Dans ce chapitre, il y aura un petit rapprochement entre nos deux personnages préférés, mais se sera infime. Dans peu de temps, l'histoire fera un grand virage car elle commence à être un peu répétitive. Alors continué de lire et bonne lecture.
Chapitre 12 : Haruno Sakura, nuke-nin de rang S.
- Dites-moi, Itachi-san… comment peut-on choisir cette vie ?
Le nuke-nin de Konoha détourna les yeux et soupira. Sakura avait un don pour poser les questions les plus compliquées.
- Je n'ai rien choisi, Sakura. C'est un peu comme le destin…
- Le destin ?
Elle l'observa un moment, incrédule. Ses yeux scrutaient l'obscurité à la recherche d'une quelconque émotion, d'un mouvement, mais rien. Son coéquipier gardait un silence macabre, les yeux fixés dans les siens.
- Si tu ne comprends pas cela… tu es encore aussi immature qu'avant, déclara-t-il froidement.
- Non, je crois comprendre. Konan-san, elle aussi, parlait du destin…
Itachi acquiesça.
- C'est d'ailleurs un peu le destin qui, toit aussi, t'as emmenée dans l'organisation. Tous les membres d'Akatsuki ont une raison d'être, mais ne veulent pas nécessairement être ici. Tu es désormais membre à part entière, toi aussi, et j'en suis désolé.
- Ne vous excusez pas, je comprends tout. C'est comme ce qui est arrivé à mes amis… à… Sasuke… à Naruto. Le destin, c'est ça ? Mais il n'y aurait pas moyen de le… contrer ?
- Le vie est quelque chose qu'on ne choisit pas, mais contrer le destin… peut-être. Mais pour cela, les gens doivent changer.
Les paroles d'Itachis s'égarèrent dans la nuit. La lune, pleine et ronde, brillait de mille feux et Sakura songea longuement. Il est vrai que si les gens avaient été différents, Naruto, n'aurait pas été détesté. Mais Sasuke… et lui, cela y aurait-il changé quelques choses ? Mais l'air sérieux de l'uchiwa la fit douter et, la vraie, elle douta. Elle se surprit même à éprouver de la sympathie envers tous ses criminels dont elle faisait désormais partie. Ses yeux, tels deux émeraudes scintillantes, s'attardèrent sur la bague rose qui était fixée à un de ses doigts. Finement cisemée d'argent et fournie d'une pierre précieuse d'un rose irréel, elle était magnifique et effrayante à la fois. Elle dégageait une aura surpuissante et la liait à l'Akatsuki jusqu'à la mort.
- Oh, un message, murmura Itachi.
En effet, une étrange sensation parcourut son esprit. Elle sentit que ses pieds ne touchaient plus terre et que, sans qu'elle ne puisse rien y faire, son esprit s'envolait. Quand elle ouvrit ses yeux dans un battement de paupière troublée, elle se retrouva dans la grotte lugubre qui servait de repaire à l'Akatsuki. Enveloppée d'un halo multicolore, elle se retrouvait en compagnie de tous les membres de l'organisation.
- Bienvenue à tous, s'exclama le chef, Pein, d'une voix forte. Itachi, comment ta mission avance-t-elle ?
- Bien, répondit-il simplement. Nous avons terminé. Il y avait de nombreux anbus aux frontières mais nous les avons tous éliminés.
« Nous ? » pensa soudainement Sakura, sous le choc. Elle n'avait pourtant rien fait ! Elle était bien trop faible…
- A part les anbus, le jinchuurki de Kyuubi s'est-il montré ?
- Non, fit-il d'une voix claire et nette.
Sakura resta muette de surprise, complètement hébétée. Non seulement il avait attribué le mérite de la mission à leur travail d'équipe mais… en plus… il n'avait pas parlé de Naruto ? Quel homme étrange. Mais elle sentit son cœur battra à nouveau et esquissa un faible sourire de remerciement derrière sa cape aux nuages rouges, toujours de ce halo luminescent.
- Deidara, et ta mission de capture du jinchuuriki de Suna ? Et Sasori ?
- Hum… quelques complications, mais rien de grave… s'expliqua maladroitement le jeune blond, un peu irrité.
- Disons simplement qu'il a failli se faire tuer par des chuunins de Konoha, rien que ça, soupira un jeune homme aux cheveux rougeâtres d'une voix froide.
- Mais… hum… ils étaient dix ! Et puis tu ne m'as pas aidé, Sasori-sama !
- Taisez-vous, fit le chef. Itachi, dans combien de temps seras-tu de retour ?
- Une journée, pas plus.
- Bien, Deidara, je t'ordonne de revenir au repaire et d'abandonner la mission. Sakura te soigneras.
- … Mais… ! Hm ! Ce n'est pas que je n'aime pas Sakura-chan mais…
- Les marques de formalités ce n'est pas juste pour les enfants, Deidara, le sermonna Pein.
- Hum… oui, comprit, je reviens au repaire, marmonna-t-il à contre cœur, ne voulant pas se lancer dans une négociation sans fin sur les marques de formalités, chose qu'il faisait déjà souvent.
Le jeune blond soupira de sa voix irrité et disparut sous les yeux des autres membres d'Akatsuki. Visiblement, il ne voulait plus avoir à leur parler pendant quelques heures, au moins. Sasori s'excusa et coupa la conversation à son tour, faisant disparaître son hologramme multicolore. Sakura était surprise de voir le fonctionnement de cette organisation. Visiblement, ce n'était pas aussi strict qu'elle ne l'aurait imaginé. Mais après tout, face à tous les criminels de l'organisation, que pouvait bien faire le chef ? Ce n'étaient pas de simple shinobis, quand même…
- Je t'attendais au repaire dans 24 heures, Sakura, dit soudainement la jeune femme de l'Akatsuki.
- O… oui, merci, bégaya Sakura, troublée qu'on lui adresse finalement la parole.
Quelques hologrammes se dissipèrent, mettant fin à la conversation. Itachi lui fit signe de faire de même et il disparut à son tour.
- Tu ne sais pas comment disparaitre, Sakura ?
- Désolé, Konan-san…
- Ne t'excuse pas, on est tous passés par là ! Imagine simplement le lieu où tu étais, avant, et ton âme va y retourner. Bonne chance.
Elles étaient à présent seules dans la grande salle de pierre. Sakura fit un sourire de remerciement à la jeune femme aux cheveux bleutés et ré-ouvrit les yeux sur l'endroit où elle était précédemment. Itachi l'y attendait, dos à un grand arbre. Elle avait réussi. Ce n'était pas si difficile, finalement.
- Prête à repartir, Sakura ?
Sakura acquiesça, plus prête que jamais. Elle avait hâte de revoir Konan et cette mission la lassait. Itachi s'élança dans la forêt obscure et Sakura le suivit, un sourire amer sur les lèvres. Elle s'écoeurait elle-même en voyant sa facilité à s'habituer à cet environnement. Certes, cela faisait peut-être six mois, maintenant, mais… elle agissait comme une traitresse. Une vraie kunoichi de Konoha aurait tout fait pour partir, allant jusqu'à mourir pour ne rien révéler. Mais chose certaine, elle désirait retourner à Konoha malgré tout. Ses amis lui manquaient cruellement.
Deidara se releva, une moue boudeuse fixée sur le visage, ses cheveux blonds en bataille à cause du combat précédent. Il avait réussi à repousser les chuunins, mais, malgré qu'il déteste ça plus que tout, il devait s'enfuir. Fuir ! Quelle blague ! La fuite, c'était pour les fillettes !
- Hm ! Sasori-sempai, t'aurait dut te la fermer, pour une fois !
- Je n'ai dit que la vérité, Deidara, fit-il de sa voix terne et froide. Et puis cette mission ne menait à rien. Rentrons.
Deidara grogna de mécontentement et balança un oiseau explosif sur son sempai, qui l'évita sans trop de difficultés.
- Et puis tu avais hâte de revoir la nouvelle recrue, cette Sakura, non ?
- Mais comment… ?!
- Tu es trop prévisible, Deidara. Même un aveugle pourrait le voir.
- … Hm, marmona-t-il, énervé. Mais comprend moi un peu, sempai ! Une femme ! Y'en a jamais eu dans l'Akatsuki à part Konan, mais elle fait trop peur…
- Non, je ne comprends pas. C'est ton problème, pas le mien, je ne veux pas servir de confident pour tes problèmes de cœur ! Nous sommes à trois heures du repaire. Si nous partons maintenant, avec une pause à chaque heure, nous allons y être dans quatre heures et tu pourras attendre ta douce Sakura-chan dans le lit de l'infirmerie, fit-il de sa voix froide.
Deidara rougit sous la remarque et balança trois autres oiseaux explosifs, énervé.
- Si c'est comme ça, je m'en vais, hm !
L'oiseau prit son envol, et, sous le regard toujours aussi vide du marionnettiste, il s'envola en direction du repaire. Sasori s'élança à son tour vers le village de la pluie, peu surprit de la réaction de son partenaire.
Prévisible, comme toujours.
- Où est-il ?!
Une jeune femme aux cheveux blonds comme le sable et aux verts comme l'émeraude, entourée d'une dizaine de personnes, cherchait activement le nuke-nin qu'ils avaient failli tuer.
- Shikamaru ! Cherche, imbécile ! Il a Gaara ! Mon frère ! Le Kazekage ! Le jinchuuriki ! S'écria-t-elle, complètement hors d'elle.
- Je cherche ! Femme galère ! Cesse de trouver plein de synonymes pur Gaara !
Une jeune femme svelte, cheveux noirs comme la nuit, observait activement les alentours. Héritière du clan Hyuuga, elle utilisait son don héréditaire pour retrouver le nuke-nin d'Iwa. Peu affectée par les crises fréquentes de Témari et de Shikamaru, elle perdait peu à peu espoir de retrouver la trace d'Akatsuki. Elle se surprit à songer à Naruto, rougissante et hébétée. Il lui manquait tellement !
- Hinata, s'écria Tenten. Tu vois quelque chose ?
- Non. Désolé… il est partit, fit-elle timidement, honteuse d'annoncer une telle nouvelle.
- MAIS MERDE ! S'écria Temari, crispée par la rage. NOUS DEVONS RETROUVER GAARA ! PAR OU SONT-ILS ALLES ?!
- Calme-toi, Te… Temari, bégaya Hinata. Je crois qu'ils sont partis vers le Nord… mais je ne sais pas…
- Peut-être un piège ? remarqua Neji.
- Déjà de retour ? fit Konan, légèrement surprise.
- Oui.
Itachi et Sakura se tenaient devant elle, légèrement épuisés par la course mais en pleine forme. Elle acquiesça et prit la main de Sakura.
- Bien. Viens avec moi, Sakura. Itachi, Pein t'appelle à la salle de rencontre, c'est urgent.
Itachi se dirigea vers la grande salle de pierre tandis que Sakura suivait la jeune femme aux yeux mordorés dans les couloirs inhospitaliers du château d'acier et de fer. Elles débouchèrent dans une petite salle pourvue de trois lits. Deidara, le blond que Sakura avait soigné dans ses premiers jours, était profondément endormi.
- Ce n'est rien de grave, mais vaut mieux prévenir que guérir. Je vais rester avec toi pour voir comment tu procèdes et après nous irons dans la salle de rencontre car Pein nous-y attend.
Sakura acquiesça et s'approcha du jeune homme. Elle souleva la couverture et observa, tâtant certains muscles et os, soignant les blessures mineures. En seulement quelques secondes et fit son rapport.
- Le bras droit est cassé, sa cheville gauche est en mauvais état et il est très affaibli. Mais rien de grave, termina-t-elle avec un petit sourire soulagé. Ce n'est rien comparé à la première fois…
- C'est vraiment impressionnant, tout ce que tu peux faire, Sakura… souffla Konan, impressionnée.
La jeune femme aux cheveux roses entreprit de soigner la cheville du blessé. En trente minutes, c'était plus stable et elle s'attaqua au bras droit. Mais au bout d'une heure les os n'étaient toujours pas réparés et, ne voulant pas faire attendre davantage le chef, elle utilisa des bandages pour soutenir le bras cassé et se releva.
- Son état est stable mais je crois que faire attendre davantage le chef serait un peu impoli, s'excusa l'Haruno.
- En effet, rétorqua Konan, un faible sourire aux lèvres. Pein est plutôt impatient, quand il veut…
Elle sortir de l'infirmerie, Sakura sur les talons, et déboucha finalement sur la grande salle de rencontre. Tous les membres, sans exceptions, étaient là et un grand halo luminescent formant une bulle était formé au milieu de la pièce. Les hurlements de souffrance déchirants firent reculer Sakura.
- Ils font l'extraction du Bijuu, rien de bien grave.
- Bijuu ?...
- Un démon à queues.
Le chef se retourna en entendant la voix de Konan.
- Deidara est déjà guéri ?...
- Presque, mais Sakura ne voulait pas arriver trop tard.
- Bien. Nous avons presque terminé, tu veux bien t'éloigner un peu avec Sakura ? Je ne suis pas certain qu'elle a envie de voir ça. Après tout, son ami est le jinchuriki de Kyuubi…
- … Vraiment ? Oh, désolé Sakura… je ne savais pas. J'y vais ! Appelez-moi quand c'est fini.
- En attendant, tu veux bien entrainer Sakura ? proposa Pein.
Konan acquiesça, satisfaite par la proposition, tandis que la jeune femme aux cheveux roses comme les cerisiers étaient d'effroi et avait envie de s'enfuir. Les cris s'intensifiaient au fil du temps. Comment pouvaient-ils faire quelque chose d'aussi odieux ? La jeune kunoichi tomba sur le sol, genoux contre terre, tandis que les membres de l'organisation criminelle poursuivaient l'extraction du Bijuu sans la remarquer le moins du monde.
- Sakura, ne sois pas si horrifiée… c'est… c'est normal… tenta Konan.
-N'essaie pas, Konan. Elle ne peut pas comprendre. Eloigne-là plutôt d'ici, recommanda le chef, un grand homme roux au visage percé de piercing.
Konan prit un air sérieux et prit la nouvelle recrue par la main. Elle l'éloigna difficilement de la scène, la pauvre étant figée de peur.
- Pourquoi… murmura-t-elle si bas que seule Konan l'entendit.
Mais la jeune femme ne répondit pas immédiatement, l'entrainant dans une salle de combat, visiblement troublée.
- Un jour tu comprendras… murmura-t-elle tristement.
- Pourquoi faites-vous, cela… pourquoi… pourquoi ?!
- C'est… une nécessité. Pour la paix.
Mais les larmes se mirent à couler le long des joues de Sakura et elle repoussa Konan. La crise de larmes dura de longues minutes, Konan étant prise de remords et Sakura se demandant comment les gens qu'elle avait appris à apprécier pouvaient se montrer aussi inhumains. Son corps était agité de soubresauts dû aux larmes et elle avait le visage rougi par l'émotion. Cela faisait longtemps qu'elle ne s'était pas sentie aussi trahie. Ses longs cheveux lui arrivant désormais jusqu'au bas du dos retombaient sur son visage aux traits fins et elle contrôlait avec peine la rage qu'elle contenait.
- Tape-moi. Vas-y, Sakura, si tu crois que ça va t'aider… pour me faire pardonner, tape-moi autant que tu le veux, fit-elle d'une voix forte, sans hésitation.
La kunoichi se relava, tremblante de rage et, sans hésiter, elle frappa d'un coup de poing magistrale la frêle fleur de l'Akatsuki. Konan gisait, dos contre un mur craquelé, à l'autre bout de la pièce. Son visage n'avait pas changé d'émotion, elle gardait toujours ce faible sourire triste. Protéger ses idéaux, sa vision de vois les choses, tout cela était très important pour elle. Elle était prête à faire n'importe quoi. Son visage si pâle le paraissait encore plus, un mince filet de sang rouge écarlate coulant de ses lèvres. Elle se releva fièrement, prête à prendre les coups, tandis que Sakura l'observait, étonnée. La jeune femme aux cheveux roses, le regard vague, semblait toutefois reprendre conscience de la situation. Qu'avait-elle fait ?
- Konan-san je… je suis désolée ! J'étais s en colère, je ne contrôle pas très bien mes émotions !
- C'est moi qui suis désolée, Sakura, car je… je ne pourrais jamais… jamais… arrêter tout cela. Je… je l'aime trop. Et je crois en lui.
Mais Sakura serra la jeune femme aux yeux mordorés dans ses bras, toujours en larmes. Elle appréciait énormément Konan et, malgré qu'elle ne comprenne pas les intentions d'Akatsuki, savait qu'ils le faisaient pour quelque chose de bien. Elle remerciait le ciel de lui avoir permis de tomber sur quelqu'un comme Konan un ange, en quelque sorte.
- Je ne comprends pas très bien mais… je sais que vous avez vos raisons… je sais que vous n'êtes pas ici pour faire le mal, non ?
- … Oui… peut-être pas tous mais… nous, nous voulons la paix…
- Naruto aussi… mon ami… lui aussi, il désire la paix…
La paix.
A tous prix.
Pour nos enfants, petits-enfants, et bien plus. Une paix mondiale.
La paix de Jiraya-sensei.
Et voilà une amitié entre Konan et Sakura peu commune.
Et un Itachi qui n'est pas comme on peut l'imaginer. Que cache-t-il donc.
Pour le savoir venez lire la suite.
