Heyyy ! Désolé pour cette très longue absence, quelques problèmes ainsi que des journées très chargées avec la fac.. Mais je termine ma première année alors je reviens doucement !
Merci beaucoup pour vos reviews qui me font toujours aussi plaisir.
J'avoue que ce chapitre a été difficile à écrire, notamment à cause des diverses réactions suite à la fameuse découverte.
Je vous souhaite une bonne lecture :-).
- Wow ! Tu parles d'une fête. J'en attendais pas tant ! S'exclama Poêle-à-frire avec un sourire ébahi, bien qu'il affichait des yeux aussi gros que ceux des autres Blocards
Fred tenait toujours Milana par le bras, ce qui l'empêchait de s'effondrer. Elle avait du mal à contrôler ses jambes qui tremblaient comme des brindilles sous un coup de vent. Elle observa chaque blocard, un par un. Ils étaient tous terrifiés, horrifiés. Et la plupart n'avait pas l'air de comprendre le spectacle qui s'offrait à eux.
- Fred, lâche-la... Tenta Alby dans un murmure, les yeux rivés sur le ventre de Milana
L'ami du défunt Winston n'eut le temps de rien faire, Gally lui avait bondi dessus, le faisant lâcher prise.
Milana recula, les larmes aux yeux face au bâtisseur qui rouait Fred de multiples coups de poing.
Et personne ne l'en empêcha cette fois-ci, Gally se défoula comme jamais.
Mais étonnement, il sut se stopper.
Le trancheur avait perdu conscience et c'était sûrement mieux ainsi, sa folie empêchait tous les blocards de réaliser ce qu'il se passait vraiment.
Alors, ils reportèrent tous leur attention sur Milana, et ils comprirent tous, enfin.
La fille qu'ils devaient tant protéger était enceinte, les Créateurs leur avaient fait croire qu'en s'occupant d'elle, ils finiraient peut-être par sortir d'ici, qu'ils seraient récompensés après ces années d'enfer dans ce Bloc.
Mais non, à la place ils leur avaient donné un fardeau en plus comme "récompense".
Une fois de plus les Créateurs se servaient et se moquaient d'eux.
Alby fut le premier à comprendre, il serra les dents et baissa la tête.
- Putain de merde... soupira-t-il
Gally se releva en se retenant de ne pas cracher sur Fred.
Il avait été tant enragé après lui et il avait tellement eu peur qu'il ne tranche la gorge de Milana qu'il n'avait même pas fait attention à son ventre.
Alors, en se tournant vers elle, il réalisa enfin ce qu'il en était vraiment.
Sa bouche s'ouvrit, mais aucun son n'en sortit.
Il planta son regard dans les yeux de la brune et celle-ci y décela de la peur, de la haine... et de la tristesse, ainsi que du dégoût lorsqu'il baissa une nouvelle fois les yeux vers ce ventre rond.
La gorge de Milana se noua, elle allait le perdre et pour de bon cette fois-ci.
Elle savait que cela arriverait, à cause de cette chose, de ces Créateurs.
Mais elle ne s'y était pas vraiment préparée.
Elle se dit alors qu'elle n'aurait jamais dû finir avec lui, qu'elle aurait dû renier ses sentiments.
Elle allait souffrir, une fois de plus. Et le faire terriblement souffrir lui aussi.
Ce serait bien plus horrible qu'à son arrivée, quand ils se détestaient en jouant au chat et à la souris...
Maintenant, il allait la haïr alors qu'il l'avait aimée.
Elle le dégoûtait.
Et ça, c'était pire que tout.
Gally ne savait même pas quoi lui dire, il sentait qu'il était au bord de la crise de nerf et il lui fallait être seul. Il ne voulait plus la voir, encore moins avec cette chose qu'elle lui avait cachée pendant si longtemps.. Cela le répugnait.
C'était de trop pour lui. Il lui lança un dernier regard, l'air de dire ''Bien joué, Milana'', et il s'en alla plus enragé que jamais, en prenant soin de bousculer toutes les personnes qui se trouvaient sur son chemin. La brune l'observa jusqu'à ce qu'il sorte de son champ de vision, le voir partir ainsi lui prouvait que tout était fini et elle eut une boule au ventre à cette pensée.
Poêle-à-frire ne riait plus, il venait de comprendre la gravité de la situation.
Le silence pesant s'éternisa encore quelques minutes, Milana n'osait plus regarder un seul blocard.
Elle savait qu'elle allait aussi perdre ses amis.
Cette révélation lui avait ouvert les yeux à elle aussi, elle n'était qu'un fardeau pour eux et elle n'avait pas sa place ici, encore moins avec ce qui se trouvait en elle.
Elle allait tous les faire tuer, Fred allait sûrement être le prochain.
Et le pire, c'était qu'elle ne pourrait même plus partir maintenant.
Son plan d'évasion était complètement tombé à l'eau.
Elle était foutue.
- Pourquoi... Alby releva la tête vers Milana, les yeux brûlant de rage. Pourquoi est-ce que tu nous infliges ça ? On te protège comme on peut, et ils continuent de nous faire tuer nos gars... Et maintenant ça ! Ils nous punissent. Te protéger n'est pas pour notre bien mais pour nous pourrir jusqu'au bout !
Il avait fini sa phrase en hurlant et en quelques secondes il fut devant Milana, il l'attrapa par le col de son t-shirt.
- Ca rime à quoi tout ça, hein ? On pensait te protéger pour sauver notre peau, peut-être aussi pour sortir d'ici, mais au final c'est juste pour ton bien et celui de ce truc... Tu es l'une des leurs, n'est-ce pas ! Hein ? Il secouait la brune tout en lui criant dessus
Ce fut de trop pour la jeune fille, elle éclata en sanglot sous la pression.
Newt et Minho se jetèrent sur leur chef et le repoussèrent.
- T'as perdu la raison Alby ! Ressaisis-toi, tu ne contrôles plus tes émotions ! Tu sais très bien que ce n'est pas la faute de Milana et elle n'a rien à voir avec eux. Newt était lui aussi rouge de rage, c'était la première fois que la brune le voyait ainsi
Elle se cacha derrière eux, Minho posa sa main sur son épaule afin la rassurer.
Elle fut presque soulagée de voir que Newt et lui comprenaient.
Mais la remarque du sarcleur la fit réaliser qu'elle n'était peut-être pas celle qu'elle pensait être.
Et si elle était vraiment de leur côté ?
Non, se dit-elle, au plus profond de son âme elle était certaine qu'elle n'avait rien à voir avec les Créateurs.
Ce bébé était bel et bien un test, et elle ne l'avait jamais voulu.
La voix le lui avait bien fait comprendre, ''pour assurer le futur''.
Elle l'avait su dès son premier jour dans le Bloc.
Et Alby devait le comprendre plus que jamais, maintenant qu'ils avaient découvert ce qu'elle cachait.
Le chef tenta de reprendre son calme, puis il ordonna à Newt, Minho et Milana de venir avec lui dans la salle des Conseils.
Les Blocards devenaient un peu trop bruyants et Alby avait peur que l'un d'eux craque.
Ben, Winston, Fred, il fallait que cela s'arrête.
Une fois arrivés, Newt s'assit pour se calmer à son tour, il était horrifié par ce qu'il venait de voir lui aussi, mais il était persuadé que Milana n'y était pour rien.
Elle ne l'aurait pas caché sinon.
Et il ne supportait pas qu'on s'en prenne à son amie sans chercher à comprendre, surtout que c'était elle qui en subissait le plus ici.
Minho, bien qu'il ait mis du temps à lui pardonner, pensait la même chose.
Il n'avait jamais douté sur ce point, elle ne faisait pas partie des Créateurs.
L'autre qui traînait à l'infirmerie avait beaucoup plus de chance de l'être que Milana.
- Très bien. Tout ceci n'est pas de ta faute... alors pourquoi l'avoir caché ? Alby se posta face à la brune, il semblait calme mais ses mains tremblaient encore
Milana se racla la gorge, elle ne voulait pas qu'il la pense complice.
Une complice des Créateurs, c'était la dernière chose au monde qu'elle souhaitait être.
Il fallait qu'elle lui dise la vérité, ou presque.
Elle ne pouvait pas lui parler de la voix.
Elle tournerait la chose autrement.
- Parce que je m'en suis seulement rendu compte au bout de trois mois dans le Bloc, quand une bosse a commencé à se former, et aussi à force d'être tout le temps malade. Et entre temps, il y avait eu Ben, Winston... je ne voulais pas vous rajouter des problèmes en plus. Pendant des nuits je n'ai pas dormi, je me demandais, l'ai-je vraiment voulu ? Avais-je un copain avant de venir ici ? Je me suis dit que c'était impossible, je suis trop jeune pour vouloir un bébé. Puis un jour les Créateurs, qui m'envoyaient tout le temps des habits pour cacher ma grossesse, ont glissé un mot dans un des gros gilets. Il disait, ''trois mois et deux semaines que tu es ici et qu'il est là, en toi, pour assurer le futur''... Cette chose en moi est un test, j'en suis pratiquement sûre. Dans quel but ? Pour assurer le futur comme ils disent ? Je n'en sais rien. Mais ils se sont servis de moi, et je suis persuadée que je n'ai jamais rien voulu de tout ça. Tout comme je n'ai jamais voulu que vous me protégiez et que je sois un fardeau pour vous.
Alby était abasourdi par ces révélations, tout comme Minho et Newt.
- Trois mois que tu étais ici et qu'il était en toi... Donc, tu l'étais déjà avant d'arriver...
- Ca me semble logique. Intervint Newt
- Je pensais que Gally et toi..
Minho manqua de s'étouffer.
Milana s'empourpra et repensa à Gally, elle avait besoin de lui parler.
- Bien sûr que non, je ne suis pas folle. Ça fait quatre mois que je suis ici, et selon le mot que les Créateurs m'avaient donné, j'ai fait mes calculs et j'étais déjà enceinte d'un mois et quelques en arrivant au Bloc.
Le chef se frotta le menton, perdu dans ses pensées.
Il repensa à la façon dont elle avait prononcé le mot ''il'', et il eut une révélation.
- Ben. Il avait dit qu'il fallait qu'il te tue avant ''qu'il'' ne te tue. Il parlait de lui, de ce truc en toi, il savait que tu étais enceinte, tout comme Winston et Fred. Ils étaient bel et bien contrôlés par les Créateurs.
- Tu vois, Milana ne nous ment pas. Elle était déjà foutue en arrivant.
- Merci, Minho. Cingla la brune
Newt lança un regard paniqué à son amie.
- Avant qu'il ne la tue ? Milana... est-ce que cette chose en toi va te...
- Il ne m'arrivera rien. Elle tenta de le rassurer aussitôt
Il y eut un long silence, puis Alby planta ses yeux dans ceux de la brune.
- Je les haïs plus que tout, ces pauvres connards. Regarde ce qu'ils t'ont fait. Je m'emporte trop vite, mais crois-moi c'est difficile de ne pas te penser coupable. Le nouveau blocard qui n'arrive pas à aligner une phrase correctement mais qui connait ton nom par cœur, et maintenant ça...
Il se frotta le menton avant de reprendre :
- Je sais au fond de moi que personne ne voudrait vivre une telle chose. On pourrait croire que tu es bien tranquille, à être sous notre protection, à avoir une heure de travail en moins par jour... Mais je pense sincèrement que tu es celle qui en bave le plus ici, tout comme Ben, Winston, Fred... Et tout ça parce que les Créateurs se sont servis de vous, beaucoup plus que de nous. Et ils paieront, crois-moi ils paieront.
Il tourna son regard vers Minho et Newt.
- On va continuer de faire ce qu'ils nous demandent, de toute façon je sais que vous ne le faites plus parce qu'ils nous l'ont ordonné mais parce que vous tenez à cet aimant à problèmes.
Milana sourit faiblement.
- Et on la protégera coûte que coûte, même cette chose s'il le faut. Mais à la fin, ils paieront. On se vengera et croyez-moi, on va commencer à réfléchir très sérieusement à cette vengeance. Je n'en peux plus d'eux. Je veux les voir morts, plus que jamais.
- Oh ouais ! Tu l'as dit ! Sourit Minho en levant un bras en l'air pour encourager les paroles d'Alby
Newt n'arrivait pas à partager cet enthousiasme.
Il avait peur pour son amie.
- Et le bébé...
- Pas maintenant Newt. De toute façon on ne peut rien faire. Si c'est lui le moyen d'assurer le futur comme ils le disent. Alors il ne vaudrait mieux pas s'en prendre à lui.
- Mais ça ne rime à rien ce que tu dis ! Tu veux les tuer, mais tu veux garder ce bébé. Il ne servira à rien si les Créateurs ne sont plus là pour continuer les tests ! S'ils évoquent de telles énormités, c'est que dehors il se passe forcément quelque chose. Et s'ils avaient besoin de lui pour sauver l'humanité ? J'en sais rien, mais ils semblent y tenir !
Alby serra les dents.
- Minho, Milana, sortez.
La brune voulut protester mais elle se dit qu'elle avait déjà bien assez énervé le chef ce soir.
Les deux blocards s'exécutèrent.
Alors, Alby se mit à hurler sur Newt.
C'était la première fois qu'il s'énervait contre lui de cette façon, mais il était à bout et ce fut sur Newt que toute sa colère s'écoula.
Le sarcleur fit de gros yeux.
- Et après tu dis que c'est moi qui deviens fou ? Qu'est-ce que tu veux me faire comprendre ? Qu'on doit aider les Créateurs ?
- Bien sûr que non ! S'indigna Newt. Mais t'as bien entendu Ben ! Le bébé la tuera.
- Cela n'arrivera pas, on sera là pour empêcher une telle chose.
Newt ricana nerveusement.
- Tu plaisantes ? Dans notre infirmerie de fortune ? Tu crois qu'une fille qui n'est même pas encore femme peut accoucher dans une telle misère ? Enceinte ou en accouchant, il la tuera !
- Mais qu'est-ce que tu crois ? Qu'on peut faire mieux ? On ne peut rien faire. Tu ne voudrais quand même pas qu'on lui plante un coup de couteau bien précis pour le tuer ? Comme ça ce ne sera pas lui le tueur mais nous !
Le sarcleur se leva de sa chaise et la balança à l'autre bout de la salle.
Alby recula, surpris.
Newt aussi avait besoin de relâcher ses nerfs.
- Je la protégerai coûte que coûte, je t'aiderai pour cette vengeance sans aucun doute... Mais il ne faut pas qu'elle accouche ici.
- Assez, assez ! Ca suffit pour cette nuit. On a encore le temps de parler de ça. Nous devons faire comme si rien ne s'était passé. Milana continuera à être sous protection, à être privilégiée. On fera tout pour elle mais aussi pour les Créateurs, afin de mieux les atteindre. Maintenant va-t'en.
Newt s'avoua vaincu, la fatigue prenait le dessus et il n'avait plus la force de s'énerver.
- Désolé de m'être énervé. Je tiens trop à elle.
Et sur ces mots il sortit sans un regard pour le chef.
Il ne trouva ni Milana ni Minho alors il décida d'aller de se coucher.
Même s'il savait qu'il aurait du mal à dormir.
Celle qu'il considérait comme sa meilleure amie était enceinte alors qu'elle devait à peine être majeure.
Et rien que pour ça, il était prêt à tuer tous les Créateurs un à un.
Il leur en voulait de lui infliger une telle épreuve alors qu'elle n'avait rien demandé.
Peut-être qu'il avait perdu sa famille et sa mémoire à cause d'eux, et qu'il pourrissait ici à cause de ces lâches, comme tous les Blocards...
Mais Milana aussi, sauf qu'elle portait une chose en elle qui pouvait la tuer à tout moment.
Elle n'était pas privilégiée, loin de là.
S'ils ne la protégeaient pas suffisamment, s'ils ne faisaient pas en sorte de la faire accoucher dans un endroit convenable, elle était condamnée.
Et ça, Newt ne pouvait s'y résoudre.
Milana décida de ne pas chercher Gally, cela ne lui apporterait rien à part une énorme dispute.
Et ça, elle n'en voulait pas.
Il lui fallait du temps.
- Dis donc, tu as animé la soirée. Minho la sortit de ses pensées
- Ouais... Répondit-elle tristement en baissant la tête
Minho la regarda, s'en voulant de sa mauvaise blague, il posa sa main sur son épaule et la secoua gentiment.
- Eh, t'en fais pas. Tu as entendu Alby, on est là. Personne ne te laissera tomber et on fera en sorte de rendre les évènements plus faciles.
Milana eut envie de rire intérieurement même si l'attention était touchante.
Comme si c'était possible de rendre une grossesse non désirée, qui allait uniquement servir de test, facile.
- Je n'en doute pas.
Elle avait confiance en Alby et Newt, en Minho aussi même s'ils avaient eu des différends, mais qu'en était-il de Gally maintenant ?
La brune savait au fond d'elle qu'il continuerait de la protéger, comme il l'avait déjà fait à son arrivée alors qu'ils se détestaient.
Mais c'était ça le problème, elle ne voulait pas qu'ils redeviennent ça...
Des ennemis qui cachent leurs vrais sentiments.
Et elle avait peur que cet intrus en elle ne les ramène à ce stade.
À cette idée, elle détesta ce bébé plus que jamais.
Minho la raccompagna jusqu'à la petite maison en bois.
Ils se firent face et Milana ressentit une sorte de malaise qui s'installait entre eux.
Elle se racla la gorge.
- Bon, bonne nuit Minho. Merci de ne pas me rejeter.
Elle se sentit soulagée de voir qu'elle continuerait à être entourée malgré tout.
Le maton des coureurs lui sourit.
- Dors bien la guerrière, tu as assez fait de dégâts ce soir, comme toujours à vrai dire.
Milana lui rendit son sourire et le quitta, le laissant seul sur le pas de la porte.
Elle mit une éternité à monter les quelques marches d'escalier, elle ne voulait pas aller dans sa chambre, elle ne voulait pas être dans le noir et dormir seule.
Elle savait que ses pires démons allaient revenir à la charge et ils seraient pires que d'habitude, maintenant qu'ils savaient tout et que Gally ne voudrait plus d'elle.
Elle entra dans sa chambre plongée dans la pénombre, il devait être si tard.
Elle alluma quelques bougies et lorsqu'elle releva la tête, Gally se trouvait debout face à elle.
Milana poussa un cri et recula en sursautant.
Le bâtisseur resta impassible et ne bougea pas d'un poil, les bras croisés sur son torse.
La brune déglutit.
- Tu comptes te jeter dans les bras de cet imbécile de coureur à chaque fois qu'il y a un froid entre nous ?
- Qu'est-ce que...
Milana ne sut quoi répondre tant la façon dont Gally avait prononcé ces mots lui fit froid dans le dos.
- Très bien, j'en conclus que oui.
- N'importe quoi Gally arrête s'il..
- Non. Tais-toi. Tu en as déjà assez fait pour ce soir. L'interrompit-il.
La brune sentait les larmes lui monter aux yeux, de rage mais aussi de tristesse.
Elle était en train de le perdre et elle ne pourrait rien y faire.
Elle attendit donc qu'il parle.
- Je ne sais même pas quoi te dire. Il passa une main dans ses cheveux, nerveux et énervé
- Tu n'as pas besoin, le regard que tu m'as lancé avant a suffi.
Gally serra les dents, ils échangèrent alors un long et intense regard.
Milana n'arrivait plus à déceler une seule trace d'amour dans les yeux électriques du bâtisseur et cela la fit paniquer.
- Alors tant mieux, je n'ai pas à rester plus longtemps ici dans ce cas.
Milana ne bougea pas pendant quelques secondes, jusqu'à ce qu'elle réalise que Gally partait vraiment et qu'il ne resterait pas ce soir.
- S'il te plaît... Il faut que l'on ait une vraie discussion. À force de ravaler ses larmes, la voix de Milana s'étranglait
Le maton se retourna face à la brune, le visage dur.
- Je n'en ai pas envie. Je.. Il commença à se radoucir, tu m'as changé Milana. Pour rien au monde je ne reviendrais en arrière. Mais on ne peut plus continuer, ce n'est plus possible... Pas avec ça.
En prononçant ce mot, il avait baissé ses yeux sur le ventre de la brune, et la colère était montée en lui à nouveau.
Il s'en alla aussitôt sans un regard pour la brune, en claquant la porte.
Milana s'effondra sur son lit. Et elle resta assise à fixer le vide.
Pendant plus de dix minutes elle ne pensa à rien.
Alors, elle revint doucement à la réalité et elle éclata en sanglots, pour de bon cette fois-ci.
Plus de rage que de tristesse, mais la peine était là et les larmes ne cessaient de couler.
Plus que jamais.
Les Créateurs étaient si contradictoires.
Ils faisaient tout pour que les Blocards la protègent plus que n'importe qui, mais de l'autre côté ils faisaient tout pour lui pourrir la vie.
D'abord, ils lui infligeaient cette horreur en elle, puis ils faisaient en sorte que les Blocards la soupçonnent pour tout et n'importe quoi.
Et maintenant, ils l'avaient séparée de celui qui rendait sa vie plus belle dans cet enfer.
Ils savaient qu'en dévoilant un tel secret, puisque c'était sûr désormais que les Créateurs s'étaient servis de Winston et Fred comme marionnettes, les Blocards s'en prendraient très certainement à Milana.
Alors pourquoi avoir fait une telle chose s'ils voulaient tant qu'elle soit protégée ?
Pour tester le niveau de self-control des garçons ?
Voir lequel réagirait le premier pour protéger la fille ?
Cela n'avait aucun sens et quoiqu'il en soit, la brune n'avait plus envie de chercher à les comprendre.
La seule chose qu'elle souhaitait en ce moment même, c'était de les voir morts.
Et elle avait confiance en Alby, ils auraient leur vengeance.
Ainsi elle n'aurait plus besoin de s'enfuir en cachette, puisqu'elle savait qu'elle n'était plus seule à vouloir retrouver les Créateurs pour les faire payer.
Elle ressentit une bouffée d'espoir monter en elle.
Elle se sentit légèrement mieux, sur le coup.
Mais lorsqu'elle se décida enfin à dormir, son cœur se serra, sentant ce vide énorme à côté d'elle.
oOOo
Le réveil fut beaucoup trop difficile.
Si Newt n'était pas venu chercher Milana, elle ne serait probablement pas sortie de la journée.
Elle enfila son gros gilet habituel en sortant de sa chambre et Newt l'observa d'un air sceptique.
- Tu sais, tu n'as plus besoin de te cacher maintenant...
- Sauf que j'ai honte de cette chose et je n'ai pas du tout envie de la montrer.
Le sarcleur leva les mains en l'air, s'avouant vaincu.
Il fallait qu'il l'aide et pour cela il devait à tout prix éviter de parler de tout ce qu'il s'était passé.
Bien qu'il ne digérait toujours pas le fait que personne ne souciait de ce que Ben avait dit à propos de Milana.
Si elle venait à mourir, il ne se le pardonnerait jamais.
Une fois dehors, Milana ne put s'empêcher de regarder autour d'elle.
Pas de Gally à l'horizon et elle sut alors que cette journée allait être très longue, tout comme les suivantes.
oOOo
Au déjeuner, Gally ne pointa toujours pas le bout de son nez.
Zart remarqua que son amie le cherchait désespérément du regard.
Il lui donna alors un petit coup de coude amical dans le bras et lui souffla dans l'oreille.
- Ca lui passera, t'en fais pas. C'est normal qu'il le digère mal, il t'aime ce con. Il comprend pas encore que ce n'est pas de ta faute.
Milana lui sourit faiblement.
Gally ne l'aimait pas, ou du moins pas autant qu'elle l'avait pensé. Il ne voulait plus d'elle.
On ne pouvait pas abandonner une personne que l'on aimait vraiment aussi vite qu'il l'avait fait.
Elle espérait que Zart dise vrai, même si cela lui semblait impossible que le bâtisseur arrive à comprendre, il était trop têtu pour se raisonner.
Et il avait de quoi l'être, même elle ne savait pas comment elle s'était retrouvée enceinte.
Si elle était presque sûre que les Créateurs en étaient responsables, elle avait cependant peur au fond d'elle que ce soit une toute autre histoire et que ce bébé était voulu, en fin de compte.
Elle secoua la tête, non, c'était impossible, se dit-elle.
Elle ne voulait pas croire à une telle calamité.
La brune reporta son attention sur Newt qui discutait avec Thomas.
Leurs cuisses se touchaient et ils se lançaient parfois quelques coups d'œil.
Zart suivit le regard de Milana.
- On dirait que ça va mieux eux deux.
- Ouais. Milana détourna les yeux de peur de les gêner
La jeune fille remarqua que la moitié des blocards la toisaient, ou plutôt son ventre qui dépassait légèrement de son t-shirt.
Elle se racla la gorge et se leva pour retourner travailler, ignorant Zart qui l'appela.
Elle n'arriverait jamais à accepter de tels regards posés sur elle et pourtant ce n'était que le premier jour après la découverte, ce n'était donc pas prêt de s'arrêter.
Elle soupira longuement à cette idée et épia son ventre rond avec dégoût.
Le temps passait bien trop lentement.
oOOo
Malgré les nombreuses réticences de la part d'Alby, Milana resta plus longtemps que ses amis autour du feu une fois le dîner terminé.
Elle se retrouva donc seule, à scruter les flammes qui dansaient face à elle.
La brune ne voulait pas retourner dans sa chambre, elle y retrouverait ses pires démons et cela la déprimait d'avance.
Elle se rappela alors des bons souvenirs passés ici avec Gally, face à ce feu crépitant qui illuminait ses yeux bleus dans la nuit.
Elle ne l'avait pas vu de la journée.
Elle donnerait tout pour qu'il accepte de lui parler, qu'il comprenne qu'elle n'y était pour rien.
Milana s'empara d'un bâton et joua avec les braises.
Un claquement de porte la fit sortir de ses pensées et elle releva la tête.
Son cœur s'emballa.
Gally. Il sortait de la cuisine avec un grand pot en main.
De l'alcool.
La façon dont il marchait indiqua à Milana qu'il était très certainement bourré.
Il l'avait vue et il se dirigea alors vers elle.
Ca allait mal finir, elle le savait.
Elle se leva avec maladresse, prenant soin de fermer son gilet.
Alors, elle lui fit face.
Les yeux du bâtisseur brillaient et étaient rouges comme s'il n'avait pas dormi depuis des nuits.
Ses sourcils n'étaient même plus arqués tant il les fronçait.
Il toisa Milana si longuement et si intensément que la brune baissa la tête.
Elle n'avait jamais eu peur de lui, pas même lorsqu'il était ivre.
Or, la colère et la haine envers elle et ce qu'elle portait en elle s'ajoutèrent à l'alcool.
Et cela risquait de faire un mélange explosif.
- Tu n'imagines même pas à quel point j'ai du mal à accepter... Gally brisa le silence, détournant le regard à son tour
- Et moi, qu'est-ce que je devrais dire ? Comme si j'avais voulu tout ça...
- Tu es trop jeune..
- Je le sais ! Un fait de plus qui prouve que je n'ai jamais voulu de cet enfant. Milana cherchait désespérément les yeux du maton, mais il semblait l'ignorer et il lui parlait comme s'il s'adressait à un mur
- Et le pire dans tout ça, c'est que je ne suis.. même pas... le père.
Gally sentit l'alcool lui monter au cerveau, tout comme la colère, il n'arrivait même plus à aligner des mots correctement.
Milana déglutit et ne sut même pas quoi répondre face à ça.
Elle sentait déjà qu'un sanglot se coinçait en travers de sa gorge.
Le bâtisseur serra les poings, si fort que ses jointures en devenaient blanches.
- C'est lui.. le père... Il porta son regard vers l'infirmerie. C'est évident. Il a été le seul à connaître ton nom en arrivant à peine dans le Bloc. Vous vous connaissez et vous avez fait ça.
La brune lui lança un regard ahuri.
Elle trouva cette idée à la fois folle mais presque probable également.
Oui, Gally avait peut-être trouvé la réponse à tout ça.
Et si ce garçon était le père ?
Comme il venait de le dire, il avait été le seul à connaître son nom sans même avoir fait parti du Bloc.
Mais pourquoi donc les Créateurs l'empêchaient-ils de parler dans ce cas ?
Comme s'ils ne voulaient pas que les Blocards sachent qu'il était le père.
Avait-il été envoyé dans le Bloc par erreur ?
Un problème de plus s'ajouta à la longue liste de Milana.
Mais elle ne voulait pas y croire.
- Non, bordel, non ! Cria-t-elle
- Si, Milana. C'est lui le père, j'en suis sûr. Vous avez un passé en commun.
- C'est toi qui deviens fou Gally. Tu dis n'importe quoi !
- Arrête.. de te... voiler la face ! Il n'a pas été envoyé ici pour rien et encore moins en sachant exactement comment tu... t'appelles. Il buvait plusieurs gorgées entre ses paroles, il allait finir ivre mort
Il se rapprocha dangereusement de Milana, le visage terriblement froid.
La brune n'avait jamais reçu un tel regard de sa part, pas même lorsqu'ils étaient encore ennemis.
Ses lèvres se mirent à trembler et elle essayait tant bien que mal d'empêcher les larmes monter.
- Tu.. Tu sais très bien qu'il n'y a que toi... La voix de Milana commençait à se faire lourde et faible, le sanglot qu'elle tentait de retenir allait prendre le dessus
- Bien sûr. Pour l'instant. Mais si tu retrouves la mémoire, tu me choisiras toujours ? Hein ? Tu me dégoûtes. Gally lui cracha presque ces mots à la figure
Milana savait que ses sentiments pour lui ne changeraient jamais, qu'importe ce qui allait arriver.
Mais après que le maton ait prononcé ces mots, il avait affiché un air... détruit.
Et cela suffit à la brune pour la briser en deux et elle ne réussit plus à retenir ses larmes.
Une, puis deux, puis trois et enfin une dizaine.
Elle voyait très bien que Gally était en train de lui échapper, tout ce qu'il disait c'était comme s'il la quittait plusieurs fois.
Elle n'arrivait plus à s'arrêter, ses épaules sursautaient tant elle peinait à se retenir.
On lui imposait trop de choses, on lui reprochait trop d'actes qui n'étaient en aucun cas de sa faute.
Et maintenant même Gally se retournait contre elle, c'était beaucoup trop à encaisser pour sa petite personne.
Elle le dégoûtait, il venait de le dire.
- Tu ne m'as jamais vraiment aimée, n'est-ce pas ?
Il ne répondit pas, il demeura impassible quelques instants.
Milana en eut le cœur brisé et le bâtisseur remarqua qu'elle était effondrée.
Il sembla alors se calmer, elle lui fit de la peine et il n'avait qu'une envie, la prendre dans ses bras.
Mais il ne le ferait pas car il ne voulait plus approcher cette... chose qui n'était pas la sienne.
Malgré l'alcool, il réussit à se souvenir de quelque chose qui le tiqua aussitôt.
Il afficha un regard écœuré.
- Et dire que tu m'as laissé te faire l'amour alors que tu étais déjà enceinte... Je comprends pourquoi tu ne me laissais presque pas te toucher.
- Mais comment voulais-tu que je t'annonce ça ? Je n'arrive pas à l'accepter moi-même, je me dégoûte moi-même, pourquoi est-ce que je t'infligerais un tel fardeau ?
Il l'examina quelques instants, considérant ses paroles.
Il secoua la tête.
- Pourquoi tu n'as pas essayé de le tuer ? Du poison ou je ne sais pas...
- Du poison ? Pour que je meurs aussi ? Milana en resta bouche bée
- Laisse tomber, je n'ai pas les idées claires... Mais Ben a dit qu'il te tuera. Et je te promets Milana, si cela arrive, je tuerai ce bébé.
Jusqu'à ce matin encore, elle avait souhaité que cet intrus en elle meurt.
Mais le fait d'entendre quelqu'un d'autre qu'elle dire une telle chose, cela ne résonnait pas pareil dans sa tête.
- Comment tu peux dire ça..
- Le bébé, les Blocards, si tu meurs je n'en aurai plus rien à faire. Je tuerai n'importe qui.
La brune ne trouvait même plus ses mots.
Elle savait qu'il était violent, mais à ce point... Cela ne pouvait être que les effets de l'alcool.
- Tu ne penses pas ce que tu dis. Tu es beaucoup trop bourré Gally, va te coucher.
Et sur ces mots elle le laissa en plan, à contre cœur.
Mais ce qu'il venait de dire l'avait mise hors d'elle.
Tout ce qu'elle espérait, c'était qu'en se réveillant il se souviendrait de tout ça.
Qu'il comprendrait enfin qu'elle n'avait jamais voulu de cet enfant et qu'il se rendrait compte des mots terribles qu'il avait dit.
Gally avait fait comprendre à Milana qu'il était en train de la détester à nouveau.
Elle qui avait cru qu'il partageait ses sentiments, lui qui lui avait fait comprendre qu'elle était tout ce dont il avait besoin dans sa vie.
Désormais, elle le dégoûtait et il ne voulait plus d'elle.
Ils revenaient au point de départ.
Elle avait l'impression de revivre son arrivée au Bloc, en pire.
Pourtant, lorsque la brune se remémora toutes les paroles du blond, elle remarqua qu'il n'avait cessé de menacer quiconque lui ferait du mal, même le bébé.
Milana ne savait plus quoi penser.
Et une fois dans sa chambre, elle se surprit à poser sa main sur son ventre d'une manière affective, pour la première fois.
ooOOoo
Une longue et terrible semaine venait de s'écouler.
Et comme chaque matin, après avoir été réveillée par les tambourinements de Newt sur la porte de sa chambre, Milana se leva à bout de nerfs.
Elle n'avait pas revu Gally depuis cette soirée autour du feu.
C'était comme s'il avait disparu, personne ne savait où il était et il ne venait même plus travailler, lui qui adorait ça.
Et malgré cette absence, Alby ne semblait pas s'inquiéter, ce qui énervait encore plus la brune.
Aussi, dans deux semaines elle entamerait son cinquième mois de grossesse et de jour en jour elle avait de plus en plus peur de ce qui allait lui arriver.
En s'habillant, elle songeait à comment elle arrivait encore à trouver la force de se lever chaque matin.
Il n'y avait plus rien pour la motiver dehors, maintenant que Gally l'avait quittée.
Mais après tout, avaient-ils vraiment été ensemble, du moins aux yeux du bâtisseur ?
L'avait-il aimée, ne serait-ce qu'un tout petit peu ? se demanda Milana.
Elle n'y croyait plus.
Elle déboula hors de sa chambre en bousculant Newt, elle ne le considéra pas une seule seconde.
- Eh, ça va ? Newt fronça les sourcils
Elle ne répondit pas.
- Milana ! Tu as un problème ?
Toujours aucun mot, elle continuait d'avancer devant lui comme s'il n'existait pas.
Le sarcleur se retint de ne pas s'énerver, il s'exprima alors d'une voix calme mais sévère.
- Milana, tu vas me répondre oui ? Crois-moi que j'ai pas envie de te supporter comme ça toute la journée.
- Ferme-la ! J'en ai marre t'as compris ? J'en ai marre que tu viennes me chercher chaque matin, je supporte plus ! Normalement c'était Gally qui faisait ça. Et maintenant j'ai l'impression que tu le remplaces, ce qui me prouve une nouvelle fois que nous deux c'est vraiment fini. Elle avait hurlé si fort que Newt s'était stoppé, bouche ouverte, sans qu'aucun son ne puisse en sortir
Quelques larmes roulèrent sur les joues de la jeune Blocarde mais elle les essuya aussitôt, prise d'une rage indescriptible.
Ses yeux étaient rouge sang et son regard transperçait celui de Newt.
Elle n'y arrivait plus, c'était trop dur pour elle.
Le sarcleur s'approcha doucement, il ne voulait pas la brusquer.
- Je suis désolé, Mimi.. Chuchota-t-il
Il sut que lui donner un surnom l'adoucirait, et il eut raison.
Elle émit un faible sourire malgré les nombreuses larmes qui baignaient dans ses yeux.
Alors, elle laissa Newt la prendre dans ses bras.
- Ne te laisse pas abattre, on est dans le Bloc. Dans un pur enfer. Si tu arrives à vivre ici, tu peux vivre n'importe quelle situation. Rien n'est encore fini.
Milana le serra un peu plus fort contre elle, légèrement apaisée par ses paroles.
Mais alors qu'elle voulut lui répondre, elle fut interrompue.
- Gally arrête, fais pas ça ! S'exclama un Blocard, depuis l'extérieur
Gally. Elle se dégagea aussitôt des bras de son ami et sortit en trombe.
Newt la suivit.
Il était bien là, comme s'il n'avait jamais disparu.
Et il était toujours aussi énervé, comme la dernière fois qu'elle l'avait vu, sauf que cette fois-ci cela semblait être pire.
Le bâtisseur était en train de se diriger vers l'infirmerie.
- Qu'est-ce qu'il va faire.. Murmura Newt
À peine Gally fut-il à l'intérieur de l'infirmerie qu'il hurla à plein poumons, si fort qu'il était très probable que tout le Bloc l'ait entendu.
- Tu lui as fait quoi, hein ? Pauvre connard, c'est toi le salaud qui lui a fait ça. Elle est à moi, crois-moi que je vais te le faire comprendre et tu vas très vite tout nous avouer !
Voilà voilà pour le chapitre 15. Qu'en avez-vous pensé ? J'espère que vous avez bien aimé.
Quel est votre moment préféré ? Pas trop déçu(e)s j'espère ?
J'attends vos avis avec hâte !
Bises :-)
