Chapitre 18

Famille


Elle bondit de la branche sur laquelle elle se tenait pour tomber face à la personne qu'elle attendait. L'homme la regarda avec un visage impassible un instant, immobile. Il ne semblait pas effrayé, ni très surpris. Il avait sans doute sentir sa présence. Elle se doutait de ce qu'il pensait à ce moment ? Qui était le ninja qui se tenait devant lui et que lui voulait-il ? Elle se redressa et retira l'étoffe qui lui masquait la moitié du visage.

- J'ai à te parler, Amagiri, dit-elle alors.

- Que puis-je pour vous, Hime-sama ? s'enquit-il alors en inclinant légèrement la tête.


Soren rentrait chez Sanosuke et Chizuru quand un enfant se précipita vers elle, bras tendus. Elle se baissa et attrapa la petite tornade rouquine aux yeux vert dans ses bras. Elle le serra fort contre elle, à la fois apaisée et heureuse. Puis elle le reposa au sol et le regarda avec tendresse.

- Tu as été sage, Isami ? s'enquit-elle.

- Oui, maman, dit-il avec un grand sourire qui lui rappela un instant Sôji et la rendit quelque peu mélancolique.

Chizuru arriva à ce moment et eut une expression de grand soulagement en la voyant indemne. A force de partir en mission de reconnaissance, seule, Chizuru craignait toujours qu'on ne vienne la voir pour lui annoncer une sinistre nouvelle. Elle avait beau se dire que Soren avait survécu à bien des épreuves et qu'elle savait se défendre, cela ne la rassurait pas d'avantage.

Sanosuke suivait Chizuru, s'essuyant le front après avoir sans doute effectué quelques travaux. Il ne changeait pas, toujours aussi charmeur et souriant. Il suffisait que ses yeux se posent sur Chizuru ou bien Isami, pour qu'il s'attendrissent. Soren ne faisait pas exception d'ailleurs. Il l'avait sauvée, recueuillie, s'était entraîné avec elle quand cette dernière le lui avait demandé... Elle était pour lui la soeur qu'il n'avait jamais eu.

Il accueillit Soren d'une accolade fraternelle. C'était bon de la revoir saine et sauve après une semaine sans nouvelles d'elle.

- Isami, tu as oublié ceci, fit Chizuru en lui tendant un petit lacet de cuir.

- Ah, fit-il en courant vers elle.

Elle sourit en s'agenouillant pour lui attacher les cheveux afin qu'ils ne viennent pas le gêner en se mettant devant ses yeux. Quand cela fut fait, il remercia ça "tante" pour revenir vers sa mère et se serrer contre elle. Soren le souleva dans ses bras et l'embrassa dans le cou, le faisant rire aux éclats, avant de le reposer par terre.

- As-tu trouvé ce que tu cherchais ? s'enquit Sanosuke alors qu'Isami se remettait à courir, petite boule d'énergie qu'il était.

Soren lui fit signe de venir avec elle tandis que Chizuru était embarquée, malgré elle, par Isami qui voulait lui montrer "quelque chose de génial". Connaissant le père de cette petite boule de nerf, Soren se doutait bien du genre de "choses géniales" qu'il pouvait avoir à lui montrer.

Elle alla s'asseoir avec Sanosuke dans la salle à vivre et attendit qu'ils soient tous deux bien installer devant une tasse de thé pour prendre la parole.

- Oui, j'ai trouvé Amagiri, répondit-elle à sa question.

- Que t'a-t-il dit ? s'enquit-il avec un regard attentif.

Les yeux de Soren se voilèrent légèrement ce qui amena Sanosuke à penser que ce qu'il lui avait dit ne l'avait en rien rassurer sur le sort de Shiranui et n'avait pas dû l'aider beaucoup à avancer dans son enquête sur celui qui avait anéanti sa vie.

Alors que les images défilaient dans sa tête, elle relata tout ce qu'elle avait appris. Elle avait en effet trouvé Amagiri en pleine terre sauvage, seul. Il n'avait pas semblé si surpris que ça de la voir. Il n'avait eut aucun geste menaçant envers elle et s'était même incliné en la reconnaissant.

- J'aimerais te parler au sujet de l'éradication de mon clan, lui avait-elle annoncé.

Il avait acquiescé avant de lui proposer de marcher un peu avec lui. Elle s'était exécutée après un instant de réflexion, peu désireuse d'indisposer celui qui allait peut-être l'aider à voir le fond de cette histoire. Après un temps de silence, Amagiri s'était décidé à parler.

- Je regrette, Hime-sama, mais je n'ai aucune idée de celui qui se cache derrière tout ça, avait-il dit.

- Est-ce que quelqu'un serait susceptible de savoir quelque chose ?

Amagiri avait réfléchi un moment, se caressant le menton de la main avant de reporter son regard sur elle. Il avait dû peser le pour et le contre un bon moment avant de finalement reprendre la parole.

- Il se peut en effet qu'il y ait quelqu'un, avait-il acquiescé.

- Amagiri, il faut absolument que tu m'aides. De ce que j'apprendrais sur le fomenteur de cette assassinat dépend la vie de Shiranui, lui avait-elle alors expliqué.

Il l'avait regardée avec étonnement. Soren se mordillait la lèvre, un peu réticente à lui en révéler plus. Était-ce vraiment une bonne idée de lui avouer ce qui la liait à Shiranui ? Pour autant qu'elle en savait, elle n'avait aucune garantie qu'Amagiri soit véritablement dans son camp. Mais si elle voulait absolument qu'il l'aide, il allait falloir qu'elle soit prête à prendre quelques risques. Pour Shiranui, elle était prête à prendre tous les risques.

- Shiranui est lié à moi, Amagiri. Et j'ai de bonnes raisons de croire que sa disparition est liée à l'éradication de mon clan dont il m'a sauvée.

- Vous voulez dire que Shiranui Kyô est... notre souverain ? avait-il alors demandé en écarquillant les yeux.

- Au même titre que je suis ta souveraine, avait-elle acquiéscé. Mais je suppose que tu devais t'en douter, non ?

- J'ai toujours cru que Kazama avait été choisi pour succéder à votre père et gouverner à vos côtés, avait-il alors nié.

Soren avait eut un triste sourire avant de lui dire qu'il avait raison. Puis de lui expliquer comment de fil en aiguille, elle avait décidé de lier son existence à son garde du corps qui n'avait sûrement rien à envier à Kazama. Et d'après ce que Amagiri avait pu constater par le passé, Shiranui avait en effet fait preuve d'une grande puissance, surtout quand Kazama le provoquait.

- Je vais retrouver cette personne, Hime-sama, et je reviendrais vous faire mon rapport, avait-il alors énoncé avant de disparaître.

Sanosuke resta pensif après tout ce que venait de lui révéler Soren. Il ne pouvait s'empêcher de se demander si Amagiri était vraiment digne de confiance. Après tout, ils ne connaissaient rien de lui et il craignait que Soren n'ait fait une grosse erreur en se confiant à lui. Cependant, il ne lui en fit pas part, espérant que ses craintes n'étaient pas justifiées. Ils décidèrent d'aller retrouver Chizuru et Isami dehors pour oublier un peu ce qui se tramait en ce moment dans le monde des Onis.

En regardant Isami, Soren ne put s'empêcher de penser au temps qui avait passé depuis sa venue au monde. Deux ans avaient passés depuis, et Isami ressemblait à un enfant de cinq ans avec la même maturité, si ce n'est un peu plus. Il ressemblait tant à son père que parfois elle avait l'impression de le revoir en plongeant son regard dans le sien. C'était douloureux par moment, mais elle se forçait à sourire.

- Sôji te manques, n'est-ce pas ? souffla Chizuru à côté d'elle.

- Oui, murmura-t-elle. La part de moi qu'est Bara, le pleure encore et se languit de lui, mais l'autre part de moi ne pense qu'à Shiranui.

- C'est assez compliqué, hein ? sourit-t-elle gentiment.

- Tu n'as pas idée...

Isami revint vers elle et l'entraîna à sa suite pour lui montrer sa nouvelle trouvaille. Soren se laissa faire avec le sourire, amusée par l'énergie dont ce petit bout d'homme faisait preuve. Sôji avait-il été aussi hyperactif quand il était petit ? Elle l'ignorait et personne ne pourrait le lui dire à présent. Les seuls qui l'avaient connu enfant, n'était plus de ce monde pour lui en parler.

Après une après-midi bien chargée, Isami finit par s'endormir, exténué, laissant un peu de répit aux adultes pour discuter tranquillement. Ils mangèrent ensemble, discutant de tout et de rien. Soren s'en voulait de s'immiscer ainsi dans leur vie de couple. Elle avait l'impression que sa présence les freinait en quelque sorte. Mais Chizuru ne s'en plaignait jamais, Sanosuke non plus.

- Dis Sanosuke, commença Soren, captant immédiatement son attention. Sais-tu si Sôji avait encore de la famille ?

Sanosuke fronça légèrement les sourcils, perplexes. Malgré cette question inattendue, il s'efforça de réfléchir, de chercher dans sa mémoire pour lui donner une réponse. Il avait vaguement entendu parler d'une soeur lorsqu'il avait discuté avec Hijikata, mais de là à savoir si elle était toujours en vie, il l'ignorait.

- Je pense qu'il devait avoir une soeur, d'après ce que m'a dit Hijikata, mais j'ignore si elle est toujours vivante. Pourquoi cette question ?

- Je me rends compte que je connaissais si peu de choses sur lui. Alors j'espérais trouver quelqu'un qui pourrait me parler de son enfance, qui il était avant de devenir un Samouraï...

Sanosuke soupira. Il voyait à présent le pourquoi du comment. Il se doutait que Soren voudrait un jour quitter ce foyer que Chizuru et lui lui avait offert. Il ne s'attendait cependant pas à ce que ce jour arrive si tôt. Trouver la soeur de Sôji, si toutefois elle était vivante, serait un moyen à la fois d'en connaître plus sur lui, mais aussi de permettre à Isami de connaître sa famille, ce contre quoi Sanosuke n'avait rien à redire.

- Elle s'appelle Mitsu, c'est tout ce que je sais. Peut-être vit elle encore à Shirakawa.

- Ce n'est pas loin d'Edo, souffla Soren, pensive.

- Bara-chan... commença Chizuru, voyant où cette discussion les emmenait. Quand comptes-tu partir ? se résigna-t-elle en sachant très bien qu'elle ne pourrait pas la faire changer d'avis.

Soren réfléchit un moment. Elle ne pouvait pas partir du jour au lendemain. Il allait falloir qu'elle parle à son fils, qu'elle lui explique tout. Elle ne doutait pas qu'il serait impatient de rencontrer quelqu'un pour lui parler de son père, mais de là à ce qu'il soit près à partir de chez Chizuru et Sanosuke qu'il considérait comme sa tante et son oncle, c'était une tout autre histoire.

- Dans deux semaines je pense, souffla-t-elle. Hey, ne t'en fais pas, nous ne sommes pas sans nous revoir, sourit-elle pour la rassurer.

- C'est vrai, concéda Sanosuke. Promets-nous juste d'être prudente, termina-t-il.

- Je le serai.

Sanosuke avait beau être conscient que Soren tiendrai sa parole, cela ne l'empêchait pas de se faire du soucis. Parfois, la prudence ne suffisait pas. Il l'avait appris à ses dépends. Soren était plus solide qu'elle n'y paraissait, mais même la plus solide des personnes se brise un jour. Et ce jour là, il espérait ne jamais le voir arriver.

- Dans ce cas, je t'accompagnerai jusqu'à Edo, conclut Sanosuke, plus pour rassurer Chizuru que par nécessité. Et ne t'avises pas de refuser !

- Je n'oserais pas, voyons, sourit-elle, amusée. J'en serai ravie, Sano.

Il en fut à la fois rassuré, et amusé. Elle avait pris cette habitude qu'avait eu Heisuke et Shinpachi de l'appeler par ce diminutif. C'était un signe d'affection qu'il ne rejetait certes pas. Bien au contraire, ça lui faisait chaud au coeur. Même si ils ne partageaient aucun lien du sang, ils étaient tous une seule et même famille, et le resterait quoiqu'il advienne.

Isami s'accrochait au cou de Chizuru, pleurant et refusant de partir. Chizuru ne savait plus quoi faire et lançait un regard d'excuse à Soren. Il était évident qu'Isami s'était beaucoup attacher à Sanosuke et elle, et Soren ne leur en tenait pas rigueur. Après tout, lorsqu'elle s'absentait, c'était eux qui veillaient sur lui.

Soren soupira et sagenouilla près d'Isami. Elle lui carressa doucement les cheveux pour lui murmurer des mots réconfortants à l'oreille, qu'ils n'étaient pas sans les revoirs, que tout se passerait bien. Isami releva la tête vers elle et renifla, ravalant ses sanglots pour lui demander :

- Tu me le promets ?

- Oui, bien sûr, lui répondit-elle avec un sourire tendre.

Alors, Isami se détache de Chizuru et leva les bras vers sa mère pour qu'elle le soulève dans ses bras. Sanosuke entra alors et embrassa Chizuru. Il se pencha à son oreille pour lui murmurer qu'il reviendrait très vite auprès d'elle et qu'elle ne devait pas s'inquiéter. Chizuru acquiesça avec courage et lui souris.

- Soyez prudents tous les trois.

- Promis, répondirent Soren et Sanosuke ensemble.

Puis il sortirent de la maison. Sanosuke avait préparé deux chevaux pour le voyage. Ils auraient pu faire le chemin à pied, mais avec Isami, mieux valait y aller à cheval. Ce serait moins fatiguant et plus rapide. Ils mirent le pied à l'étrier et se hissèrent sur le dos de leurs montures et Isami se serra contre sa mère alors que celle-ci, l'encadrant de ses bras, attrapait les raines.

- En avant, dit-elle alors avant de talonner sa monture qui partit au galop, suivie de celle de Sanosuke.

Ils galopèrent pendant un moment avant de faire une pause pour reposer leur monture. Soren et Sanosuke mirent pieds à terre. Soren tendit les bras et attrapa son fils pour l'aider à descendre, puis, prenant les raines dans une main et la main de son fils dans l'autre, elle se mit à avancer, imitée par Sanosuke.

- Nous devrions arriver dans la soirée, je pense, dit-il calmement.

- Le principal, c'est que nous arrivions, mais je m'en voudrais de t'éloigner trop longtemps de Chizuru, sourit-elle.

- Elle est forte et capable de se débrouiller, répondit-il. Parfois j'aimerai qu'elle se repose plus sur moi.

Soren ne put s'empêcher de sourire. Combien de fois Sôji lui avait-il fait se reproche ? Et Shira-chan ? Il fallait se rendre à l'évidence, même si Chizuru manquait parfois de confiance, elle se débrouillait toujours seule. Ce n'était pas Soren qui allait lui jeter la pierre.

- Tu devrais en parler avec elle, déclara-t-elle. Je suis sûre qu'elle comprendrait.

- Sans doute...

- Tu sais Sano, je l'ai poussée vers toi pour la protéger et aussi parce que je savais que tu avais des sentiments pour elle. Si c'était à refaire, je le referais sans hésitation.

- Je sais. Tu as toujours pris soin des gens que tu chérissais. Que ce soit Sôji, Kondô, Saitô, ou même Hijikata et moi-même, sans oublier Heisuke.

- C'est grâce à Saitô. Il m'a donné le courage de m'affirmer, d'avoir confiance en moi alors que je n'étais personne. Toi aussi tu m'as aidée. Tous les deux étiez comme des grands frères dés le début.

- Ils te manquent, tous, dit-il dans un soupir.

C'était plus une affirmation qu'une question. Soren ne pouvait nier le fait que le temps passé auprès du Shinsengumi lui manquait. Tous comme elle ne pouvait nier que son temps passé avec les siens lui manquaient plus encore. Le Shinsengumi avait été une famille qui l'avait recueillie. Et cette nouvelle famille avait été pour elle aussi importante que celle du sang. Et maintenant, tout comme son clan, le Shinsengumi était mort. Ceux qui l'avaient soutenue, aimée, et qu'elle avait chéri, n'étaient plus.

- J'ai appris pour Hijikata, murmura Sanosuke. Il est mort en homme libre, en vrai Samouraï.

La gorge de Soren se serra. Sanosuke avait reçu un message quelques jours plus tôt qui lui avait annoncé la fin de la guerre. Les impérialistes avaient gagné et Hijikata était mort sur le champ de bataille. Mais Soren l'avait appris par Amagiri lorsqu'elle était allée le voir. Elle n'avait pas eu le courage de l'annoncer à ses amis.

- Je suis désolée de ne pas te l'avoir dit quand je l'ai su, soupira-t-elle.

- Je comprends pourquoi tu ne l'as pas fait. Après tout, tu es restée à ses côté aussi longtemps que tu l'as pu. Tu es sans doute celle qui lui a été la plus dévouée. Moi je l'ai abandonné...

- Je me sens coupable de ne pas avoir pu le sauver, déclara-t-elle alors qu'une larme roulait sur sa joue. Moi aussi je l'ai abandonné...

- Tu n'avais pas le choix ! s'écria Sanosuke. Tu étais enceinte, et tu avais promis à Sôji de rester en sécurité jusqu'à ce que tu sois de nouveau en état de te battre. Shinpachi et moi, on a choisi de partir...

Soren s'arrêta de marcher et lâcha la main de son fils pour aller prendre son ami dans ses bras. Elle resta un moment ainsi, à le consoler alors qu'elle le sentait pleurer. Ce grand homme qui semblait si solide, laissait cours à sa faiblesse et à sa peine devant elle. Preuve qu'il lui faisait suffisamment confiance.

- Si tu ne l'avais pas fait... qui aurait pu veiller sur Chizuru ? murmura-t-elle. Sanosuke... tu as sacrifié ton devoir par amour, et ce n'est pas une chose dont tu devrais avoir honte. Par le passé, j'ai fais la même chose. J'ai sacrifié mon clan par amour pour Shiranui. Et même si leur mort me pèse sur la conscience, même si j'ai honte de moi, je le referait rien que pour être à ses côtés. Ce n'est pas de la lâcheté, au contraire, c'est du courage.

Sanosuke se calma et elle s'éloigna de lui pour reprendre la main de son fils et se remettre à avancer. Il la regarda avec reconnaissance avant de reprendre lui aussi la marche. Soren avait raison, et il le savait, mais au fond de lui, c'était comme elle l'avait décrit. Il s'en voudrait toujours, en aurait toujours un peu honte, mais en même temps, il l'assumait. Il vivrait avec ce poids sur les épaules, et demeurerait tout de même heureux, avec Chizuru.

- Tu sais... Shiranui m'a sauvé d'une embuscade avant que tu ne vienne vivre avec nous.

Soren le regarda mais ne parut pas plus surprise que cela. Malgré les apparences et les airs qu'il pouvait se donner, Shiranui respectait un vrai guerrier, qu'il soit humain ou Oni. Sanosuke avait sûreent dû se rendre compte que Shiranui recherchait sa compagnie dans les combats. Il aimait se battre contre lui parce qu'il l'estimait digne.

- Tu ne sembles pas surprise, fit-il.

- Je le connais, alors ça ne me surprend pas, sourit-elle doucement.

Ils se remirent finalement en scelle et repartirent au galop vers leur destination qu'ils espéraient être la bonne et surtout, où ils espéraient trouver la personne qu'ils cherchaient. Mitsu Okita.


Fin du Dix-Huitième Chapitre