Bonsoir le peuple gentil. J'ai été assez surprise du retour que j'ai eu du premier mini-chapitre, et j'en suis fort satisfaite~ J'espère pouvoir rester sur la même longueur d'onde avant de déraper malencontreusement quelque part, mdr.

Kurea
Mah oui, tou é TRES matoure. Le point de vue d'Arthur est le mien avant tout, c'est vrai, et je dois dire que ça me permet d'exorciser cette vision que j'ai du couple et/ou des relations sessouelles. C'est bête d'en faire un truc "tellement évident" qu'il devient indispensable dans la vie de chacun. Et que si tu l'as jamais fais avec quelqu'un que tu aimes, bah, c'pas grave, au moins t'es plus puceau ! (meh) Eh oui, on vit dans une génération laide, c'est dommage :c

Erzbeth6918
Oh ! Bah me v'là bien contente, je suis rassurée de savoir que je n'ai vexé personne (yet) ! Comme je le disais, je ne m'y connais que faiblement (voire pas du tout) en orientations sexuelles, du coup je ferai toujours gaffe à bien me renseigner sur l'asexualité avant d'écrire quoi que ce soit (même si je modélise le point de vue d'Arthur à ma façon, sinon je n'y retrouverais pas ma patte). Quoi que je puisse y écrire, j'espère qu'elle te plaira !

asma-chan
Oui, hein, et aussi il s'en bat un peu les reins, lolololol. Il y a une différence majeure entre "indifférence" et "politesse", donc Alfred ne devrait pas trop lui en vouloir 8D (logiquement. Mais ce type n'est pas logique).

Luneternelle
Oui, en fait, spoil : mon but était de vous faire croire à une fic historique. Allez, salut. *drop the mic* Ca fait plaisir de savoir qu'on a pas un avis seul, je me serais sentit un peu bête si je m'étais fais enflammé par des gens qui prônent la fête du slip xD (j'ai rien contre, vous couchez avec qui vous voulez. Mais v'nez pas m'casser les oreilles que ce serait trop funky)

Tooran & Mimichan
Merci beaucoup, vous me faites toujours plaisir~ Ravie de voir que ça intéresse ! (c'est bon, je peux pleurer ?)

(● ✿∀ ✿)


Ce qu'il y avait de bien avec la fac, c'est qu'on n'était pas pénalisé à ne pas y aller. Malgré tout, Arthur ne manquait quasiment aucun cours. S'il y avait bien une chose à laquelle il était très assidu, au moins, c'était l'université. Tout jeune, déjà, on l'avait habitué à fournir des efforts, et le reste avait suivi seul. Il était très obéissant envers ses parents (sa mère, surtout) et ça n'avait pas dérapé – au niveau scolaire, en tout cas. Il était donc un « étudiant normal ». Il n'avait jamais redoublé, travaillait bien, avait quelques amis, ne restait pas enfermé dans son studio, avait un job à mi-temps, et surtout, il n'était plus vierge à 20 ans.

Très franchement, il aurait pu vivre encore dix ans de plus sans cette « correction » sur le CV, ça ne l'aurait pas empêché de dormir. En quittant Alfred, il n'avait senti ni plaisir dans les reins, ni souillure entre les jambes – juste la fameuse « douleur gay » dont on lui avait parlé, qui l'avait obligé à rester jusqu'au petit matin. D'ailleurs, dès qu'il avait pu quitter l'habitat de l'Américain sans marcher en crabe, il l'avait fait sans laisser de suite à ce qu'il s'était passé : pas de petit mot sur la table, ni de numéro de téléphone sur un post-it collé au frigo. Arthur ne prévoyait pas de l'éviter, mais ce qui était clair, c'est que ça n'ira pas plus loin.

Même s'il ne le vivait pas mal, il se hantait la tête tout seul avec des pensées légères qui planaient. Il ne savait clairement s'il regrettait d'avoir perdu sa virginité parce que c'était Alfred, ou bien s'il avait perdu sa virginité parce qu'il l'avait perdu. Certains s'inquiétaient de l'avoir facilement donné à la mauvaise personne lui, c'était de ne plus l'avoir qui le titillait. Même en sachant qu'il n'était pas pressé de pratiquer le sexe, il avait malgré tout passé le cap. Alors oui, on allait arrêter de le taquiner sur ça, mais d'un autre côté, ça ne le satisfaisait pas plus.

En arrivant sur le campus, il fit comme si rien ne s'était passé. Comme beaucoup de jeunes de son âge, il avait pour réflexe de rejoindre les plus proches qu'il connaissait. Ainsi, il reconnut la figure de Kiku et Matthew, deux de ses amis, ainsi que le frère de ce dernier, qui lui avait prit sans forcer sa virginité... Alfred détourna le regard dès qu'il vit l'Anglais s'approcher, mais celui-ci ne sentit aucun scrupule à s'asseoir à côté la petite bande était installée sur un banc de pierre en demi-cercle, agréablement entouré de verdure. Lorsqu'il releva les yeux pour rendre leur salut aux deux autres, Arthur ne remarqua que maintenant le couple qui était avec eux.

Un grand type blond à barbichette et une demoiselle, calée sous son bras.

Ils semblaient si paisibles que rien au monde n'avait l'air de pouvoir les déranger. Arthur le reconnût : un certain « Bonnefoy » qui, ironiquement, était un vrai gigolo. En tout cas, c'est ce qu'il entendait des rumeurs. Mais lorsqu'il y en avait, forcément, c'est qu'il cachait un semblant de vérité.

Il ne prit part à aucune des conversations – et l'embarras dans lequel Alfred s'était empêtré tout seul devenait vachement lourd – mais lorsqu'ils se levèrent tous pour rejoindre leurs salles, Bonnefoy embrassa brièvement sa petite-copine du moment avant de tapoter l'épaule de l'Anglais avec fierté, souriant.

- Hé, bien joué. Bienvenue au club, hein !

Arthur fronça un sourcil, intrigué.

- J'aurais choisi plus expérimenté que Jones, mais les goûts, les couleurs, pas vrai...

Il ignorait si la nouvelle s'était propagé d'une façon ou d'une autre, mais il n'apprécia pas du tout ce principe d'être félicité pour une chose qu'il ne voulait même pas du fond du cœur... Et cette proximité si familière... elle le dégoûtait. Un type enterré dans les rumeurs comme Bonnefoy ne faisait pas bonne impression à quelqu'un d'aussi placide qu'Arthur.

- Je ne sors pas avec.

- Ah ? Bon, tu me diras, moi non plus – elle a de belles jambes et une sacré paire de loches, ça vaut bien les deux semaines, hé hé !

Il chercha un regard complice, mais Bonnefoy se décomposa doucement face à ces yeux acides et emplis d'antipathie. Il fit glisser lentement son bras afin de le libérer, laissant partir un étudiant Anglais qui rentra légèrement la tête dans les épaules, appréhendant les choses.

Si la réputation n'était plus que ça, alors Arthur comprenait de moins en moins comment tournait le monde...


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Voilà voilà. Je vous rappelle que l'auteur vit avec des reviews, arrosez-le deux fois par jour. Dès à coudre !