Disclaimer : Les personnages de « Marvels Agents of SHIELD » appartiennent à leurs propriétaires et tous les droits de création des personnages leur appartiennent. Je ne retire bien entendu aucun profit de l'histoire qui suit.
Rating : K+
Genre : Humor / General
Personnages : Jemma Simmons ; Leopold Fitz ; Lance Hunter ; Barbara Morse ; Melinda May ; Daisy Johnson ; Phillip Coulson
Situation temporelle : après la saison 4, avant la 5
Changements de situation : Mack n'existe pas. Bobbi et Hunter quittent le SHIELD mais reviennent. Enoch & Co ne viennent pas chercher l'équipe dans le bar à la fin du #4.22
Dates d'écriture : 02 au 07/03/2018
Beta lecture : Personne
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Bonjour !
Cette mini fic de 9 chapitres a été écrite dans le cadre de la 95ème Nuit du FoF. Un thème par heure, de 21h à 5h, chaque thème devant être rédigé en une heure. Si vous voulez des précisions, vous pouvez m'envoyer un MP.
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Thème 7 : SAVEUR (03h00)
Durée d'écriture : plus de 3h
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Daisy est assise sur le rebord de la fenêtre du bureau de Coulson. Elle réfléchit à plein de choses... non, en réalité, elle pense à ce que le medium lui avait dit, des mois plus tôt.
Vous courrez après les mêmes chimères depuis des décennies, maintenant. Laissez le passé où il est. Il est fade. Prenez goût à cette vie, elle en vaudra la peine.
Elle ricane pour elle-même, trouvant qu'il se l'est pété un peu, tout de même, avec ses phrases tournées n'importe comment. Elle suppose qu'il a voulu en jeter le plus possible et marquer les esprits avant de se suicider.
Et elle ne se plaint pas. Elle a su immédiatement ce qu'il voulait dire. Elle a compris le sous-entendu, et a tout de suite été d'accord avec lui.
Mais ça c'était sur le papier.
Dans la réalité, elle ne sait pas comment se dépêtrer seul de ce merdier. Parce qu'avant de gouter aux belles choses de la vie, elle doit avaler ce qu'elle a dans la bouche. Et ce n'est pas bon. Du genre même-les-choux-de-bruxelles-c'est-trop-bon à côté de ce qu'elle mâchouille depuis vingt cinq ans.
Elle a essayé de passer par-dessus les merdes de son père et les conneries de sa mère. Mais ce n'est pas si vieux que ça. Et ses propres erreurs. Ça, c'est encore plus récent. Alors elle n'y arrive juste pas. Et parce qu'elle n'y arrive pas toute seule, elle se tourne vers la seule personne à qui elle se sent capable d'en parler.
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Elle se trouve dans le bureau du directeur, assise en équilibre sur la fenêtre ouverte, pensant à tout et n'importe quoi... c'est-à-dire à Coulson.
Elle attend une petite demi-heure avant d'entendre des pas dans le couloir et la porte s'ouvrir. Elle repasse ses jambes à l'intérieur de la pièce et saute sur le sol.
« Bonjour Daisy, » la salue le directeur. « Comment vas-tu ? »
« Salut patron ! » répond-elle de son habituel ton enjoué. « Je vais bien, et toi ? »
« Moi aussi, » affirme-t-il avec un sourire. « Pourrais-tu éviter de jouer à l'acrobate sur ma fenêtre ? Si on te retrouve broyée en bas dans la rue, on va me poser plein de questions, » lâche-t-il en gardant son sourire, mais le regard inquiet.
« Tu sais bien que je me rattraperai avec mes pouvoirs au besoin, » rappelle-t-elle.
« Si tu le dis, » soupire-t-il, reconnaissant sa défaite. « Y a-t-il un problème ? » reprend-il.
« Pas spécialement, mais... bon, il y a deux choses, » admet-elle une fois qu'il a haussé un sourcil. « Un : ce que m'a dit le médium me turlupine et deux... »
Elle s'arrête en voyant le châtain se tendre imperceptiblement, mais elle le remarque tout de même.
« Quoi ? » demande-t-elle.
« Rien, continue, » répond-il de son habituel ton neutre de "ça ne te regarde pas".
Enfin, ce n'est pas vraiment ça, c'est juste qu'il ne veut pas lui en parler pour tout un tas de raisons aussi stupides les unes que les autres. Mais elle... elle a toujours fini par tout lui dire, il sait tout d'elle et... elle a l'impression de ne jamais avoir rien eu en retour.
Alors elle a envie de lui dire cette seconde raison. Mais elle est lasse, tout à coup.
« Non, » refuse-t-elle donc, avant de soupirer. « Laisse tomber, ce n'était pas une bonne idée, de toute façon, » marmonne-t-elle en se détournant.
Du coin de l'œil, elle le voit serrer les poings, mais il ne dit rien alors elle ignore son estomac qui se serre et se dirige vers la sortie. Elle est à deux mètres de la porte lorsqu'il se décide.
« Attends ! » s'exclame-t-il en contournant le bureau, s'arrêtant juste dans le dos de la jeune femme. « Skye, je... merde, désolé, » soupire-t-il devant cet énième lapsus.
« Ça fait deux ans, maintenant. Pourquoi... ah, pardon, après tout, moi non plus je n'arrive pas à me faire à l'idée que tu ne me jugeras jamais assez digne de me parler de ce qui ne va pas. On traine tous nos boulets il faut croire, » raille-t-elle.
Il n'essaie même pas de cacher qu'elle vient de le blesser.
« Ne parle pas de ce que tu ne connais pas, » siffle-t-il.
« C'est certain que si tu ne me parles pas, je ne vais pas savoir grand-chose, » rétorque-t-elle.
« Oh, je t'en prie ! Ça, ce n'est même pas un argument, c'est une attaque gratuite, » répond le directeur en se détournant.
« Pourquoi prends-tu la peine d'être à mes côtés quand je ne vais pas bien ? » demande-t-elle sur une impulsion sortie de nulle part – mais elle a apprit à leur faire confiance, alors elle laisse sa spontanéité parler.
Coulson se tourne vers elle pour la regarder.
« Je ne comprends pas, » souffle-t-il.
Daisy secoue la tête, un sourire douloureux aux lèvres.
« La question est simple, pourtant. Imaginons l'inverse : "Daisy, pourquoi t'échines-tu à t'inquiéter pour moi quand il est clair que je n'ai absolument pas envie de partager mes soucis avec ton insignifiante personne ?" » ironise-t-elle.
« Tu ne penses pas que tu en fais un peu trop, » grogne-t-il.
« Sérieux Sherlock ? T'as trouvé ça tout seul ? » s'énerve-t-elle soudain. « Bien entendu que j'en fais un peu trop. Mais il n'empêche que c'est la vérité. Et laisse-moi répondre à cette question, bordel ! » s'exclame-t-elle en le voyant ouvrir la bouche, avant de prendre une grande inspiration. « C'est très simple. Je me soucie de toi. Tu es la personne de laquelle je suis la plus proche ici, » explique-t-elle, son calme retrouvé. « Et tant qu'on évoluera dans le même environnement, je ne cesserai de m'inquiéter, de compatir, de te soutenir, parce que c'est ce que font les êtres humains qui s'apprécient les uns envers les autres, » finit-elle le regard dur.
Il secoue la tête lentement et un peu d'incrédulité passe dans ses yeux gris.
« May, sors de ce corps et rend le à Daisy, » déclare-t-il seulement, mais elle ne bouge pas d'un muscle, alors il soupire. « Je ne veux pas t'accabler, » finit-il par avouer.
Elle le regarde droit dans les yeux de longues secondes avant de pincer les lèvres.
« Ai-je besoin de formuler mes pensées sur combien le fait que tu me penses si fragile me blesse ? » demande-t-elle d'une voix parfaitement neutre.
« Tu n'es pas fragile, » réplique-t-il immédiatement. « Ce qui ne veut pas dire que je n'ai pas envie de te protéger. »
Elle laisse échapper un rire dépité.
« J'aimerais te dire que ce sont des conneries, pourtant je te comprends. Ça me fait mal de l'admettre, mais je comprends. Mais qu'est-ce qui te dis que le fait que tu me tiennes à l'écart ne me fait pas plus mal que ce dont tu ne veux pas me parler ? » demande-t-elle.
Il se frotte le front en soupirant.
« Rien, » répond-il seulement avant de retourner s'assoir à son bureau. « Vas-tu me dire la seconde chose qui t'a fait venir dans mon bureau ?
Elle hausse les épaules.
« Non. »
« Daisy ? » souffle-t-il, décontenancé.
« Je n'en ai pas envie, Phil, » répond-elle simplement.
« Que veux-tu faire ? Me punir ? Je ne te parle pas, alors tu ne me parle pas ? » demande-t-il, le regard plus douloureux que désemparé, désormais.
« Pourquoi ? Ça marcherait ? » demande-t-elle à son tour.
« Non, » réplique-t-il sèchement. « On ne ferait que se faire mal l'un l'autre. Rien de plus, » souffle-t-il, les dents serrées.
« Alors non, ce n'est pas la raison pour laquelle je ne parlerai pas. Pour le moment, de manière quotidienne, il n'y a que moi qui souffre. Alors on va en rester là, » accepte-t-elle avec un hochement de tête brutal.
Le directeur se fige complètement.
« Tu es sérieuse, » murmure-t-il, incrédule, en comprenant qu'elle ne se moque pas. « Je... comment peux-tu faire ça ? Pourquoi veux-tu te sacrifier pour... ça ? »
Pour ça. Il ne se considère même plus comme un être humain. Plus totalement. Parce qu'il a du sang de Kree. Elle en a conscience, mais pour autant, elle ne le supporte pas mieux quand il le rappelle.
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Pourtant, par cette simple phrase, tout change.
Parce qu'il est honnête avec elle. Il aurait pu dire moi ou le SHIELD. Mais non. Il a dit ça.
Peut-être pour lui donner un os à ronger, qu'elle le laisse tranquille. C'est probable. Mais il l'a fait tout de même. Une vague d'apaisement la parcourt, ce qui lui permet de prendre un peu de recul. Et de mettre son amour propre de côté.
Oui, elle est blessée qu'il ne veuille pas parler. Doit-elle en faire de même pour autant, peu importe que ce soit pour se protéger elle ?
Ce n'est pas une raison valable, décide-t-elle.
« La seconde, c'est qu'on ne passe plus de temps juste tous les deux, et ça me manque plus que je n'ai envie de l'admettre, » murmure-t-elle et il redresse brusquement la tête.
Il regarde sa montre, fronce les sourcils, sort son agenda.
Puis il attrape son téléphone.
« Oui... bonjour Monsieur, ici le directeur Coulson. Je me permets de vous appeler sur votre ligne directe parce que je ne pourrai pas honorer notre réunion de ce matin, j'ai une urgence absolue, » déclare le directeur avec gravité. « ... oui... non, familiale... je ne peux pas en dire plus pour le moment, je suis désolé, Monsieur... merci Monsieur, je vous remercie de votre soutien... Oui, votre secrétaire me recontactera pour fixer un nouveau rendez-vous. Je me tiens à votre disposition. Bonne journée, Monsieur, » finit-il avant de raccrocher.
Puis il se lève et se dirige vers la porte, attrapant sa veste au passage.
« Tu viens ? » demande-t-il à la jeune femme.
« Je ne suis pas sure de comprendre, » avoue-t-elle, circonspecte.
« Eh bien, j'ai ma matinée de libre, alors je te propose d'aller prendre un petit déjeuner à cet excellent restaurant anglais sur la quatrième rue, et puis ensuite... ce que tu voudras, » déclare-t-il avec un sourire qui éclaire ses yeux.
« Mais, ton urgence ? »
« Il m'a semblé urgent de passer un peu de temps avec toi. Ça fait longtemps depuis la dernière fois, non ? » feint-il de s'étonner, son sourire s'agrandissant.
« Attends... tu... tu as décommandé un rendez-vous avec... qui d'ailleurs ? » balbutie-t-elle.
« Le président, » répond le châtain dans un haussement d'épaule alors qu'elle lâche une exclamation de stupeur.
« Tu viens d'annuler un rendez-vous avec le président, de lui mentir, soit dit en passant, pour... » s'exclame-t-elle.
« Pour passer du temps avec toi. Oui. Cela ne te convient pas ? » demande-t-il, le regard pétillant de plus en plus, en enfilant sa veste.
« C'est... tu es fou ! » s'écrie-t-elle alors qu'un large sourire s'étend sur son visage.
« Tout à fait ! Fou... » il s'arrête en plein milieu de sa phrase et cligne des yeux deux fois, son sourire se crispant légèrement.
Daisy veut lui demander ce qu'il se passe, mais quelque chose l'en empêche. Peut-être cette fugace étincelle d'affolement qui s'éteint aussi vite qu'elle est arrivée mais qu'elle saisit tout de même dans les yeux gris. Instinctivement, elle sourit, pour le rassurer et il hoche la tête, sa neutralité habituelle retrouvée.
Il lui tend le bras, et elle glisse sa main dans le creux de son coude. Ils sortent du bureau, puis du bâtiment, tout gêne oubliée, dans ce qui est peut-être le silence le plus confortable qu'ils aient partagé.
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« Alors, » relance-t-il la conversation une petite demi-heure de marche plus tard, une fois arrivés devant le restaurant, « tu préfères... quoi ? » demande-t-il en voyant le regard débordant de tendresse qu'elle pose sur lui.
« Ce que tu as fais, te libérer pour... qu'on puisse passer un moment ensemble... c'est la chose la plus attentionnée qu'on a jamais faite pour moi. Je veux dire... le président, quoi ! » avoue-t-elle, les joues rosissant un peu, le regard fuyant.
Il prend dans sa main les doigts de la jeune femme, toujours accrochée à son bras et elle relève les yeux vers lui.
« Si tu savais à quel point tu mérites tellement plus, » lâche-t-il, son regard à lui débordant d'affection.
Ils ne disent rien durant quelques secondes, puis une voiture klaxonne, brisant la fragilité de l'instant, mais ne les déstabilisant pas pour autant.
« Tu veux entrer ici ou tu préfères un autre endroit ? » demande-t-il en désignant le restaurant.
« Peu importe, je ne les connais pas aussi bien que toi, je te fais confiance, » décide-t-elle.
« Alors entrons, » propose le directeur en s'écartant pour la laisser passer, laissant une main dans le dos de l'agent le temps qu'ils rentrent.
Une hôtesse les installe à une table en retrait et ils commandent un copieux petit déjeuner.
Ils parlent de tout et de rien, et tout se passe dans une ambiance détendue mais il y a autre chose, depuis leur court échange devant le magasin.
Il n'essaie pas de cacher l'affection que Daisy éveille en lui, et elle n'arrive pas à refouler toute la tendresse qu'elle a pour lui.
« J'ai une question, » avoue le châtain. « Le medium a évoqué une chose te concernant. Une chose qui m'a interpellée. »
« Je t'écoute. »
« Il a parlé de... ah, comment a-t-il dit... »
« L'homme que vous aimez fait partie du SHIELD ? » propose-t-elle innocemment.
Il se fige une fraction de seconde avant de hocher la tête.
« C'est cela, » confirme-t-il. « Je me demandais ce qu'il en était. »
Elle lui sourit, un peu énigmatique, avant de prendre un peu de café.
« Peut-être, » répond-elle finalement.
Il pose ses coudes sur la table et croise ses doigts, posant son menton par-dessus et attend.
« Tu n'as pas mieux ? » demande-t-il finalement avec un sourire un peu plus mince que les précédents.
« Il a dit l'homme que vous aimez, pas l'homme qui vous aime, » lâche-t-elle au bout de quelques minutes. « Je sais ce qu'il se passe dans mon cœur, pas dans le sien. »
Il se contente de hocher la tête et retourne à son assiette mais elle remarque le tic qui agite le coin de ses yeux. Elle se mord la lèvre pour s'empêcher de sourire trop fort. Plus le temps passe, plus elle ose croire que ses sentiments sont réciproques. Mais elle attend, elle veut être certaine. Se déclarer et ne pas avoir la réciprocité pourrait mettre l'équipe par terre et elle ne prendra pas ce risque. En attendant, elle profite des moments comme celui qu'elle est en train de vivre.
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Et alors qu'elle mastique tranquillement son bacon, elle se dit qu'elle n'a jamais rien mangé d'aussi bon, qu'elle ne s'est jamais trouvée aussi bien dans un restaurant, que le soleil éclaire les meubles d'une lueur qu'elle n'avait jamais vue, avant de comprendre que ce n'est pas tant la nourriture que la compagnie qui embellit l'instant.
« Je suis d'accord avec le medium, » déclare-t-elle soudain, entre deux bouchées d'œufs brouillés, en pointant sa fourchette sur son vis-à-vis. « Il ne faut pas perdre le goût de vivre. Parce qu'on passerait à côté de moments merveilleux. »
Phil se contente de hocher la tête, la bouche pleine, mais l'Inhumaine a l'impression que son regard brille encore un peu plus fort.
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*tousse* ben quoi ? J'ai jamais dis que je ne ferais pas de skoulson...*sors*
*rerentre* Oh, et bien entendu, le chapitre m'a échappé. Impossible de m'arrêter. *se prend la porte dans la tronche et va couiner ailleurs*
