Disclaimer : Les personnages de « Marvels Agents of SHIELD » appartiennent à leurs propriétaires et tous les droits de création des personnages leur appartiennent. Je ne retire bien entendu aucun profit de l'histoire qui suit.
Rating : K+
Genre : Humor / General
Personnages : Jemma Simmons ; Leopold Fitz ; Lance Hunter ; Barbara Morse ; Melinda May ; Daisy Johnson ; Phillip Coulson
Situation temporelle : après la saison 4, avant la 5
Changements de situation : Mack n'existe pas. Bobbi et Hunter quittent le SHIELD mais reviennent. Enoch & Co ne viennent pas chercher l'équipe dans le bar à la fin du #4.22
Dates d'écriture : 02 au 07/03/2018
Beta lecture : Personne
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Bonjour !
Cette mini fic de 9 chapitres a été écrite dans le cadre de la 95ème Nuit du FoF, le Forum Francophone.
Un thème par heure, de 21h à 5h, chaque thème devant être rédigé en une heure. Si vous voulez des précisions, vous pouvez m'envoyer un MP.
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BONUS : Tous les thèmes
Durée d'écriture : 3h50 (parce que c'est chaud de mettre tous les thèmes dans un seul chap)
Exceptionnellement, je les ai soulignés pour pouvoir se repérer )
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Daisy les attend à l'aéroport, l'air inquiet. May se dirige droit sur elle et pose un index accusateur sur sa poitrine avec le regard fuyant d'un animal blessé. Un regard dont Daisy est en partie responsable.
« May, je suis désolée, » souffle la plus jeune, soudain au bord des larmes, avant que l'autre ait pu dire quoi que ce soit. « On a eu peur que ça ne marche pas, qu'on se soit trompé. Les premiers jours ont été fantastiques, comme toujours, mais après, on n'a fait que se hurler dessus. On n'a pas comprit, jusqu'à ce que tu me dises que je ne devais pas agir en fonction de Phil, mais d'être moi. Tu comprends ? » demande-t-elle en la prenant par les épaules. « Alors même que tu ne savais pas, tu nous a aidé. Après ça, j'ai pu discuter avec lui et c'est allé beaucoup mieux, mais on voulait être sûrs avant d'en parler. Ça nous avait refroidit, on avait peur que ça recommence. Mais les semaines ont passé et on était de plus en plus à l'aise avec l'autre, alors la semaine dernière, on a décidé de t'en parler, » finit-elle le souffle court, en la lâchant.
Durant une quinzaine de secondes, il y a un silence de mort. Melinda regarde Daisy qui a les yeux fixés sur ses pieds et Coulson reste en arrière, se retenant de danser d'un pied sur l'autre. Finalement, l'asiatique soupire.
« Je vais te faire vivre un enfer en entraînement pour au moins six mois, » susurre-t-elle à la jeune femme qui écarquille les yeux d'appréhension. « Quant à toi, » déclare-t-elle en pivotant pour faire face au directeur, « tu peux toujours rêver pour que j'aille aux réunions diplomatiques à ta place, désormais. Tu n'auras qu'à y envoyer Daisy, » ricane-t-elle.
Puis elle s'en va à grandes enjambées.
L'Inhumaine se glisse dans les bras de son compagnon, un peu inquiète.
« Comment va-t-elle, réellement ? » demande-t-elle.
« Elle est plus vexée que blessée, » la rassure Coulson. « D'ici quelques mois, tout sera revenu à la normale. »
« Oh mon Dieu, elle va me faire mourir à petit feu à l'entraînement ! » s'exclame la brune en cachant son visage dans le cou. « Ne sourit pas, ce n'est pas drôle, » ajoute-t-elle sans le regarder.
« Je ne souris pas, » proteste le directeur.
« Si je ne l'entendais pas dans le ton de ta voix, ça fonctionnerait mieux, » raille-t-elle en se reculant brusquement, les yeux plissés.
Il n'a pas le temps de reprendre une expression neutre et elle voit un reste de sourire.
« Haha ! » s'exclame-t-elle.
Ils se sourient et se dirigent vers la sortie à leur tour. Melinda ne les a pas attendus et ils rentrent en taxi jusqu'à proximité de la base, parcourent le dernier kilomètre à pieds, en essayant de ne pas s'arrêter à toutes les allées discrètes afin de se bécoter comme des adolescents. Mais dans les baisers de Phil, dans son regard, au-delà de tout l'amour qu'il lui donne, il y a cette promesse d'enfin un peu de bonheur. Et par-dessus tout le reste, la jeune femme a besoin qu'il lui rappelle que non, le bonheur, ce n'est pas que pour les autres.
Ils se retrouvent – au bout d'une heure et demie tout de même – dans le bureau de Phil, assis dans le canapé, la brune blottie contre son compagnon.
« J'ai peut-être quelque chose qui t'aiderait à ne pas trop te faire torturer par May, » déclare le châtain en passant un bras autour des épaules de la jeune femme.
« Je t'écoute. »
Il lui raconte l'histoire de leur équipe et de l'arbre, des branches, des racines et de tout le reste. Lorsqu'il a fini, il fronce les sourcils devant le regard plein d'étoiles de Daisy.
« C'est magnifique, » souffle-t-elle en se tournant pour lui faire face, se mettant à genoux sur le canapé. « Elle a tellement raison ! Je ne m'en étais jamais rendu compte, mais sans toi, on serait éparpillés aux quatre coins des États-Unis, du monde, peut-être. C'est toi qui as formé cette équipe. Toi qui as lutté pour qu'on ne soit pas démantelés. Toi qui as soutenu Melinda, qui a redonné confiance à Fitz-Simmons quand ils en avaient besoin. Toi qui as accepté Hunter et obligé Bobbi à bosser avec. Toi qui a réussi à les ramener au SHIELD alors qu'on était condamnés à ne plus se voir après la Russie... Et... toi qui m'as accepté à chaque fois que je suis revenue, après avoir fuit, encore et encore, » finit-elle en soupirant.
Il secoue la tête en souriant.
« Arrête avec ça. J'ai bien voulu te dire que je t'ai tout pardonné parce que tu avais besoin de l'entendre, mais dans ma tête, il n'y a rien à pardonner. On s'est tous blessés les uns les autres à un moment ou à un autre. Je me suis demandé à une époque si ça ne fait pas partie de la constitution même de notre équipe de se faire du mal en voulant s'aider. Heureusement, je ne le crois plus. Et puis... tu sais très bien que si on doit compter les points... »
« Ne finis pas cette phrase, » marmonne-t-elle.
« Tu n'es pas celui qui arrive en tête, Phil, » déclare la voix de May, les faisant sursauter. « La porte était entrouverte, » ajoute-t-elle pour justifier son entrée. « Fury a fait bien pire, » rappelle l'asiatique. « Tu as fait comme nous tous. Le mieux possible avec ce que tu as eu. C'est-à-dire pas grand-chose. »
Daisy hoche la tête en souriant, tendant une main vers Melinda pour approuver ses mots. Le châtain lève les yeux au ciel, mais son sourire est à la fois gêné et touché.
« Je pense que May a raison, » lâche Hunter en rentrant, avec son éternel sourire insolent aux lèvres. « Sans toi Coulson... »
Il ne finit pas sa phrase mais hausse les épaules alors que Fitz, Simmons et Bobbi entrent.
« Hartley... » commence le directeur.
« Était un dommage collatéral, » souffle Bobbi, alors que Lance l'entoure de ses bras. « C'est horrible, dit comme ça, mais c'est vrai. »
« On est des espions, » lâche Jemma en prenant la main de Fitz. « On sait que ça peut tous nous arriver. »
« On a fait des erreurs, » souffle Melinda. « Des vraies grosses erreurs. J'ai fuis. Au final, ça a tué mon mari. Mais tu as été là, Phil. Et Daisy. Et vous autres aussi, même si vous ne saviez pas forcément ce qu'il s'était passé au Bahreïn. Je n'ai jamais eu l'occasion de vous remercier je crois, pour avoir redonné à ma vie un... une... saveur, alors que je n'avais plus goût à rien,» finit-elle les yeux brillants de larmes.
« Je suis rentrée dans la boite de l'obélisque. On a tous perdu un peu de nous même après ça, » murmure Jemma. « Et vous avez été présents pour m'aider à remonter la pente, pour m'empêcher de m'égarer. »
« Ai-je besoin de mentionner AIDA ? » marmonne Fitz. « Et pourtant vous ne m'avez pas abandonné une seule seconde après ça. »
« Tu parlais de Hartley, mais j'ai failli tous vous vendre à cause de sa mort, rejetant la faute sur le SHIELD alors que même à l'époque je savait très bien que ça n'était pas votre faute. Surtout pas la tienne, Coulson, » déclare Hunter en grimaçant. « Pourtant tu n'as cessé de m'offrir un poste d'agent, que j'ai toujours refusé... jusqu'à aujourd'hui, » finit-il alors que les autres lâchent des exclamations de surprise et de ravissement. « Tu as toujours ce contrat ? Parfait, alors je le signe avant de ressortir de cette pièce. »
« J'ai été espionne à l'intérieur du SHIELD pour le SHIELD. Dit comme ça, ça paraît tellement stupide, » soupire Bobbi. « Et ça a causé tellement de difficultés, surtout avec les Inhumains d'Afterlife. M'en as-tu voulu une seule seconde ? » demande-t-elle au directeur qui lui confirme que non d'un mouvement de tête.
Au fur et à mesure qu'elle liste dans sa tête toutes les erreurs qu'elle a commises depuis qu'elle a rencontré l'équipe, Daisy a l'impression que le monde perd ses couleurs. Tout est recouvert d'un voile, seules ses erreurs ressortent en rouge sang, par-dessus ce monde en monochrome, en niveaux de gris. Elle se rappelle les larmes de Jemma et Leo. La douleur dans les yeux de Melinda. La détresse dans ceux de Lance. L'âme à vif dans le regard de Phil... tant de fois... elle veut déglutir, mais sa bouche a un goût de cendre...
« J'ai... » commence-t-elle d'une voix éteinte.
« Non ! » s'écrient en cœur Jemma, May, Coulson et Hunter.
« Tu peux dire ce que tu veux, Daisy, » continue Melinda, le regard flamboyant. « Et on a beau être tous d'accord que c'est Phil qui nous maintient unis, sans toi, on ne serait arrivés à rien. Tu sais quoi, je vais modifier ce que j'ai dis à Phil dans l'avion. Lui, il est le tronc. On est tous les branches. Et les racines, c'est toi. »
« Pardon de casser le moment émotion, mais... hein ? » s'étonne l'ancien mercenaire.
« Hunter, t'es long à la détente, » soupire Bobbi. « Elle a dû dire que Coulson était celui qui nous a réuni et qui nous maintenait ensemble ? » explique-t-elle en jetant un œil à l'asiatique qui confirme d'un hochement de tête sec.
« Aaaah, ok, je suis tout à fait d'accord ! » comprend-il avec un grand sourire. « C'est beau, May. Tu aurais du faire poète, » ajoute-t-il avec un sourire en coin.
« Et toi tu devrais fermer ta gueule, » grince-t-elle en réponse.
« Non ! J'apporte un équilibre à l'équipe ! Coulson trouve la mission... non. La mission trouve Coulson. May déclare qu'elle couvre nos arrières et nos avants... et partout en fait et sort la sulfateuse. Jemma apporte les solutions plus discrètes. Fitz calme tout le monde et rappelle qu'on y laisse des plumes à chaque fois. Moi je signale qu'on va tout droit dans un piège. Bobbi a toujours un indic qui nous file des infos pour éviter qu'on tombe dans ledit piège. Et Daisy sauve le monde une fois qu'on est tout de même tombé dans un autre piège, » débite-t-il avec son air de mariole habituel, mais le regard sérieux. « Oui, on fait des erreurs. Mais on fait des erreurs à la hauteur des sentiments qui nous lient les uns aux autres ! Et ça fait de nous la meilleure équipe de toutes les agences gouvernementales ! » s'exclame-t-il. « C'est nous le fléau des organisations criminelles ! On est de la putain de kryptonite pour méchant ! Mais on ne fonctionne qu'ensemble. S'il en manque un, c'est mort ! »
Le silence s'installe et tous le regardent.
« Quoi ? » s'étonne-t-il. « Qu'est-ce que j'ai dis comme connerie, encore ? »
Bobbi lui offre un sourire amusé et ému.
« Justement. C'est peut-être la plus belle chose que je t'ai entendue dire, » avoue-t-elle.
« Ce qu'on a, nous, ici, certains le cherchent toute leur vie sans l'atteindre, » lâche soudain Phil en s'étirant, toujours assis dans le canapé. « Le bonheur, ce n'est pas être joyeux tous les jours. C'est cette chose, au fond de nous, cette sérénité, qui nous accompagne partout. C'est ce qui nous permet d'avancer, toujours. Même quand on va mal, quand on ne se rappelle pas qu'on est heureux, elle est là. C'est une quête sans fin, qui est parfois plus difficile à conserver qu'à obtenir. Je suis profondément convaincu que c'est le but ultime de l'homme, qui lui fait faire les plus belles et les plus horribles choses, » finit-il avec un petit sourire.
Le silence qui suit dure plusieurs minutes. Il est agréable, chacun sourit plus ou moins mais leurs regards brillent de ce bonheur dont Coulson vient de parler.
« Vous vous rappelez le medium ? » souffle soudain Daisy.
Les autres se souviennent presque immédiatement.
« Il... oh Seigneur, » souffle Fitz. « Il avait raison pour moi. »
« Pour moi aussi, » ajoute Daisy.
« Aussi, » déclarent Melinda, Jemma et Hunter d'une même voix.
« Et moi donc, » sourit Bobbi.
« Eh bien, je ne vais pas dire que je ne suis pas d'accord, » ricane le directeur alors que Daisy lui lance une œillade amoureuse.
« Vous avez vu l'horloge ? » s'exclame soudain Jemma.
« Ah ouais ! Bonne idée ! » répond Hunter.
« Mais ou ? » demande Fitz.
« Pas le même que la dernière fois, » proteste May.
« Il y a celui de la cinquième rue ? » propose Bobbi.
Tous se tournent vers Coulson, qui vient d'éclater de rire.
« Quoi ? » demandent Lance, Leo, Jemma, Melinda et Bobbi d'une seule voix.
« Vous savez que Jemma a juste parlé de l'heure ? » demande Daisy, hilare elle aussi.
« Et ? » demande Hunter.
« Et vous avez parlé du choix du restaurant, alors même que Jemma n'a pas évoqué le fait de manger, » rappelle le directeur.
Les autres se taisent quelques secondes, puis Phil tend la main à sa compagne, qui s'en saisit et ils passent les deux la porte.
« Eh bien, vous venez ? » lance le directeur.
« On vous attend, nous ! » renchérit l'Inhumaine.
Derrière eux, c'est un concert de protestations amusées qui les accompagne.
Profitant de la sensation des doigts chauds de Coulson emmêlés aux siens, Daisy savoure le moment, et repense au medium. Il s'est suicidé par leur faute, mais elle se jure de faire tout son possible pour que sa dernière action – essayer de les rendre heureux – dure pour le reste de leurs vies.
« Sans lui, je ne suis pas certaine que nous en soyons là, » murmure Coulson.
Elle croise le regard de son compagnon et ne peut s'empêcher de sourire en comprenant que la même pensée lui a traversé l'esprit. Elle hoche la tête en poussant la porte du bâtiment.
« Il a neigé ! » s'écrit Jemma avec un énorme sourire.
Vingt cinq minutes plus tard, ils ont oublié le restaurant et la bataille de boules de neige n'en finit pas. Les passants les regardent avec amusement, se demandant depuis combien de temps les membres de cette famille ne se sont pas vus pour paraître aussi heureux de se retrouver. Une vieille femme se permet même de s'approcher de Bobbi et l'interpelle.
« C'est quand je vois des gens comme vous que j'arrive à croire aux promesses que des jours meilleurs arrivent. Continuez longtemps, surtout, » déclare-t-elle avant de continuer son chemin.
Ils s'arrêtent, l'ayant tous entendus. Ils échangent un sourire, avant que Daisy se prenne une boule en pleine poire.
« Hé ! C'est de la triche ! » proteste-t-elle en se dépêchant d'enlever la neige de son cou.
Mais une seconde boule lui atterrit sur le front.
« May ! Arrête ! » râle-t-elle.
« Chaque boule de neige dans la tronche réduit ta peine à l'entraînement d'une heure, » lâche simplement l'agent en envoyant une autre boule dans le cou de l'Inhumaine. « Raté, celle-là ne compte pas, » ricane-t-elle.
Daisy entrouvre la bouche de stupeur alors que Phil essaie de se cacher pour rigoler. La jeune femme tend les mains et laisse aller son pouvoir sur la neige fraiche à côté des deux agents, qui se retrouvent ensevelis dessous.
Lance et Jemma éclatent de rire et reprennent la bataille de plus belle, contre Daisy. Progressivement, ils se liguent tous contre elle, puisqu'elle utilise ses pouvoirs.
Ce n'est que vingt minutes plus tard qu'ils s'arrêtent enfin. Ils décident de se changer avant d'aller manger et rentrent dans la base, laissant derrière eux une longue traînée de rires et de neige fondue.
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Et voilà. Fini. Je n'aime pas finir mes fics. :( Je voulais raconter la crève de May deux jours plus tard, Phil qui essaie de sauver Daisy de ses entraînements intensifs et qui aggrave les choses, May qui rencontre un autre agent, le mariage de Bobbi et Hunter, les missions où ils déchirent tout... Tant pis. Ce sera pour une prochaine fois.
J'espère que vous avez apprécié votre lecture !
Je vous donne rendez-vous à la prochaine Nuit, et avant ça si vous suivez Le Printemps ou Fight !
Kae
