Me revoilà 8D
J'en aurai mis du temps vous allez me dire. Oui... c'est vrai... d'ailleurs je ne vais pas palabrer pendant un siècle dessus !
Merci de vos gentilles reviews ! Vous êtes adorables et c'est vraiment quelque chose qui me motive !
Disclaimer : Voltron: Legendary Defender est la propriété de DreamWorks Animation et de Netflix.
L'image en couverture est d'Elentori sur DeviantArt.
- Dis Lance, c'était qui le mec que tu m'as envoyé par snap hier ?
- Huh ? Keith ?
Hunk haussa les épaules. S'il posait la question, c'était qu'il ne savait pas qui il était.
- Sans doute, je ne connais pas son prénom.
- Ça devait être lui.
Hunk se contenta d'hocher la tête, attendant que Lance lui apporte plus de détails sur ce mystérieux jeune homme. Apparemment, son ami n'était pas décidé à parler de lui-même et il allait devoir se charger de son interrogatoire. Des fois, il aimerait réellement qu'il ne soit pas aussi lent à la détente.
- Et donc… comment vous êtes-vous rencontrés ? demanda-t-il en se tournant vers son camarade de classe.
- Coup d'un soir, lâcha Lance en prenant la paille de son smoothie entre ses lèvres.
Son ami faillit s'étouffer avec son milkshake. Il écarquilla les yeux de surprise, se demandant ce qui avait bien pu passer par la tête de Lance. Depuis quand prenait-il ses coups d'un soir en photo ? Qui était donc ce Keith ?
- Enfin non… se rattrapa Lance, en pleine réflexion, plutôt un coup de deux soirs… même si le deuxième soir je n'étais pas en état… Tu crois qu'on peut quand même compter deux ?
Hunk se frappa le front avec la paume de sa main. Si, à la fin de sa vie, il n'était pas diagnostiqué comme étant atteint d'une sévère dépression nerveuse, il pourrait se targuer d'avoir été sauvé par Dieu, ou par toute autre entité divine qui pouvait bien vivre dans le ciel. Pour l'instant, il allait continuer à risquer sa vie aux côtés de Lance et de ses déclarations plus que choquantes.
- Tu te rends compte de ce que tu me sors ?
- Hum ? s'étonna Lance, toujours en savourant son jus orange/framboise/menthe.
- Mais Lance ! Réagis un peu ! s'écria Hunk, ça pourrait être un pervers qui veut t'embarquer dans un trafic hyper malsain ! Ta mère ne t'a jamais appris qu'il ne fallait pas parler aux étrangers ? Et puis pourquoi deux fois ? Il te suit, c'est ça ? Je le savais qu'il n'était pas net ! Je veux pas que tu meurs Lance ! T'es mon meilleur pote ! Avec qui je vais faire le mur pour aller acheter des gaufres moi ?
Les lèvres du cubain s'ouvrirent légèrement et le plastique de la paille se glissa entre ses deux croissants de chair. Dans la plus grande des lenteurs, il fit remonter sa boisson jusqu'à sa bouche, les yeux rivés sur le visage écarlate de son ami qui, essoufflé, attendait sa réponse.
- Primero, ma mère pourrait se mettre à parler avec quelqu'un dans les escaliers menant au métro, donc je suis quasiment sûr qu'elle ne m'a jamais appris une chose pareille. Segundo, c'est moi qui l'ai accosté… la deuxième fois. La première, c'est un peu flou dans ma tête. Tercero, même si je meurs, je t'interdis formellement d'aller manger des gaufres sans moi !
- Tu es un cas désespéré Lance McClain, finit par dire Hunk en soupirant.
Sans se préoccuper plus que ça de son ami, Lance sortit son portable de sa poche et jeta un coup d'œil à l'heure. D'un bond, il se remit sur ses pieds sous le regard interrogateur d'Hunk. La voix du cubain tremblait presque de peur :
- On va être en retard pour le cours de Reavs ! Il va nous défoncer !
Un long frisson parcourut la colonne vertébrale de Hunk. Quand il demanda l'heure exacte, Lance lui répondit qu'il ne leur restait que cinq minutes, sachant que, même en courant, il leur en faudrait six pour parvenir in extremis devant la salle de classe.
Ils étaient morts.
On était mercredi soir et Lance errait sans but dans les rues du centre-ville.
Il venait de passer son après-midi aux côtés de Hunk et des autres retardataires du cours de Monsieur Reavs. Comme à son habitude, leur professeur d'astrophysique les avait collés pendant quatre heures. Quatre longues et interminables heures durant lesquelles ils avaient mangé des définitions hors-programme et des calculs tous plus compliqués les uns que les autres, à croire que les heures de retenues de Monsieur Reavs lui servaient de cours de perfectionnement.
Il était dégoûté d'avoir raté une journée aussi merveilleuse. Alors, à la place, il rattrapait le temps perdu en déambulant tranquillement sous le soleil du début de soirée, dont les rayons lui effleuraient la peau, laissant une traînée tiède sur son épiderme.
Alors qu'il passait devant la terrasse d'un café, humant les effluves des fleurs du mur végétal enchevêtrées avec l'odeur amère des graines de cafés fraichement moulues, quelle ne fut pas sa surprise quand il y découvrit un visage bien connu.
- Allura ?
- Lance ?
Les deux jeunes se regardèrent pendant quelques secondes, étonnés de se retrouver l'un en face de l'autre. Et puis soudain, Allura ne résista pas et se jeta dans les bras de Lance qui la serra contre lui en riant, la faisant tournoyer dans les airs. Il la reposa tendrement à terre et s'écarta d'elle pour l'observer avec toujours ce sourire rayonnant de joie sur les lèvres.
- Qu'est-ce que tu fais ici ?
- Et bien, je travaille, lui répondit-elle en lui montrant son tablier d'un geste de la main.
Lance se décala légèrement afin de voir le nom de l'établissement : Altéa.
- Tu as repris le café d'Oncle Coran ? demanda-t-il.
Allura nia de la tête, ses cheveux blancs caressant ses épaules.
- Non, je l'aide la plupart du temps et sinon, je poursuis tranquillement mes études. J'ai emménagé avec lui depuis septembre.
Lance hocha la tête. Il comprenait mieux sa présence ici, cependant, il n'arrivait toujours pas à mettre le doigt sur la réponse au fait qu'ils ne se soient jamais croisés. Certes, la ville était immense, mais en neuf mois, c'était tout de même impensable !
- Lance, tu n'es pas du genre à fréquenter le genre d'établissement que tient mon oncle, se moqua gentiment Allura, je te connais et tu es plutôt néons, alcools et musiques électro. Quant à moi, je n'ai pas vraiment le temps pour ce genre de choses et je ne sors que rarement en boîte, normal que l'on ne se soit jamais vu.
Le cubain gonfla ses joues. Ce n'était pas vrai. Il ne passait pas toutes ces soirées dans les night-clubs ! Lui aussi il bossait ! Sans aucun doute beaucoup moins qu'elle, mais quand même !
- Allura ? Où es-tu ? J'aurai besoin d'aide pour nettoyer la gazinière ! intervint soudainement une voix masculine provenant de l'intérieur du café.
La jeune femme fit aussitôt volte-face, reprenant son plateau qu'elle avait laissé sur une table avant de pénétrer dans le bâtiment.
-J'arrive Keith !
- Keith ? s'exclama Lance en découvrant son « coup de deux soirs ».
- Tu le connais ? l'interrogea Allura en se tournant vers lui.
- Lance ? fit Keith sur le même ton que l'étudiant.
- Vous vous connaissez ? répéta Allura, plus perdue que jamais.
- Oui.
- Non.
- Quoi ?
- Hein ?
Allura ne savait plus où donner de la tête. L'un affirmait que oui, alors que l'autre soutenait le contraire. Et pourquoi Keith rougissait-il alors qu'il n'était pas censé connaître Lance – selon ses dires ? Mais… Lance n'aurait-il pas pris des couleurs ? Que se passait-il ici ? Pourquoi avait-elle la nette impression qu'ils lui cachaient des choses ?
- Vous êtes bien sûrs ? insista-t-elle en fronçant les sourcils.
Keith paniquait.
Que faisait Lance ici ? Pourquoi avait-il l'air d'être proche d'Allura ? Il ne fallait surtout pas qu'elle sache qu'ils s'étaient déjà rencontrés, et encore moins qu'elle découvre la façon dont ils y étaient parvenus. Si cette information parvenait à ses oreilles, il pouvait signer son arrêt de mort et on pourrait lire sur sa tombe en lettres majuscules « MORT DE HONTE SUITE AUX MOQUERIES INCESSANTES DE SA BANDE DE SOI-DISANT AMIS ».
Ce n'était pas tant Allura qui lui faisait peur, mais plutôt le fait qu'elle allait raconter tout ça à son frère. Et que, amitié à la con oblige, Shiro allait s'empresser de tout révéler – en ajoutant des détails qui n'auraient pas lieu d'être – à son meilleur ami, alias Matt le célibataire pas foutu de garder sa langue de sa poche. Et, de fils en aiguilles, cela allait tomber dans l'oreille de Pidge, qui était tout sauf sourde. Et là… là… il aura juste à savoir courir loin et aussi vite que lui permettraient ses jambes et ses poumons.
Tentant le tout pour le tout, le cadet Kogane gesticula dans la direction de Lance, essayant de capter son attention et surtout de lui faire comprendre de ne rien dire. Le message ne paraissait pas être clair car le cubain se mordit la lèvre pour ne pas exploser de rire face aux grimaces que l'étudiant faisait dans le dos de la jeune femme.
Suspicieuse, Allura fit brusquement volte-face et découvrit Keith, la bouche ouverte et la main au niveau de son cou, mimant quelqu'un lui tranchant la gorge. Il se rendit rapidement compte qu'il venait de se faire cramer en beauté et cessa aussitôt son petit manège, s'empressant d'adopter un sourire resplendissant.
- Je… vais te laisser, finit-il par dire, j'ai des choses à faire donc tu vas pouvoir discuter tranquillement avec ce… monsieur que je ne connais pas, puisqu'on ne s'est jamais rencontré. D'ailleurs je me demande bien comment on se serait connu, puisque je ne sors jamais. Au passage, il est certain qu'il ne me connait pas non plus, puisqu'on ne s'est absolument jamais croisé.
Il lança un dernier regard appuyé à Lance qui lui renvoya un petit sourire avant de lui adresser un léger signe de la main, suivi par celui d'un téléphone porté à son oreille.
Une fois Keith parti – caché – dans la cuisine, Allura croisa les bras en direction de Lance qui, soudain, se sentit ridiculement petit. Pourquoi était-il là déjà ?
- Alors comme ça, vous ne vous connaissez pas mais vous savez le prénom de l'autre et tu lui dis que tu le rappelles plus tard ?
- Il est hyper mignon, je ne peux pas résister à un homme pareil, répondit le cubain avec un sourire en coin, les yeux toujours rivés vers la porte de la cuisine, évidemment que je lui dis de me rappeler plus tard !
Allura décida d'abandonner ses questions. Elle savait que quelque chose ne tournait pas rond, mais elle n'obtiendrait pas ses réponses ce soir. Elle allait devoir être patiente et les cuisiner à petit feu chacun de leur côté, en espérant découvrir une histoire croustillante à pouvoir se mettre sous la dent.
- J'ai encore des choses à faire, finit-elle par dire, Keith a bientôt terminé son service. Tu peux l'attendre ici si tu veux, il sort dans une quinzaine de minutes.
Un énorme sourire s'empara du visage de Lance qui ne se fit pas prier plus longtemps et s'empressa de prendre une chaise, bien décidé à attendre l'étudiant. Il croisa ses jambes et appuya ses coudes sur le bar pour y déposer son visage dans le creux de ses mains, les yeux ancrés sur les portes battantes de la cuisine, guettant le moindre geste de Keith.
Le jeune homme ne ressortit qu'une demi-heure plus tard, la tête baissée et les mains derrière le dos, se démenant avec les rubans de son tablier. Quelques jurons étouffés s'échappèrent de ses lèvres alors qu'il remettait ses mèches rebelles derrière ses oreilles.
- Fichu tablier de mer…
- Attends, je vais t'aider.
A l'entente de cette voix, Keith sursauta et écarquilla les yeux en sentant les doigts de Lance effleurer les siens. Il retira aussitôt ses mains et laissa le cubain se débattre avec les deux morceaux de tissus emmêlés.
Il avait complètement oublié qu'il était là. Cela voulait-il dire qu'il l'avait attendu tout ce temps ? Il avait cru entendre la clochette d'entrée sonner… n'était-ce pas lui ?
- Tu es là depuis combien de temps ? bredouilla-t-il avant de maudire sa propre timidité.
Il sentit la voix dans son dos se faire grimaçante et il ne put retenir le sourire qui étira ses lèvres. Il se sentait moins seul maintenant. Comme quoi, personne ne résistait au tablier !
- Hé, Lance… si tu n'y arrives pas, je peux aller demander à Allura. C'est elle qui me le fait d'habitude.
- Non, lâcha Lance en pleine concentration, je vais réussir.
Un soupir s'échappa des lèvres de Keith alors qu'il se retenait de pouffer. A ce rythme, ils ne seraient pas sortis avant deux heures. Dommage, lui qui avait pu obtenir une heure en moins sur sa journée de travail…
Après plusieurs minutes d'acharnement sur les nœuds, Keith sentit le tablier se relâcher et le tissu glisser dans son dos, bientôt suivi par le cri victorieux de Lance qui ne manqua pas de se vanter de son exploit surhumain.
- Lance, ce n'était que deux bouts de tissus attachés l'un à l'autre, tu sais, ricana gentiment Keith en pliant son vêtement de travail.
- Un nœud tenace ! Que dis-je, une véritable épreuve que j'ai résolue grâce à mes doigts plein d'adresse ! Quel génie je fais tout de même !
L'étudiant leva les yeux au ciel. Comment pouvait-on être aussi imbu de sa personne ? N'était-ce pas nocif pour la santé, d'ailleurs ?
- Aller viens, ne traînons pas trop ici si on ne veut pas subir un interrogatoire en règle, déclara Keith en invitant Lance à sortir du café, Allura peut être redoutable quand elle s'y met.
- Ca, je n'en doute pas, murmura le cubain en poussant la porte vitrée, laissant galamment passer le jeune homme avant lui.
La soirée était déjà bien avancée et seulement quelques rayons imprudents se plaisaient à résister aux ombres de la nuit qui commençait, doucement mais sûrement, à s'installer. La lumière orangée caressait malicieusement le visage bronzé de Lance, jouant le long de sa mâchoire et sur le haut de ses pommettes.
Keith ne pouvait pas s'empêcher de laisser glisser son regard sur la peau ambrée de l'étudiant qui ne semblait pas le remarquer. Cependant, un œil bleu observait lui aussi les traits harmonieux de son vis-à-vis.
Lance appelait la lumière presqu'autant que Keith se révélait dans l'ombre. Contrairement au cubain dont la peau mordorée resplendissait au soleil, le visage de Keith semblait être sublimé par l'obscurité croissante.
La rumeur de la ville les enveloppait et ils ne s'en souciaient pas. Ils n'étaient que tous les deux. Ils déambulèrent sans but durant un petit moment avant de finalement s'arrêter en hauteur par rapport au centre-ville. Ils s'assirent côte à côte dans l'herbe, appréciant la présence de l'autre et la vue donnant sur les lumières des immeubles et des magasins.
- Je me demandais… comment connais-tu Allura ?
- Allura ? C'est ma cousine, répondit simplement Lance.
Le morceau d'herbe que tripotait Keith un peu plus tôt fut soudain violemment arraché sous le coup de la surprise. Quoi ? Allura et Lance ? Cousins ?
- Enfin… c'est une cousine éloignée, crut bon d'ajouter Lance en remarquant l'effarement de Keith, disons que ma famille et la sienne sont très proches mais que notre parent commun remonte à très très loin !
- Ah… donc elle a des origines cubaines elle aussi ?
- Pas du tout, elle est de l'autre côté de la famille. Si tu veux des explications plus précises, je crois que ma grand-mère paternelle est la mieux qualifiée pour y répondre, c'est elle qui est en charge de l'arbre généalogique familial ! Je te la ferai rencontrer un jour, tu verras, elle est adorable et ses cheesecackes sont les meilleurs du monde !
Keith faillit s'étouffer avec sa propre salive. Pourquoi Lance parlait-il soudainement d'une possible rencontre avec sa famille ? Ils se connaissaient à peine ! N'était-ce pas un peu précoce ? Ne sachant que répondre, le jeune homme se contenta de marmonner quelque chose d'inaudible et de baisser la tête afin de compter les pétales d'une pâquerette et de fuir le regard de Lance.
Alors que le silence prenait peu à peu la place des mots, un grondement se fit entendre alors que le ciel se craquelait d'éclairs. Les deux hommes s'empressèrent de relever la tête, hypnotisés par les flashs éclatant la toile noire de la voûte céleste.
Ils restèrent un long moment dans cette position, se contentant d'apprécier l'atmosphère alourdie par l'électricité ambiante et par les nuages menaçants. L'orage se situait juste au-dessus de leur tête et, de temps à autre, un éclair frappait si près qu'ils se seraient cru en plein jour l'espace de quelques secondes.
Soudain, le ciel se déchira et des gouttes commencèrent à tomber, s'écrasant sur l'herbe avant de pénétrer la terre. Keith et Lance ne bougèrent pas tout de suite, laissant l'eau glisser sur eux, indifférents.
Cependant, la pluie s'intensifia et bientôt, ils ruisselèrent. Leurs vêtements et leurs cheveux leur collaient à la peau et des perles transparentes s'accrochèrent à leurs cils. Ils décidèrent d'un commun accord de s'abriter et coururent sous le premier arrêt de bus qu'ils trouvèrent. Ils y arrivèrent essoufflés, riant et trempés.
- J'habite à l'autre bout de la ville, soupira Lance, avec un temps pareil, j'ai très peu de chance d'arriver chez moi intact ! Enfin… si l'on peut devenir encore plus humide que l'on ne l'est maintenant !
Un rire secoua Keith alors qu'il s'adossait contre la vitre de l'arrêt de bus. En y réfléchissant bien, ils n'étaient pas loin de l'université et rien ni personne ne l'empêchait d'amener quelqu'un dans sa chambre d'étudiant.
Il se retourna afin de se renseigner sur les horaires des bus de nuit. Il parcourut du regard les lignes avant de trouver ce qu'il cherchait. Ils étaient chanceux, ils n'auraient qu'à attendre une dizaine de minutes.
- Pas besoin de t'inquiéter, on peut espérer être au sec dans moins d'une heure, dit-il à Lance.
- Aurais-je l'immense honneur de découvrir où tu vis ? se moqua gentiment le cubain en se penchant malicieusement vers l'étudiant.
- Je te signale que tu peux encore rester dehors, je ne me suis pas tout à fait décidé, répliqua Keith en l'écartant du bout des doigts.
- Tu me brises le cœur, geignit Lance, sa main agrippant le tissu de son t-shirt trempé.
- Mais oui, le nargua l'étudiant, aller viens, notre bus arrive et si on le rate, il ne nous restera que nos jambes pour courir !
