Heya ~
Un peu en retard par rapport aux autres chapitres du dimanche mais voilà enfin ce petit quatrième !
En espérant qu'il vous plaise !
Disclaimer : Voltron: Legendary Defender est la propriété DreamWorks Animation et de Netflix.
L'image en couverture est d'Elentori sur DeviantArt.
Keith ne sut que répondre.
Il s'apprêtait à partir vers la salle de bain quand son prénom était sorti des lèvres de Lance. Sur le coup, il n'avait pas réagi. Et maintenant, il se tenait là, comme un con, les bras ballants et la bouche entrouverte, se ressassant les paroles du jeune homme dans un ballet emmêlé de pensées.
Et puis d'abord, était-il sûr qu'il l'avait bien prononcé ? N'était-ce pas une illusion de son esprit encore fatigué et quelque peu embrumé par les restants d'alcool ? Avait-il réellement entendu son prénom ?
Il était complètement déboussolé. Son visage passa par mille petites émotions qui animèrent ses traits : ses sourcils se froncèrent, il se mordit la lèvre, il ouvrit et referma sa bouche plusieurs fois, il écarquilla les yeux et enfin, il rosit.
- Je… tu… comment… bredouilla-t-il en tentant de paraître clair.
Toujours assis en tailleur sur le lit, parmi les draps défaits et froissés, Lance lui décocha un regard interrogateur avant que son visage ne s'illumine, comprenant enfin ce qu'il essayait de lui dire.
- Ah ! Pourquoi je ne t'ai pas appelé plus tôt par ton prénom ?
L'autre hocha frénétiquement la tête, devenu muet sous le coup de la surprise et incapable de sortir un seul son cohérent.
- Je ne voulais pas que tu me prennes pour un psychopathe, répondit Lance le plus naturellement du monde.
- Un psychopathe ? répéta Keith, perdu.
- Hum hum, acquiesça-t-il, tu images toi ? Un mec avec qui tu as couché te retrouve, et se rappelle de ton prénom alors que tu n'es même pas fichu de te souvenir de ta nuit passée avec lui. Flippant, non ?
Keith resta coït. Il n'avait pas tort sur ce coup-là. Il se demandait pourquoi il n'y avait pas pensé lui-même, d'habitude, il était assez rapide quand il s'agissait de ce genre de réflexions. Mais là, il n'avait rien vu venir…
- Enfin bref, on ne va pas épiloguer là-dessus. Tu vas prendre ta douche en premier ?
Lance avait dit ça en se levant du lit, détendant ses longues jambes des dernières emprises du sommeil. Il s'étira comme l'aurait fait un félin et planta son regard océan dans celui charbonneux de Keith.
- Tu trouveras des serviettes propres sous le lavabo, lui indiqua-t-il en se dirigeant vers la salle de bain, et mes fringues sont dans l'armoire dans l'entrée. On doit faire la même taille, je pense que mes slips devraient t'aller.
A ces mots, le visage de Keith se colora violemment de rouge et une quinte de toux lui arracha la gorge. A quel moment pouvait-il sortir un truc aussi embarrassant que de prêter ses sous-vêtements ! Connaissait-il seulement le mot « gêne » ?
- Je… je vais garder mes affaires, ça ira, bredouilla Keith en se frottant la nuque pour dissiper son malaise.
Lance passa sa tête dans l'embrasure de la porte et fronça les sourcils.
- Tu sais, je fais mes lessives hein. Je suis un gars propre et j'ai été bien éduqué, t'as pas à avoir d'inquiétudes sur ça.
Il retourna aussitôt dans la salle d'eau et Keith l'entendit ouvrir un placard et farfouiller dedans à la recherche de quelque chose qui lui était complètement inconnue.
- Keith ! cria soudainement Lance, tu veux une aspirine ?
L'interpellé sursauta et nia de la tête avant de se rappeler que le jeune homme ne pouvait pas le voir. Il décida de s'approcher de la pièce et découvrit Lance, un verre d'eau à la main dans lequel disparaissait un cachet effervescent. Il lui en proposa un d'un signe de tête, lui présentant son verre et Keith refusa galamment. Il n'avait pas bu au point de ressentir les effets percutants de l'alcool le lendemain.
En revanche, il soupçonnait Lance de lui cacher la migraine épouvantable que toute personne aurait eue après avoir été dans son état hier soir. D'ailleurs, pour quelqu'un de soul la nuit dernière, il avait une chance folle d'avoir un teint frais comme la rosée du matin.
- Bon, je vais aller m'allonger moi, grimaça le cubain après avoir bu son verre d'une traite, j'ai l'impression qu'un orchestre symphonique composé principalement de cuivres s'amuse à jouer la totalité de son répertoire à l'intérieur de mon crâne, tout en s'accordant le luxe d'interpréter quelques solos de timbales.
La description de sa gueule de bois fit sourire Keith qui laissa échapper un léger rire. Le son se répercuta sur le visage de Lance et un éclat de bonne humeur traversa ses iris. Il se décala pour le laisser pénétrer dans la salle de bain et ferma la porte derrière lui, non sans un dernier regard à l'intention de Keith.
Une fois seul, le cadet des Kogane s'empressa d'enlever ses vêtements qui lui collaient à la peau et de les jeter dans un coin. D'ordinaire, il ne supportait pas dormir avec les habits qu'il avait portés lors d'une virée en boîte. Mais là, il en avait été obligé…
Enfin non. Mais si. Mais en même temps non.
Keith était maintenant dans la douche et se frottait vigoureusement le cuir chevelu en débattant avec lui-même sur des choses plus que futiles. Mais, en attendant, il n'avait pas à penser aux cheveux de Lance, aux yeux de Lance, à la voix de Lance, à la peau de Lance, à l'odeur de Lance, au corps musclé de Lance et à Lance tout court.
Il sortit machinalement de la salle de bain, une simple serviette autour de la taille et une autre dans ses cheveux. Et puis, soudainement, il se rappela que d'une, il n'était pas chez lui et que de deux, le garçon qui hantait ses pensées l'observait maintenant avec des yeux ronds.
- Je… je vois que tu as fini… souffla Lance du bout des lèvres.
- Heu… oui… c'est libre, répondit Keith sur le même ton en se disant qu'au final, la gêne n'était qu'un mot, tu as dit que tes vêtements étaient dans l'armoire ?
- Ouais, le tiroir du bas pour les boxers…
Il hocha doucement la tête et il eut un instant de flottement avant que Lance n'aille s'enfermer presqu'en courant dans la salle de bain. Keith sentit son corps se détendre une fois qu'il sut Lance sous la douche. Il prit appui sur la commode et lâcha un profond soupir.
Il ouvrit le tiroir et, sans se préoccuper des vêtements qu'il choisissait, se trouva une tenue qu'il s'empressa d'enfiler, souhaitant éviter à tout prix de recroiser les yeux céruléens de Lance quand il l'avait découvert à moitié nu sortant de la salle d'eau.
Il entendait toujours l'eau ruisseler contre le carrelage de la douche. Keith se décida donc à jeter un coup d'œil à son environnement, après tout, il n'avait pas eu le temps de le faire hier. Il ouvrit tout d'abord les rideaux d'un geste vif du bras. La lumière du jour en profita pour pénétrer entièrement dans la pièce et révéler les couleurs vives du studio sous ses rayons blancs.
L'appartement n'était peut-être pas bien grand mais il avait le mérite d'être très fonctionnel. Il comportait deux pièces, l'une était la salle de bain et l'autre contenait la chambre et une petite cuisine ouverte dotée d'un bar et de deux tabourets dépareillés.
Keith devait bien avouer que Lance avait parfaitement bien aménagé son petit chez lui. Les murs, quoique blancs, étaient recouverts de posters de pop-culture et de diverses photos où apparaissait majoritairement Lance.
Un léger sourire fleurit sur ses lèvres quand il le découvrit entouré d'une ribambelle de gamins d'âges différents, certains plus âgés que lui, d'autres plus jeunes mais tous avaient le même éclat dans les yeux ; le même qu'avait Lance dans les siens. Cette petite perle dorée qui faisait briller son regard et bondir le cœur de Keith.
Sentant qu'il pénétrait de plus en plus dans l'intimité du jeune homme, Keith s'écarta des murs et se dirigea machinalement vers le bureau où semblaient s'entasser plus de cahiers et de livres que la journée précédente, comme s'ils avaient été jetés-là dans un fatras euphorique annonçant le week-end.
La curiosité le titilla et il se pencha sur les feuilles noircies de notes, s'intéressant aux études de Lance. Quelle ne fut pas sa surprise quand il reconnut les équations et les formules de ses propres cours de mathématiques. Serait-il possible qu'ils soient dans la même promo sans qu'il ne l'ait jamais remarqué ?
Son regard continua de parcourir le bureau sur lequel s'étalaient toutes sortes de choses : des crayons de couleurs mal taillés, du matériel de géométrie, un compas dont la couleur orange s'écaillait, une calculatrice scientifique, une trousse entrouverte, une… règle avec des dauphins ?
Keith se mit à rire et se saisit de l'objet. Sérieusement ? Des dauphins ? Cet homme était décidément plein de surprises !
Cela faisait maintenant plusieurs minutes que l'écoulement de l'eau s'était arrêté et, alors que Keith éclatait de rire au sujet de la petite règle, Lance sortit enfin de la salle de bain. A l'inverse de l'autre, il avait fait l'effort de porter un jean. Mais l'effort s'arrêtait là, il ne fallait pas non plus exagérer.
- Tu peux me dire pourquoi tu as une règle avec des dauphins dans tes affaires ? ricana Keith en lui montrant l'objet.
Lance pâlit et sauta sur Keith afin de lui reprendre la règle des mains.
- Fais attention ! Elle est fragile ! s'écria-t-il en la serrant contre son cœur.
Le fou-rire du cadet des Kogane s'accentua et il se plia en deux, se tenant les côtes.
- Des dauphins ! Ce sont des dauphins ! Je meurs !
- Mais ! s'indigna Lance, elle est super utile ! Elle rentre facilement dans ma trousse et ne prend pas de place !
- Rassure-moi… supplia Keith, peinant à reprendre son souffle, dis-moi que c'est un cadeau et que ce n'est pas toi qui te l'ait achetée…
Le cubain se mordit la lèvre et détourna aussitôt le regard, les pommettes d'un rouge flamboyant.
- Oh mon dieu, Lance ! C'est…
Le changement d'émotions sur les traits de l'étudiant fut fulgurant. Son sourire mangea la totalité de son visage et il se désintéressa totalement de ses dauphins.
- Tu m'as appelé Lance ! s'exclama-t-il.
- Bah… c'est ton nom, répliqua Keith, ne saisissant pas le côté exceptionnel de la chose.
- Mais oui ! Et je me rends compte qu'il sonne super bien dans ta bouche, se réjouit Lance.
Les yeux de Keith s'écarquillèrent imperceptiblement et il baissa la tête ; ses cheveux noirs recouvrant ses joues. Savait-il seulement s'arrêter ou était-il toujours dans cet état permanent de flirt ?
- Tu as faim ? s'enquit le propriétaire de l'appartement en faisant volte-face vers la cuisine.
Il jeta un coup d'œil à l'horloge murale qui indiquait onze heures et demie.
- Je crois qu'on peut encore considérer qu'il est l'heure du petit-déjeuner. A part si tu préfères un brunch ?
Il avait dit ces mots en ouvrant son réfrigérateur et Keith put voir que, contrairement aux réserves alimentaires de la plupart des jeunes de son âge, Lance n'était pas de ceux qui se nourrissaient exclusivement de boîtes de conserves et burgers précommandés. Au contraire, il aperçut des légumes frais et même de la viande de chez le boucher.
- Wow, je crois que je n'ai jamais vu un frigo aussi plein ! s'exclama Keith en s'adossant sur la tablette en bois brut du bar, à part quand je retourne chez mes parents.
Un rire franc parcourut Lance alors qu'il sortait différents ingrédients du réfrigérateur.
- Ma mère me tuerait si je ne me nourrissais pas bien ! Elle tient absolument à ce que j'achète des produits frais, et l'argent que mes parents m'envoient ne sert quasiment qu'à ça ! Heureusement que mon loyer n'est pas très cher, je finirai ruiné sinon ! rigola-t-il, plusieurs pots d'épices dans les mains.
- Attends, je vais t'aider, lui proposa Keith en l'aidant à sortir ce dont il avait besoin.
Avant cela, il enleva l'élastique noir qu'il gardait toujours à son poignet et tressa rapidement les mèches qui le gênaient et lui caressaient le visage.
Après avoir fouillé dans les placards à la recherche d'ustensiles pouvant lui servir à concocter leur repas, Keith se tourna vers Lance et, le prenant par les épaules, il le poussa doucement hors de la cuisine.
- Ce matin, c'est moi qui régale ! annonça-t-il, un grand sourire aux lèvres.
La surprise passa sur les traits de Lance et il nia aussitôt de la tête avant de se glisser entre le plan de travail et le corps de Keith. D'un coup de hanche, il l'écarta de lui et s'empressa de prendre un couteau ainsi qu'une planche en bois pour commencer à couper les oignons et les poivrons qu'il avait sortis du réfrigérateur.
- On est dimanche, c'est moi qui cuisine !
Le cadet des Kogane ne semblait pas du même avis que son hôte et il se décala, entreprenant de battre les œufs dans un bol afin d'en faire une omelette. Il prit ensuite la poêle que lui tendit Lance et entreprit de verser ses œufs battus dedans, remuant le tout avec une cuillère en bois.
- Je ne suis pas chez moi, je peux au moins préparer le petit-déjeuner ! En plus, je te rappelle que tu n'étais pas très frais hier, ce n'est pas prudent de prendre un couteau aussi tranchant que celui-ci !
Sans se préoccuper de l'avis du jeune homme, Lance continua ce qu'il était en train de faire tout en riant.
- J'ai pris une aspirine, Keith. En plus, je suis plutôt du genre à bien tenir l'alcool, le rassura-t-il, en revanche toi, tu devrais faire attention, ton omelette commence à coller aux bords, ça va être immangeable à ce rythme !
- Merde ! siffla Keith en enlevant vivement la poêle de la plaque à induction.
Il vérifia que rien n'avait été cramé et poussa un soupir. Son plat était sauvé.
Un quart d'heure plus tard, les épices se mélangeaient dans le petit appartement alors que les deux étudiants riaient aux éclats tout en préparant leur petit-déjeuner gargantuesque. Au final, ils avaient réussi à tomber d'accord et avaient décidé de cuisiner ensemble. Lance avait posé ses conditions : c'était lui le chef donc c'était lui qui décidait du menu et, comme on était dimanche, c'était latino dans les assiettes !
- Et voilà ! Tout est prêt ! s'exclama le cuistot cubain, même au summum de ma forme, je crois que je n'ai jamais autant cuisiné.
En effet, les mets fumants s'étalaient sur le bar : des œufs accompagnés de petits légumes, des haricots rouges, du riz, des galettes de maïs, des bananes frites et deux cafés mexicains. Des odeurs à la fois sucrées et salées se dégageaient des plats.
Une fois installé, Keith se lécha les lèvres, salivant devant le repas qui les attendait. Lance apporta le dernier plat et s'installa à ses côtés, heureux de voir que le jeune homme semblait apprécier sa cuisine.
La bouche pleine de riz, une question traversa l'esprit de Keith et il s'empressa de la poser à Lance :
- Dis-moi, tu ne m'avais pas dit que tu étais cubain ?
L'autre acquiesça de la tête, une cuillère entre les lèvres.
- Alors pourquoi tu ne cuisines pas uniquement des spécialités de là-bas ?
Lance avala sa bouchée, but une gorgée de son café qui lui laissa une moustache de lait et répondit :
- En fait, c'est mère qui m'a appris à cuisiner. A l'époque de mes grands-parents, Cuba était un pays encore fermé sur lui-même, la gastronomie n'était pas ultra développée donc ma mère n'a pas eu l'occasion d'apprendre beaucoup de choses de ma grand-mère. C'est pour ça qu'elle a choisi de cuisiner par elle-même en s'inspirant de tout ce qui lui tombait sous la main ! Résultat, elle est la meilleure cuisinière de toute la famille et pourtant, on est hypra nombreux !
Keith sentit l'admiration profonde de Lance envers sa mère et un sourire s'esquissa sur ses lèvres. L'amour et le respect emplissaient entièrement les paroles de l'étudiant et Keith ne put s'empêcher de trouver cela irrésistiblement craquant.
Après qu'ils eurent fini de manger, ils débarrassèrent et nettoyèrent le plan de travail et les ustensiles de cuisine. Habitué à faire ce travail, Keith effectuait les gestes presque machinalement tout en sifflotant un air familier. Les assiettes étaient en train d'égoutter et Lance passa l'éponge sur la tablette du bar, nettoyant les dernières miettes.
Keith se rappela soudainement que son portable était complètement à plat et que, connaissant ses amis et surtout son frère, il ne manquerait pas d'être inondé d'appels manqués et de SMS inquiets.
- Lance, tu n'aurais pas un chargeur de Samsung par hasard ? La batterie de mon téléphone est morte !
- Sur le bureau. Il y a une prise à côté de mon lit.
Keith le remercia d'un signe de tête et farfouilla quelques instants dans les cahiers avant de dégotter ce qu'il cherchait. Il alla ensuite s'asseoir sur le lit et brancha son téléphone, attendant patiemment qu'il se rallume. Lance, quant à lui, s'étala de tout son long à ses côtés et déverrouilla le sien.
Au même moment, un concert de sonnerie retentit dans le studio et les deux étudiants sursautèrent. Ils ne s'attendaient pas à un tel flot de bips sonores. Ils se jetèrent un regard complice et entreprirent de lire leurs messages respectifs.
« Mec ! T'es où ? Ton frère est en train de paniquer comme y'a pas parce qu'il te retrouve pas ! Réponds putain ! – Matt le relou, 02h56 »
« Vous avez 52 appels manqués de Shiro »
« KEITH BORDEL RÉPONDS À TON TÉLÉPHONE ! – Shiro, 07h13 »
« Keith, c'est Allura. Ton frère m'a prévenu qu'il n'arrivait pas à te joindre. Si tu pouvais lui envoyer un message avant qu'il n'appelle la police, ce serait bien – Allura, 10h24 »
« Je t'ai pas offert un smartphone à ton anniversaire pour pas que tu l'utilises. Réponds à Shiro, il est prêt à envoyer le FBI à tes trousses alors lâche 5 secondes la gueule d'ange que tu tiens dans tes bras ET APPELLE-LE ! – Pidge la best des best, 11h02 »
Keith poussa un profond soupir et se frotta les cheveux. Il ferait mieux de se dépêcher de donner un signe de vie avant de devenir l'homme le plus recherché du pays !
Alors qu'il s'apprêtait à appeler son frère, le bruit caractéristique d'un appareil photo retentit dans la pièce. Etonné, Keith haussa un sourcil en direction de Lance qui venait de le photographier sans vraiment lui demander son avis. Il était d'ailleurs quasiment certain d'avoir une tête horrible sur la photo…
- Je devais absolument envoyer un snap à Hunk, se justifia l'étudiant, on allait perdre nos flammes !
