Un peu plus ''d'action'' dans ce chapitre. Enjoy :D


- Là tu vois, c'est les plantations, pour la nourriture mais aussi pour la médecine. Ouais, on a découvert que les plantes marchaient bien parfois. Expliqua Newt avec intérêt

Après ses longues tirades, il se rendit soudain compte que la nouvelle était épuisée, encore plus après cette visite du Bloc.

Elle commençait alors à se désintéresser.

- Tu ne sais pas cacher ton ennui la bleue. Souffla le blond. Bon, s'il y a un abattoir, une infirmerie, des plantations, il faut bien des personnes pour en exercer les fonctions. Moi je suis sarcleur, nous nous occupons des plantations, on entretient le terrain, tout ça. Il y aussi les trancheurs qui s'occupent d'abattre les bêtes et de les rendre comestibles. Le maton c'est Winston, un mec un peu bizarre au premier abord mais ça va. Il faut que tu testes tous les métiers pour trouver ta voie. Tu commences avec les trancheurs demain, comme ça le pire sera passé.

- Merci pour cette attention. Ironisa la fille

Elle reporta son regard sur l'immense porte qui demeurait encore ouverte, le long couloir ne semblait pas être très accueillant mais il menait forcément quelque part.

Elle voulut alors s'approcher, Newt la laissa faire mais lorsqu'elle commença à dépasser la limite, il la retint par le bras.

- Bon je crois qu'il faut te faire part des trois règles ici, de un on doit correctement faire notre travail, de deux on ne frappe et encore moins n'essaye de tuer aucun blocard et surtout, on ne tente jamais de passer ces portes. Expliqua Newt, son regard dur planté dans celui de la brune

- À part si on est un coureur. Elle soupira

- Excellent la bleue, j'ai cru que tu ne m'écoutais pas pendant la visite.

- Ouais. Elle leva les yeux au ciel puis elle se tourna à nouveau vers ces immenses murs

Elle avait peur, mais elle mourrait d'envie de découvrir ce que ce labyrinthe cachait.

Sans vraiment se contrôler, elle avança un peu plus près à nouveau.

Ignorant totalement les réprimandes de Newt.

Mais elle ne put continuer plus loin.

Un grand blond aux bras musclés se posta devant elle et la repoussa un peu trop fort, manquant de la faire tomber.

Heureusement Newt la rattrapa, lançant un regard noir à Gally qui les toisait tous les deux de haut, les bras croisés sur son torse.

La brune se remit droite et le dévisagea avec fureur.

- Tu n'es vraiment pas net ! Je ne sais pas c'est quoi ton problème avec moi mais on dirait bien qu'une fille c'est comme un extraterrestre pour toi, n'est-ce pas ? Cracha-t-elle, enragée

- Laisse tomber la bleue... Murmura Newt

- Ouais ben la prochaine fois je la laisserai aller dans le labyrinthe l'extraterrestre, et elle regrettera de m'avoir dit ça. Siffla Gally entre ses dents, s'approchant tout près de la nouvelle

Et sur ces mots, il s'en alla avec un air furieux sur le visage.

La jeune femme se retourna pour l'observer et une fois de plus elle remarqua qu'il ignorait son collègue de travail.

Newt se rendit compte de la même chose.

- Je n'ai jamais vu quelqu'un énerver Gally autant de fois en moins d'une journée.

- Ouais ben il le mérite, ce n'est qu'un gros con.

- Ce gros con t'a en quelque sorte sauvé la vie.

- Toi plutôt, si tu ne m'avais pas rattrapée je me serais fendu le crâne.

Newt s'esclaffa.

Un rire vrai et mélodieux, qui fit plaisir à la nouvelle car depuis son arrivée elle baignait dans la mauvaise humeur et dans le sarcasme.

Elle lui fit une moue amusée.

- D'ailleurs, il fait quoi comme boulot lui ?

- Ça se voit non ? Je pense que c'est le mec le plus musclé de ce foutu Bloc, avec Ben et Alby. C'est un bâtisseur, comme Jack, le mec qu'il ignore tout le temps dès que vous vous prenez la tête. Gally est le maton des bâtisseurs.

- Ah c'est donc pour ça qu'il se croit tout permis.

- Ouais enfin ne t'en fais pas, Alby est toujours là pour le remettre à sa place. Et à part les autres bâtisseurs, personne ne se laisse faire. Par contre, n'oublie jamais la règle numéro deux la bleue.

Elle ignora cette remarque, il était évident qu'elle n'allait jamais frapper quelqu'un ici. Une trentaine de garçons contre une seule fille, il lui fallait éviter de faire la maligne.

- Sinon, tu ne te souviens vraiment de rien ? Le message, il te dit quelque chose ? Newt la questionna tout à coup

- Tu ne trouves pas que j'avais l'air aussi étonnée que vous ? Si je ne me souviens même pas de mon prénom, je ne risque pas de te dire ce que signifie ce message.

- Pas faux, la bleue.

Newt décida enfin de laisser la nouvelle se reposer.

Il l'emmena chez Poêle-à-frire pour manger un morceau.

Lorsqu'ils arrivèrent, un garçon aux cheveux noirs était déjà à table.

En l'apercevant, la jeune fille remarqua que Newt s'était crispé, et il s'était aussitôt éloigné d'elle.

Elle leva un sourcil.

Le jeune homme en question releva la tête vers eux avec un sourire.

- Lui c'est Thomas, grâce à toi ce n'est plus le nouveau, il est là depuis un mois. Il est medjack.

Thomas se leva pour la saluer, sous le regard indescriptible de Newt.

- Salut. Je vais éviter de te parler jusqu'à ce que tu retrouves ton prénom parce que personnellement je détestais quand on m'appelait le nouveau ou le bleu.

Cette remarque arracha un sourire à la fille.

- Enfin quelqu'un de compréhensif.

- Passe à table. Lança tout à coup Newt qui semblait pressé

Elle s'exécuta sans un mot, affamée.

Thomas les laissa, prétextant qu'une urgence l'attendait, et Newt redevint normal.

Elle ne chercha pas à lui poser des questions, pas pour l'instant.

À vrai dire, elle n'en avait plus la force.

Heureusement pour elle, elle eut le droit d'aller se poser avant la fête de ce soir.

Avec hâte, elle se dirigea donc vers sa chambre, saluant les blocards autour d'elle.

En chemin, la jeune femme tomba presque d'épuisement.

Elle se demanda ce que l'on avait bien pu lui faire subir avant qu'elle n'arrive ici.

Elle n'avait pas fait grand-chose dans le bloc, elle ne comprenait pas cette fatigue intense.

Sûrement le stress, se dit-elle.

Lorsqu'elle arriva devant sa chambre, quelqu'un ouvrit la porte avant qu'elle ne le fasse, ce qui la fit sursauter.

- Non mais ça va pas ? S'emporta-t-elle

Elle releva la tête pour découvrir le maton des bâtisseurs qui abordait un sourire moqueur.

- On a l'âme fragile, tocarde.

Elle se sentait déjà bouillonner intérieurement.

- Arrête de m'appeler ainsi bon sang. À chaque fois que je te croise tu fais autre chose que ton travail, un peu de sérieux non ? Et tu faisais quoi là, tu fouillais dans mes affaires ?

Il se rapprocha d'elle, serrant sa mâchoire.

Elle avait certainement touché un point faible.

- Tes affaires sont les cadets de mes soucis, tu es la seule à dormir ici et c'est une grande pièce alors j'en ai profité pour m'y reposer et me changer les idées. Et puis, tu ne sais pas ce que c'est de travailler et de vivre ici. Pèse tes mots avant de l'ouvrir, ma main me démange très souvent lorsque je me retrouve en face de toi.

- Tu es d'un ridicule, on ne se connaît même pas et tu agis comme cela. Je peux déjà te dire que tu es beaucoup trop impulsif. Et ça craint. Maintenant va-t'en et ne reviens plus, c'est ma chambre désormais.

Elle voyait bien dans le regard de Gally qu'il se contenait de faire exploser sa rage sur elle.

Ce fut pourquoi il ne répondit même pas à cette provocation et il la bouscula pour s'en aller.

Une fois dans son lit, elle tremblait encore.

Lui aussi avait le don de l'énerver lorsqu'il se retrouvait en face d'elle.

Et elle ne comprenait pas non plus pourquoi.

Pourquoi agissait-il ainsi alors qu'il ne la connaissait même pas ?

Et après tout, lorsque l'on arrivait dans une sorte de prison comme le Bloc, c'était normal que l'on soit énervé, déboussolé, agressif.

Pourtant il ne semblait pas le comprendre.

La jeune femme se dit alors qu'il faisait sûrement subir cela à tous les nouveaux.

Et Thomas lui confirmerait cette idée ou non puisqu'elle décida qu'elle allait lui en parler ce soir.

Alors, elle réussit enfin à se calmer.

Et avant de s'endormir, sa dernière pensée fut pour le labyrinthe et les secrets qu'il semblait cacher.

''Prends soin de toi, nous en avons besoin.'' La voix la réveilla en sursaut, son front perlait de sueur et son coeur battait la chamade.

- C'est quoi encore ce bordel.. Elle se redressa avec difficulté, les membres encore endormis

Elle s'attendait à ce que sa tête explose en se levant, mais au final cette sieste lui avait fait du bien.

Elle oublia vite cette voix intrusive lorsque Newt vint la chercher.

Elle se recoiffa en vitesse et le suivit.

Sur le chemin pour aller vers le camp, le blond semblait nerveux.

- Pourquoi tu joues avec tes mains comme ça ? C'est moi qui devrais stresser étant donné que je vais devoir faire connaissance avec tout le monde. Lâcha la fille, ne comprenant pas la réaction du blocard

- Ce n'est pas du stress, c'est une sale habitude.

- Mmh..

Elle laissa tomber, ne voulant pas trop l'embêter avec ses problèmes personnels.

Pour l'instant du moins.

Lorsqu'ils arrivèrent, elle sentit plusieurs regards se poser sur elle mais elle n'osa pas chercher de qui ils provenaient.

Ils se dirigèrent vers un tronc d'arbre où étaient assis Thomas, un autre qu'elle reconnut comme étant Zart et un petit garçon joufflu.

- Je ne sais pas si tu te rappelles mais lui c'est Zart, le maton des sarcleurs et lui là, Newt pointa le petit du doigt, c'est Chuck, un torcheur et le plus jeune du Bloc.

Elle leur fit un simple sourire.

En regardant Chuck elle se dit qu'il faisait quand même très jeune pour être ici.

Elle eut presque pitié de lui.

- Au fait, personne ne se souvient de son âge ici ? Demanda-t-elle

- Non. Mais on arrive facilement à juger avec le physique, la mentalité... Expliqua Zart

En tout cas, elle ne donna pas plus de treize ans à Chuck.

D'ailleurs celui-ci la regardait d'un air hébété, ce qui la gêna un peu.

Elle s'assit à côté de Newt qui était dorénavant crispé et qui avait planté ses ongles dans le tronc d'arbre. Il semblait à bout de nerfs et lançait quelques fois des coups d'oeil vers Thomas, qui lui l'ignorait un peu. C'était clair pour elle que les deux-là avaient du mal à se supporter quand ils se retrouvaient ensemble.

Elle essaya alors un peu de blaguer avec Newt, pendant que Thomas charriait Chuck.

Le blond au regard noir commença alors à se détendre.

Après avoir un peu ri, la nouvelle eut un coup de déprime soudain.

Malgré la gentillesse de quelques garçons, elle n'aimait pas être ici.

Et pour empirer les choses, elle sentit un regard qui commençait à peser sur son dos.

Elle se retourna et tomba droit sur le regard glacial de Gally, qui se tenait debout à l'opposé d'elle, ses bras larges croisés contre son torse.

Si elle ne s'était pas détournée, il ne l'aurait pas lâché des yeux.

Quoi de mieux pour agacer la fille encore plus.

- Au fait, Thomas, il fallait que je te pose une question. Est-ce que Gally était aussi con avec toi ? Il fait chier tous les nouveaux ou c'est juste moi ?

Elle le questionna, avec espoir qu'il lui dise qu'elle n'était pas la seule.

Ainsi, le maton arrêterait peut-être un jour de l'embêter.

- Ouais, t'en fais pas, en moins d'une semaine il m'avait foutu deux droites malgré la règle. Affirma Thomas, avec un sourire

- Moi dès qu'il le pouvait il me faisait tomber ou se servait de moi comme toutou pour lui chercher ce dont il avait besoin. Surenchérit Chuck avec une moue d'enfant

Elle fut rassurée, jusqu'à ce que Newt se ramène.

- C'est vrai, mais toi je sais pas, c'est bizarre. Vous deux les gars, il vous a fait la misère parce que des fois vous le cherchiez aussi. Elle, il l'a détestée dès le début. Et il cherche tous les moyens pour le lui faire comprendre. J'avais même l'impression des fois qu'il n'avait pas vraiment envie de le faire, c'était juste d'instinct.

- Génial, merci. Souffla la brune

- On cherche trop la petite bête, d'ici deux jours il se lassera déjà. C'est juste que comme t'es une fille, c'est nouveau. Zart tenta de la rassurer, ce qui la fit sourire

Pourtant, elle sentait encore le même regard posé sur elle.

Cela l'énervait au plus haut point.

Et bien sûr, les trois amis avaient choisi ce moment pour rejoindre les autres près du feu.

Elle resta un moment assise seule mais elle se résigna à les rejoindre, puisqu'en restant dans son coin elle attirait encore plus l'attention.

Toutefois, Newt semblait occupé, et Zart, Chuck et Thomas se dirigeaient vers la cuisine pour prendre un morceau.

Elle se retrouva donc abandonnée au milieu du groupe.

Elle se mit ainsi à observer les alentours.

La jeune femme reconnut un peu plus loin les coureurs, Minho et Ben, Newt lui en avait beaucoup parlé cet après-midi, et elle trouva que malgré sa forte carrure, Minho semblait fragile.

Elle sortit de ses pensées quand quelqu'un lui tapota l'épaule.

En se retournant elle découvrit Gally.

Il tenait un bocal dans ses mains, avec un liquide plutôt bizarre à l'intérieur.

- Bois. Lui ordonna-t-il en plantant son regard dans le sien

- Pardon ? Tu penses vraiment pouvoir me donner des ordres comme ça ? S'offusqua la nouvelle

Derrière elle, Alby se mit à ricaner.

Gally fronça les sourcils.

- C'est fait maison, entièrement fait par moi, la bleue. Alors tu bois.

- Ah d'accord, encore pire. Je suis sûre que c'est du poison ton truc !

Elle commençait à brûler de rage.

Que Newt et les autres l'appellent la bleue ou la nouvelle l'horripilait, mais quand c'était Gally, là elle était prête à perdre son sang-froid.

- Il ne te lâchera pas si tu ne bois pas. Intervint Newt

Il avait le même bocal avec le même liquide entre les mains et comme pour lui prouver que ce n'était pas nocif, il le but.

- Allez, c'est une tradition. Insista-t-il en s'essuyant la bouche

Elle reporta son attention vers le bâtisseur qui la toisait avec un rictus.

Alors, juste pour que l'on la laisse tranquille, elle lui arracha la boisson des mains et prit une grande gorgée.

Qu'elle recracha aussitôt sur le fabricant.

- Bordel, quelle tocarde. Pesta Gally

- Arrête.. De m'appeler.. Comme ça ! S'énerva la nouvelle, qui n'arrivait pas à se défaire du goût horrible et beaucoup trop fort de la boisson

Gally se rapprocha d'elle, Alby fronça les sourcils, voyant bien qu'il était bien trop énervé.

- Tu ne peux pas simplement t'excuser de m'avoir trempé ? Espèce de..

Le bâtisseur se stoppa net lorsqu'il réalisa que la brune ne l'écoutait plus.

Son regard était perdu dans le vide et elle était figée telle une statue. Son cerveau ne semblait plus lui obéir et cette scène dura quelques minutes. Alby se leva pour la secouer, Newt s'était rapproché.

- Qu'est-ce qu'elle a encore ? Murmura un Gally perturbé, ayant oublié sa colère

Elle releva tout à coup les yeux vers les garçons qui s'étaient précipités vers elle.

Elle semblait horrifiée.

Les blocards la dévisageaient tous, attendant qu'elle mette fin à ce terrible silence.

Alors, elle se mit enfin à parler.

- Milana. Je m'appelle Milana.

Et sur ces mots, la nouvelle, qui s'appelait donc Milana, s'effondra à quatre pattes et se mit à cracher du sang.


Voilà voilà pour ce deuxième chapitre. J'espère que vous avez bien aimé.

Quel est votre moment préféré ?

À peine un jour, et Gally et Milana (oui elle a enfin un prénom, j'en avais marre de l'appeler la fille etc haha) ne se blairent déjà plus.

D'après vous, pourquoi se met-elle à cracher du sang ?

J'espère recevoir vos avis. À bientôt :-D