Encore un mini-chapitre "passe-temps", car je ne pouvais pas mettre les deux situations dans le même :c
Mimichan :
Hélas, ce quelqu'un est proche d'un autre lascar :) Un jour, les opinions changeront, mdr.
Lea Baskerville :
T'as pas aimé ma coupure ? HIN HIN, attends un peu. Tu vas m'adorer. Tbh, je n'ai rien à cacher sur João, pour dire même que je n'ai rien prévu pour lui - pour le moment. Cette fic s'écrie sur le tas - j'espère un jour lui trouver un rôle car c'est un perso peu développé je trouve :c Ou alors je lis pas assez-
asma-chan :
QU'ON TE PENDE, BOUUUH, T'ETAIS PAS LAAA. Osef, tu lis comme tu veux, à ton rythme bb. Arthur n'a pas mit Alfred et Francis dans le même panier, mais il les trouve tout les deux exagérés à leur manière sur le sujet - alors que c'est juste lui qui est trop fermé à force de se vouloir ouvert. Portugal, je n'ai que peu de souvenirs de l'avoir vu dans les fics, je ne le connais surtout que pour être l'un des alliés de Thur - après, le perso en soit, je ne le connais que trop peu. On verra bien ce qu'il y aura à en tirer ! Pour l'instant, il ne fait qu'office de carte bonus, en cas de problème - qui est un méchant second rôle.
Kurea-chan :
La vérité, c'est que je commence à me lasser de ne lui apporter que des problèmes mdr - mais bon, sinon, y'aurait matière à rien. Je sais déjà sur quoi débouchera le prochain chapitre, alors je m'y mets dès que je poste celui-ci ! (zoubi)
(je crois que je vais cesser de mettre des smileys, GRANDISSONS)
En arrivant chez João, ce dernier fronça le nez en levant les yeux vers le sommet de l'escalier. Arthur l'entendait aussi : il y avait du mouvement, à l'étage. Leur silence commun une fois entrés répondit alors à une de ses interrogations pas si pressées que ça : c'était donc à ça que ça ressemblait, de l'extérieur... L'aîné monta trois à trois les marches en abandonnant son ami là, puis celui-ci entendit la voix forte de João s'élever quelque part sans doute dans une chambre.
- Putain mais t'es chiant ! Tu m'avais dis que t'étais sorti !
- Ben on est rentrés, tu veux que j'te dise quoi ?! Et regarde pas Helen comme ça, woh, pervers !
- Couvrez-vous tout les deux, j'hallucine ! J'ai invité un pote !
Après une courte série de soupirs et de grabuges, João redescendit au rez-de-chaussé. Arthur ne savait pas trop quoi faire : ignorer, ou demander.
- Au pire, on reporte.
- Mais non, mais non... De toutes façons on a pas à leur parler, ils resteront là-haut. Tu veux à boire ?
Les deux amis prirent tout de même doucement leurs aises malgré le fait de savoir qu'au-dessus de leur tête, le frère de João était en train de maudire son aîné pour l'avoir sûrement interrompu dans un moment intime avec sa petite-amie. Ironiquement, c'était la seule relation stable dont il entendait parlé depuis le début de son foutoir personnel.
Installés au comptoir de la cuisine, l'aîné engagea la conversation sur des sujets lambdas, histoire de changer l'air d'Arthur. C'était pourtant stupide : avant, ce dernier pouvait parfaitement faire abstraction de tout ce qui touchait au sexe et à l'amour (ou tout ce qui y touche de près ou de loin) en se concentrant sur des choses moins complexes, comme les examens, les révisions, ou tout simplement sa vie estudiantine où Kiku et Matthew le voyaient encore pratiquement tout les jours. Ces derniers commençaient à lui manquer un peu, d'ailleurs. Au message du Japonais qu'il avait reçu il y a deux ou trois jours, il avait d'abord ignoré, avant de répondre tard dans la soirée en prétextant avoir été occupé.
Il profita de penser justement à ces proches-ci pour se confier légèrement à João : qu'en ce moment, il ne les voyait plus, parce qu'il craignait d'encore devoir se frotter à Alfred ou Bonnefoy. C'était une raison idiote, mais dans son cas, il lui était hors de question de tomber sur eux, même en peinture. Il ne pouvait plus les supporter, qu'il disait.
Mais en fait, Arthur avait plus ou moins peur.
Il ne voulait pas se montrer sous un jour indigne et coupable devant Alfred et un autre ridiculisé devant ce gigolo. Tout les deux étaient moins en tort que lui. S'ils l'étaient ? Coucher avec un homme qui nous plaît en espérant avoir des sentiments en retour, ce n'est pas un crime. Coucher avec plusieurs personnes dans le mois sans sortir avec toutes en même temps, et consentement, non plus. Alors finalement, seul Arthur l'était ?
Un peu plus et il tomberait dans la paranoïa en pensant que tout est lié au fait qu'il n'est « pas normal ».
Et révéler son attirance au sexe inexistante à son meilleur ami, ça non plus, il ne le voulait pas. De toutes façons, il détestait se confier. Trop se confier. Il préférait gérer ça tout seul, voire attendre que ça se tasse.
Des pas retentirent dans l'escalier, et un garçon à l'âge exact d'Arthur entra dans la cuisine, torse-nu. João soupira en se massant le visage :
- Tonio, je t'ai dis de t'habiller.
- Je suis habillé, ça va. Je peux montrer mon torse viril, même à tes potes, non ?
Il commença à rire gaiement, mais s'arrêta en remarquant le visage du Britannique lorsque celui-ci se tourna pour le regarder. « Tonio » fronça alors les sourcils et alla ouvrir le réfrigérateur pour en sortir une bouteille d'eau qu'il bu sans se servir de verre.
- Dis bonjour, au moins.
- Non.
Arthur se souvenait de lui. Il le voyait souvent en compagnie de Bonnefoy. Sans le savoir, il s'était fait un ennemi de plus.
- T'as des amis louches, Jo'.
- Arrête, c'est pas tes histoires.
- C'est pas les tiennes non plus.
Il rouvrit alors le réfrigérateur avant d'asperger Arthur avec la bouteille, mouillant son visage et sa chemise, avant de la remettre en place. L'eau étant glacée, l'Anglais sursauta et bondit de sa chaise.
- Antonio !
- Je veux pas d'hypocrite à la maison.
- Excuse-moi, siffla Arthur. Mais c'est quoi, ton problème ?
Prenant ses aises en s'appuyant sur le comptoir derrière lui – et tandis qu'Arthur s'essuyait négligemment le visage d'une main - il avoua d'une voix grave, pleine d'antipathie :
- C'est toi, mon problème. Et pas que le mien. T'es vraiment mal placé pour te plaindre de ce qui s'est passé alors que c'est toi qui es en tort. Tu connais pas Francis. Tu le connais pas bien.
- Forcément, t'es son pote, tu le défends.
- Je suis son pote parce que je sais qu'il le vaut. Qu'il est pas juste « une pute », fit-il en appuyant. Tu trouves vraiment que t'as des leçons de morale à donner après avoir jeté Jones ?
Arthur soupira et attrapa un chiffon posé quelque part à tamponner abruptement sur sa chemise, avant de sortir de la cuisine. Même chez son meilleur ami, il ne pouvait pas avoir la paix. Vers l'entrée, alors qu'il remettait sa veste, il entendit de loin João gronder son frère, qui ne se sentait pas le moins du monde coupable pour en avoir rajouté une couche. Mais juste avant qu'il ne prenne la porte, c'est Antonio qui vint « lui dire au revoir » en lui lançant avec un certain intérêt :
- Mais va le voir. Sans déconner, va le voir. Quand tu vas lui parler avec le sourire et de bonnes intentions, c'est un type bien.
- J'ai pas envie de lui parler comme si c'était un type bien.
- Je plaisante pas, Kirkland. Je te dis d'aller le voir.
En sortant, Arthur croisa brièvement son regard, qui insistait réellement sur cette demande (ordre ?). Il n'attendit même pas de voir João une dernière fois, et fuit tout simplement la maison. C'était de la fuite, oui, car qu'est ce que ce serait, autrement ? Partout où il allait, maintenant, ce n'était que pour entendre ou voir les conséquences de ses actes un jour malheureux, il allait finir tout seul. Il savait qu'il pouvait compter sur João, mais là, impossible de parler tranquillement avec sans se prendre le moindre reproche de quiconque.
Le plus inquiétant, c'est que si Antonio le savait, alors peut-être que d'autres aussi. Tout le monde finirait par le catégoriser comme « Kirkland, l'étudiant antipathique et sans-coeur du campus qui baise les gens et les jette après ». C'est même pas lui, qui baise. Dire qu'il a déjà une réputation peu brillante... ou alors, c'est seulement parce qu'il s'agit d'un des meilleurs amis de Francis.
Et plus de monde se mettait à son dos, plus il pensait qu'il avait poussé le bouchon trop loin quelque part.
(plus de smiley, et pouf)
Une review = un pec qui pousse sur le torse nu d'Antonio ! (cash cash cash)
