Chapitre 2 : Mimic

Ohayo minna , voici le deuxième chapitre :3 !

Il est beaucoup plus long que le premier car j'ai décidé de fusionner deux chapitres .

Bonne lecture à tous et surtout n'hésitez pas à laisser un commentaire ;).


« Grand frère ! Grand frère ! Sors de la salle de bain ! Le petit déjeuner est prêt et ton téléphone n'arrête pas de vibrer ! »

Après avoir entendu son appel, je m'installai à table et mit mon portable dans ma poche .

« Maria, pour la énième fois tu n'as pas à faire le petit déjeuner le matin, ton état ne te permet pas- »

« Chut grand frère ! Si je ne fais pas le petit déjeuner, tu ne ferais que boire du café. À la télé les nutritionnistes disent que c'est le repas le plus important alors mange tant que c'est chaud. »

Maria était une lycéenne ordinaire, elle ne me ressemble pas vraiment. Elle avait de longs cheveux noirs et des yeux écarlates. De nature enjouée et toujours souriante, ses amies pouvaient compter sur elle. Elle adorait cuisiner et tous les jours, j'avais droit à quelque chose de différent. Aujourd'hui, elle avait préparé une omelette.

En buvant ma tasse de café je lui demandai :

«Dis-moi, est ce que tout se passe bien au lycée ? Tu n'as eu aucun problème . »

« Non tout va très bien, pourquoi ? »

Maria ne sait pas que je travaillais pour la mafia portuaire, elle pense que je ne suis qu'un simple employé de bureau. Je ne veux pas la mêler à tout ça.

« Si jamais il t'arrive quelque chose appelle-moi immédiatement d'accord .»

« Grand frère tu t'inquiètes trop, je n'ai jamais eu de problème tu sais. J'ai quinze ans, je suis une grande fille maintenant !» me dit-elle avec un air triomphant.

« Si ta vue s'aggrave tu dois me tenir informé aussi »

Maria distinguait son environnement de manière floue. Humains, objets, tout n'était qu'incertitude.

« Je me débrouille ne t'inquiète pas, j'écoute beaucoup du coup je n'ai pas de problème. Tu sais j'arrive quand même à distinguer les formes et les couleurs~ ! »

Je pris une bouchée d'omelette puis tout d'un coup ma bouche cessa de mâcher :

« Maria … »

« Oui grand frère ! » me répondit elle avec un grand sourire.

« Tu as confondu le sucre et le sel… »

« …C'est impossible ! Le couvercle du sel est bleu alors que celui du sucre est rouge ! Je suis sûre d'avoir pris une cuillère du pot bleu. Fais-moi goûter, je ne te crois pas. »

Elle prit une cuillère et l'amena à sa bouche. Son visage s'était pétrifié.

« Urghhhh … Trop... Sucrée »

Elle se dirigea vers le robinet pour se rincer la bouche puis en se retournant elle me dit :

« Ah ! Il est l'heure d'aller au lycée. Est-ce que tu rentres à la maison ce soir ? »

« Certainement, d'ailleurs, je te présenterai un ami, s'il t'arrive quelque chose c'est vers lui que tu dois te tourner. » Je réfléchis un instant, était-ce une bonne idée lui présenter Dazai ? Indirectement elle serait mêlée à la mafia.

« D'accord , si c'est un de tes amis alors ça doit être quelqu'un de bien. Bon j'y vais, je passerai peut-être au supermarché pour acheter du porc. Ce soir c'est Curry ~. À ce soir grand frère. »

Quelques minutes après, Maria quitta la maison et je pris enfin mon téléphone pour voir mes messages.

« Une convocation du parrain … Il est temps pour moi d'aller travailler. » Je pris ma veste et quittai à mon tour la maison.

Il est très rare qu'un sous-fifre puisse entrer dans les quartiers de la mafia portuaire. Ceux qui sont convoqués ne savent jamais dans quel but, mais dans cette organisation les ordres de cet homme sont absolus.

La tour du QG est hautement sécurisée. Lorsque l'ascenseur avait atteint le dernier étage, des gardes pointaient déjà leurs armes sur moi .

« C'est Oda. Le parrain m'a convoqué. » leur dis-je afin qu'ils me laissaient passer. Je fis quelques mètres avant d'arriver devant une grande porte .
« C'est Oda, monsieur. J'entre. »

« Allez Elise-Chan, mets ta robe ! Juste un instant , juste quelques secondes. »

La porte se referma derrière moi.

« Non je n'ai pas envie ! » Une voix de petite fille venait de répondre à l'homme qui la forçait à porter cette robe.

Je ne saurai décrire la scène qui était devant moi : une jeune fille blonde en culotte et un homme au sol d'une trentaine d'années environ la suppliant de porter une robe rouge froufrou. Une dizaine de robe étaient éparpillées au sol...

« S'il te plaît, essaie-la, Élise-Chan ! Je l'ai choisi avec beaucoup de soin. Regarde ces volants vermillon ! On dirait une fleur ! Je suis sûr qu'elle t'ira à ravir ! »

« J'aime bien les beaux vêtements, mais je déteste tes requêtes désespérées ! »

Cela faisait cinq minutes que je les observais, je mis ma main vers ma bouche et toussai assez fort pour qu'ils m'entendent .

« Monsieur, vous m'avez convoqué. » Tous les deux se tournèrent dans ma direction.

Le boss se leva et s'installa sur son fauteuil. Il reprit son air sérieux et me dit :

« Bien, Oda-Kun, tu n'as rien vu c'est compris . »

« Non je n'ai rien vu. Vous étiez occupé à changer la petite mais vous avez pris le temps de me recevoir. Puis je vous en demandais la raison. »

Il me regarda contemplatif puis sourit. « Bon d'accord, si je t'ai faits venir c'est pour te demander de chercher quelqu'un. »

« Chercher quelqu'un. Alors que je ne suis qu'un sous-fifre ? »

« Je connais ta réputation et je veux à tout prix que tu t'en charges. La personne qui a disparu, c'est notre informateur, Sakaguchi Ango. »

Ango ? Disparu ? Le choc se lisait sur mon visage, mais le boss continua de parler :

« Nous sommes sans nouvelles depuis hier soir et il n'est pas rentré chez lui. Nous ne savons pas encore s'il s'est enfui, ou s'il s'est fait enlever. Comme tu le sais, Ango-kun est l'informateur de la mafia portuaire. Les secrets qu'il connaît pourraient nous anéantir s'ils étaient vendus à nos ennemis. »

Il prit sa plume et commença à écrire :

« Cependant, Ango reste un de mes précieux et brillants subalternes. Je tiens à l'aider s'il lui est arrivé malheur. »

Il s'arrêta et me tendit une feuille.

« Voici l'oracle d'argent, prends-le avec toi. Montre-le à quinconce de la mafia et il te fournira ce que tu veux, même les capitaines t'obéiront à la lettre. Il paraît que tu côtoies Dazai, un de mes capitaines. Hu hu, une amitié qui surpasse les rangs hiérarchiques. »

Je mis la feuille dans ma poche, puis après l'avoir salué, le boss me posa une dernière question.

« Oda-kun, il paraît que tu n'as jamais tué personne avec les pistolets que tu portes. Puis je savoir pourquoi. »

« M'ordonnez-vous de répondre à cette question en tant que parrain ? »

« Non, ce n'est que par pure curiosité. »

« Alors, je ne souhaite pas vous répondre. »

Il me fixa pendant un moment et se mit à rire.

« Très bien, tu peux disposer, j'espère avoir un retour positif. »

Il fallait que je me mette au travail, mais je n'avais aucun indice. Retrouver l'informateur de la mafia était une tâche difficile. Pour moi il y avait deux hypothèses au sujet de sa disparition : la première était qu'il soit parti de son plein gré. La deuxième était qu'il se soit fait kidnapper par une organisation car comme le boss l'a dit, Ango détient toutes les informations de la mafia. Personnellement je penche pour la deuxième option.

J'avais décidé d'aller enquêter chez Ango. Un jour il m'avait expliqué qu'il ne logeait que dans les hôtels qui étaient sous la protection de la mafia. Son travail était dangereux, alors il ne voulait prendre aucun risque. Ma première étape a été d'appeler différents hôtels, lorsque leur avait dit que je faisais partie de la mafia ils ont été très coopératifs et ont répondu à mes questions. Au bout de trois appels, je tenais enfin une piste : l'adresse du dernier hôtel d'Ango.

En arrivant sur place, le manager m'amena devant la chambre et me remis les clés. La suite qu'il avait choisie était immense, elle avait une vue sur toute la ville. Après avoir fait une inspection complète de la salle, je m'assis sur la chaise qui était au milieu puis je me mis à réfléchir.

« Sakaguchi Ango, l'informateur de la mafia. Un homme intelligent et mystérieux, personne ne connais ta véritable nature. » Puis le silence s'empara de la salle.

« Je n'en sais rien... »En levant ma tête vers le plafond je vis une bouche d'aération. Elle était quasi invisible.

« La bouche d'aération ? »

Je mis mon pied sur la chaise afin de l'atteindre, puis en poussant, elle s'ouvrit. À l'intérieur il y avait une petite boît . Qu'est-ce qu'il pouvait y avoir à l'intérieur ?

Le temps s'arrêta brutalement autour de moi. Je me voyais dos à la fenêtre, me prenant tout d'abord une balle dans le cœur puis une seconde dans la tête.
Puis je repris mes esprits, à la dernière minute je fis un bond en avant , me permettant ainsi d'esquiver toutes les balles. J'étais dos à un mur, tout au loin je vis une lumière briller.

« Un sniper ... »

Mon pouvoir « Flawless » me permettait de voir cinq à six secondes dans le futur. C'était juste mais j'avais réussi à m'échapper de l'hôtel. Tout en courant je pris mon téléphone et composai un numéro. Quelques instants après, on décrocha :

« Dazai ? »

« C'est rare que tu m'appelles- »

« On m'a tiré dessus lorsque j'étais dans la chambre d'Ango. Je poursuis le tireur. Le tir venait de l'immeuble face à la rue Kosho. »

« Tu veux que je bouche les issues c'est ça . »

« J'ai l'oracle d'argent si jamais- »

« Inutile. Surtout, ne tente pas le diable avant mon arrivée. »

De mon coté , ma course-poursuite continuait , je ne devais pas les laisser s'échapper. Si j'arrivai à en interroger un , peut- être que j'aurai des informations sur la disparition d'Ango .

Je n'avais qu'un seul but en tête : les rattraper. En me dirigeant vers une allée sombre, une voix familière interrompt ma course. Je fis demi-tour avant de me retrouver face à un visage que je connaissais.

« Grand frère ! Je n'arrête pas de t'appeler, tu pourrais t'arrêter non ! » me dit elle gonflant ses joues.

« Maria ? Que fais-tu ici ? »

« Je sors du supermarché ~ Où vas-tu ? Il n'y a rien par là. »

Que faire . Je devais continuer à les poursuivre mais je ne pouvais pas laisser Maria. Ces types pouvaient lui tiraient dessus, je ne devais pas écarter cette possibilité.

« Rentre en évitant les endroits et les allées sombres. Prends le bus ! Dès que tu arrives à la maison, enfermes toi dans ta chambre ! N'ouvre la porte à personne ».

Elle était sous le choc. Maria me regarda avec de grands yeux. Je devais faire vite, nos assaillants étaient certainement dans les parages.

« Gr-grand frère, que se passe-t-il ? T-tu as des problèmes . »

« Fais ce que je te dis, dépêches-toi ! »

Petit à petit, Maria commença à s'éloigner de ma position, je devais continuer ma poursuite.

En arrivant dans l'allée, un homme m'attaqua avec une lame mais j'eus le temps d'esquiver. Je sortis mon arme et tirai trois fois au sol afin de le faire reculer.

« Ne bouge plus !»

Une balle érafla mes cheveux. En me tournant vers la détonation, je vis un autre homme pointant son arme dans ma direction .

« Une embuscade ? Est-ce qu'ils en ont après le coffre ? »

J'étais coincé, les deux hommes se rapprochaient de moi petit à petit . Puis une j'entendis une voix.

« Odasaku, baisse-toi ! »

Une grenade flash explosa au-dessus de moi , aveuglant ainsi mes ennemis. La seconde d'après j'entendis des rafales de tir et des cris de douleur.

« Tu es vraiment embêtant Odasaku, si tu le voulais, tu pourrais les tuer en un clin d'œil. »

Dazai me tendit sa main afin de m'aider à me relever. En saisissant sa main je lui demandai :

« Ils sont morts ? »

« Ils n'auraient rien craché si on les avait faits prisonniers. Je sais, ce n'est pas ce que tu avais en tête... Mais c'était des professionnels. Même toi tu ne pourrais pas t'en sortir sans tuer. C'était soit eux, soit toi. »

« … Oui je serai un homme mort sans toi. »

« Oda Sakunosuke , un mafieux qui a pour principe de ne jamais tuer. C'est pour cette raison qu'on te traite comme un garçon de courses. Tu gâches ton talent. »

« J'ai déjà entendu ça des milliers de fois. Parlons plutôt de cette attaque. Qui sont ces types ? »

« Regarde au niveau de leur taille, ils ont un vieux pistolet accroché . C'est un graugeist . Un vieux revolver européen lent et peu précis qui ne servirait qu'à intimider dans ce genre de petite allée. Ça doit sûrement être leur emblème pour indiquer qui ils sont. »

« Et qui sont-ils ? » lui avait je demandé .

« Mimic ... »

« Mimic ? »

« Je n'en sais pas plus pour le moment , mais on apprendra peut-être quelque chose par le sniper qui visait la chambre d'Ango. »

« Ils voulaient récupérer ce coffre. »

« Un coffre ? Pourquoi ne pas m'en avoir parlé avant ? »

« Il était dans la chambre d'Ango … Mais on ne peut pas l'ouvrir sans la clé »

« Quoi, c'est tout ? »

Dazai sortit une épingle et commença à s'approcher du coffre.

« Tu me le prêtes. »

Je lui tendit le coffre, et quelques secondes après, la serrure se débloqua.

« C'est ouvert ! »

Dazai ouvrit le coffre. Jamais je n'aurais pu imaginer qu'à l'intérieur… Il y avait un graugeist .

« Attends … Tu m'avais dit que ce pistolet était leur emblème … Que ça désignait leur appartenance... Pourquoi ? Pourquoi Ango en aurait un ? »

« Là je ne peux pas te répondre . Il leur en a peut -être volé un, mais ça peut aussi être une fausse preuve pour piéger quelqu'un. »

« C'est vrai … » Le choc se lisait sur mon visage, je m'attendais à tous … Mais trouver un graugeist …

« Par contre Odasaku, j'ai remarqué quelque chose. Ango nous a dit hier au bar qu'il venait de terminer une transaction . Je pense qu'il nous a menti. »

« Quoi ?. »

« Tu as bien vu son sac. De haut en bas , il y avait ses cigarettes, son parapluie, son appareil photo et sa montre-trophée. Le parapluie avait servi et était enroulé dans une serviette . Il était en déplacement à Tokyo, où il pleuvait. »

« Son parapluie a été mouillé par la pluie . Où est le problème ? »

« Ango était censé aller faire affaire avec sa propre voiture, donc quand s'est-il servi du parapluie? Pas avant la transaction puisque le parapluie était posé sur la montre. Et pas après non plus. »

Plus les explications de Dazai passaient, moins je comprenais la situation .

« Pourquoi ? »

« Il n'était pas mouillé par deux ou trois minutes de pluie, mais par au moins trente minutes. Malgré tout ce temps sous la pluie, son pantalon et ses chaussures étaient secs. La transaction était à vingt heures et il nous a retrouvés à vingt -deux heures. Ça n'aurait pas eu le temps de sécher après la transaction. »

« Il avait peut-être des vêtements de rechange. »

« Je suis rentré avec lui en voiture, et il n'y en avait pas. À mon avis , il l'a laissé tomber la transaction et a rencontré quelqu'un. Ils ont discuté pendant trente minutes et il a flâné un petit moment avant de rentrer. C'est un informateur qui choisit souvent une rue sous la pluie pour les rendez-vous clandestins. C'est bien plus adéquat que dans une pièce. »

« Ango est l'informateur secret de la mafia portuaire, il doit avoir des rendez-vous qu'il ne peut pas révéler. »

« Alors il n'a qu'à dire qu'il ne pouvait pas en parler. Et ni toi, ni moi n'aurions pressé la question. Je me trompe. »

Le raisonnement de Dazai ne comportait aucune faille .

« Et pourtant, pourquoi a-t-il été jusqu'à se donner un alibi pour cacher un rendez-vous secret ? »

Puis un bruit interrompit notre discussion, nous nous tournâmes en même temps. L'un des attaquants s'était relevé , pointant ainsi son arme dans notre direction.

« Tiens, tiens . Quel sens du devoir . Pour être honnête vous avez tout mon respect. C'est la première fois qu'une organisation attaque autant la mafia. »

Dazai s'approcha peu à peu de l'ennemi.

« Arrête, Dazai ! »

J'avais essayé de l'empêcher de faire un pas de plus mais il était trop tard, quelques mètres seulement les séparaient.

« J'espère que tu arrives à lire la joie dans mon regard. Tu as juste à bouger d'un doigt et j'aurai enfin ce que j'attends depuis longtemps. »

L'homme ne baissa pas son arme, sa main tremblait mais il était déterminé à lui tirer dessus.

« Ma seule crainte, c'est que tu vises mal. Mais j'en doute, car c'est bien toi le sniper. »

« Dazai ! »

« Tu es un homme mort quoi qu'il arrive. Alors essaie au moins d'emporter un capitaine avec toi. »

« Ça suffit Dazai. »

« Je t'en supplie, emmène-moi avec toi. Sors-moi de ce rêve au monde rouillé. »

« Dazai ! »

L'homme mit son doigt sur la gâchette, la détonation s'entendit dans toute la rue. Mais avant qu'il n'eut le temps de d'appuyer , je sortis mon arme et tira au niveau de son épaule afin de le désarmer. Après une seconde rafale de tir, l'homme était sol, baignant dans son sang.

« Désolé de t'avoir fait peur. Tu as aimé mon jeu d'acteur. »

Je pris un air sérieux et lui dis :

« Tu jouais ? »

« Je savais qu'il tirerait à côté, il avait la marque de son sniper sur la joue gauche. Il était donc gaucher. En tirant de la main droite sans bien tenir debout, et avec un vieux pistolet de ce genre, il aurait fallu que le canon soit sur mon front pour réussir. »

Dazai avait raison , l'ennemi avait éraflé sa tête, il saignait légèrement .

« J'ai gagné du temps en lui parlant pour que son bras se fatigue, il ne manquait plus que tu interviennes. »

« Ça suffit Dazai. N'en dis pas plus. »

« Odasaku ... Tu dois retrouver Ango, mais avant ça tu as un problème plus important à régler. »

Je sentis une présence derrière moi … Dazai baissa ses yeux. À ce moment-là , lorsque je me suis retourné, je ne saurai décrire ce que je ressentais .

Pourquoi ? Je m'étais promis de ne pas la mêler à la mafia . Que faisait elle ici ?

« Maria … Depuis combien de temps es-tu ici ? Je t'avais dit de rentrer … »

« Grand frère. J -j'étais inquiète pour toi . J'ai entendu des coups de feu. Est-ce que tu es blessé ? »

Maria tremblait comme une feuille. Je devais la rassurer.

« Maria, je vais bien alors calmes-toi. Rentrons à la maison d'accord. Là-bas je ... »

Puis un long silence. Je devais lui en parler , mais j'avais peur. Peur qu'elle devienne la cible de Mimic ou d'autres organisations ...

« Odasaku, je pense qu'il est temps que tu lui dises la vérité. » dit Dazai en passant sa main derrière son cou.

Je repris mes esprits et m'approchai d'elle . Je mis mes mains sur sa tête et frottai ses cheveux.

« Maria, à la maison je te raconterai tout d'accord . Tu es rassurée maintenant. »

Maria me répondit en hochant de la tête, puis des bras l'entraînèrent en arrière.

« Gr-grand frère il-il y a quelqu'un derrière moi, qui -qui est cette personne ? »

« Oh ! Odasaku, tu ne m'avais pas dit que ta sœur était aussi mignonne. »

Dazai se mit à genoux et prit la main de Maria .

« Je suis Osamu Dazai, est ce qu'une beauté comme toi accepterait-elle de se suicider avec moi. »

« Dazai ! »

Elle rigola légèrement en mettant sa main devant sa bouche, Dazai lui-même était étonné de voir qu'elle ne l'avait pas repoussé, il sourit et lui dit :

« Je préfère te voir sourire, tu es très belle comme ça. »

Son visage était rouge, la voir rire comme ça me faisait plaisir . Maria, je ferai tout pour que tu puisses continuer à sourire comme tu le fais maintenant .

« Ton ami est vraiment quelqu'un d'amusant .Je suppose que vous savez déjà qui je suis. »

Elle se courba légèrement et dit :

« Maria Oda, enchantée de vous rencontrer Dazai-sans. »

« Oh ! Ta petite sœur est très polie. Tu n'as pas besoin de me vouvoyer. Avant que je ne l'oublie , peux-tu me passer ton numéro . Si jamais tu as un problème, appelle-moi . J'arriverai comme un prince charmant venu sauver sa princesse » dit-il avec un clin d'œil .

Je mis ma main vers ma bouche et toussai assez fort pour qu'ils m'entendent.

« Je suis désolé de vous interrompre mais il est l'heure de rentrer. »

Maria se tourna vers moi et me regarda avec de gros yeux.

« Déjà ? » Elle se retourna vers Dazai . « Dazai-san pourquoi ne pas venir manger avec nous ce soir ? J'allais faire du curry- »

« Maria ! On rentre. »

« M-mais grand frère… » Elle leva ses bras et cria :

« Dazai-san, j'espère qu'on se reverra ! »

Dazai sourit et leva également sa main pour la saluer en retour.


PS : Dans le prochain chapitre nous changerons de POV et nous passerons à celui de Maria :D notre chère héroïne .