Nda : Me revoilà avec un hors série très spécial, vous devez comprendre par là qu'il ne s'agit pas du chapitre avec le lemon Thominho (il ne prend donc pas en compte la situation précédente) et qu'il se démarque des autres. Cet hors-série est centré sur un film très malsain que j'ai vu cet été : A Serbian Film. Il y a donc certains spoilers du film, mais de toute façon j'espère que ce texte vous passera l'envie d'aller le voir, bien que ce soit un très bon travail (ce texte n'est en aucun cas une critique, car en fin de compte j'ai bien aimé ce film) simplement il ne peut pas être vu par tout le monde ^^ Et j'ai toujours voulu savoir les réactions de nos chouchous devant un tel chef d'œuvre morbide.

Bonne lecture ! :D


A3 – Hors-série

Rien de mieux qu'une séance de cinéma pour conclure une bonne semaine de boulot.

Tous les vendredis soir, les trois étudiants ont un petit rituel qui est de s'installer dans le canapé et se recouvrir de plaids douillets pour se mater un nouveau film, avec évidemment un énorme bol de pop-corn rempli à ras-bord.

La plupart du temps ils piquent les DVD à leurs amis, le but étant que la découverte de l'œuvre soit totale pour chacun.

Ce soir, le film choisi complètement par hasard dans la bibliothèque de leur voisine - psychopathe - Brenda, est un film Serbe, qu'on devine comme un film pas très joyeux à la vue du boîtier de couleur sombre et sanglante.

Ces pauvres enfants ne savent pas encore ce qui les attend.

Thomas sort les plaids tandis que Minho prépare les pop-corn. Au dernier moment, Newt plonge l'appartement dans l'obscurité et soudain l'écran de la télévision devient leur seule source de lumière.

Le film commence très fort et annonce le thème. C'est brutal, mais ce ne sont plus des gamins, des scènes de cul il y en a partout au cinéma. Ensuite le contexte se met en place, les personnages, les décors, l'intrigue.

Au début, les trois hommes prennent ce film à la rigolade, se moquant des prénoms serbes des personnages (Miloch est un prénom ? Sérieusement ?).

Mais petit à petit les sourires s'évanouissent, une ambiance pesante les enveloppe doucement. L'histoire avance et les images s'assombrissent, sans y attendre ils se font engloutir au sein d'un univers oppressant et terriblement malsain.

- Devant sa fille de treize ans ? Bordel Newt c'est quoi ce film de tarés que tu nous as dégoté ? finit par demander Minho qui grimace à une scène des plus tordues.

- Tu n'aurais pas pu prendre un DVD avec des papillons et des licornes sur le boîtier ? gémit Thomas.

- J'ai fait au hasard comme d'habitude, je ne pensais pas qu'un film comme ça existait, répondit le blond, embarrassé.

Les tortures ainsi que les démonstrations des déviances sexuelles les plus tordues de cette planète infligent aux spectateurs une violence psychologique inimaginable. Un malaise impossible à réprimer s'installe au plus profond de l'être, et ne fait que grandir au fur et à mesure du film.

Lors des scènes désagréables, Newt détourne la tête et appuie son front contre l'épaule de Minho, de manière à ne plus voir l'écran, mais rien que de continuer d'entendre est dégueulasse, car l'imagination peut être aussi effrayante que la réalité.

A la grande surprise générale, c'est l'asiatique qui déclare forfait en premier alors que l'une des scènes les plus malsaines au monde se déroule sous leurs yeux. (SPOILERS : Scène de viol sur un nouveau né. Pédopornographie.)

- Très peu pour moi ce film, marmonne Minho en quittant le canapé.

- Tu t'en vas ? demande Newt d'une mine soucieuse.

- Ouais je vais me mater un Disney pour me remettre des horribles choses que je viens de voir.

- Tu restes Tommy ?

Thomas ne sait pas combien de temps il va encore pouvoir supporter ce film, mais sentir Newt se blottir contre lui sous les plaids lui donne assez de courage pour le rassurer d'un baiser sur les lèvres. Jamais il n'avait vu Newt aussi fragile devant un film, en fait c'était plutôt lui-même qui se barrait en courant quand on parlait de film d'horreur.

Mais en réalité, "A Serbian Film" ne fait pas peur, il choque le spectateur à lui en donner une nausée constante.

Les deux hommes restant comprennent vite que Minho n'est parti qu'au commencement du cauchemar.

Il essaye de revenir voir le film mais lorsqu'il refait son apparition dans la pièce et qu'il aperçoit Miloch décapiter la femme qu'il baise, il retourne définitivement dans la chambre à coucher. Pendant ce temps, Thomas pose instinctivement sa main sur sa bouche tandis que Newt se cache derrière son bol de pop-corn qu'il a déjà à moitié avalé.

La fin approche lentement, et les scènes épouvantables qui s'enchaînent sont de plus en plus difficile à supporter. Ils en viennent à se demander si ce film ne violerait pas quelques lois du pays.

Finalement, c'est une succession de scènes qui fait craquer Newt (SPOILERS : Une femme se fait arracher toutes les dents et s'étouffe à cause d'une fellation trop intense).

Le blond se lève et annonce avec un calme absolu et choqué : "Je vais vomir, je reviens".

Mais jamais il ne revint.

Thomas se retrouve donc seul face à ce film de dégénérés. Une partie de lui voudrait fuir le plus loin possible, une autre veut absolument savoir la fin de cette histoire morbide et une dernière lui crie de se crever les yeux sur le champ.

Prenant son courage à deux mains il décide de rester jusqu'à la fin, et c'est probablement l'une des pires décisions de sa vie.

La conclusion se dévoile enfin, et elle est encore plus horrible que tout ce que l'on pouvait s'imaginer (SPOILERS : Miloch sodomise son propre fils de 5 ans). Néanmoins la dernière scène, émue quelque peu Thomas (SPOILERS : Suicide collectif comportant Miloch, sa femme et son fils) mais lorsque la dernière phrase se fait entendre, toute l'horreur du film lui revient en pleine gueule (SPOILERS : Nécropornographie sur les cadavres de Miloch et sa famille. La phrase en question : "Vas-y, et commence par le petit").

C'est juste... effroyable, inhumain, répugnant.

Trente minutes s'écoule en silence dans le salon, mais Thomas est toujours sur le canapé, fixant l'écran d'un air traumatisé. Il est blanc comme un linge, la bouche entrouverte et asséchée.

Lorsqu'enfin son cerveau a accumulé toutes les informations, sa première réaction est d'éclater ridiculement en sanglot.

Il pleure comme un enfant, réclamant un câlin chaleureux qui pourrait lui faire oublier ce qu'il venait de voir.

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Vos réactions ? ^^

Qui connaissait ce film ? :p