Bla bla bla mini-chapitre 3, rien à dire, oui je sais c'est triste.
asma-chan :
Il fallait bien un gros décalage sur la vision du seeeeeeeeeks. Sinon c'est pas drôle. Sinon ça va trop vite et c'est nul (moi j'aime ce qui prend (trop) son temps). Alfred n'a pas fini de montrer qu'il est dégoûté de sa vie 8D
Luneternelle & Tooran & Mimichan :
Je vais vous avouer un truc : Francis me saoule. Il me plaît pas. Je l'ai rendu beauf à un point que j'aimerais le changer tout de suite, mais c'est pas possible (mah oui !) J'ai jamais eu autant hâte que le temps passe pour pouvoir avancer et le changer, car... mayrde.
Kurea-chan :
Un Francis gigolo ça peut apporter plein d'truuucs tu verras ! Bon, t'as envie de lui enfoncer une bouteille jusqu'à la prostate après, mais ça en vaut la peine, crois-moi 8D (d'attendre, hein, pas la bouteille) De toutes façons, ça commence toujours comme ça : opposition totale, et après, ça s'rabiboche - ça va juste prendre son temps. Mais tu veux un spoil ? Je sais pas exactement comment ça va passer, AH, LOL !
/(=✪ x ✪=)\
Arthur grinça des dents toute la journée. Se confronter à pareil énergumène comme Francis Bonnefoy, le lendemain de sa petite sauterie, c'était vraiment l'option qu'il n'avait pas coché – mais merci quand même, Dieu, connard.
Comme très peu d'étudiants, Arthur quittait en dernier la salle dans laquelle il se trouvait voulant absolument noter tout ce qu'il y avait de gribouillé sur le tableau, d'affiché sur les diapos, et d'annoncé par le micro, il se fichait si le reste du monde avait déserté, qu'il soit 16h ou 20h. Il préférait vite tout retenir, et remettre en ordre durant les pauses. Par conséquent, avant de remballer son ordinateur, il préférait terminer d'annexer son cours, tout beau tout propre, avant de partir. De ce fait, ils n'étaient plus que trois ou quatre dans l'amphithéâtre. Ce n'est que lorsqu'il fut vraiment le dernier et qu'il remontait les marches pour sortir qu'une silhouette entra.
Alfred profita du fait qu'il n'y avait plus personne pour s'expliquer avec Arthur. Ce dernier voulut le contourner, mais l'Américain ne se gêna pas de lui attraper l'épaule sans brusquer, allant tout de même le bloquer contre un mur : ce n'est pas qu'il cherchait à le menacer, c'est juste qu'il avait peur qu'il lui file entre les doigts alors qu'il voulait absolument lui parler.
- S'il te plaît, sois franc... Tu veux vraiment qu'on arrête là ?
Arthur désirait éviter ce genre de confrontation. En plus, Alfred n'était pas méchant : pas désespéré, mais désespérant tout de même. Le regard fuyant, l'Anglais répondit d'un ton amer :
- Pas comme si on avait commencé quoi que ce soit.
- T'assumes pas. Regarde-moi dans les yeux, merde ! Je suis sérieux, moi !
Avec mauvaise foi, le Britannique releva les yeux, croisant le regard aussi déterminé que blessé d'Alfred. Cet imbécile n'avait vraiment pas l'air parti pour s'engager dans un truc « sérieux », comme il dit. Et pourtant, il s'accrochait. Arthur préférait lui remettre les points sur les « i » tout de suite.
- Tu fais erreur. Je te plais, mais ça ne va pas plus loin.
- Et... Et alors ? Moi, je te plais pas ?
- Pas vraiment.
- Pourquoi t'as couché avec moi, alors ?
La question sonnait différemment, quand c'était quelqu'un d'autre que lui-même qui la lui posait. Hier encore, il pouvait penser tout seul que c'était juste pour se repérer, se donner un avis, une sorte d'illumination qui, peut-être, aurait réveillé sa libido pour qu'ainsi elle ressemble à celles des gens « normaux »... Mais là, ça n'était pas pareil. C'était comme si la fameuse réponse, elle avait disparu. Ou peut-être parce qu'il n'avait pas envie qu'Alfred la connaisse. Mais ça serait un peu se foutre de la gueule du monde, de ne pas vouloir ouvrir son intimité alors que... il y avait déjà touché. Alors, il allait dire ce que tout le monde faisait :
- Les gens couchent s'ils en ont envie, non ? En quoi ça nous engage ?
… Ouais, c'était dégueu. Un goût amer lui apparut sur la langue juste après qu'il l'ait dit. « Les gens couchent s'ils le veulent », c'était cruellement vrai. Au début, coucher (déjà on disait « faire l'amour ») c'était un acte charnel entre deux personnes qui s'aiment. Des gens promis l'un à l'autre, voire même un couple solide qui n'a envie de personne d'autre à part sa moitié. Aujourd'hui, c'était aussi bien une coutume qu'une pratique. Les prostituées en font bien un métier, comme quoi, il n'y aurait donc vraiment pas à avoir honte de son corps et ce dont il est capable. Ou si, même, parfois c'est bien plus pire que cela ! Certaines nanas (ou même des hommes !) ne mesuraient la capacité que par la taille, et c'était dégradant pour un côté, et une valeur à prouver pour l'autre !
Arthur ne voulait pas penser comme ça. Pas même pour se débarrasser d'Alfred. Lui dire qu'il « n'était pas satisfait parce qu'il a une petite bite », c'était bas au point de toucher l'Enfer. Hors de question d'en arriver là, autant se le taper (en pot de colle, bien sûr).
- Tu me jettes, alors, fit froidement le cadet.
- Je ne t'ai rien promis, Alfred. Mais je ne veux pas non plus que tu me crois... Je ne suis pas comme ça.
- Et je fais quoi, moi, alors ?
Un pas résonna derrière eux. Alfred leva le nez pour regarder derrière Arthur. Il fit la grimace et n'attendit plus quelconque réponse en libérant l'Anglais, avant de partir. Alfred croisa donc Francis d'un pas pressé, sans le regarder, et disparut.
Lorsque Arthur se décolla du mur pour sortir à son tour, il s'arrêta en tombant sur le gigolo de ce matin.
- Tu as entendu ?
- J'entends tout, moi, fit-il avec amusement.
Le Britannique voulut imiter Alfred en passant à côté sans s'arrêter, mais Bonnefoy semblait piqué de curiosité.
- C'est toute une histoire, finalement.
- Pas du tout. Il me veut, pas moi. Il n'y aura rien de plus.
- Tu pourrais lui laisser une chance. Pas forcément sortir avec... ou si... 'fin, regarde, moi je-
- Toi, t'es qu'une pute.
Le regard antipathique que lui envoya Arthur lui glaça le sang. Il semblait vraiment en avoir gros, depuis ce matin.
- Je ne prends pas les gens pour des bouts de viande.
- Oui, ok, mais... Si tu-
- Je ne sortirai pas avec Alfred, ni un mois, ni deux jours, même pour lui donner la moindre chance. J'ai couché avec, ouais, mais c'était une mauvaise idée. Je veux plus jamais qu'on essaye de m'instruire aux codes d'aujourd'hui.
Il avait l'air d'en avoir encore beaucoup à dire, mais l'Anglais décida de s'arrêter là et balaya le reste de son chemin d'un coup de pied rageur, où il envoya valser la poussière. Le regardant partir, Bonnefoy cligna des yeux en assimilant qu'il valait mieux attendre avant de marcher rester à l'écart d'Arthur était visiblement le moins dangereux, pour la vie.
- Les « codes », hein...
/ ( ÒㅅÓ)\
Un peu de contenu, que diable ! Il est temps de passer à la vitesse un peu supérieure... Viewview ?
