Pairing : Thomas x Minho x Newt [Établi]

Type : Univers alternatif

Notes : J'avais dit que je ferais des lemons, et enfin de compte je fais le contraire X) Mais promis, la prochaine fois héhé ;) Ici je présente surtout le quotidien de notre couple à trois, j'espère que ça vous plaira.

Disclaimer : Les personnages appartiennent à James Dashner.

Bonne lecture ! :D


A3-2

Comme d'habitude, le réveil sonne à six heures. Comme d'habitude, Minho s'étire et baille à s'en décrocher les mâchoires. Et comme d'habitude un énorme bruit annonce une chute sur le parquet, suivi d'un grognement de colère.

Toujours dans le lit, Newt lève son bras pour atteindre l'interrupteur de la lumière avec la lenteur d'un escargot tandis que Thomas se remet maladroitement sur ses genoux, encore à moitié endormi. Les cheveux en bordel défiant les lois de la gravité, il tape ses poings sur le matelas en s'écriant :

- Ça commence à bien faire Minho ! J'en ai ma claque d'être éjecté du lit tout ça pour que Monsieur s'étire !

Le concerné lui dit quelque chose, mais ses mots sont étouffés par l'oreiller dans lequel il a enfoui son visage.

- Je crois qu'il dit qu'on partira en chercher un autre plus grand si tu veux. Traduit Newt en se frottant les yeux.

- J'espère bien !

Thomas s'apprêtait à partir mais Minho se tourne vers lui et lui ouvre les bras. Il le regarde, hésitant, puis décline l'invitation, trop énervé pour un câlin matinal. Cependant on n'échappe pas si facilement à la ventouse vivante. Avant de quitter leur appartement l'asiatique prend son cadet dans les bras et lui souffle dans le cou, le faisant frissonner et rire à la chatouille. Oui, Minho est comme ça.

Ils prennent tous les trois le tram pour rejoindre leur université. Thomas et Newt écoutent de la musique ensemble en prenant chacun un écouteur, pendant que Minho discute avec un ami. Le blond aime bien ce moment de la journée : le soleil se lève lentement à l'est, la musique le berce et l'apaise. A côté de lui, son amant a croisé ses bras sur son torse et fait semblant de dormir, mais Newt sait très bien qu'il ne dort pas. Discrètement il atteint les doigts de son Tommy qui pendent entre eux, et exerce deux pressions dessus. Un geste banal aux yeux des autres. Un geste important aux yeux de Thomas, à qui un sourire étire ses lèvres. Il tâtonne près de lui pour trouver la main de son petit copain et imite son geste. Newt sourit à son tour.

Il savait qu'il ne dormait pas.

La matinée à l'université se passe relativement bien, les cours sont durs à suivre à l'amphithéâtre, néanmoins Thomas peut être sûr de ne pas être déconcentré par des gestes suspects de la part de Minho, parce que même si ce mec et un gros fêtard qui adore enquiquiner les autres quand il s'ennuie, il reste très sérieux lorsqu'il s'agit de ses études.

Sans s'en rendre compte, Thomas décroche du cours, il perçoit la voix du professeur, mais ne la comprend plus. Il observe du coin de l'œil la main de Minho qui ne cesse de prendre des notes, cette main qu'il a si souvent senti sur sa nuque, sur son ventre, sur ses fesses, sur sa …

- Thomas, réveilles toi un peu. Tu rates des points importants là ! Lui dit fermement Minho.

- Oui, euh, oui. Tu as raison. Répond-t-il, embarrassé de s'être fait prendre en train de fantasmer sur son camarade.

En fait, même quand Minho ne fait strictement rien, il perturbe Thomas. Il serait grand temps qu'il change de place.

Les trois garçons prennent leur pause déjeuner en compagnie de leur bande de potes commune. A ce moment là, ils se comportent comme de bons amis, se chamaillant tels des gamins. Personne ne pourrait penser qu'ils partagent le même lit. Avant de retourner en cours, Teresa prend Thomas à part pour lui parler. Il adore discuter avec sa meilleure amie, mais là, elle fait quelque chose qu'elle ne devrait pas du tout faire. Il ne sait pas pourquoi elle le fait, mais ça le gêne terriblement.

- Teresa, arrête ça tout de suite.

La jeune fille cesse de pincer les doigts de Thomas et lève ses yeux bleus perçants d'un air surpris.

- Je n'aime pas que l'on me touche les mains comme ça. Reprit-il.

- Mais je vois bien que ça te fait plaisir quand tes meilleurs potes te le font, c'est que tu dois aimer ça non ?

Le visage de Thomas vire au rouge. Que répondre à ça ? Pour lui il n'y a que Minho et Newt qui ont le droit de faire ça. Personne d'autre. Tout simplement car c'est leur geste à EUX. Personne d'autre ne connaît sa réelle signification.

- Je… Je ne veux pas que tu me le fasses c'est tout. Ne prends pas cette habitude.

- D'accord. Lui marmonne-t-elle, légèrement vexée.

Heureusement Teresa n'insiste pas et Thomas la quitte pour aller en cours. Sur le chemin il se touche machinalement les doigts et repense à toutes les fois où c'était Newt et Minho qui les lui pressent. Lorsqu'ils sont en public, c'est de cette manière qu'ils expriment leur amour.

Un « je t'aime » silencieux qui n'appartient qu'à eux trois.

Le cœur de Thomas chauffe sous sa poitrine alors qu'il entre de nouveau dans l'amphithéâtre, et un sourire que Minho qualifie de « crétin » ne le quitte pas durant ses prochaines heures de cours.

En début de soirée, les trois garçons décident de se dégourdir un peu les jambes après cette semaine de cours, et de manger dehors à l'occasion du temps fort agréable comparé aux deux derniers jours de pluie auxquels ils ont eu droit. Ils marchent dans les petites ruelles de la ville, le ciel est dégagé et l'air est chaud. Ils sont seuls dehors, ils sont bien. Tellement bien que Thomas ose passer son bras autour des épaules de Newt pour lui déposer un bisou sur la tempe.

Dans l'une des ruelles qu'ils traversent, une voiture est garée devant une petite maison dont la porte d'entrée est entrouverte. Lorsque Thomas passe à côté de la voiture, il se stoppe net. La portière du conducteur est grande ouverte et une sacoche gît sur le siège passager.

« Tommy ? » Demande Newt qui a toujours la main dans la sienne et qui le tire vers lui pour l'inciter à avancer. Mais le jeune homme reste immobile, son regard jongle entre la sacoche et la porte de la maison. Lors de son conflit intérieur, il se mord la lèvre. Sa partie intrépide lui crie de voler cette sacoche, mais le mini-Tommy en toge blanche, une auréole sur la tête et muni d'une harpe lui dit que voler c'est mal.

Newt perd vite patience et finit par continuer seul son chemin. Minho quant à lui, rejoint Thomas et suit son regard, l'asiatique comprend vite ce qu'il n'ose pas faire. Il a un sourire en coin et il lui souffle à l'oreille « petite froussarde ». Son interlocuteur n'a même pas le temps de répliquer que Minho s'engouffre dans la voiture.

Il n'a pas hésité une seconde, à croire que lui n'a pas de mini-Minho angélique qui lui dit que ce qu'il fait c'est mal. Minho saisit la sacoche et s'apprête à quitter le véhicule, mais dans la précipitation son coude percute le volant, et le bruit puissant du klaxon retentit dans la rue.

Puis le silence.

Thomas et Minho se fixent n'osant pas faire un seul geste. On peut voir dans leurs yeux la panique les gagner tandis qu'à l'autre bout de la rue, Newt s'est arrêté à l'entente du bruit et a lentement fermé les yeux, fatigué par les conneries de ses deux copains. Pas besoin de se retourner pour comprendre ce qu'ils venaient de faire. Il jure tout bas puis continue son chemin comme si rien ne s'était passé, il marmonne pour lui-même : « Je ne les connais pas. Non je ne connais pas ces guignols. Les deux voleurs là-bas ? Jamais vu, haha ».

Il faut que Minho entende le bruit des pieds cognant contre l'escalier de la maison d'en face pour qu'il réagisse. Il lance la sacoche à Thomas et sort au plus vite de la voiture et une fois dehors, les deux garçons se tapent le sprint de leur vie.

/

Bien loin de l'endroit où ils viennent de voler le pauvre inconnu, Minho et Newt regardent Thomas assis sur un banc en train de fouiller la sacoche.

- J'ai honte de vous. Murmure le blond.

- Oh ça va Newt, tu n'es pas notre mère. Réplique Minho.

- En parlant de ta mère, je vais lui signaler que son fils est un vilain garçon qui vole.

- Ne te donnes pas cette peine chéri elle le sait déjà.

- Calmez-vous les gars, regardez plutôt ce que j'ai trouvé. Dit Thomas en présentant les billets de couleurs avec un grand sourire. En comptant les pièces ça nous fait près de 43 euros. Ça pourrait nous payer le resto.

- Nickel ! S'exclame Minho.

Newt lève les yeux au ciel alors que les deux bruns se tapent dans les mains, visiblement heureux de pouvoir manger sans dépenser leur propre argent.

- Tu viens avec nous, hein ? Lui demande Minho, tout enjoué.

Le blondinet grogne et s'écarte vivement de cette main qui vient lui pincer la joue. Il se terre dans le silence, le regard fuyant en gardant ses sourcils fortement froncés, comme à chaque fois que quelque chose le contrarie. Par un regard, Minho demande l'aide de son cadet car il sait que Newt a tendance à écouter Tommy plutôt que lui.

Alors Thomas acquiesce discrètement et se lève pour approcher Newt. Il lui effleure l'avant-bras en l'interpellant et son vis-à-vis lève ses yeux noisette afin de montrer qu'il l'écoute. La voix du brun est si douce qu'on peut avoir l'impression qu'il s'adresse à un gamin.

- Ça serait vraiment dommage qu'on gâche cette soirée juste pour ça. J'aimerais vraiment qu'on s'amuse, qu'on rigole tous les trois comme on fait d'habitude.

- Je sais. Mais vous auriez pu ne pas faire ce que vous avez fait.

- Oui c'est vrai. Mais …

Thomas regarde brièvement autour de lui si une personne qu'il connaît est dans les parages, avant de prendre délicatement la main de Newt qui le regarde faire sans réagir. Minho observe minutieusement la stratégie de persuasion de Thomas, il trouve d'ailleurs ses approches physiques très judicieuses.

- Si la personne s'occupait mieux de ses affaires il n'aurait pas laissé sa portière grande ouverte.

- Je suis sûr que cette personne était très pressée, et que c'est pour cette raison qu'elle n'a pas cherché à refermer sa portière derrière elle, surtout si sa rue est habituellement déserte. Répond Newt, toujours avec une certaine froideur dans la voix.

- S'il te plaît Newt, lâche-toi un peu. Vois ça comme un cadeau. Intervient Minho.

- Un cadeau involontaire ? Raille le blond.

- Bon tu viens avec nous oui ou non ? Demande Thomas qui commence à s'impatienter.

Après un moment d'hésitation, Newt hoche la tête. Néanmoins il fait promettre aux deux guignols ne plus jamais refaire un truc pareil. Du moins en sa présence. Tout joyeux, Thomas lui vole rapidement un baiser avant d'emmener ses deux copains vers le centre-ville, le sourire aux lèvres.

/

Dans l'un des restaurants les plus populaires de la ville, on peut voir trois jeunes hommes à une table attendant patiemment leurs assiettes. Sans s'en rendre compte ils attirent les regards énervés de leurs voisins, car ils ont tendance à parler et s'esclaffer un peu fort. Newt s'est détendu aux blagues incessantes de Minho qui aime trop entendre ce rire clair pour s'arrêter.

Les serveurs sont débordés en ce vendredi soir, il arrive que d'autres serveurs viennent leurs demander leurs commandes, alors qu'ils l'ont déjà passé. Pour cette raison leurs plats mettent du temps à arriver. Alors ils s'occupent comme ils peuvent.

Au bout d'un moment, Newt succombe à la curiosité d'en savoir plus sur le contenu de la fameuse sacoche. Il en sort des mouchoirs, un décapsuleur, d'ailleurs Minho ne peut s'empêcher de faire une blague comme quoi son propriétaire est un alcoolique, ce qui fait bien sûr pouffer les deux autres. Puis ils finissent par se pencher sur une carte d'identité.

- Vous le connaissez ? Demande Thomas.

- Nope. Répond Minho.

- Moi il me dit quelque chose. Annonce Newt.

Le blond garde son regard fixé sur la photo avec un air perplexe tandis que Thomas et Minho (sales gosses qu'ils sont) se moquent ouvertement des sourcils fins et incroyablement arqués du jeune homme sur la photo, sans se préoccuper des paroles de Newt.

Lorsque leurs plats arrivent enfin, Newt laisse la carte d'identité de côté, cependant il continue de jeter des coups d'œil suspicieux à la photo tout en mangeant. Il arrive qu'il ne remarque même pas que Minho lui vole sa nourriture tant il réfléchit d'où il a pu voir ce type au nom de Gally.

N'y tenant plus, il laisse de côté son risotto pour se reconcentrer sur la carte d'identité, Thomas et Minho commencent à se demander s'il n'avait pas eu le coup de foudre pour le type-aux-sourcils-chelous. Tandis que Newt est à deux doigts de se rappeler d'où il avait vu Gally, un énième serveur vient leur proposer la carte des desserts, alors qu'ils n'ont pas fini leurs plats. Mais étrangement, le serveur en question se coupe en plein milieu de sa phrase, ce qui intrigue Newt qui lève la tête vers le nouveau venu.

Il y a un long moment où les deux hommes se fixent intensément. Le blond sent son cœur s'affoler, il ne cherche même pas à dissimuler la carte entre ses mains. C'était trop tard.

- Euh les gars… Dit-il d'une petite voix, tandis que le visage du serveur vire au rouge.

Thomas et Minho n'ont pas conscience du danger imminent. Il faut que Newt se prenne un poing dur comme la pierre dans le nez pour qu'ils comprennent soudainement que Gally ne possède pas un décapsuleur parce qu'il est alcoolique.

Mais parce qu'il est serveur.

/

C'est comme deux cons que Thomas et Minho se retrouvent sur le canapé, exclus de la chambre par Newt qui a littéralement pété les plombs, le nez en mille morceaux à cause de leurs conneries. Bien qu'il ne soit pas le seul à en avoir payé les frais.

Minho avait été le premier à se lever lorsque Newt s'était écroulé à terre. Furieux qu'on ait fait du mal à sa blondie, il avait bondi sur l'agresseur, mais apparemment Gally était beaucoup plus furieux que lui. Thomas avait bien essayé de lui venir en aide, mais c'était peine perdue.

En rentrant Newt avait gueulé et avait vaguement parlé d'un double homicide avant de s'enfermer dans la chambre, décrétant que ce soir il dormirait seul.

- On a merdé. Marmonne Thomas, sa lèvre ouverte ne le permettant pas de bien articuler.

- On n'a pas eu de chance, c'est tout. Répondit Minho qui n'assume toujours pas le fait qu'il se soit pris une raclée de la part du type-aux-sourcils-chelous. Son visage est rouge d'égratignure.

- Hum. Je n'ai même pas pu finir mon tartare de bœuf avec patates sautées. Dit-il avec une moue que son petit-ami trouve adorable, malgré son énorme coquard à l'œil gauche .

Succombant à la fatigue, Minho embrasse très délicatement les lèvres meurtries de Thomas, pour s'allonger dans le canapé. Pour plus de confort, l'autre garçon décide de se mettre dans la position inverse de l'asiatique, d'ailleurs ce dernier l'embête un peu en agitant ses pieds devant son visage - ce qui les font rire - avant de se souhaiter bonne nuit et de s'envoler dans les pays des rêves.

Jusqu'au matin où Minho s'étire et qu'un énorme bruit annonce une chute au sol, suivi d'un grognement de colère.

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Voilà :3

Avez vous eu pitié du petit Newt ? Dites moi tout par review *-*

Bon Thomas devrait arrêter de se manger le parquet tous les matins dans les chapitres à venir ^^ Si vous voulez me proposer vos idées pour la suite, allez-y ! :D

Merci à ceux qui mettent en favoris/follow, ça me fait super plaisir :D Et bien sûr à ceux qui mettent des reviews, ça me fait encore plus plaisir :')