Hellooo ! Merci beaucoup pour vos reviews, ça me fait super plaisir !
Merci Delphine, c'est super gentil et je suis contente de faire cet effet haha !
Tes questions trouveront très vite réponses Tatiana, merci beaucoup pour ta review :D
Merci beaucoup M.A ta review m'a fait très plaisir !
TW : Tentative de viol
Je pense que vous allez AIMER ce chapitre ;-) Bonne lecture !
Lorsque Milana se réveilla, la place à côté d'elle était vide.
Quelqu'un ne cessait de frapper à sa porte, elle se leva en grognant.
Depuis un mois elle avait également énormément de mal à se réveiller, Newt devait la chercher chaque matin tant elle était en retard.
En ouvrant la porte, elle tomba sur son ami dont les sourcils étaient froncés, il semblait contrarié.
- Tu vas bien ?
- Très bien Newt, et toi ?
- Mmh. Tu avais de la compagnie cette nuit ?
Elle le regarda droit dans les yeux, serrant les dents.
- Non. Répondit-elle sèchement, prenant soin de le bousculer pour pouvoir sortir
Newt soupira.
Il la suivit en silence.
Aujourd'hui, Gally s'occupait de la salle des Conseils.
Lorsque Milana passa devant, il lui lança un regard avec insistance mais elle préféra l'ignorer.
Elle ne voulait pas que Newt, pas très loin derrière elle, ait encore plus de soupçons.
Elle qui pensait qu'il l'avait accepté... la nuit qu'elle avait passée avec le bâtisseur fût apparemment de trop pour le sarcleur.
Alors que Milana s'acharnait à arracher les mauvaises herbes, elle releva la tête pour apercevoir Newt qui parlait à Alby un peu plus loin.
Elle commença à stresser.
- Tu crois qu'ils parlent de quoi ? Demanda-t-elle à son collègue
- De toi et ton copain, sûrement. Répondit Zart avec un sourire en coin
- Mon copain ?
- Gally bien sûr !
Alors comme ça Newt lui en avait parlé.
- Ce. N'est. Pas. Mon.. Copain ! Cingla-t-elle, énervée comme jamais.
Minho l'avait déjà assez embêtée avec ce ''copain''.
- Oh c'est bon je rigolais !
- Tais-toi. Je vais manger ! En se relevant elle lui balança de la terre en pleine figure et s'en alla sans même se retourner
- Petite tocarde ! Pouffa le sarcleur en s'essuyant le visage
Elle se dirigea vers la cuisine mais quelqu'un l'attrapa par le bras avant qu'elle n'ait le temps d'atteindre l'entrée.
Elle se retourna et lorsqu'elle vit Newt elle dégagea son bras de sa main.
- Qu'est-ce tu veux ? Tu disais quoi à Alby ?
- Arrête de t'énerver Milana.. Tu prends vraiment la mouche pour rien en ce moment. Tu as des montées d'hormones ou quoi ?
La brune se figea.
Comment savait-il ça ?
Non, ce n'était qu'une expression. Rien de plus, se dit-elle.
- Arrête tes conneries. J'en ai juste marre qu'on me cache tout. Tu ne me dis plus rien sur les recherches dans le Labyrinthe, si on trouve quelque chose ou non. Vu que je ne parle plus à Minho il n'en parle qu'à toi et Alby mais tu ne me dis plus rien. Tes seules paroles les derniers temps sont des reproches envers Gally et moi alors qu'il ne se passe rien. Tu devrais plutôt être content qu'il n'y ait plus de tensions entre nous. On se tolère et c'est un blocard en moins contre moi, non ? Tu m'exaspères Newt.
Le blond resta silencieux quelques instants puis il soupira.
- Tu ne comprends pas Milana. Je te crois pour Gally, mais c'est normal que je m'inquiète... qu'on s'inquiète. Des mois ont passé et je crois que tu as déjà oublié le message. ''Protégez la fille à tout prix''. On essaye de te laisser le plus de liberté possible, mais on ne peut pas te permettre de tout faire non plus. C'est le Bloc ici, tu es la seule fille et on ne sait jamais comment ces tocards peuvent réagir. Surtout que depuis que tu es là, il nous est arrivé plusieurs emmerdes. Et quand tu es en danger, nous le sommes aussi. Et ça, plusieurs blocards ne le supportent pas et seraient prêts à tout pour te faire payer malgré le message. Je... Le message n'a plus d'importance pour moi, je te protège car oui il le faut pour qu'on survive et parce que si les Créateurs l'ont demandé c'est qu'ils auront besoin de toi un jour ou l'autre, peut-être nous sauveras-tu aussi... Mais je te protège aussi car je tiens à toi, beaucoup trop même. Sûrement parce que tu es la seule fille et que tu es si fragile... Je n'ai rien dit de mal sur toi à Alby, juste qu'il fallait qu'on recommence à te surveiller un peu plus.
Milana s'était adoucie suite au discours de Newt, cela lui avait fait plaisir qu'il lui dise enfin qu'il tenait à elle comme elle elle tenait à lui, il était son meilleur ami.
Mais la dernière phrase venait de tout refroidir.
- Comme par hasard. Me revoilà à nouveau coincée entre vos mains. Plus de liberté à nouveau c'est ça ? À part la petite saute d'humeur d'Alby et Winston hier, il ne s'est rien passé depuis longtemps. Alors pourquoi recommencer à me pourrir la vie ? Comme si elle ne l'était déjà pas assez dans ce Bloc maudit ! Tu ferais mieux de t'occuper de tes propres problèmes Newt. Personnellement, je n'en ai aucun pour l'instant.
Elle eut cependant du mal à mentir concernant la dernière phrase.
- C'est pour ton bien et le nôtre. Agir comme ça te rend égoïste Milana. Tu veux que les Créateurs se vengent à nouveau comme ils l'ont fait avec Ben, c'est ça ?
- Mais tu ne comprends pas ou quoi ? Il ne se passe plus rien ! Si je suis trop entourée, je deviens dingue, et c'est ainsi que tout part en vrille !
Elle était têtue, c'était son caractère et il ne pouvait pas la convaincre seul.
- Je parlerai à Thomas aussi, pour qu'il essaye de te persuader de reprendre les visites.
- Tu ferais mieux de lui parler de vous, à Thomas. Ricana-t-elle en s'en allant, agacée par le comportement du sarcleur.
- C'est gamin Milana, et très petit. Cria-t-il, sourcils froncés, alors qu'elle entrait dans la cuisine.
Il soupira et retourna travailler.
Plus que jamais il espéra très vite sortir de cet endroit.
Ils allaient finir par tous se détester et s'entretuer avec toutes ces histoires.
- J'ai des sandwichs au jambon ou au poulet. Annonça Poêle-à-frire
- Poulet s'il te plaît. Répondit Milana d'une voix lasse, en s'asseyant sur un grand tabouret.
- Tiens. Prends un peu de force parce que ta tête c'est pas ça. Sourit le cuisinier
- Oh ça va... Merci. Elle s'empara du sandwich, bizarrement elle avait terriblement faim.
Elle savourait ce silence.
Ce moment où personne ne se souciait d'elle, un instant où elle ne ressentait rien.
Pas de voix invasive, pas de nausées, pas de maux de tête.
Elle aurait aimé que cela dure plus longtemps mais la porte claqua tout à coup, laissant apparaître un bâtisseur épuisé.
Gally transpirait, son front ainsi que son cou perlaient de sueur, le soleil tapait déjà énormément de bon matin.
Son t-shirt était trempé.
- Ils veulent nous envoyer à l'infirmerie ces abrutis de Créateurs. Lâcha le maton en soufflant, il n'avait pas remarqué que Milana était là
- Merde mon vieux, tu vas inonder la salle.
Gally ricana.
- Je mange et seulement après je vais me doucher, désolé pour toi. Il enleva soudainement son t-shirt, laissant apparaître le haut de son corps plutôt bien musclé. Il avait vraiment la carrure d'un bâtisseur, comparer à ses collègues qui étaient plutôt frêles.
Milana se racla la gorge, toute rouge.
Le maton tourna la tête vers elle, surpris.
- Oh.. Il se frotta la nuque avec un sourire en coin, gêné. Dis-donc, t'es au courant que t'es assise sur un tabouret fabriqué par le grand Gally ?
Il enfila à nouveau son t-shirt, la situation devenant un peu trop embarrassante, surtout avec le sourire moqueur de Poêle-à-frire.
- Mais... Y'a pas ton nom dessus. Bafouilla Milana, reportant son attention sur son déjeuner
- J'y penserai la prochaine fois.
Elle leva les yeux au ciel.
Il s'installa en face d'elle.
La brune se surprit à la trouver très attirant, perlant de sueur ainsi.
Son cou était gonflé et ses veines ressortaient, sa respiration était lourde, ses yeux bleus perçants brillaient comme jamais.
Elle se rappela des mots de Newt ''Tu as des montées d'hormones ou quoi ?''.
Elle se dit que peut-être bien, et Gally ne l'aidait pas.
Pourtant, ce n'était pas la première fois qu'elle pensait ça.
Elle le trouvait beau, elle l'avait toujours trouvé très beau au fond d'elle.
Mais qu'est-ce qu'il pouvait être con, parfois.
Était-ce les changements d'humeur de Milana ou son caractère à lui, mais il l'irritait parfois pour un rien.
Toutefois, quand il ne l'énervait pas, c'était impossible pour elle de décrire ce qu'elle ressentait pour le bâtisseur.
Elle ne voulait peut-être pas se l'avouer.
Elle se rappela aussi de Zart qui lui avait un jour raconté que Gally était le plus gros ''porc'' du Bloc. Newt et Chuck avaient approuvé.
Pourtant, en l'observant, elle remarqua qu'il mangeait comme un enfant bien élevé.
Bien plus proprement qu'elle d'ailleurs, qui avait englouti son déjeuner en quelques minutes.
Il mangeait lui aussi un sandwich et il ne s'était même pas sali alors que Milana, elle, avait dû utiliser plusieurs serviettes.
Il transpirait et pourtant, il y avait toujours cette odeur parfumée qui prenait le dessus, comme s'il passait sa vie dans un bain rempli de fleurs.
Elle repensa soudain à la nuit précédente.
Vers une heure du matin elle s'était réveillé car Gally commençait à bouger dans son sommeil, il avait fini par se baisser un peu pour pouvoir poser sa tête sur l'épaule de Milana.
Elle avait alors senti ses cheveux pendant de longues minutes, ils étaient doux et sentaient si bons.
Le physique du bâtisseur était tout le contraire du comportement qu'on lui attribuait.
Quand il était bien décidé, Milana voyait en lui tout l'inverse de ce que les blocards disaient.
Peut-être même était-il le meilleur garçon du Bloc et qu'il se donnait une image de démon pour ne pas se faire marcher dessus.
Elle aurait aimé que ce repas ne se termine jamais.
Elle avait mangé avec lui de nombreuses fois, mais cette fois ils étaient seuls.
Et à travers un simple repas, une chose simple du quotidien, elle venait de réaliser qu'il était tout aussi normal qu'elle.
Que tout ce qu'on lui avait dit sur lui n'avait fait qu'accroître ses pensées comme quoi elle le trouvait horrible, mesquin et cruel.
Alors que rien de tout ça n'était vrai et que si des fois il l'avait été, c'était parce qu'il voulait entretenir une image qu'on lui avait donnée mais aussi parce qu'elle l'avait également cherché.
Elle n'était pas une sainte.
Au final, elle avait réussi à prendre le dessus sur lui.
Ce qui n'était sûrement pas dans l'habitude du maton.
C'était pourquoi il avait donc fini par se lasser d'un jeu où il ne serait de toute façon jamais vainqueur. Mais était-ce la seule raison ?
Bien sûr que non, pensa-t-elle.
Comment pourrait-elle le savoir ?
Puisqu'elle continuait de rejeter Gally quand il osait enfin aborder le sujet du ''nous''.
C'était à elle d'accepter désormais.
Elle sentit le regard intrigué de Poêle-à-frire, elle se détourna alors du bâtisseur et ce fut lui qui la regarda pendant de longues minutes, sans un mot.
À chaque fois qu'elle lui lançait des coups d'oeil, il changeait d'expression.
L'admirait-il ? Se posait-il des questions en la regardant ?
Lorsqu'elle se décida non plus à lui lancer juste quelques coups d'oeil mais à partager son long regard, il se racla la gorge et se leva avec hâte.
- Je vais me doucher. À plus.
Il ne se tourna pas une seule fois vers la brune et claqua la porte.
- Putain, il a vraiment quelque chose contre ma porte. Pesta le cuisinier.
Quelque chose semblait l'avoir contrarié. Milana soupira.
Dès qu'il se passait quelque chose comme ça, elle avait peur que tout recommence.
Leur méchanceté l'un envers l'autre, leurs piques, ces longs moments à ne plus se parler.
Elle jeta les papiers et s'en alla à son tour.
- Bizarre bizarre.. Murmura poêle-à-frire.
oOOo
Après deux longues heures de travail, Milana commença à fatiguer comme si elle avait travaillé deux jours de suite sans s'arrêter.
Elle se coucha sur le dos mais repensa très vite à son ventre qui se dévoilait plus dans cette position.
Elle abaissa alors son t-shirt au maximum et posa son torchon où elle s'essuyait les mains sur son ventre.
Newt, qui avait fait abstraction de leur mini dispute, la rejoignit.
Et Milana entra dans le jeu, elle n'avait plus envie de se prendre la tête.
Même si elle savait qu'elle ne se laisserait plus faire pour ce qui était de la surveiller, tant qu'il ne se passait rien de grave.
- On a jamais eu une telle journée. Il fait tellement chaud. Soupira Newt, se frottant le front pour faire disparaître les perles de sueur
- Ouais, c'est à cause de moi et de mon corps fabuleux ! Lança Zart depuis le potager, torse nu
Newt et Milana rigolèrent mais au bout de dix minutes ils n'en pouvaient déjà plus, même à l'ombre il faisait bien trop chaud.
Et avec ce qui lui arrivait, la brune supportait encore moins.
Elle devait faire attention, mais elle ne pouvait pourtant rien dire.
Si elle disait qu'elle se sentait mal, ce serait l'infirmerie sur le pas.
Et ça, c'était juste impossible.
oOOo
- Bon, assez travaillé, à la douche les enfants. Déclara Zart
Voyant bien qu'elle n'en pouvait plus, Newt laissa Milana prendre sa douche en première et elle ne se fit pas prier.
Elle y courra presque, mais une fois dans le couloir de la petite maison, elle tomba sur Gally.
En la voyant toute transpirée, il haussa les sourcils.
- Eau très très froide, tu verras ça fait extrêmement de bien. Et au moins, tu peux rester longtemps sous la douche sans risquer de prendre toute l'eau chaude. Lui lança-t-il d'un ton presque sec
- Oui.. Bien sûr..
Elle avait couru trop vite...
Et sa condition ne lui permettait sûrement pas de supporter une telle chaleur.
Elle eut de la chance d'être tombé sur le bâtisseur, car elle s'effondra sans même s'en rendre compte et Gally la rattrapa aussitôt, paniqué.
- Oh non.. Non non non.. Pas encore, non..
Elle ne s'était pas évanouie, elle avait juste eu un moment de faiblesse.
Elle posa sa main sur l'épaule du maton pour essayer de se relever.
Il la redressa en la tenant par les hanches, ce qui la fit frissonner.
- Ca va, t'en fais pas.. Je suis tellement bête, j'ai couru sous ce cagnard..
- Mmh, tu as été plus que bête là. Remarqua-t-il
Elle lui lança un regard noir, ce qui le fit sourire.
Mais c'était un sourire triste, ce que Milana ne comprit pas.
Elle voulut parler mais il la devança.
- On se voit au dîner.
Au moins, il lui adressait toujours la parole.
La douche froide lui fit tant de bien, elle se sentait revivre.
Elle brossa ses longs cheveux châtains et enfila une robe assez longue mais qui restait large.
Rien ne se voyait, c'était parfait. Elle pouvait sortir.
Par chance, ses amis n'étaient plus là et les autres ne faisaient jamais attention quand Gally et elle mangeaient ensemble.
Lorsqu'elle s'assit à côté de lui, il releva la tête, sans sourire pour autant.
Ce qui la gêna automatiquement, peut-être le dérangeait-elle.
Elle mangea donc sans un mot, attendant qu'il parle le premier.
Il la regardait souvent, sans pour autant dire quoi que ce soit.
Ce qui énervait beaucoup la brune.
À quoi jouait-il ? se demanda-t-elle.
Il posa son assiette par terre, but une gorgée de sa boisson horrible et son regard se perdit dans le feu de camp.
Et il daigna enfin user de sa parole.
- Ce matin je me suis levé trop tôt, et quand je suis réveillé je cogite trop alors j'ai préféré partir plutôt que de te réveiller. Et je suis tombé sur Minho, il semblait t'attendre. Ou je sais pas, mais il était devant la maison dans tous les cas. Tu aurais dû voir le regard qu'il m'a lancé, t'en aurais eu froid dans le dos te connaissant.
Milana lui donna une tape dans l'épaule mais il ne broncha pas, restant sérieux.
Il poursuivit :
- Je lui ai alors demandé s'il avait un problème, il m'a regardé longuement et après il a commencé à bégayer du genre ''Je.. Nan.. Euh, laisse tomber Tocard'' et du coup je me suis un peu énervé, ouais je sais ne dis rien mais bon il m'a cherché. Et là il m'a soudainement pris pour son confident et m'a dit que tu ne lui parlais plus et que cela l'énervait un peu.
Il avait osé.
Il allait encore tout foutre en l'air.
Milana serra les poings.
Elle appréciait toujours Minho, mais de jour en jour elle avait de moins en moins envie de lui parler.
Et ce soir, encore plus.
- Si j'agis ainsi envers lui c'est que j'ai mes raisons. Qu'est-ce que tu lui as répondu ?
- Que je ne pouvais pas l'aider puisque de ce que je me souvienne je ne m'appelle pas Milana. Et je suis parti.
La brune pouffa suite à cette réponse.
- C'est pas drôle. Qu'est-ce qu'il se passe entre vous ? Vu son état, il a l'air de tenir à toi. Beaucoup, même. Siffla le bâtisseur, les sourcils arqués
- Je.. Mais n'importe quoi Gally arrête ! Il n'y a rien entre nous et je ne voudrai jamais rien, même si lui pense autrement.
- Ouais. Répondit-il sèchement
Il ne semblait pas convaincu.
Minho avait encore ramené sa poire pour tout empirer.
Il fallait absolument qu'elle lui parle, même si elle aurait aimé éviter ça.
- Gally.. Arrête..
- Ouais. C'est bon. Je vais un peu avec les autres, fais-moi signe quand tu veux bouger.
Il la laissa donc seule.
Ce qui vexa énormément Milana.
Mais Minho lui avait monté la tête et Gally ne semblait pas vouloir la croire, ce n'était donc pas de sa faute à elle.
Elle mangea en silence, et bien que Gally voulait apparemment lui faire la tête en allant avec ses amis, il continuait tout de même de l'observer sans arrêt.
Comme s'il avait peur qu'elle s'en aille ou que quelqu'un s'approche d'elle.
Quand Milana eut fini et qu'elle commença à vraiment se sentir seule, -là elle s'était rendu compte qu'elle avait vraiment peu d'amis ici-, elle épia longuement Gally.
Il comprit et se leva aussitôt, sans même saluer ses collègues.
- Plutôt sympa comme soirée.. Soupira la brune
- Ouais.
Elle serra les dents, il était encore énervé.
Elle comprenait mieux pourquoi il avait été si bizarre ce midi et le reste de la journée..
Le maton marchait d'un pas lourd, la tête haute.
Avec le clair de lune, ses yeux bleu électrique semblaient plus doux, apaisés.
Ses traits du visage étaient encore plus beaux.
Milana se demandait comment avait-elle fait pour ne jamais regarder ce visage à sa juste valeur.
La haine l'avait sûrement emporté.
Une fois dans sa chambre, face au bâtisseur qui la toisait de haut, elle soupira en se tortillant.
- Tu restes là ce soir ?
- Non, j'ai pas envie de retomber sur un Minho amoureux quand je me lève.
- Mais arrête Gally bon sang, s'il y avait vraiment quelque chose entre lui et moi je ne lui ferais pas autant la tête. Je n'en aurais pas autant rien à faire qu'il m'ignore. Oh et puis merde, j'ai pas à me justifier. Crois-moi ou non, je n'ai rien à me rapprocher.
- Si tu le dis. Il haussa les sourcils, bonne nuit.
Et il sortit sans se retourner, claquant la porte, ce qui fit sursauter Milana.
Celle-ci se coucha alors plus énervée que jamais.
Contre lui mais encore plus contre Minho.
Elle s'endormit agacée, mais au moins elle ne pensa à rien d'autre et passa une nuit sans cauchemar ou perturbation.
oOOo
- Tu manges avec nous ce soir ?
- Oui, Newt. Répondit Milana en soupirant
Gally l'avait ignorée toute la journée, cela faisait longtemps et Milana n'en avait plus l'habitude.
Elle était donc très irritable.
Elle attendait le retour de Minho avec impatience, elle espérait juste ne pas céder sous l'énervement et ainsi être trop méchante.
- Qu'est-ce que tu regardes à la fin ? S'agaça Newt
- La porte. J'attends le retour de Minho, j'ai quelques mots à lui dire.
- Tu sais, il y peut rien.
- De quoi ? S'étonna Milana
- Je sais ce qu'il ressent pour toi. Fallait pas aller vers lui, le jour où il a perdu Ben. Il est tombé fou amoureux de toi depuis. Enfin, je crois. Tu l'as tellement aidé, sans le vouloir. Et depuis que tu ne lui parles plus, il passe son temps à travailler. Avoua le blond
- Oh..
La brune se sentit tout à coup coupable, mais elle ne pouvait qu'agir de cette façon.
Il n'était qu'un ami pour elle et elle ne le verrait jamais autrement.
Elle ne pouvait pas le faire espérer, ce serait plus malsain qu'autre chose.
Elle avait donc décidé de ne pas aller lui parler, elle attendrait qu'il revienne et qu'il s'excuse.
De toute façon, elle n'aurait pas pu aller vers lui.
À peine de retour, il avait filé dans la salle des cartes.
oOOo
Le dîner passa lentement.
Ni Gally ni Minho n'étaient là.
- Bon, je commence à fatiguer.. À demain.
Milana se leva avec hâte, sous le regard désespéré de ses amis.
- Qu'est-ce qu'il lui prend ? Demanda Chuck tout en mangeant un morceau de viande
- Je pense que comme tout le monde, elle devient folle à force d'être enfermée ici. Supposa Newt
- Moi je dis qu'elle est amoureuse. Ricana Zart
- Je ne pense pas qu'elle ait le temps pour ça. Souligna Thomas
- Je suis d'accord. Approuva Newt
Et les blocards continuèrent de parler sur leur amie, cherchant à trouver ce qui la tracassait tant.
Plus tard dans la nuit, Milana tournait en rond dans sa chambre.
Elle n'arrivait pas à dormir et elle avait trop chaud.
Elle se mit en sous-vêtements en prenant soin de fermer la porte à clé pour éviter une visite à l'improviste.
Elle se regarda dans un petit miroir, son ventre avait toujours la même taille mais qu'importe, bien que très petite, la bosse était tout de même trop visible aux yeux de la brune.
Elle se gratta les cheveux, de stress.
Elle allait péter un câble.
Gally était la seule personne qui arrivait à la sortir de cet enfer, de cet enfermement.
Et pourtant, il préférait agir comme un idiot et ne voulait jamais la croire.
C'était aussi de sa faute, certes, puisqu'elle ne voulait rien s'avouer sur ce qu'elle ressentait, mais elle avait besoin qu'on la pousse à le faire.
Le bâtisseur se vexait trop vite.
Son insomnie persistait et elle commençait à s'ennuyer.
La brune décida donc de ranger et de nettoyer sa chambre de fond en comble.
Encore des efforts après une journée de travail, elle savait que ce n'était pas bon mais elle n'en avait que faire.
Alors qu'elle pliait ses vêtements, elle fut prise d'un violent mal de tête qui la fit s'assoir sur son lit.
Elle savait ce que cela signifiait.
- Non.. Non, pas la voix pitié... Supplia-t-elle en se tenant la tête
Elle se coucha et ferma les yeux, ne supportant plus la douleur.
Mais c'était trop tard.
''La porte sud.. Vite''.
Puis plus rien, plus de voix, plus de maux de tête.
Elle fit de gros yeux et se mit à trembler.
Qu'est-ce que cela voulait dire ?
Ce message lui était-il destiné ?
Ou venait-elle d'ordonner à des griffeurs de venir ?
Impossible, les portes étaient fermées.
Mais il allait se passer quelque chose, alors Milana ne se posa pas plus de questions.
Elle enfila un jean et le t-shirt le plus large qu'elle avait au cas où et elle sortit en courant presque.
Elle s'arrêta au milieu du bloc, heureusement pour elle c'était une nuit de pleine lune, elle repéra donc très vite la porte Sud.
Une fois devant, rien. Absolument rien.
Il y avait un silence absolu, presque assourdissant.
Rien ne se passait.
Que voulaient-ils ?
La porte allait-elle s'ouvrir pour qu'elle puisse y entrer et ainsi rejoindre les Créateurs ?
Si seulement, elle n'attendait que ça.
Cinq minutes et toujours rien.
Le stress de la brune s'en était allé.
Désormais, elle avait l'impression d'être prise pour une imbécile.
De toute façon, tous les Blocards se faisaient prendre pour des cons.
Ce qui énerva encore plus Milana, qui serra les poings.
- Qu'est-ce que vous me voulez.. Chuchota-t-elle, les dents serrées
- Bonsoir Milana.
Elle se retourna en poussant un cri de surprise, découvrant deux blocards.
- Doucement, on voulait pas te faire peur.
Ils étaient à contre-jour, elle ne pouvait donc pas voir leur visage.
Elle se mit à paniquer.
- Vous avez un problème ? Elle essayait de rester calme
- Tu sais Milana, je ne t'ai jamais vraiment détestée. Au contraire, j'ai eu cette haine en moi car je savais depuis le début que jamais tu ne me voudrais.
- Qu'est-ce que c'est que ces conneries..
Plus ils avançaient vers elle, plus elle reculait. Mais au bout d'un moment elle atteignit le mur et se colla contre lui, celui-ci l'avait bloquée et les deux en avaient profité pour l'encercler, elle ne pouvait plus fuir. Et c'est là qu'elle le reconnut, lorsqu'il fut bien en face d'elle.
Winston. Le deuxième, elle ne le connaissait même pas. Sûrement un de ses collègues qui restait enfermé dans le lieu où ils vidaient le corps des animaux et réalisaient toutes autres sortes de tortures.
- Des conneries ? Je ne suis pas là pour te dire des conneries, mais puisque je ne t'aurai jamais, je force un peu les choses.
- Pardon..
/!\ TW /!\
Cette fois, elle montra vraiment des signes de panique, ses yeux ne laissaient transparaître que de la terreur.
Elle les repoussa mais ils revenaient vers elle encore plus.
- Bon, madame n'est pas décidée. Chope-la. Ordonna Winston à son acolyte.
- Non !
Milana le repoussait comme une folle, à chaque cri qu'elle essayait de pousser Winston l'en empêchait en posant sa main sur sa bouche.
Le maton remarqua qu'elle avait tout de même de la force et qu'elle ne se laissait pas faire, il fallait donc donner le retour.
Alors qu'elle allait tenter de hurler une énième fois, elle se prit soudainement un coup dans le nez.
Tellement violent qu'elle en tomba à la renverse, sonnée.
L'autre trancheur la releva, il avait le même sourire sadique que Winston, ce qui horrifia la jeune fille.
Lorsqu'elle retrouva ses esprits, en essayant de stopper son saignement de nez à l'aide de ses mains, elle ne trouva qu'une seule chose à dire pour se défendre.
Car qu'importe ce qu'elle le ferait, crier, ils l'en empêcheraient, pousser, ils la repousseraient à son tour, et frapper, elle n'en avait déjà plus la force.
- Si vous faites ça, Alby vous tuera. Si les Créateurs ne le font pas avant.
Et sur ces mots, ils rigolèrent.
Elle comprit alors qu'ils n'étaient pas normaux, étaient-ils bourrés ?
C'était plus que ça, mais quoi ?
Milana ne pouvait plus réfléchir, son esprit fut brouillé.
Elle tenta une dernière fois, avec peine, de les repousser.
Elle essaya de leur envoyer un coup de poing à son tour mais ils l'évitèrent.
Et c'était trop tard pour elle.
L'ami de Winston la plaqua contre le mur, la retenant en posant un bras sur sa gorge et plaquant son autre main sur sa bouche.
Et la seule chose qu'elle pouvait faire désormais, c'était de donner des coups de pied.
Mais Winston connaissait les points faibles.
- Si tu ne te débattais pas ma belle, je ne te ferais pas de mal tu sais...
Et sur ces mots, il écrasa à l'aide de son pied les deux rotules fragiles de la jeune fille, les brisant presque.
Elle poussa un hurlement de douleur, malheureusement étouffé par la main du second trancheur.
Il descendit soudainement la braguette de son pantalon et la brune réalisa alors vraiment ce qui l'attendait.
Elle cria à nouveau mais la main qui la retenait prisonnière s'appuya encore plus contre sa bouche, rendant ses appels à l'aide presque silencieux.
Le maton essaya alors de soulever le t-shirt de Milana et celle-ci avait complètement oublié ce qui se trouvait dessous.
Mais il ne le vit pas, non, il le toucha. Son ventre dur et légèrement rond.
Il la regarda alors longuement, droit dans les yeux.
Elle fit de gros yeux, paniquée.
Il avait compris.
Pourtant, Winston sembla oublier ce détail presque aussitôt puisque sa main remonta plus haut.
Et alors qu'il allait s'attaquer au pantalon de Milana, qui elle pleurait de douleur, de haine et de peur, il fut tout à coup violemment tiré en arrière.
- Qu'est-ce que tu fous ! Railla le sauveur qui s'avérait être...
Gally. Milana aurait pu hurler de soulagement si cette main de trancheur n'était pas restée sur sa bouche.
Et le bâtisseur, en voyant la scène, s'était figé. Il pensait juste que c'était deux petits cons de Blocard qui embêtaient Chuck car ils avaient envie de se défouler sur plus faible qu'eux. Mais non, c'était bien pire. Il devait rêver, c'était sûrement un cauchemar.
Milana était plaquée contre le mur, pantalon baissé.
Un blocard la tenait par la cou et avait sa main sur sa bouche pour qu'elle évite de crier.
Et il y avait Winston qui se tenait en face de Gally, tête baissée, comme s'il avait simplement fait une petite bêtise comme les enfants pouvaient le faire.
Alors qu'il avait été sur le point de faire la pire erreur de sa vie.
Il y eut alors un long silence, terriblement pénible.
Gally n'entendait plus rien autour de lui.
Sa respiration se faisait de plus en plus saccadée et son cœur battait à mille à l'heure.
Il sentit sa gorge se nouer. Il serrait tellement les poings que ses veines grossissaient à tel point qu'on aurait dit qu'elles allaient éclater.
- Espèce de pauvre fils de pute.
Et c'était fini, Gally ne se contrôla plus.
Il empoigna Winston par les cheveux et il le tira jusqu'au mur, ainsi il le poussa de toutes ses forces pour que sa tête s'éclate contre la paroi en pierre.
Il fut aussitôt à terre, assommé, le crâne en sang.
Le bâtisseur se retourna vers l'autre trancheur, qui avait aussitôt lâché Milana, pris de panique.
Celle-ci était toujours plaquée contre le mur, elle croisa le regard de Gally.
Le blanc de ses yeux était devenu rouge sang et elle n'avait jamais vu une telle haine, un tel dégoût dans son regard transperçant.
Elle ne l'avait jamais vu comme ça, et apparemment l'autre Blocard non plus.
Gally l'empoigna par le col du t-shirt tout en hurlant de rage et il l'envoya valser cinq mètres plus loin.
Alors qu'il allait s'approcher pour le frapper, plusieurs blocards, alertés par les cris de haine de Gally, arrivèrent et le retinrent.
- Gally calme-toi ! Cria Thomas
- Ca suffit Gally, qu'est-ce qu'il te prend ! Rugit Alby
Ils étaient à quatre sur lui, et ils peinaient à le retenir.
- Laissez-moi le tuer, laissez-moi le réduire en miette. Hurla Gally, encore et encore. Il était tellement enragé que des larmes coulaient sur son visage.
Newt en fut choqué, choqué de cette haine, de cette agressivité.
Et de ces larmes.
Jamais personne ne l'avait connu comme ça.
Même Alby, qui semblait tout aussi terrifié.
- Gally, non.. Arrête... Murmura la toute petite voix de Milana
Elle ne voulait pas qu'il devienne un monstre, comme eux.
Gally s'était aussitôt calmé.
Et tous les blocards s'étaient tournés vers elle et découvrirent ce spectacle d'horreur.
Ils n'avaient pas remarqué qu'elle était là.
Son nez était devenu bleu suite aux coups, on ne voyait plus sa bouche tant le sang avait coulé dessus.
Ça, Gally ne l'avait pas encore remarqué, ce qui le rendit encore plus fou.
Et ce pantalon baissé que la pauvre fille avait oublié de relever tant elle était horrifiée.
Tout le monde comprit alors ce qui venait de se passer.
Newt plaqua une main sur sa bouche, sans voix. Il n'osait même plus bouger.
Minho, sourcils froncés, était lui aussi devenu tout rouge et essaya d'atteindre les deux blocards pour les frapper, mais on le retint lui aussi.
Alby, la bouche ouverte, ne réussit à rien dire.
Tout comme les autres blocards.
Le chef regarda alors les deux trancheurs étalés par terre, il était écoeuré.
Gally se dégagea d'eux et courra presque vers Milana.
- Remonte ton pantalon ! Souffla-t-il
Elle tremblait tellement, elle n'arrivait plus à se baisser.
Newt accourra alors pour le faire à sa place, elle n'y fit même pas attention, toujours déboussolée.
Le bâtisseur, toujours d'instinct protecteur, la plaça derrière elle.
Il ne savait pas comment les autres allaient réagir.
Il s'essuya les joues avec rage.
Newt se mit à côté de lui, il se méfiait aussi de la réaction des Blocards qui pouvaient s'avérer être très stupides.
/!\ fin TW /!\
Après de longues minutes de silence, encore bien trop horrifiés par ce qui venait de se produire, des murmures commencèrent à s'élever.
Ce qui énerva aussitôt Alby.
- Fermez-la. Tous. Oui, Milana vient de subir une agression, qui par chance a été arrêtée avant d'être terminée et donc empirée.
Les murmures redoublèrent d'intensité.
Newt baissa la tête, qu'est-ce qu'il s'en voulait de ne pas avoir été là.
Comme Gally.
Et s'il était venu à ce dîner au lieu de lui faire la tête comme un pauvre gamin...
Et s'il avait dormi avec elle.. Rien de tout ça ne se serait passé.
- Ils ont l'air bourrés. Remarqua un Blocard
- Et puis, de ce que je me souvienne, quand on a envie de faire ça, c'est que la fille nous provoque. Elle devait porter quelque chose de provoquant ou elle l'a sûrement cherché, c'est évident. Ajouta un autre
C'était la remarque de trop pour Gally.
- On ne justifie pas un tel acte pauvre enflure. Et qu'est-ce que tu crois ? Un t-shirt XXL c'est de la provoque pour toi ? Tu te fous de ma gueule c'est ça ? Elle aurait pu être nue, la personne qui abuse d'elle mérite de crever. S'enragea le maton, prêt à sauter sur le blocard qui venait de sortir une telle chose.
Mais Newt le retint par l'épaule.
- Arrête vieux, ça suffit.
La bâtisseur se ravisa, mais sa rage ne s'en alla pas pour autant et il en eut mal à la gorge et au ventre tant ses nerfs étaient à vif.
Sans vraiment s'en rendre compte, il entrelaça sa main dans celle de Milana, comme s'il avait peur qu'on la lui arrache pour lui faire du mal à nouveau.
Alby semblait lui aussi prêt à exploser.
- Ils ont tenté de faire du mal à Milana. Ils ont agressé une personne, la personne la plus fragile du bloc. Ils s'en sont pris à la fille qu'on se doit de protéger au dépend de notre vie. Ils nous ont donc tous mis en danger. Rien ne justifie un tel acte, cela aurait pu être l'un d'entre vous plutôt que Milana, le criminel aurait eu la même sentence. Dégagez-tous, hors de ma vue.
Au bout de quelques minutes, il ne resta plus qu'Alby, Newt, Gally.
Et Milana, qui se trouvait toujours derrière le bâtisseur, accrochée à sa main.
Les yeux de Gally brillaient encore de rage.
- Qu'est-ce que tu vas faire, Alby ? Demanda Newt, la gorge nouée suite à tout ce qu'il venait de voir. Et dire que hier encore il avait insinué à Milana que ce genre de choses pouvait arriver.. Il s'en voulait tellement.
- Winston finira dans le labyrinthe demain soir, sans aucune provision. Comme une vulgaire sous-merde.
Jamais personne ne l'avait entendu parler ainsi, et les deux blocards n'osèrent rien dire.
Milana, à l'entente de la sentence, n'éprouva aucune culpabilité comme cela avait été le cas avec Ben.
Non, elle n'en avait que faire cette fois-ci.
Ils pouvaient mourir sous ses yeux, elle serait traumatisée mais elle ne s'en voudrait pas.
- L'autre, j'en ferai mon affaire personnelle.
- Je peux m'en charger. Railla Gally, les dents serrées
- Hors de question, tu les tueras à coup sûr, et ce n'est pas ce que je veux.
Milana serra la main de Gally, comme pour lui dire de laisser tomber.
- C'est pourtant ce qu'il mérite. Répliqua le sarcleur
Cette réponse choqua les trois blocards.
Ils avaient tant l'habitude du Newt serein, sage et qui voulait la paix dans le monde.
- Je ne reviendrai pas sur mes décisions. Je me charge de l'autre abruti, Gally tu emmènes Milana à l'infirmerie et ensuite tu la ramènes dans la chambre. Je veux que Winston soit vivant demain soir pour qu'il se rende compte de ce qui va lui arriver, il devra donc passer la nuit au Gnouf. Hors de question que Milana reste avec lui, même avec surveillance.
Les deux autres ne pouvaient qu'approuver.
Le sarcleur embrassa le front de Milana.
Puis il resta avec Alby pour surveiller les trancheurs en attendant.
Tandis que Gally, ne lâchant pas la main de la brune, l'emmena vers l'infirmerie.
- Ils vont le payer, crois-moi. Et si j'avais pu, je les aurais fait souffrir jusqu'à ce qu'ils meurent sous la torture.
- Je ne veux plus en parler..
Gally tourna la tête vers elle, son nez si petit était si abîmé.
Son visage rouge avait de longues traces blanches que ses larmes avaient laissées.
Cette vision attrista le bâtisseur plus que jamais, le faisant se sentir encore plus coupable, lui donnant encore plus envie de les tuer.
Mais qu'aurait-il fait, comment aurait-il réagi s'ils avaient réussi à aller jusqu'au bout ?
Il n'osa même pas imaginer.
Il la laissa entrer dans l'infirmerie et attendit dehors.
Il fut soulagé lorsqu'elle lui annonça qu'elle n'avait rien de casser.
Mais elle était marquée à vie mentalement désormais.
Il savait qu'elle était forte et il espérait qu'elle s'en remettrait vite, la voir déprimée était la dernière chose qu'il voulait au monde.
Il préférait encore qu'on le torture lui plutôt qu'elle ne souffre une seconde de plus.
Lorsqu'ils arrivèrent dans sa chambre, elle se précipita à la douche, elle se sentait si sale.
Gally ne put s'en empêcher, il alla attendre devant la porte, s'assurant que personne n'entre.
Milana était écoeurée, dégoûtée, horrifiée.
Elle ne réalisait toujours pas ce qu'il venait de se passer et elle aurait aimé que tout cela ne soit qu'un cauchemar.
Sous la douche, elle se roula en boule dans un coin et resta ainsi pendant vingt minutes.
Elle retint ses larmes, elle voulait être forte. Elle n'allait pas se laisser abattre.
Et demain, elle assisterait à leurs sentences.
Elle ne détournerait pas le regard une seule fois.
De son côté, Alby, dans la salle de conseil, avait attaché l'autre trancheur sur une chaise et il tournait en rond autour de lui.
- Qu'est-ce que les Créateurs vont faire maintenant, selon toi ?
- Winston m'a menacé, si je ne le faisais pas, il me tuerait.
Pour seule réponse, le chef lui donna un coup de poing.
- Les Créateurs vont se venger, à cause de vous. Mais là n'est pas le pire. Le pire, c'est que vous avez essayé de violer Milana. Quel genre de monstre êtes-vous ? Vous me répugnez.
- Seul Winston voulait faire ça, pas moi.
Et encore un autre coup.
Ce fut ainsi toute la nuit, puisque le trancheur ne cessa de clamer son innocence.
Milana se décida enfin à sortir de la douche lorsque Gally, ayant peur qu'elle ne fasse une connerie, frappa à la porte.
Lorsqu'elle sortit, habillée d'une chemise de nuit, elle fut soudainement soulagée.
Il était là.
Et il allait rester avec elle cette nuit. Elle avait tant besoin de lui.
- Vas dans la chambre et enferme toi, je vais juste chercher des affaires et je reviens.
Peu rassurée, elle hocha tout de même la tête.
- Je ferai vite. Assura-t-il, voyant bien à travers ses yeux la peur qu'elle éprouvait
Elle hocha à nouveau la tête et entra dans sa chambre.
- Tu es à moi. Et quiconque te fera du mal subira mes coups. Murmura-t-il le plus doucement possible.
Milana, de dos à lui, s'était stoppée. Sans pour autant se retourner.
- Qu'est-ce que tu as dit ?
- Rien. Répliqua-t-il en s'en allant dans la seconde
Elle aurait juré avoir entendu ''Tu es à moi''.
Elle soupira et alla directement dans son lit.
Elle se recroquevilla sur elle-même et le choc, la peur et les coups qu'elle avait subis l'avaient tant fatiguée qu'elle s'endormit aussitôt.
Et heureusement pour elle, sinon elle allait encore se remémorer cette scène toute la nuit et elle ne pourrait pas s'endormir.
Quand Gally revint, la porte n'était pas fermée à clé.
- Bon sang Milana, qu'est-ce que je t'ai dit ? Cingla-t-il en entrant
En fait, elle s'était juste endormie, paisiblement.
Ce qui le rassura et l'adoucit aussitôt, il avait eu peur qu'elle ne réussisse pas à dormir et fasse crises d'angoisse sur crises d'angoisse.
Il s'agenouilla à côté du lit, se retrouvant en face du visage de Milana.
Il était si serein, comme si rien ne s'était passé.
Son nez semblait toujours aussi abîmé et Gally se demanda comment pouvait-on s'en prendre au visage même de l'innocence, à un visage si angélique ?
Il repensa à ces deux tocards, mais il se résigna aussi sec à ne plus penser à eux, sinon il allait à nouveau exploser.
Toutefois, il réalisa soudainement quelque chose.
Quelque chose qui le blessa.
Lui aussi, il avait failli faire du mal à Milana.
Lors de ces moments où ils se ''détestaient'' encore.
Mais aurait-il été aussi violent ?
Certainement pas.
Il n'aurait jamais eu l'idée de la toucher sexuellement non plus.
Quoiqu'il en soit, il avait tout de même failli être violent envers elle.
Et il rajouta un couche sur sa culpabilité en se disant que s'il avait été avec elle ce soir, rien de tout ça ne serait arrivé.
Il se trouvait nul, horrible et inutile.
Et c'est avec le cœur lourd qu'il s'endormit, collé à son trésor le plus précieux qu'il s'était juré de protéger même s'il ne la supportait pas toujours et que leur relation avait été difficile au début.
Ce soir, il avait échoué.
Il l'avait sauvée, mais pas protégée du danger.
Et il ne se le pardonnerait jamais.
oOOo
Milana se réveilla calmement, pour une fois.
Elle tapota le matelas de son petit lit une place, mais il lui semblait soudainement plus grand.
Gally n'était plus là.
Et aussitôt réveillée, aussitôt elle repensa à ce qu'elle avait vécu cette nuit.
Elle se mit à trembler, de rage, mais aussi de peur.
Et si cela avait donné des idées à d'autres blocards ?
Non, c'était impossible.
Ils seraient calmés d'ici ce soir, en voyant la peine de Winston.
Il ne fallait pas qu'elle y pense, y penser ne ferait que raviver la douleur.
Des frappements à la porte la sortirent de ses pensées.
Newt.
Elle n'avait pas vraiment envie de le voir. Elle voulait être seule.
Mais elle se leva tout de même, sourcils froncés.
Elle avait encore mal partout, notamment aux jambes, suite aux coups du trancheur.
Sa douleur au nez s'était cependant déjà calmée.
Elle lui ouvrit et hoqueta de surprise.
Ce n'était pas le sarcleur.
Gally se tenait là, tapant du pied.
Pourtant, vu le soleil, le travail venait de commencer il y a environ une heure.
Et le bâtisseur ne quittait jamais son travail à part lors des pauses.
- Tu sèches ton travail, Gally ?
Il la fixa longuement, sans un mot.
Milana remarqua dans son regard un sentiment qu'elle n'avait jamais vu auparavant et qu'elle ne pouvait décrire.
Et vu qu'il ne répondait pas, elle voulut alors en rajouter mais il ne lui laissa pas le temps.
Il plaqua ses lèvres sur les siennes, elle ne fut surprise qu'un instant puisqu'elle lui rendit le baiser aussitôt. Il l'approfondit, et en embrassant la brune il tenta de lui montrer tout ce qu'il ressentait, tout ce qu'il n'avait pas pu dire avec des mots. Tout cet amour qu'il avait pour elle. Il l'embrassa également pour s'excuser de tout le mal qu'il lui avait fait, de ne pas avoir été là hier soir. Il l'embrassa afin qu'elle oublie un instant toutes les horreurs qu'elle avait vécues.
Tadaaaaam ! Un chapitre onze plutôt long je l'avoue, mais ça valait le coup, non ?
J'ai adoré l'écrire, surtout la fin (bon, à part cette scène un peu horrible avec Winston mais au moins on a eu droit un super sauvetage du cher Capitaine Gally hahaha)
Alors, j'espère que vous avez aimé ! Qu'en avez-vous pensé ? Votre passage préféré ?
Ahlala, j'attends vos avis avec hâteeee ! Bises :-)
