Réponses aux reviews :
Babar : Merci beaucoup pour tous ces jolis compliments ! Ca me fait vraiment plaisir !
Disclaimer : Voltron: Legendary Defender est la propriété de DreamWorks Animation et de Netflix.
L'image en couverture est d'Elentori sur DeviantArt.
Le bus 14 s'arrêta à l'arrêt « Université » et ouvrit ses portes afin de laisser sortir deux jeunes hommes trempés jusqu'aux os, se chamaillant comme l'auraient fait d'insouciants écoliers.
- Bonne soirée ! s'écria l'un deux en s'adressant au chauffeur qui ne lui rendit même pas son signe de main.
L'étudiant se retourna en riant vers son camarade hilare.
- Pas très aimable passé vingt-trois heures... s'il pense qu'il va éviter les rides en arrêtant de sourire, il se trompe !
Keith secoua la tête, ses cheveux mouillés se collant à son visage. Il jeta un rapide coup d'œil à sa montre ; il n'était pas encore minuit. Ils avaient de la chance, la supérette près du campus était quasiment toujours ouverte et ils allaient pouvoir acheter de quoi se rassasier. Ils n'avaient pas mangé depuis qu'ils étaient ensemble, se contentant d'une bière rapidement trop tiède pour être appréciée à sa juste valeur.
- Hé mais tu vas où ? Le campus de l'université n'est pas aussi loin !
- J'ai besoin de quelques trucs pour ce soir, tu viens choisir ton dîner avec moi ?
A l'annonce d'un possible repas préparé par Keith, les yeux bleus de Lance se mirent à pétiller d'impatience et il s'empressa d'emboîter le pas au jeune homme. Il accéléra juste un peu pour parvenir à sa hauteur et, après un instant d'hésitation, fourra ses mains dans ses poches afin d'y dissimuler l'irrésistible envie de ses doigts de frôler ceux de son ami.
Ils entrèrent dans l'épicerie et saluèrent la gérante, une dame dans la soixantaine qui leur adressa un sourire resplendissant suivi d'un clin d'œil malicieux à l'intention de Keith.
- Tu la connais ? lui demanda Lance au détour d'un rayon de plats tout préparés.
- Ajumma ? Bien sûr !
- Aju-quoi ? Qu'est-ce que ça veut dire ? chuchota le cubain en essayant d'être discret.
Keith prit le temps de réfléchir avant de répondre. Il ne faudrait pas qu'il perde Lance au cours de ses explications, ce serait bête.
- En Corée, une ajumma est une femme mariée et ayant dépassée la trentaine, lui expliqua-t-il, dans mon cas, j'appelle la dame que tu as vue comme ça par affection. C'est la seule coréenne du quartier et je viens souvent ici. C'est la meilleure supérette pour acheter des ramens et des tteokbokki !
Lance grimaça à l'entente du dernier mot prononcé par Keith. Qu'était-ce donc encore que ce truc ? Il avait bien compris l'histoire de l'aju-machin mais alors ce que venait de dire son ami, il jetait l'éponge.
- Hum hum… je te fais confiance, j'y connais absolument rien…
- Hé, arrête de bouder veux-tu, c'est normal que tu sois perdu, le rassura Keith d'un léger coup de coude sur l'épaule, un sourire en coin.
- Hurmph, je ne boude pas, grogna Lance en croisant ses bras sur son torse.
Keith se contenta de lever les yeux au ciel. Nul besoin de s'acharner, il se calmerait de lui-même. En attendant, le dîner n'allait pas se faire tout seul lui. D'un pas habitué, il se dirigea vers le rayon qui l'intéressait et se saisit de deux pots de nouilles instantanées ainsi qu'une boîte de gâteaux de riz épicés – les fameux tteokbokki inconnus de Lance.
Il fit ensuite volte-face, tendit le bras, se saisit de fromage en stick et de petites saucisses avant de reporter ses yeux sur Lance qui n'avait pas bougé du milieu du rayon, ne sachant pas vraiment quoi faire. Keith sourit légèrement devant cette image. Qu'il était mignon comme ça.
- Lance, tu crois pouvoir être capable de me trouver du chocolat noir à la pistache ? Le Lindt de préférence.
L'interpellé haussa un sourcil, étonné par cette soudaine demande peu anodine.
- C'est ton préféré ?
La question s'était échappée de ses lèvres sans qu'il n'ait eu le temps de la retenir. Il s'abstint juste à temps de se mordre la lèvre inférieure alors que Keith se retournait vers lui. Ils restèrent un moment dans cette position, ne souhaitant pas briser l'ambiance qui s'était faufilée entre eux.
- Heu… pas vraiment… enfin j'aime bien… je… hum… c'est le préféré d'une amie… bredouilla Keith dont les joues s'étaient peu à peu colorées de rouge.
- Ah…
Voyant que Lance ne semblait pas décidé à continuer de parler, Keith se détourna de lui et continua son chemin vers la caisse. Cependant, le soudain éclat de voix du cubain le retint :
- Et c'est quoi ton préféré alors ?
Il se retourna une nouvelle fois et resta un moment sans rien dire, ne trouvant rien d'intelligent à répondre. Pourquoi n'arrivait-il pas à sortir deux simples mots ? Pourquoi se prenait-il de plus en plus la tête en se demandant ce qui allait plaire à Lance ? Et pourquoi avait-il chaud comme ça ?
- Pour… qu'on est un dessert… rajouta Lance en se grattant la nuque et en détournant le regard, trouvant un soudain intérêt au carrelage de la supérette.
- Ah oui… prends ce qui te fais plaisir… j'aime bien le noir fleur de sel, crut-il bon d'ajouter.
Le sourire de Lance le réjouit plus que de raison et il se surprit à l'épier du coin de l'œil alors qu'il allait seulement deux rayons plus loin. Il marcha d'un pas absent vers la caisse et y déposa doucement ses achats.
- Et bien mon petit Keith, on est tout rêveur ce soir ? le taquina gentiment la vieille dame.
Cela sembla réveiller le jeune homme qui papillonna un instant avant de rougir furieusement. Cela se voyait-il tant que ça ?
- Hum… pas plus que d'habitude… je crois… marmonna-t-il plus pour se convaincre lui-même qu'autre chose.
Dans un sourire, elle lui prit ses articles des mains et commença à les scanner d'une main d'experte, le bip de la machine constituant le seul bruit entre les deux. Une fois qu'elle eut fini, elle reporta son regard bienveillant sur l'étudiant et lui confia d'une voix douce :
- En tout cas, je n'ai jamais vu un tel regard. Tu en as de la chance mon petit Keith.
Il allait lui demander plus de précisions quand il sentit une présence dans son dos. Lance était revenu et déposa quatre plaquettes de chocolat à côté de lui.
- Au cas où on a une petite faim ! dit-il malicieusement.
Dix minutes plus tard, les deux étudiants sortirent de la supérette en bataillant pour porter le sac plastique. Au bout de quelques minutes de bagarres acharnées à coup d'arguments plus ou moins valables, Lance gagna le droit de transporter les courses jusqu'à la résidence étudiante.
- De toute façon, c'est la seule chose que je pourrai faire parce que tu me laisseras rien toucher chez toi.
Keith acquiesça silencieusement. Il n'avait pas tort sur ce coup, il allait faire en sorte de tout préparer lui-même pour éviter à Lance de se salir les mains. Déjà qu'il avait dû l'attendre à la sortie de son boulot, il n'allait pas le faire patienter une minute de plus !
Ils marchaient sans bruit dans l'allée piétonne, partiellement éclairée par la lumière des lampadaires qui dessinait des ombres chinoises à travers les feuilles des arbres. Keith regardait ses pieds, ne sachant pas vraiment où poser son regard.
Il était absolument hors de question qu'il observe Lance, avec sa chance légendaire, il se ferait attraper avant même d'avoir pu poser ses yeux plus de quelques secondes sur son visage. Alors il se contentait de lui jeter quelques regards à la dérobée, juste pour savourer ce qui se trouvait à sa portée. Il ne demandait pas plus.
- Voilà… c'est là, dit Keith en s'arrêtant devant la porte de son immeuble.
Lance lui lança un sourire resplendissant, regardant tout autour de lui.
Plusieurs immeubles se côtoyaient dans la résidence universitaire, cependant, ils n'empiétaient pas les uns sur les autres et conservaient un certain espace entre eux. Cela laissait la place à quelques plates-bandes et minuscules jardins où poussaient à peu près tout et n'importe quoi, souvent selon l'envie des locataires mais surtout au gré du temps et des saisons. C'est pourquoi Lance ne fut pas étonné de trouver un cerisier en fleurs et un potager laissé à l'abandon – dont les pieds de tomates surgissaient encore des mauvaises herbes – juste à côté d'un magnifique rosier.
- C'est sympa ici ! Bon, on entre ? C'est pas qu'il commence à se faire faim, mais quand même !
Un léger sourire échappa à son ami et ils entrèrent dans l'immeuble. Ils gravirent les escaliers en courant, improviser une course entre eux. Ils arrivèrent rapidement au palier de Keith et ce dernier se dirigea vers une porte où l'on pouvait voir écrit dans une plaque « Kogane's Home ».
Tiens, ce n'était pas fermé…
- Keith ! Tu es rentré ! s'exclama son frère en apparaissant de la cuisine, tout sourire, un tablier autour de la taille, et… tu as amené quelqu'un…
Shiro baissa lentement les bras, semblant réfléchir à toute vitesse en dévisageant le nouvel arrivant qui le salua d'un signe de main gêné.
Et merde, pensa Keith. Lui, était paralysé sur le palier. Comment allait-il présenter Lance ? Comment Shiro allait-il le prendre ? Oh mon dieu, si Matt était dans le coin il était mort.
- Shiroooooo ! retentit une voix stridente dans la petite cuisine, tu fous quoi ? Ton riz va encore avoir un goût de cramé !
Merde.
- Et bordel mais ferme la porte ! Y'a des courants d'airs de partout !
La tête ébouriffée de Matt ne tarda pas à faire son apparition dans l'entrée et, tout comme Shiro, il fut soudain pris dans une grande réflexion. Il s'apprêtait à ouvrir la bouche une nouvelle fois quand une voix de jeune fille l'en empêcha :
- Bon les gars, ça vient mon dîner ? Je vous signale que moi je bosse, ce serait bien si je ne mourrais pas de faim !
Un silence pesant suivit ses paroles. Silence durant lequel Keith résista tant bien que mal à son envie irrésistible de battre en retraite et d'emporter Lance loin d'ici. Oui, il avait bien pensé à emmener Lance avec lui, hors de question de le laisser aux griffes de la fratrie Holt et de son propre frère !
- Je peux savoir pourquoi personne ne me répond ? s'écria Pidge de la pièce principale.
Ils entendirent une chaise crisser sur le sol ainsi qu'un livre se fermer avec violence.
- Rhaaa, s'ils se sont barrés sans moi, je vais les étriper… grommela-t-elle.
Ses petits pieds tapèrent sur le sol alors qu'elle se dirigeait vers l'entrée. Elle se stoppa net en découvrant les quatre étudiants qui se regardaient en chien de faïence depuis maintenant deux bonnes minutes.
Une sueur froide glissa le long du dos de Keith et il se mordit la langue pour ne pas hurler pendant que Pidge croisait ses bras sur sa poitrine, effectuant ce simple mouvement avec une lenteur inimaginable. Qu'allait-elle encore leur faire ? Le jeune Kogane retint son souffle alors que le sourcil de la châtaine se haussait. Il allait mourir par manque d'air si elle ne passait pas une vitesse.
- Bien… explications. Maintenant. Personne ne sort de cet appart sans mon consentement.
- Lance… Lance… l'appela Keith du bout des lèvres, sors la plaquette de chocolat à la pistache et donne-lui…
Surpris par cette supplique désespérée, mais bien trop intelligent pour ne pas tenir compte de la situation critique dans laquelle ils se trouvaient, le cubain plongea lentement sa main dans le sac en plastique à la recherche de ce qui pourrait, sans aucun doute, les sauver tous les deux.
Un sourire victorieux éclaira son visage alors qu'il ressortait une plaquette de chocolat noir, la montrant fièrement à Pidge qui, comme sous le coup d'une formule magique, s'en trouva complètement transformée.
- Oh mais vous êtes adorables, vous m'en avez acheté ! minauda-t-elle avant de s'emparer vivement de son trésor et de s'éclipser dans le salon.
Aussitôt, les épaules des garçons se relâchèrent et ils poussèrent un énorme soupir collectif. Ils l'avaient échappé belle !
- Shiro ! Matthew ! Ne croyez pas être dispensés de cuisine ! Je n'ai toujours pas mon risotto aux légumes !
Les deux plus vieux retournèrent dans la cuisine en traînant des pieds et le dos voûté. Eux qui avaient cru être tirés d'affaire, les revoilà de nouveau esclaves d'une gamine de seize ans un peu trop dépendante au chocolat noir. Quelle tristesse !
- Keith, chuchota Lance, on fait comment maintenant ?
L'interpelé haussa les épaules.
- Nous avons éloigné la menace Pidge et, à côté d'elle et d'Allura, Shiro et Matt ne sont que du menu fretin. Aucune inquiétude à avoir ce soir.
- Sharp work Samurai !
Keith écarquilla les yeux de surprise. Qu'est-ce que c'était encore que ça ? Comment l'avait-il appelé ? Avait-il chaud tout d'un coup ? Ses oreilles étaient-elles rouges ? Mon dieu, ils les sentaient brûler. De l'eau. Il lui fallait absolument de l'eau. Et aussi des glaçons, beaucoup de glaçons. Une cagoule en dernier recours ?
- Je… hum… tu as faim ?
- Heu… ouais, opina Lance, lui aussi gêné par la soudaine couleur des joues du coréen.
Il le suivit dans la petite cuisine où Matt et Shiro observaient sans effectuer un geste la bouillie noirâtre et fumante dans la poêle. Du bout de la spatule en bois, l'aîné Kogane trifouillait ce truc immonde et sans nom depuis déjà quelques secondes à la recherche d'un endroit potable et mangeable.
Keith leva les yeux au ciel et écarta doucement son frère du plan de travail, lui prenant par la même occasion l'ustensile des mains. D'un geste habitué, il s'empara du récipient, ouvrit la poubelle du pied et déversa le risotto raté dans le sac gris clair. Il passa ensuite la poêle sous l'eau froide, détachant les derniers grains de riz encore accrochés au fond. Il s'essuya les mains dans un torchon et tourna la tête vers les deux fautifs occupés à regarder honteusement leurs pieds.
L'étudiant se désintéressa rapidement d'eux et prit la bouilloire qu'il remplit d'eau avant de la reposer sur son réceptacle et d'enclencher le bouton. Seul le bruit sifflant de la machine emplit la pièce, rendant l'atmosphère encore plus pesante qu'elle ne l'était déjà. Keith finit par soupirer, bien trop exténué pour chercher à se battre contre son propre frère et son ami.
- On a acheté deux bols de ramens avec Lance, je crois qu'on peut partager.
- Keith, je ne t'ai jamais autant aimé qu'à ce moment même ! Viens dans mes bras, mon petit mulet !
- Ne me touche pas Matt, s'écarta-t-il, tu sens le risotto brûlé, c'est dégueulasse. Sache que je ne te sauve pas la peau, je m'assure les bonnes faveurs de ta petite sœur, nuance.
Matthew baissa les bras qu'il avait ouverts afin de câliner le petit frère de son ami. Tss. Quel sale mioche.
- Sortez de ma cuisine, maintenant, ordonna Keith, vous allez tout me faire sauter avec vos conneries. Sérieux les gars, la prochaine fois, contentez-vous de commander des pizzas ou des sushis !
Les deux fautifs s'empressèrent de sortir de la cuisine, bien trop content d'avoir étaient virés comme des malpropres de cet endroit maudit. Plus jamais ils n'acceptaient que Pidge se joigne à eux pour une petite soirée qui s'annonçait sympa, plus jamais !
- Lance, tu peux verser l'eau chaude dans les bols pendant que je m'occupe des tteokbokki, s'il te plaît ?
Quelques minutes plus tard, Keith fit volte-face et le découvrit, la boîte de ramens dans les mains, ne sachant vraisemblablement que faire avec cela.
- Lance… ne me dis pas que tu ne sais pas faire des ramens ? demanda-t-il en haussant un sourcil.
- Heu… c'est-à-dire que… bredouilla faiblement Lance, mamá m'a interdit de manger des cochonneries alors… je suis un peu nul dans ce genre de situation…
Un éclat de rire fendit le visage de Keith. Ce jeune homme était définitivement bien trop craquant pour sa propre santé.
Le cadet Kogane lui prit doucement le bol des mains afin de lui montrer une première fois comment s'y prendre. Il ouvrit le sachet d'épices et le retourna avant de verser l'eau bouillante dans les nouilles, puis, il referma simplement la boîte afin de laisser les pâtes gonfler. Il laissa Lance réitérer l'expérience avec le second bol et sourit tendrement devant ses gestes un peu maladroits.
Un quart d'heure plus tard, Keith apporta le repas des trois gêneurs alors que Lance l'attendait, portant un plateau avec deux bols fumants. Pidge remercia son meilleur ami avec un grand sourire pendant que Shiro retenait Matt pour ne pas qu'il se jette aux pieds de son frère pour le bénir de son bonté.
- Lance et moi allons dans ma chambre, leur indiqua Keith en montrant sa porte du doigt.
- Oh, tu pourras lui montrer tes croquis de moto comme ça ! répondit, ravi, Shiro.
- Mec… tu fous les boules, on dirait que t'es son père à parler comme ça, rétorqua Matt, la bouche déjà pleine de nouilles, ses baguettes coincées entre ses lèvres.
- Ferme ta bouche quand tu manges, Matthew Holt. Je ne tiens pas à étudier ton système de mastication fort peu ragoûtant, ni entendre les bruits écœurants que font tes molaires, riposta sa sœur sans vraiment lui adresser un regard, le nez plongé dans son livre de cours.
Keith et Lance s'éclipsèrent dans un fond de chamailleries fraternelles.
Arrivés dans la chambre, le propriétaire des lieux s'empressa de fermer derrière eux et de s'adosser à la porte avant de pousser un énorme soupir. C'était bon, ils étaient enfin tranquilles.
- Wow… tes amis sont…
- Lourds ? Envahissants ? Bruyants ? Flippants ?
- … marrants ? finit Lance dans un sourire adorable.
Keith faillit s'étouffer avec sa propre salive. De quel droit lui sortait-il ça avec un air aussi charmeur ? C'était totalement injuste !
Le silence s'installa confortablement dans la petite chambre alors que les deux jeunes hommes s'asseyaient sur le lit, leur bol de nouilles dans les mains.
Attentif à tous les mouvements que faisaient Keith, Lance s'appliquait à les reproduire consciencieusement. Il emmêla rapidement ses baguettes dans les nouilles et le fromage, quant aux petites saucisses… heureusement que Keith avait fini par aller lui chercher une fourchette pour finir son plat.
Une fois qu'il eut terminé, Lance se décida à fouiller un peu parmi les affaires de Keith, après tout, il en avait fait de même chez lui. Un rire chatouilla sa gorge lorsqu'il dénicha un porte-clés au bout duquel se balançait un lion en peluche rouge.
- Oh Dios, Keith ! C'est quoi ça ?
- C'est Coran.
Lance farfouilla un instant dans ses poches et en ressortit des clés avec un lion identique à celui de Keith, mais en bleu.
- On dirait qu'il refile ça à tout le monde, même mon pote en a un ! ricana le cubain.
- Pidge et Shiro aussi, l'oncle Coran était vraiment hypra excité en nous les offrant.
- Un vrai gamin, ajouta Lance en riant.
Soudain, quelqu'un toqua à la porte de la chambre et l'entrouvrit assez pour que les deux étudiants reconnaissent Matt.
- Shiro et moi on sort, vous venez avec nous ?
