Joyeux putain de Noël !

Pas de réponses aux reviews cette fois-ci, car il s'avère que je suis un peu... pressée :c Mon OS pour Noël n'est pas terminé et je me sens un peu coupable d'être en retard. Alors, pour dédommagement, BAM. Voilà.

Bonne lecture, avec les compliments de la maison.

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Le lendemain, Arthur se sentait plus léger. Et tant pis si c'était grâce à gigolo-Bonnefoy, il voulait profiter de ce changement d'humeur pour se réparer.

« Asexualité ». Par frayeur, l'Anglais ne voulait pas se répéter ce mot. Il le savait, certes, mais à force d'y penser, ça lui aurait forcément échappé dans une conversation avec Kiku ou Matthew... D'ailleurs, il reprit contact avec ce dernier. Plus ou moins réconcilié (ou réconcilié tout court, en fait) avec le Français, Arthur ne sentait plus ce mal-être qui le gagnait autrefois rien qu'en s'approchant. Et le fourbe Bonnefoy profitait parfois de la visite devenue régulière d'Arthur pour le taquiner. Alors qu'ils ne se parlaient pas avant, et même pire, se méprisaient !

Au moins, il ne pipait pas le moindre mot de leur conversation.

C'était donc bien vrai : ce Don Juan savait tenir sa langue et des promesses.

Mais c'était bien Matthew et seulement Matthew que l'Anglais venait voir. Le Français se contentait de les accompagner, libérant le Canadien pour qu'il échange quelques instants avec l'autre. Lui, après tout, n'avait rien à lui dire. Juste deux-trois piques. « T'es moche. » « Pardon, tu t'es vu ? » « Oh oui, je me ferais bien l'amour ! ». Bref, il n'était plus qu'une grande gueule qui s'ouvrait pour rappeler que malgré tout, il était là. Et même si ça mettait parfois Matthew mal à l'aise sans qu'il ne comprenne vraiment comment ils en sont arrivés là, il laissait couler. Arthur n'était pas totalement habitué aux interventions inutiles et déplacées de Bonnefoy, mais au moins, sa présence ne lui donnait plus autant la gerbe.

- Ce que tu es facile à amadouer.

- Ferme ta gueule.

- Et susceptible.

- Ta gueule.

- Et raffiné.

- Je vais t'en mettre une, Bonnefoy.

D'un autre côté, il fallait avouer que « amadouer », c'était le mot. Une simple conversation tenue avec un homme qui s'avère civilisé, et ça y est, la hache de guerre est enterrée. Sans avoir besoin de trop y réfléchir, Arthur comprit qu'il avait encore mal interprété les choses et qu'il s'était seulement un peu trop mit sur la défensive, au point d'en devenir agressif. C'est hélas dans sa nature. À être trop impopulaire, on ne fait plus si facilement confiance aux gens. Et il avait encore de la chance d'avoir des amis de longue date comme le Canadien ou le Japonais.

Restait encore le soucis d'Alfred, mais c'était totalement à part. D'autant plus qu'il n'avait pas envie de renouer. Et qu'il ne le fera probablement jamais.

Mais, encore une fois, tout ce qu'Arthur avait décidé, Alfred était là pour exécuter son contraire...

C'était en début de matinée. Le premier cours allait bientôt commencer, et Arthur marchait sans peine ni poids lourd sur le cœur vers l'amphithéâtre. Ça lui faisait un bien fou de pouvoir respirer sans avoir l'impression d'avoir la moindre main invisible pour l'étrangler. Car à force de se faire des ennemis et de ne pas être compris, il commençait à voir le mal partout, bien plus vite qu'il ne le fait d'habitude.

Alfred devait être un véritable démon, pour insister autant. Il avait rejoint Arthur en accélérant le pas, et ce dernier regrettait tellement qu'il lui tombe dessus qu'il ne se donnait même pas la peine de lui accorder la once d'un regard.

- T'as les goûts changeants.

- Laisse-moi, Alfred.

- Tu oses me faire la leçon sur le cul, et bim bam boum, tu traînes avec Bonnefoy. T'aurais au moins pu me dire que j'étais pas ton genre, ça aurait été moins blessant.

- Je t'ai déjà dis ce que c'était : une erreur. J'ai vraiment voulu t'expliquer, mais tu interprètes tout comme ça t'arrange pour que ça soit moi le méchant de l'histoire. Et même si je m'excuse-

- Tes excuses, j'en veux pas. C'en est pas. T'es trop fier, tu dis jamais vraiment « pardon ». Je te saoule peut-être en venant te voir, mais toi Arthur, t'es super mal placé pour me dire que j'exagère.

- Ça sert à rien d'en parler, t'es têtu...

- Bonnefoy te plaît ?

- Non. Et c'est avec Matthew que je traîne.

Le regard d'Alfred s'alarma de colère.

- T'as pas intérêt de toucher à mon frère.

- Bon sang, merde, arrête de t'imaginer des choses ! Et puis en quoi tu te défends, là ? Tu viens me voir, tu m'accuses, tu viens juste m'emmerder ! Qu'est ce que ton supposé « amour » a à voir là-dedans ?

Arthur s'était arrêté pour lui faire face, mais une fois la question posée, Alfred se contenta de lui répondre silencieusement qu'il n'a pas envie d'en dire plus, avant de partir. La matinée commençait va-che-ment bien.

Lorsqu'il tourna brusquement les talons pour poursuivre son chemin, il ne remarqua pas le Kiku immobile qui avait tout vu, le regard voilé d'inquiétude.


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Une review = une baffe pour Alfred.

J'espère que vous êtes du genre couche-tard !