Les visites augmentent, j'espère que c'est positif ! N'hésitez pas à me laisser votre avis, n'ayez pas peur haha ! Ce chapitre est un peu plus court que d'habitude. Bonne lecture:-)
"Prends soin de toi pour assurer le futur, WICKED.''
Milana se réveilla en sursaut et un flash blanc l'aveugla, accompagné d'un coup d'électricité qui disparut dans la seconde.
Elle resta immobile quelques minutes sans même cligner des yeux.
Ce qu'elle venait d'entendre l'avait complètement bouleversée.
De ce qu'elle comprenait, les Créateurs voulaient que l'on la protège à tout prix car ils avaient besoin d'elle pour le futur.
Elle allait donc certainement les voir un jour, ces Créateurs.
Mais pourquoi l'avoir envoyée ici ?
Elle était lassée de vivre dans l'incompréhension.
Et ce mot, ''Wicked'', était-ce un code ?
Ou peut-être que ce n'était pas en rapport avec le futur des Créateurs ou des personnes de l'extérieur, mais en rapport avec celui des Blocards.
Avait-elle été envoyée ici pour les sauver ?
Devaient-ils la protéger dans le but d'obtenir un futur meilleur ?
Au fond d'elle, elle voulait en parler à Alby, savoir si ses hypothèses pouvaient être vraies.
Même à Newt.
Mais elle avait encore cette peur au fond d'elle qu'ils l'accuseraient d'être complice.
En se levant, elle repensa soudain à la soirée d'hier. À Gally et à son geste.
Malgré la haine qu'ils éprouvaient l'un envers l'autre, ils avaient été si proches.
Elle se détestait de penser cela, mais lorsqu'il avait glissé son doigt sur elle, elle s'était complètement déconnectée de la réalité.
Pendant quelques secondes, elle avait cessé de le détester.
Mais désormais elle le haïssait plus que jamais.
Surtout lorsqu'elle se dit que ce geste n'avait certainement eu aucune signification pour le bâtisseur, et qu'il avait simplement agi de cette manière pour l'énerver.
Comme à son habitude.
Une fois dehors, Milana remarqua qu'elle s'était certainement levée trop tôt car il n'y avait presque personne debout et le soleil avait du mal à se lever.
Aujourd'hui, Alby lui avait accordé une journée de repos.
Il lui avait annoncé hier soir qu'elle deviendrait définitivement sarcleuse et elle n'avait pas d'autre choix, car selon le chef c'était le seul métier qui convenait à la nouvelle vu son état de santé fragile.
Elle n'avait pas cherché à contester, au moins elle allait être avec Newt et Zart.
Elle s'était dit qu'elle ne pouvait pas rêver mieux.
Lorsque les grandes portes s'ouvrirent, elle décida de s'en approcher pour essayer de voir ce qui se trouvait au bout de cette longue entrée.
Puisque la dernière fois Gally ne lui en avait pas laissé le temps.
La jeune femme avait terriblement envie de savoir ce que ces murs cachaient, à part ces satanés Griffeurs.
Elle voulait y entrer et aider les coureurs à trouver une sortie.
Toutefois, au fond d'elle, elle ne savait pas quoi, mais quelque chose lui interdisait d'y aller.
Elle recula donc, s'étant rendu compte qu'elle s'était approchée trop près.
- Qu'est-ce que tu fais là la bleue ?
Elle reconnut la voix de Minho.
Elle se retourna, prête à lui crier dessus pour l'avoir appelée la bleue.
Mais lorsqu'elle le vit accompagné d'un autre coureur que Ben, son cœur se serra.
- Rien, rien... dis, vous cherchez un moyen de sortir depuis quand ? Elle tenta de changer de sujet
- Depuis qu'on est là.
- Et depuis tout ce temps...
- Le labyrinthe est capricieux, je t'expliquerai un jour. Répondit Minho d'un ton sec
Il semblait encore déboussolé à cause de Ben.
Milana le laissa donc partir et elle découvrit derrière lui que Gally les regardait depuis la Ferme.
Elle pouvait déjà imaginer ses sourcils froncés, la haine dans ses yeux.
Ce qui la fit rire nerveusement.
Elle réalisa aussi que Newt n'était pas encore debout.
Elle décida donc d'aller lui faire un réveil surprise.
Mais pour cela, elle devait passer près de la Ferme.
Et Gally ne manqua de lui lancer un sourire narquois.
Elle savait qu'il repensait à hier soir.
Et cela l'agaça plus qu'autre chose, elle s'en alla donc d'un pas pressé, les lèvres pincées.
En arrivant au camp, près du coin des hamacs, elle s'arrêta pour observer Newt qui dormait à poings fermés.
Son visage endormi reflétait une paix, une douceur, qu'il n'y avait pas ici.
Elle avait juste envie de le prendre dans ses bras.
- Heureusement que tu es là Newt... Murmura-t-elle
Elle ne sut pas s'il l'avait entendue ou autre, mais il se réveilla lentement après ces paroles.
- Tiens. Première fois que le nouveau se lève avant moi.
- Il faut une première fois à tout. Sourit Milana
Ils allèrent déjeuner, la bonne humeur était étrangement au rendez-vous.
Milana essayait de ne plus penser à Gally ou à la voix qui était de retour.
Qu'est-ce qu'elle avait envie d'en parler à son ami, lui dire qu'elle allait très certainement jouer un rôle pour le futur qui les attendait.
Mais elle devait se taire, avec Alby elle se retrouverait très certainement au Gnouf.
Très vite, il fut déjà l'heure pour Newt d'aller travailler.
- Tu en as de la chance, c'est la première fois aussi qu'Alby laisse un blocard, surtout un nouveau, prendre un jour de congé.
- Ce n'est pas comme si je l'avais demandé. Répliqua la brune
- Tu m'accompagnes ?
- Non, merci. Travailler avec toi chaque jour va me suffire. Je profite de mes derniers instants en solo.
Newt sourit.
- Ne t'éloigne pas trop.
Milana leva les yeux au ciel.
Elle espérait que les Créateurs allaient bientôt changer d'avis, que les Blocards n'aient plus à la protéger.
Elle n'en pouvait déjà plus.
Elle rejoignit Chuck qui nettoyait avec peine l'entrée de l'infirmerie.
- Salut Chuck. Tu veux un coup de main ?
- De ce que je sais, tu es de repos aujourd'hui. Rétorqua le torcheur, sans même relever la tête
Elle soupira. Son regard se plongea alors dans le vide et elle remarqua soudain qu'une petite forme ronde s'agitait dans l'herbe, à côté d'elle.
Était-ce un insecte ? Impossible, elle venait d'apercevoir deux yeux rouges et la lumière du soleil reflétait sur ce qui semblait être du métal.
C'était un insecte des Créateurs, comme les Griffeurs.
Mais la petite chose partit trop vite pour que Milana ait le temps de s'approcher.
Encore une nouveauté pour la bleue qui ne fut guère plaisante.
- Dis Chuck, tu as déjà vu ces espèces de choses qui ressemblent à des insectes se balader ici ? Demanda Milana, peu rassurée
Il releva enfin la tête.
- Oui, ce sont des Scaralames. Des sortes de créatures qui servent de caméras aux Créateurs. Ils nous espionnent grâce à elles. Pourquoi, tu en as vu une ?
- Oui, juste à mes pieds.
- C'est bizarre. Songea-t-il. Elles ne viennent jamais aussi près d'habitude. C'est sûrement à cause de toi, vu que tu es sous haute protection.
Milana poussa un grognement.
Encore cette histoire de protection. Tout la ramenait à cela.
- Ou peut-être que c'est à cause de Gally, car il est un peu taré avec toi. Et puis, il est juste là-bas. En plus il te regarde sans arrêt dès qu'il le peut. C'est vraiment flippant.
- Peut-être que c'est flippant, mais lui ne l'est pas. Crois-moi.
Elle le chercha donc du regard.
Il était toujours devant la Ferme, les bras croisés sur son torse, le visage dur.
Et en effet, il la toisait. Avec haine ? Avec intérêt ?
Dans tous les cas, il énervait Milana plus que tout.
- Ce n'est qu'un imbécile. Ajouta-t-elle
- Je suis plutôt d'accord. Admit Chuck en ricanant, avant de se remettre au travail
oOOo
Milana avait attendu le dîner toute la journée, quand Newt travaillait c'était difficile de lui parler, quand il était de mauvaise humeur encore plus.
Alors qu'il était en train de manger, elle voulut lui demander si c'était à cause de Thomas.
Mais celui-ci était assis juste en face de lui et ils s'ignoraient.
Elle avait donc sa réponse.
- Ça va, cool cette journée à rien faire ? Demanda Zart avec un sourire, afin de sortir ses amis d'un long silence qui pesait autour d'eux
- Ce n'est pas de ma faute. Je ne le voulais pas. Cingla la brune
- Il le fallait, c'est comme ça. Répliqua Newt sans même relever la tête de son assiette
Milana posa ses yeux sur son ami en soupirant.
Autant il pouvait être sage d'esprit, calme et attentionné, autant quand quelque chose le contrariait il devenait froid comme la glace.
Elle se dit qu'un jour ou l'autre il allait devoir lui expliquer ce qui n'allait pas chez lui.
Elle se leva tout à coup pour aller chercher un verre d'eau.
Peut-être qu'avec Poêle-à-frire l'ambiance serait plus joyeuse.
Mais elle n'eut même pas le temps d'atteindre la cuisine que Gally surgit devant elle.
La faisant sursauter au passage.
- Il faudrait vraiment que tu te calmes Gally. Elle serra les dents, les sourcils froncés
- Sinon quoi la bleue ? Tu vas me laisser en plan comme hier soir ? Répondit le maton avec son sourire en coin habituel
Il planta son regard glacial dans celui de Milana, ce qui la déstabilisa quelques instants. Elle secoua la tête.
- J'aurais plutôt dû t'en foutre une. Tu me dégoûtes. Pesta-t-elle
Gally s'approcha un peu plus, la toisant. Il eut un rire nerveux.
- Tu es vraiment une petite idiote la bleue.
La brune ressentit dans le regard du bâtisseur une certaine faiblesse.
Mais cela ne l'empêcha pas de répliquer, plus énervée que jamais.
Elle s'approcha près de lui à son tour, le collant presque.
Son cou devint rouge suite à sa rage.
- Je ne suis pas ''la bleue'', je ne suis pas une idiote. Mais ce que je sais c'est que je t'emmerde.
Suite à ces mots, Gally sembla blessé.
Mais cela ne dura pas longtemps, la haine surpassa toutes les autres émotions.
- Tu ne te rends pas compte de ce que tu es en train de me dire, tocarde.
Plus loin, au camp, Newt observait la scène d'un air méfiant.
La proximité entre les deux blocards commençait à l'inquiéter.
Il ne discernait pas leurs visages.
- Qu'est-ce que tu regardes ? S'intéressa Thomas
Newt, un peu dérouté par les paroles du medjack, le regarda quelques secondes puis il lui montra la scène d'un signe de tête.
- Et merde. Souffla Chuck, qui venait lui aussi de voir ce qu'il se passait
Milana repoussait Gally sans cesse alors que celui-ci se rapprochait aussitôt d'elle.
Ce qui suivit glaça le sang des blocards qui mangeaient tranquillement autour du feu.
- Pourquoi tu me détestes bordel !
Milana venait de hurler de toutes ses forces, même les Griffeurs avaient certainement dû l'entendre.
Sans même réfléchir, Newt et Thomas se ruèrent vers elle.
Ainsi que Minho.
Tous trois découvrirent une Milana rouge sang suite à cette rage inouïe qu'elle venait de lâcher.
Elle ne les regardait même pas, ses yeux toujours plantés dans ceux de Gally.
- Réponds-moi... Murmura-t-elle, brûlant de haine
Newt s'empressa de détourner Milana du maton.
- C'est bon Gally dégage maintenant.
Celui-ci baissa la tête, les poings serrés, et ses amis qui venaient d'arriver le tirèrent pour qu'il s'en aille avant qu'il ne s'attire les foudres du chef.
- Je veux rentrer. Déclara Milana tandis que Newt la tenait par les épaules
Elle jeta un dernier coup d'oeil derrière elle mais Gally n'était déjà plus là.
La rage en elle commençait alors à s'adoucir.
- C'est bon je l'accompagne. Proposa Minho
Milana, tout comme Newt, fut surprise de cette proposition.
Surtout qu'elle venait de Minho, l'un des Blocards les plus renfermés.
Newt céda tout de même.
- Ca va aller... Lui souffla Milana
New les abandonna à contrecoeur.
Ils marchèrent en silence.
La brune ne pouvait s'empêcher de penser à Gally, son pire ennemi plus que jamais aujourd'hui.
Elle lui en voulait de l'avoir poussée à crier ainsi, d'avoir provoqué en elle une telle animosité.
Et elle n'avait toujours pas de réponse à sa question, pourquoi la détestait-il ainsi ?
Pourquoi avait-il tout commencé ?
Ce n'était pas que de sa faute à elle, elle le savait maintenant.
Une fois devant la chambre, Minho se stoppa, se raclant la gorge.
Elle se retourna vers lui.
- C'était gentil de ta part.
- Je voyais bien de toute façon que Newt n'avait pas la tête à ça.
- Tu devrais t'occuper de tes états d'âme plutôt que de ceux des autres.
Le coureur baissa la tête avec un petit sourire.
- Comme si j'avais le temps avec mon super métier. Riposta-t-il
Milana émit un petit rire, ce qui fit plaisir à Minho.
Lorsqu'il l'avait vue quelques minutes plutôt au bord de l'explosion, il n'avait eu qu'une envie, remettre les idées en place à Gally.
- Bon, dors bien la guerrière.
- Bonne nuit. Sourit Milana, ravie de voir que Minho s'ouvrait un peu plus à elle de jour en jour
Mais une fois seule dans la chambre, elle ressentit aussitôt un vide.
Elle aurait aimé que l'on la réconforte, que l'on lui dise que ce n'était pas elle qui était folle mais celui qu'elle ne pouvait plus voir en peinture.
Elle se retournait sans cesse dans son lit, en sueur.
Elle n'arrivait pas à dormir, elle avait peur.
Peur quand elle repensait à cette voix qui lui promettait un futur d'héroïne, peur que cela ne finisse par aller trop loin avec Gally.
À bout, elle décida alors de sortir, s'assurant qu'il n'y avait plus personne.
Elle avait besoin de prendre l'air et de boire.
Alors qu'elle allait se diriger vers la cuisine, elle se stoppa net.
Gally était assis sur les escaliers, le regard dans le vide. Un bocal vide était posé à ses pieds.
Grâce à la lumière que leur offrait la pleine lune, la jeune fille put voir que les yeux du bâtisseur brillaient.
Pour la première fois, Milana le trouva faible, plus bas que terre.
Il était sûrement bourré, tellement plongé dans ses pensées qu'il ne la remarqua même pas. E
lle ne l'avait jamais vu comme cela, et elle eut un sentiment bizarre à son égard.
- Pauvre abruti... Chuchota-t-elle
Elle se détourna aussitôt, ne voulant pas s'énerver.
Elle avait tout de même une boule au ventre, elle n'aimait pas laisser les personnes déprimer ainsi, seules dans leur coin.
Mais cette fois-ci elle se dit qu'il le méritait.
Elle rentra alors, sans même lui lancer un dernier regard.
Et la nuit fut pénible. Plus que d'habitude.
Milana n'avait pas pu retenir ses cris de douleur.
Et encore une fois, Gally avait été le premier à entendre les hurlements et malgré tout ce qui venait de se passer, malgré son taux d'alcoolémie trop haut, son instinct avait pris le dessus et il avait accouru jusqu'à son lit.
N'hésitant pas une seule seconde à la prendre dans ses bras.
Et lorsque, presque arrivés à l'infirmerie, elle s'était évanouie dans ses bras, toute haine envers elle s'en était allée.
- Elle s'est évanouie ! Gally hurla sur Thomas qui s'en occupa aussitôt, ne faisant pas attention au bâtisseur
Gally se passa une main dans ses cheveux, la respiration haletante, paniqué.
Il sortit pour se calmer.
Et une dizaine de minutes plus tard, Milana se réveilla en sursaut.
Elle ne comprenait pas ce qu'il se passait autour d'elle, elle ne comprenait pas pourquoi elle était ici.
Pourquoi Gally était juste au-dessus d'elle.
Tout ce qu'elle avait en tête, c'était ce que la voix venait de lui dire quelques minutes plus tôt.
''On commence par la haine puisqu'elle mène toujours à l'amour.''
Voilà voilà, désolé pour ce chapitre un peu plus court que d'habitude. J'espère que vous avez aimé tout de même. Votre moment préféré ?
Alors, qu'avez-vous penser de la crise de Milana envers Gally ? Et ce message de la voix, qu'est-ce que cela signifie ? J'attends vos avis avec hâte. Merci pour votre lecture:-)
