Je rappelle que les personnages de cet univers ne m'appartiennent en aucun cas, seul quelques personnages proviennent de mon imagination.
Je tiens également à rappeler qu'il est agréable pour un auteur, qu'il soit sérieux ou non, de recevoir des commentaires constructifs. Je déplore que peu d'entre vous ne daignent partager leur ressenti. Toutefois, voici le chapitre suivant. Je vous souhaite une bonne lecture.
Chapitre 16
Mémoire de Sang
Ils se mirent en route, marchant en silence, dans la nature, s'éloignant à chaque pas du clan impérial... du clan de Soren. Mais avant qu'ils ne soient bien loin, une odeur se fit sentir, une odeur qui leur prit les narines et qui embrasèrent leurs sens. Alors l'horreur se lut dans leurs yeux tandis que leurs corps se figeaient, devenant aussi immobiles que des statues. L'odeur de sang embaumait l'air, funeste message que le vent, simple messager, venait leur apporter.
Soren grisée d'horreur, sortit de son immobilité pour chercher d'où venait l'odeur du sang. Elle se retourna, humant l'air et tentant de savoir d'où le vent leur parvenait. Elle ne fut pas longue à comprendre l'endroit d'origine de cette odeur alors que ses yeux s'aggrandissaient de terreur. Son clan. Quelque chose était arrivé à son clan. Ses peurs étaient en vérité devenus réalités. Sa crainte qu'une fois en cavale son clan n'en subisse les conséquences, était maintenant la vérité.
- Soren... commença Shiranui.
Malheureusement il n'eut pas le temps de lui dire d'être prudente ou quelque mise en garde que ce soit. Elle était partie comme une furie, le désespoir décuplant sa vitesse. Il jura entre ses dents avant de vérifier que son arme était prête à l'emploie et se précipita à la suite de sa protégée. Il savait bien qu'il était inutile d'essayer de la raisonner et de lui dire de ne pas s'en mêler. Tout ce qu'il pouvait faire, c'était l'accompagner et la protéger.
Quand la lisière fut en vue, Shiranui parvint enfin à la rrattraper et l'emprisonna dans ses bras. Elle se débatit de toutes ses forces mais il ne lâcha pas prise. Il tint bon malgré la douleur qu'elle venait de lui occasionner dans le plexus. Son coup de coude avait été magistrale, il ne pouvait pas le nier, la grimace qu'exprimait son visage était une preuve suffisante.
- Soren... écoute-moi. Ne fonce pas tête baisée, souffla-t-il, peinant à respirer. C'est sûrement ce qu'ils attendent : que tu te montres sans réfléchir, sans défense, pour t'éliminer à ton tour. Réfléchis je t'en prie...
Elle se calma, les sanglots faisant trembler tout son être avant de se retourner pour se blottir contre lui, cachant son visage mouillé de larmes dans son torse. Il lui caressa doucement le dos, tous ses sens en alerte, guettant le moindre bruit, la moindre odeur, aussi subtile soit-elle, à travers celle entêtante du sang. Il ne sentait aucune présence, n'entendait aucun bruit lui permettant de dire si quelqu'un les avait repérés.
Lentement, il l'éloigna de lui et plongea ses yeux dans ceux de Soren. Elle semblait si anéantie qu'il en eut un coup de coeur douloureux. Il lui caressa la joue, remettant une de ses mèches de cheveux derrière son oreille.
- Reste près de moi, ne t'éloignes surtout pas, compris ? lui dit-il, obtenant un vague hochement de tête de sa part, avant de lui prendre la main.
Il sortit alors avec elle de la cachette protectrice qu'offraient les arbres et ils purent ainsi être témoins de la scène de carnage. Le sol était imbibé du sang du clan de Soren. Les corps, masculins ou féminins, gisaient inerte sur la terre et l'herbe rougis de leur sangs. Son regard observait se paysage de mort désolant, le vague à l'âme. Il savait très bien qui Soren cherchait du regard parmi les corps jonchant le sol.
Il les trouva avant elle et voulut un instant la forcer à fuir, ne pas voir ce paysage de cauchemar. Mais il se reteint. Elle ne le lui pardonnerait pas et elle devait affronter sa souffrance en face, et non la fuir pour se laisser finalement détruire par elle. Elle échappa à son étreinte et se précipita vers un corps sans vie.
- Non, hurla-t-elle, la colère et la détresse faisant dérailler sa voix.
Ses yeux virèrent à l'or tandis que ses cheveux pâlissaient à vue d'oeil. Elle serrait le corps sans vie de sa soeur, tachant ses affaires de son sang, sa joue reposant sur le sommet du crâne de cette pauvre victime tandis qu'elle la berçait. Des larmes coulaient le long des joues de Soren, se mêlant au sang de sa soeur qui maculait sa joue.
Hanabi gisaient là, inerte, le visage inexpressif. Elle était-elle une poupée de chiffon dans les bras de Soren. La blessure qui lui avait été fatale se trouvait juste entre ses seins. Il n'était pas difficile d'imaginer la scène. Cette dernière se joua dans l'esprit de Soren. Sa soeur, innofensive, sans défense, suppliant son meurtrier de l'épargner alors qu'elle était à terre. Et la lame qui le transperçât de part en part.
Il ne lui avait laissé aucune chance. Il avait été impitoyable. Comment pouvait-on tuer de sang froid une femme implorant pour sa vie, désarmée et à terre ? C'était un manquement à l'honneur, à la voie du Oni. Et ils allaient tous le lui payer... de leur vie.
- Je les tuerais... je les tuerais tous, jurait-elle entre ses dents tout en pleurant.
Shiranui s'approcha mais ne vint pas s'interposer. Il ne savait ni quoi lui dire, ni quoi faire. Comment pourrait-il ne serait-ce que lui dire ce qu'il avait compris ? Il reconnaissait à présent une odeur, tellement peu présente qu'elle avait failli lui échapper si elle ne lui avait pas été aussi familière. Non, il ne pouvait pas lui dire. Il devrait agir seul, rendre justice pour elle et son clan lui-même. Et il le ferait. Il attendrait le bon moment pour venger ces pauvres victimes d'une guerre de pouvoir.
- Soren, nous ne devons pas nous attarder, dit-il immédiatement après avoir entendu un bruit suspect.
- Non... sanglota-t-elle.
- Vite Soren ! s'exclama-t-il en la forçant à se lever pour le suivre. Ils arrivent.
Il se mit à courir, l'emmenant le plus loin possible, espérant que les assassins ne puissent jamais la retrouver. Elle devait disparaître, se cacher. Le plus vite elle serait à l'abri, le mieux ce serait.
Il la poussa dans les buissons juste attends pour la protéger d'un kodachi qui vint se ficher sur le tronc de l'arbre le plus proche. Elle tomba parmi les ronces, s'égratignant le visage, les mains et les bras. Elle resta cependant silencieuse et immobile malgré la douleur. Elle entendait les coups de feu provenant sans aucun doute de l'arme de Shiranui.
- Soren, fuis ! lui hurla-t-il tout en esquivant une lame et en envoyant son pied dans le visage de l'un des ennemis qui l'encerclaient.
- Je ne peux pas te laisser, répondit-elle en se relevant tout en dégaînant son sabre.
Elle fit un pas en arrière pour adopter une position défensive et perdit un instant l'équilibre. Elle jeta un coup d'oeil derrière elle pour constater qu'elle était à la limite de tomber de la falaise. Elle se concentra sur le combat et l'un des assassins profita du fait que Shiranui était débordé et s'approcha d'elle avec un sourire carnassier.
- Il ne doit y avoir aucun survivant, désolé Princesse, fit-il en levant son sabre dans l'intention de l'abattre sur elle.
Elle esquiva d'un pas sur le côté tout en se baissant, lui entaillant le ventre dans le procssus. L'assassin mordit la poussière et elle se précipita vers Shiranui. Ce dernier remarqua qu'elle n'avait pas obéit et la colère commença à jouer sur ses nerfs. Ses yeux, deux orbes dorés, se fichèrent dans ceux de son ennemis et il appuya sur la gachette de son arme. La balle traversa la tête d'un de son assaillant avant qu'il ne se baisse pour éviter un sabre qui aurait dû lui trancher la tête et se redressa, colla l'arme sur le front de son ennemis pour appuyer sur la gachette.
Il ne put pas éviter un autre sabre qui lui perfora le flanc dans une plaintes sourde. Il frappa son adversaire avec une telle violence que ce dernier vola plusieurs mètres plus loin. Shiranui appuya sur sa blessure, constatant qu'ils étaient en bien mauvaise posture. Il était blessé, Soren était fatiguée, et d'autres hommes continuaient d'arriver. Il réfléchit rapidement à leurs options et en vint à la conclusion que s'il ne pouvait pas les sauver tous les deux, il pouvait au moins la sauver elle.
Elle se défendait avec assurance, malgré son état de fatigue, et ne laissait rien voir de ses faiblesses. Elle esquiva un énième assaut et se débarrassa d'un de ses ennemis dans le procès, lui coupant la gorge avant de lui transpercer le coeur. Elle le repoussa et fit de nouveau face à ses autres assaillants, débarassant sa lame du surplu de sang d'un mouvement sec. Elle se remit en position défensive, attendant qu'ils daignent l'attaquer.
Shiranui serra les dents et puisa dans ses forces pour éliminer chacun de ses agresseurs pour se rapprocher d'elle. Bientôt il parvint à son niveau, se mettant dos à dos avec elle. Il tirait sur leurs ennemis tandis qu'elle les embrauchait. Elle était courageuse, mais le courage ne suffirait pas, Shiranui le savait. Ils arrivaient au bout de leurs forces et bientôt, s'ils ne faisaient rien, ils mourraient tous les deux.
Alors, dans un moment de cours répit, il attrapa sa main et la ramena contre lui, se moquant bien de tacher un peu plus les vêtements de Soren avec son propre sang, et l'embrassa avec tendresse et désespoir. Elle dut sans doute le sentir, ce que lui confirma son regard quand il plongea ses yeux dans les siens.
- Je t'aime... murmura-t-il.
Elle n'eut pas le temps de comprendre, de lui demander pourquoi il semblait si résigné. Alors qu'un de leurs assassins se précipitait vers eux, sabre devant, il la poussa en arrière la faisant basculer de la falaise. La lame lui transperça l'abdomen alors qu'il la regardait tomber dans le vide, une larme coulant sur sa joue. Il s'effondra, inconscient alors qu'elle hurlait son nom et que le vide l'aspirait. La chute ne pouvait pas être mortelle pour un oni, mais elle n'en était pas moins désagréable et douloureuse.
Elle sentit la fraicheur de l'eau lui mordre la peau. Sous le choc, l'air s'était échappé de ses poumons et elle suffoqua, tentant de remonter à la surface malgré ses membres douloureux et engourdis par le froid de l'eau. Maladroitement, elle parvint à la surface à tend, suffoqua en essayant de reprendre son souffle et coula de nouveau, emportée par le tumulte de l'eau. La rvière aux apparences si paisibles, se déchaînaient en un courant invincible.
Quand elle parvint de nouveau à remonter à la surface, elle avala plusieurs fois la tasse et toussa tout en essayant de se maintenir à flot. Son coeur battait douloureusement suite à l'effort qu'elle devait fournir pour survivre. Elle se débattait malgré la fatigue. Elle tenta de reprendre ses esprits, essayant de se diriger vers la rive pour sortir de ce lit infernal.
Après plusieurs minutes, elle n'en pouvait plus et compris que la fin était proche. Les larmes lui brouillèrent la vue alors que des flash assaillaient son esprit. Shira-chan...
Le courant l'emporta violemment contre un rocher émergeant à moitié des eaux tumultueuses. Elle tenta de s'y accrocher en vain mais la violence du choc lui coupa le souffle et lui déboîta l'épaule. Elle lâcha un cri qui fut étouffé par l'eau trop heureuse de s'engouffrer là où elle le pouvait.
Elle toussa et manqua de s'étouffer avant de tenter à nouveau d'échapper aux flots meurtriers. Elle nagea du mieux qu'elle pu malgré son bras inerte. Elle fut de nouveau emportée cette frois contre un tout petit rocher qui lui écorcha la cuisse. Elle serra les dents et se débattit pour maintenir sa tête hors de l'eau.
Elle tenta tant bien que mal de contrôller sa trajectoire, évitant plusieurs rochers sans pour autant parvenir à s'y aggriper pour avoir un semblant de répit. Sa main glissa à nouveau sur la surface trop lisse d'un rocher poli par l'eau de la rivière malgré tous ses efforts pour s'y accrocher.
Dans le processus, elle s'était retrouvée face au courant et ne vit pas le rocher suivant. Elle se fracassa contre celui-ci, se cognant violemment la tête. Elle sombra dans les ténèbres...
Sanosuke posa délicatement un linge trempé d'eau fraîche sur le front de Bara. Son visage était par moment calme, et en d'autres moments ravagé pas la souffrance. Il ignorait de quoi elle rêvait, si toutefois elle rêvait vraiment. Il remonta les couvertures sur elle et attendit, assis à côté d'elle, son menton reposant dans la paume de sa main.
Chizuru arriva à ce moment, portant l'enfant enroulé dans des couvertures chaudes. Il ne pleurait pas comme il s'y serait attendu. Le petit faisait déjà ses nuits. Toutefois, la faim finissait toujours par le réveiller, et la seule chose qu'ils pouvaient faire pour le moment, c'était de le poser sur le ventre de sa mère et le laisser têter jusqu'à ce qu'il ne se rendorme.
- Sanosuke, souffla-t-elle.
- Qu'y a-t-il ? demanda-t-il en se relevant pour s'approcher d'elle.
Chizuru semblait en proie à l'angoisse. Elle s'inquiétait pour Bara, ce qui était tout à fait normal. Après tout, c'était son amie, la seule femme avec laquelle elle pouvait parler ici. De plus, elle s'inquiétait aussi pour l'enfant de Bara. Il n'était pas vraiment humain, comment savoir de quelle façon s'en occuper ?
- Ça fait déjà deux jours, souffle-t-elle inquiète.
- Elle va se réveiller, ne t'en fais pas, la rassura-t-il. Je pense qu'elle a besoin de temps pour remettre les choses en place.
Chizuru resta un moment silencieuse, berçant pensivement le bébé avant de reporter son regard dans le sien.
- Tu en es sûr ? s'enquit-elle, pleine d'espoir.
- Oui, ne t'inquiète pas... Bara est forte et extrêmement têtu. Après tout elle a bien réussi à avoir Sôji à l'usure, sourit-il.
- J'aurais plutôt dit qu'il avait été à ses pieds dés le premiers regard, répondit-elle.
Sanosuke se mit à rire. Il en avait bien besoin. Cela faisait deux jours que Bara dormait, que Shiranui avait à nouveau disarut, et que le bébé était né. Quand allait-elle se réveiller ? Se souviendrait-elle de son passé ? Tant de questions auxquelles ils n'avaient aucune réponse.
Sanosuke et Chizuru se relayaient à son chevet, veillant à ce qu'elle ne prenne pas froid. Chizuru lui faisait boire un peu d'eau toutes les heures pour qu'elle ne se déshydrate pas. Elle venait de changer le linge pour lui éponger le front quand quelqu'un vint frapper à la porte. Elle veilla à ce que Bara n'ait besoin de rien, que le bébé qui dornait contre elle dorme profondément, avant de se lever pour aller ouvrir.
- Est-ce que Harada-san est ici ? s'enquit un homme.
- Il est en ville, répondit-elle. Il a été appelé un peu plus tôt dans la matinée pour un problème avec des rônins.
Un sourire étira les lèvres de l'homme. Chizuru se sentait un peu mal à l'aise. Quelque chose dans le regard de cette homme la terrorisait. Elle allait lui dire qu'elle avait des choses à faire, mais avant qu'elle ne puisse ouvrir la bouche, l'homme dégaîna son sabre alors que ses yeux viraient au rouge et que ses cheveux pâlissaient à vue d'oeil. Les yeux de Chizuru s'agrandir d'effroi. Elle recula et ferma la porte, la verouillant au mieux, consciente cependant que rien ne pourait retenir cet homme bien longtemps.
Elle s'appuya contre la porte et chercha, paniquée, quelque chose pour se défendre. Son Kodachi était trop loin, elle ne pouvait pas manier une de lances de Sanosuke, ni se battre à main nues. Elle se força à ralentir sa respiration et posa ses yeux sur Bara qui dormait toujours. Elle se rapproca d'elle silencieusement alors qu'on essayait d'enfoncer la porte. Elle devait déplacer Bara pour la mettre en sécurité, du moins mettre l'enfant en sécurité.
Au moment où elle prenait le bébé dans ses bras, la porte céda et l'homme se précipita à l'intérieur.
Soren ouvrit les yeux et bondit sur ses pieds. Elle ne savait pas où elle était. Une jeune femme se tenait dans la pièce avec un bébé dans les bras tandis qu'un homme, sabre dégaîné, s'avançait d'un pas menaçant.
Soren se mit en position défensive, cherchant son sabre qui n'étais pas en vue. Elle jura et chercha pour un de ses poignards sur elle, qu'elle ne trouva forcément pas. La jeune femme restait figée de surprise tandis que Soren s'élevait en rempart de protection.
L'homme lâcha un grognement de contrariété. Apparemment il aurait préféré qu'elle soit toujours inconsciente pour l'achever, car pour Soren, il était évident que cet homme cherchait à la tuer elle. Si elle avait survécu à la noyade, cet homme là allait faire en sorte qu'elle meurt.
Il fonça sur elle et elle l'esquiva, lui tordant violemment les poignets tout en récupérant son arme pour s'en servir contre lui, l'enfonçant violemment dans son coeur. Le Oni, étrange d'ailleurs puisque ses yeux étaient rouges, suffoqua avant de tomber à terre, inerte.
Soren reprenait lentement son souffle avant de se retourner vers la jeune femme, toujours assise avec le bébé dans les bras. Elle n'avait pas bougée, se remettant sans doute de la peur occasionnée.
- Bara-chan ?
Soren pencha la tête sur le côté, ne comprenant pas trop qui la jeune femme appelait. Elle ne la ressentait pas comme une ennemis, alors que vu tout ce qu'elle avait subit, Soren avait de quoi se méfier de tout le monde.
Le bébé se mit à pleurer, sortant Soren de ses pensées. Elle tourna son regard vers lui et s'apperçut qu'il lui tendait ses petites mains. La jeune femme lui passa immédiatement l'enfant qui se blottit contre elle en se calmant. Quand il ouvrit les yeux, elle eut comme un choc. L'enfant n'avait pas les yeux de la jeune femme, non. Il avait ses yeux à elle, et des cheveux à mi-chemin entre le noir et le brun roux.
Elle regarda la jeune femme sans comprendre. Que se passait-il, où se trouvait-elle ? Mais la seule question qui lui vint à l'esprit n'avait rien à voir avec tout cela.
- Où est-il ? demanda-t-elle.
- Qui ? s'étonna la jeune femme.
- Shiranui.
Chizuru ouvrit la bouche puis la referma. Pourquoi son amie se comportait-elle de manière si étrange ? Et puis... elle semblait en plein terrain inconnu, comme si les années qu'elles venaient de passer ensemble n'avait jamais existé. Et puis que pouvait-elle bien lui dire au sujet de Shiranui ? Elle ne savait rien de l'endroit où cet Oni se cachait. Il avait disparu juste après l'avoir sauvée. Elle resta alors silencieuse, incapable de lui répondre.
Fin du Chapitre 16
