Ce dernier sortit avec Heisuke et Shinpachi et les autres capitaines, mis à part Sôji, pour croiser Chizuru à qui il sourit et dit bonjour. Chizuru rougit et les laissa passer avant d'entrer avec du thé. Elle alla saluer Bara, qu'elle n'avait pas encore vue et s'assit avec elle et Sôji.
- C'est un sacré changement, hein ? sourit-elle amusée de la réaction de Bara.
- Oui, il va falloir que je m'y habitue, soupira-t-elle.
Sôji lui pinça le bras, le regard courroucé. Bara se frotta le bras avant de sourire et de rire avec Chizuru. Chizuru, une fois seule avec les deux époux, s'enquérit de la santé de Bara. Elle lui recommanda, une fois de plus, de se ménager, ce à quoi Bara se contenta de sourire, comme elle le faisait toujours. Mais comme toujours, elle n'en ferait qu'à sa tête, ils le savaient tous.
Après ce petit moment de détente, Bara dut s'excuser pour partir en mission d'observation. Comme toujours, Sôji lui demanda d'être prudente, attention à laquelle elle sourit avant de l'embrasser et de disparaître dans la nature.
- Je suis toujours inquiète quand elle part seule, murmura Chizuru. Comme j'aurais voulu que Yamazaki-san soit toujours là. Au moins ils étaient deux à partir en mission...
- On ne peut pas la protéger de tout, soupira Sôji. Elle est indépendente et a un fichu caractère.
- Mais vous l'avez quand même épousée, Okita-san, sourit-elle amusée.
Sôji sourit, amusé. C'était vrai. Quand il repensait à leur rencontre, il ne pouvait s'empêcher de se dire que tout les opposait. La première chose qu'il lui ait dit, s'il se souvenait bien, était : "Je te tuerai". Et maintenant, ils étaient mariés et il n'imaginait pas un instant pouvoir lever la main sur elle. Tout ce qu'il voulait, c'était la protéger de tout. Chose qu'il ne pouvait pas faire.
Chizuru se décida finalement à retourner à ses corvées. Sôji, étant somnolant à cause du soleil, retourna se coucher. De toute façon, il était un soldat de la nuit, comme tous les Rasetsus.
Bara sautait de branches en branches, savourant le vent dans ses cheveux. Elle s'arrêta un instant pour souffler, calant son dos contre le tronc et laissant une de ses jambes pendre nonchalamment dans le vide. Elle réfléchit un instant à l'avenir qui se dessinait devant elle. Elle ne se faisait pas d'illusions, Sôji ne vivrait pas encore très longtemps. Que ferait-elle quand il ne serait plus là ?
Elle entendit le bruissement des feuilles, agitées par le vent. Elle se concentra sur son environnement, aux aguets. Puis elle se détendit. Elle ne sentait aucune présence. Elle se décida cependant à bouger, continuant son chemin, guettant le moindre signe annonciateur d'une attaque. Rien.
A la fois rassurée et mal à l'aise, elle rentra au quartier général. Elle sentait que quelque chose allait se produire. Mais elle ne parvenait pas à savoir quoi. Elle remarqua sur le retour, la chevelure rouge du Oni qui accompagnait souvent Kazama. Amagiri leva les yeux vers elle, s'inclina respectueusement et disparut. Au moins un qui ne lui voulait aucun mal. C'était déjà ça.
Quant à Shiranui, elle ne savait trop quoi penser. Il avait plusieurs fois lever son arme pour la tuer, et avait toujours semblé se raviser. Il l'avait protégée à plusieurs occasions et refusait de lui dire pourquoi ni qui elle était vraiment. Elle avait un sentiment mitigé à son égard. Elle ne savait pas si elle devait lui faire confiance ou non. Quelque chose en elle la poussait vers lui.
Elle comprit alors quel serait son avenir lorsque Sôji disparaîtrait. Elle devrait retrouver Shiranui et lui faire avouer tout, quitte à le torturer pour cela. Elle n'avait pas d'autre choix. Comment pourrait-elle se protéger à l'avenir si elle ne savait rien de son passé si ce n'est ce qu'elle semblait entrevoir dans ses rêves ?
Elle retourna à Edo où se trouvait encore le Shinsengumi. Bientôt ils partiraient pour une autre bataille. Elle savait que Kondo résidait en ce moment à une taverne pour recruter des hommes. Et bientôt il devrait porter de l'aide au château d'Osaka. Les idées des capitaines à ce sujet étaient pour le moins mitigées. Sanosuke et Shinpachi semblaient avoir des réticences et ne plus trop savoir où ils allaient.
Bara soupira et entra dans sa chambre pour trouver Sôji, endormi à la place qu'elle occupait habituellement. Elle ne put s'empêcher de sourire, sa journée illuminée par cette simple vision. Elle s'allongea à son tour, se blotissant contre son dos, avant que ses traits ne s'apaisent et que le sommeil ne la prenne.
La route vers le château serait longue, c'était une certitude. Les Rasetsus ne feraient pas parti du voyage, le soleil les rendant faible et somnolants. Malgré la demande de Sôji, Bara choisit de les accompagner. Elle ne faisait pas cela pour que Sôji s'inquiète pour elle, mais parce qu'elle devait le faire. Elle ne se supporterait plus si elle décidait de rester là à ne rien faire.
Chizuru choisit également d'être de la partie. Ce fait n'étonna personne. Nombre d'entre eux savaient que la jeune Oni ne pouvait pas quitter Sanosuke des yeux quand il rentrait dans son champ de vision. Mais tous se gardaient bien de faire un quelconque commentaire.
C'est le coeur joyeux et confiant que les nouvelles recrues suivirent leur chef, Kondô. Les capitaines, eux, étaient beaucoup plus inquiets. Même Hijikata semblait nerveux. Bara promit à Sôji d'être prudente et partie avant que ce dernier ne la retienne prisonnière entre ses bras. Le coeur gors, Sôji la regarda s'éloigner avec ses compagnons d'arme.
- Bara-san, fit Chizuru en vent calquer son pas sur le sien.
- Qu'y a-t-il ? s'enquit-elle.
- Tu es sûre que c'était une bonne idée pour toi de venir en désignant discrètement son ventre.
- Tout ira bien, sourit-elle. Et puis… je ne me le pardonnerais pas si je te laissais toute seule au milieu d'une bataille.
Chizuru en fut émue. Bara accompagnait leur expédition pour veiller sur elle. Bien que ce ne soit pas exclusivement pour cela, ça lui faisait chaud au coeur.
- Même si Harada-san ne laissera jamais personne te toucher, sourit Bara avec un regard sérieux.
Chizuru rougit immédiatement face à cette allusion. Elle ne pouvait s'empêcher de se demander si tout le monde l'avait remarqué, ou bien si Bara était la seule. Et pire… Est-ce que lui le savait ?
Un rire tonitruant attira l'attention des deux femmes. Shinpachi riait à gorge déployée et Sanosuke grimaçai. Apparemment, Shinpachi riait aux dépends de son compagnon d'arme. Bara entendit vaguement Sanosuke répliqué que lui au moins tenait l'alcool avant de voir Shinpachi fermer la bouche comme un poisson hors de l'eau, stupéfait.
- Au moins, il y en a qui sont de bonne humeur, fit Bara.
Ce à quoi Chizuru hocha la tête.
Ce ne fut que lorsqu'ils arrivèrent à mi-chemin de leur destination qu'ils apprirent qu'il était déjà sous le contrôle de l'ennemi. La nouvelle mit le feu aux poudres. Les jeunes recrues étaient prêtes à foncer tête baissé si leur chef le leur avait demandé. Et ils seraient mort avant même d'avoir atteint le château. Kondô ordonna un conseil de guerre avec les capitaines de division et Hijikata.
- Nous devrions faire demi-tour, dit immédiatement Shinpachi.
- Je suis d'accord avec lui, l'appuya Sanosuke. On ne peut entreprendre un siège qu'avec une force supérieure à celle des occupants. Force que nous n'avons pas.
- Et rentrer la queue entre les jambes ?! s'insurgea Kondô.
- C'est du suicide ! fit alors Bara qui se tenait adossée à un arbre, dans l'ombre.
Tous se tournèrent vers elle alors qu'elle s'approchait, silencieuse. Certes, elle n'avait pas été conviée, mais Kondô semblait ne pas se soucier de ce manquement aux règles. Il y avait un lien entre ces deux là que personne ne comprenait. Elle semblait être épargnée des colères de Kondô.
- Leurs troupes sont supérieures en nombre, et même si nous avions les Rasetsus avec nous, ils ont des balles en argent.
- Tu t'es aventurées aussi loin ? s'enquit Hijikata. C'était dangereux, tu aurais pu te faire tuer !
- C'est mon devoir d'espionner et de vous rapporter les informations, répliqua-t-elle.
- Tu es sûre qu'ils ont des balles en argent ? demanda Saitô.
Elle se tourna vers lui. Il ne semblait pas en colère qu'elle ait prit tous ses risques. Sans doute la comprenait-il. Ce qui l'intéressait pour le moment, c'était la véracité de ses propos. Elle acquiesça.
- Je l'ai senti, confirma-t-elle.
Après un moment de débat, Kondô décida qu'ils se rapprocheraient suffisamment pour observer ce qu'il se passait. Sanosuke et Shinpachi jurèrent avant de se retirer. Ils jugeaient la décision de part trop irréfléchie et suicidaire. Bara ne pouvait leur jeter la pierre, elle était du même avis, mais n'en fit rien paraître.
Le lendemain, Sanosuke et Shinpachi allèrent parler à Kondô. Ils voulaient l'autorisation de partir. Kondô ne la leur refusa pas, leur souriant tristement. Il comprenait leur choix, le Shinsengumi avait changé. Leurs idéaux divergeaient à présent. Ils firent leurs adieux aux autres capitaines, à Hijikata, et aux deux seules femmes.
- Chizuru-chan… Veux-tu venir avec nous ? proposa Sanosuke alors qu'ils s'apprêtaient à partir.
- Je…
- Tu devrais y aller… Dernièrement, Sannan me harcèle pour que je face partie de ses expériences, souffla Bara. Il ne tardera pas à se tourner vers toi, si ce n'est pas déjà le cas…
Chizuru baissa le regard. C'était apparemment déjà le cas. L'échappatoire que lui offrait Sanosuke était parfaite. Il ne la mettrait jamais en danger et la protégerait quoiqu'il arrive. Cependant, Chizuru hésitait toujours. Bara la poussa vers les deux hommes qui partaient.
- Va, tout ira bien, la rassura-t-elle.
- Tu ne viens pas ? demanda Chizuru.
Bara secoua la tête avec un sourire résigné. Malgré tout ce qu'elle disait, elle était consciente qu'ils allaient droit dans le mur et que la mort les attendait au tournant, alors autant que Chizuru soit sauve.
- Ma place est ici. Je veillerai sur Hijikata pour toi, sourit-elle.
- Bara-san…
Chizuru la serra dans ses bras, quelques larmes perlant à ses yeux. Bara les lui essuya avant de lui sourire et de lui souhaiter bonne chance. Chizuru s'éloigna pour rejoindre les deux hommes qui l'attendaient et se retourna une dernière fois.
- On se reverra un jour ? demanda-t-elle.
- Bien sûr, sourit Bara. Harada-san, Nagakura-san, faites attention à vous et prenez soin de Chizuru.
- Tu as ma paroles, sourit gentiment Sanosuke
Bara leur fit au revoir d'un signe de main et se détourna rapidement pour qu'ils ne voient pas ses larmes. En vérité, elle ne savait pas ce qui l'attendait réellement. Peut-être aurait-elle dû faire demi-tour, aller retrouver Sôji et le convaincre de s'enfuir avec elle, mais elle savait cela impossible. Sôji était attaché à Kondô, et elle comprenait cet attachement. Elle voulait protéger l'ami le plus cher de celui qu'elle aimait. Même s'il courait à sa perte, elle resterait avec lui jusqu'au bout.
Hijikata arriva à sa hauteur et s'arrêta pour la regarder alors qu'elle essuyait rapidement les marques de sa faiblesse. Il lui sourit tristement avant de finalement parler :
- Je me doutais que Chizuru partirait avec eux.
- Je l'y ai encouragé, souffla-t-elle. Navrée.
Hijikata ne releva pas. Qu'il ait éprouvé un intérêt pour Chizuru ne voulait pas dire qu'il était aveugle. Il avait bien vu que la jeune Oni avait fait son choix bien avant ce jour. Et ce n'était pas lui. Il en avait voulu à Sanosuke pendant un temps, mais à présent, il ne pouvait plus se voiler la face. Sanosuke était prêt à tout abandonner pour la femme qu'il aimait, alors que lui en retour n'aurait jamais pu abandonner le Shinsengumi.
- Tu aurais peut-être dû partir avec eux… déclara-t-il après un moment.
- Je ne peux pas, répondit-elle. Je ne peux abandonner Kondô, Sôji tient trop à lui…
Elle réalisa trop tard qu'elle venait de parler tout haut et plaqua sa main sur sa bouche. Elle leva les yeux vers Hijikata qui ne sembla pas vraiment surpris. A vrai dire, il souriait comme s'il venait d'avoir la confirmation d'un soupçon longtemps porté.
- Je me doutais qu'il y avait quelque chose, avoua-t-il. Kondô est au courant aussi, n'est-ce pas ?
- Oui… Sôji et moi nous somme mariés en présence de Kondô et Chizuru, répondit-elle.
- Je suis rassuré que Sôji ne soit plus seul…
Elle lui sourit gentiment et lui tapota l'épaule avant de retourner auprès de Kondô. Ils se mirent à discuter tous les deux comme de vieux amis. Hijikata se joignit à eux au bout d'un moment, prenant part à la discussion tandis qu'ils marchaient en direction d'une bâtisse perdu dans les bois pour établir leur campement et observer l'ennemis.
- Alors Chizuru est partie avec Sanosuke et Shinpachi, fit Kondô. Cela ne m'étonne qu'à moitié.
- L'inclination de Sanosuke pour Chizuru était évidente pour tout le monde, sauf pour elle. Et la réciproque est vraie aussi, soupira Bara.
- C'est souvent le cas, confirma Hijikata. Combien de temps a-t-il fallu à Sôji pour comprendre que tu l'aimais ?
Bara ne répondit pas, rougissant légèrement. Si l'on prenait les choses dans ce sens, il était vrai qu'eux aussi avaient tourné autour du pot un long moment. Puis les choses s'étaient accélérées d'un coup, comme une révélation soudaine.
- La question que je me pose maintenant, c'est combien de temps leur faudra-t-il à eux, rigola Kondô.
- Je crois qu'il leur faudra un petit coup de pouce, sourit Bara.
Kondô éclata de rire et Hijikata se prit à sourire. Kondô était heureux que le bonheur existe encore parmi eux après tout ce temps. Que Sôji et Bara se soient trouvés avait amené beaucoup de joie au chef du Shinsengumi. Et qu'à présent ce soit au tour d'une autre de ses protégées devait sans doute le combler.
Ils y étaient installés dans leurs repère depuis quelques heures à peine que la triste nouvelle arriva. Ils allaient être encerclés. Leur seul chance de rester en vie résidait dans le fait que Kondô se rende. Chose qu'Hijikata refusa immédiatement, appuyé par Bara. Kondô ordonna à tous ses hommes de partirent, ce qu'ils firent, obéissant aux ordres. Toutefois, Bara et Hijikata restèrent debout devant lui, refusant de partir.
- Toshi… Bara… Vous ne pouvez pas me laisser mourir comme je l'entends ? sourit-il tel un père à ses enfants.
- Je ne peux pas, cria Hijikata en serrant les dents. Il doit y avoir un moyen…
- Non… Vous devez partir ! ordonna-t-il.
Hijikata se figea et leva les yeux vers Kondô, plein de détresse et de douleur.
- C'est un ordre ? demanda-t-il la gorge serrée.
- C'est le seul moyen que j'ai trouvé, sourit le chef du Shinsengumi. Va et vis pour moi.
Hijikata, les dents serrés, se détourna et commença à partir, obéissant à l'ultime ordre de son ami le plus cher. Bara, elle, resta plantée devant lui, les larmes aux yeux. Elle fit un pas vers lui puis alla l'enlacer avec force pour lui dire adieux, acceptant finalement le choix de ce chef au grand coeur.
- Bara… je suis désolé, souffla-t-il.
- Soyez assuré, que l'enfant que j'attends, portera votre nom. Nous ne vous oublierons jamais, Kondô-san.
Il fut ému au larme et hocha la tête. Il lui fit alors signe de déguerpir avant que les hommes ennemis n'entrent dans la maison. Ils auraient tout juste le temps de s'enfuir grâce au sacrifice de Kondô.
Étant partis plus tard que les autres, Hijikata et Bara durent se frayer un chemin vers un lieu sûr à l'aide de leurs armes et de leur ruse. Ils s'en sortir tous les deux, mais Hijikata fut blessé par les balles ennemis. Bara dû le supporter et l'aider à marcher durant des longues heures pour enfin trouver refuge dans une taverne où d'autres hommes les avaient précédés.
Hijikata fut immédiatement pris en charge et Bara s'effondra de fatigue et de tristesse. Les blessures légères qu'elle portait n'étaient rien comparées à celles laissées par la perte d'un ami.
Et voici qui conclut ce chapitre. Je vous donne rendez-vous au prochain chapitre ! Djane ;)
