DESTINATION FINALE FANFIC
CHAPITRE 5 : LE PREMIER MOIS
L'incendie .. .
La fumée ...
Des pièces de voiture volantes ...
Le sang ...
Le camion de location fonçant à toute vitesse...
Phoebe Harrison bondissait de son lit, en hurlant puis haleta, trempée de sueur. Elle passa une main dans ses cheveux noirs, toussant doucement, sentant la fumée dans l'air. Elle soupira, frappant son oreiller. Il y avait un coup de froid qui en coup de vent qui la fit frissonner. Elle se retourna et regarda à sa fenêtre, surprise de voir que sa fenêtre était fermée. Phoebe soupira de nouveau, en tirant les couvertures par-dessus son corps et essayant de dormir.
Ce n'était pas la première fois qu'elle faisait un rêve au sujet de l'accident. Tous les soirs pendant tout un mois, elle rêvait des explosions qui avaient tué les étudiants de son lycée. Et chaque nuit, elle se réveillait avec la crainte que cela se reproduisit à nouveau. Phoebe était de plus en plus fâchée avec le processus à répétition et voulait que cela s'arrête. Déboussolée, ne sachant pas quoi faire pour éviter de faire des cauchemars, elle avait été voir un psychothérapeute parce que ses rêves devenaient si effroyables et sanglants. Phoebe frissonna, regardant vers l'avant sur le mur devant elle. La première fois qu'elle avait commencé à faire des cauchemars, avait été pendant la nuit où elle était revenue à la maison après l'interrogatoire de la police. Bien évidemment, la police n'avait pas cru à son histoire de visions ou qu'elle ai pu voir l'avenir. Les policiers l'avaient prise pour une cinglée. Personne ne la croyait, d'ailleurs, Alicia restait proche de son amie, afin de l'épauler de son deuil avec Oliver, mais resta assez sceptique sur les "prémonitions" de sa meilleure amie. Les rêves étaient venus à Phoebe ce soir-là, elle avait revu le visage d'Oliver disparaître dans les flammes. Elle avait revu la mort de ses camarades au parking.
Dans les jours qui avaient suivis le drame au lycée, chaque nuit, les mêmes rêves. Les mêmes cauchemars hantaient Phoebe. L'adolescente avait fait tous ses efforts, pour se calmer et de ne pas y penser, mais c'était impossible. Ses consultations avec le psychothérapeute n'avaient aboutit à rien du tout.
Quant à ses parents, ils s'inquiétaient de sa santé et de son état mental. Quand ils avaient appris pour l'accident du camion dans le parking, ils étaient tous les deux précipités au lycée récupérer leur fille, l'avaient serrés contre eux et ramenés à la maison. Ils étaient soulagés que leur fille n'avait rien eu.
Repoussant ses draps, Phoebe se leva, alluma sa lampe posé sur sa table de nuit, et atteignit son ordinateur pour consulter ses e-mails. Elle en avait reçu une centaine. Son histoire de vision de l'accident s'était répandu comme une rumeur, un peu partout dans son quartier. Phoebe avait reçu des messages d'Alicia, qui s'inquiétait pour elle, et elle avait reçu des messages lui conseillant de passer un séjour à l'asile au sujet de ses soi-disant prémonitions. Ne prêtant pas attention, Phoebe ferma sa messagerie informatique, et consulta ses photos.
En regardant ses photos, elle tomba nez à nez à une photo d'elle et d'Oliver, devant un parc. Ils souriaient tous les deux sur la photo. Les larmes aux yeux, Phoebe posa sa main sur l'écran de son ordinateur, effleurant l'image d'Oliver.
- Pourquoi ? Pourquoi ? murmura-t-elle, les larmes aux yeux.
Oliver lui manquait horriblement. Pas une seule fois, elle n'avait cessé de penser à lui. Elle était très déprimée. Tout jusqu'à présent avait été comme un rêve pour elle, un cauchemar horrible. Le plus triste était venu le jour des funérailles d'Oliver, quand Phoebe s'était rendu compte que son rêve était horriblement réel. Ce jour-là, il pleuvait d'une pluie forte. Phoebe avait été témoin des larmes des parents d'Oliver, leur avait serrés la main. Alicia était présente pour soutenir Phoebe, qui s'était mise à pleurer sur son épaule. Alicia essayant de la réconforter.
Voulant à tout prix sécher ses larmes, Phoebe ferma la photo de son ordinateur et l'éteignit. Elle revint sur son lit, se recouvrit de sa couverture.
Ce fut alors que elle sentit une présence étrange. En ouvrant les yeux, elle aurait juré avoir vu une ombre marcher à travers la paroi de sa fenêtre. Elle atteignit vers sa lampe, tournant le petit interrupteur. Il y eut un déclic, puis un autre clic que la lampe resta sombre. Phoebe gémit avant de se tourner rapidement vers son côté.
- Y a quelqu'un ? demanda-t-elle.
Elle jeta sa couverture, marcha pied nu sur le plancher froid en bois. Se mordant la lèvre inférieure, Phoebe louchait, debout et les yeux dans l'obscurité. Elle savait, elle entendait quelqu'un, mais ne savait pas trop à quoi ou de qui il pourrait s'agir. Elle marcha, en scrutant l'obscurité.
- Hé Oh ! Y a quelqu'un ?
Encore une fois, il n'y avait pas de réponse. Ce fut alors qu'elle entendit le bruit. Un bruit sourd, provenant de son ordinateur. L'écran de son ordinateur était allumé.
- Bizarre, murmura-t-elle, j'ai pourtant éteint mon pc. Je n'y comprends rien.
Un autre bruit se fit entendre, quand son fond d'écran afficha une photo que Phoebe avait prise au lycée, était en vue. Phoebe gloussa de surprise, s'approcha de la grande machine et se pencha en avant. Elle regarda fixement l'image.
Sur la photo, on pouvait voir Phoebe souriant largement les bras en l'air et de ses deux doigts du milieu vers le haut. Un sentiment de refroidissement vint sur elle comme elle vit Jodie Baryons dans le fond de la photo, tenant ses livres, qui lui semblait lourdes. Phoebe ne savait pas trop pourquoi Jodie était la seule personne qu'elle voyait dans l'image. Un autre coup de vent doux frôla Phoebe, causant quelques mèches de ses cheveux bruns à l'automne de l'épaule. L'adolescente scruta la fenêtre, qui était toujours fermée.
- Si ma fenêtre est bien fermée, alors pourquoi j'ai comme des frissons ? D'où peut bien venir ce vent ? se demanda-t-elle en se mordant les lèvres.
Elle reporta son attention à la photo, puis l'écran de l'ordinateur s'éteignit brusquement, comme si il était coupé d'alimentation.
Et un terrible orage fit sursauter Phoebe. Elle regarda sa fenêtre, à l'extérieur et vit la foudre frapper dans son jardin. Surprise, Phoebe sursauta et revint vers son lit.
- Je vais aller... boire un coup...
- Quoi ? T'es sûre que tu veux vraiment une bière ?
- Après un mois, ça ne peut pas causer du mal, répliqua sèchement Jodie Baryons en riant sous son souffle avant d'arriver à l'avant et de saisir une barre de chocolat dans le distributeur dans le magasin du coin. Sa meilleure amie, la seule amie qui était vraiment resté en contact avec Jodie au cours du mois, avait été Janet King, qui croisait les bras.
- L'excuse parfaite pour commencer à boire. dit Janet avec un sourire.
D'une certaine manière, Jodie se sentait mal pour ses camarades de classe.
Jessica avait complètement rompue avec ses amis et semblait être devenu un paria depuis l'accident, son groupe Triple J s'était dissout. Phoebe avait coupés les liens de tous ceux qui avaient survécu à l'accident. Nathan avait commencé à donner des cours de sports. Jeremy avait coupé les liens avec tous ceux qu'ils connaissaient, et n'avait plus donné de nouvelles de lui, la mort de son ami Vince l'avait gravement blessé mentalement. Quant à Alicia, elle avait continué à être les yeux et les oreilles du groupe. Elle avait accompagné Phoebe aux funérailles d'Oliver, et tentait de la faire sortir de sa maison.
- J'ai beau essayé de rester chez moi, m'enfermer dans ma chambre, ne pas répondre à mon portable, je n'arrête pas de penser à tous nos amis morts au lycée, expliqua sombrement Jodie. Je crois que je vais aller boire dans un bar, ce soir.
- Ce n'est pas une bonne idée, Jodie, tenta de dire Janet, mais Jodie la poussa violemment.
Janet tomba en arrière, retrouvant son équilibre rapidement et en roulant des yeux.
- Bordel, qu'est-ce qui t'arrive, Jodie ? s'exclama Janet en regardant fixement son amie. Tu te comportes comme une autre personne depuis l'accident... Qu'est-ce qui t'arrive ? Je ne te reconnais plus...
Janet fut interrompue par la gifle, que lui donna Jodie.
Janet regarda sa meilleure amie, complètement choquée.
- Tu veux savoir ce qui m'arrive, ma pauvre ? pesta Jodie, d'une voix bizarre et colérique. Nos copains sont morts, nos copines aussi. Ils sont morts ! Morts ! Morts ! Morts ! Et j'en ai marre qu'on me regarde bizarrement, qu'on me traite d'une manière différente ! J'en ai marre ! J'aurai du mourir dans ce putain d'accident...
- Jodie, arrête ! lança Janet, inquiète, tout le monde nous regarde dans le magasin.
Effectivement, les clients du supermarché observaient les deux filles, d'un air intrigués et choqués. Jodie se contenta de répondre :
- Eh bien, qu'ils nous écoutent, je m'en fous ! Voilà ce je dis ! Je suis une pauvre fille qui a eu la malchance d'avoir survécu à ce putain de massacre ! Vous tous qui nous regardent dans ce putain de magasin, vous pouvez toujours nous rire au nez ou nous regarder de travers parce que vous avez une vie tranquille ! MAIS MOI, JE VOUS EMMERDE ! J'EMMERDE TOUT LE MONDE ! J'EMMERDE LA MORT ! JE VOUS EMMERDE TOUS, BANDE D'ENFOIRÉS !
Alerté par les hurlements de l'adolescente, le gérant du magasin fit appeler des agents de sécurité. Ces derniers prirent Jodie, fermement par le bras et la firent sortir du magasin.
- C'est ça, jetez-moi dehors, bande de brutes ! lança Jodie, toujours hystérique. Et vous tous, dans ce magasin de merde, profitez bien de la vie de daube qui vous reste ! Bientôt votre heure viendra, bande de salauds !
Elle continua de hurler, ignorant les deux agents qui la chassaient hors du magasin. Janet regarda son amie, avec un air de pitié, ne comprenant pas du tout l'attitude de son amie. Les clients qui avaient tout vu, commentaient avec sarcasme.
- Elle a un problème cette fille. Dit un client.
- Jodie a vraiment perdu les pédales, murmura Janet, avec un air triste. Elle n'est vraiment plus la même depuis l'accident. La pauvre !
- Bien contente d'avoir réussi à te faire sortir de chez toi, dit Alicia Horton, avec un sourire, jetant une cannette de soda dans une corbeille. T'as vraiment besoin de sortir, faut que tu reprennes des couleurs.
Phoebe et Alicia se promenaient dans les rues de la ville, passant par des boutiques. Mais Phoebe n'était pas d'humeur à faire du shopping.
- Alicia, t'es bien sympa de vouloir prendre soin de moi, j'apprécie ce que tu fais pour moi, dit Phoebe. Mais je n'ai pas une grande envie d'aller faire les boutiques.
- Faut que tu sortes ma belle, tu ne peux pas rester enfermée chez toi, toute ta vie à broyer du noir, à penser à Oli...
- Non, l'interrompit sèchement Phoebe, on s'était mis d'accord pour ne plus parler d'Oliver. Tu ne me parles pas de lui, s'il te plaît.
- Pardon, excuse-moi, Phoebe, je ne voulais pas te choquer, dit Alicia, d'un air triste, puis décida de changer de sujet. Au fait, t'es au courant de ce qui s'est passé au magasin au coin de l'école, avec Jodie et Janet ?
- Devrais-je le savoir ? Tout ce qui est à quelques kilomètres dans un rayon de l'école peut aller en enfer en ce qui me concerne. Dit Phoebe en se pinçant les lèvres et poursuivant son chemin.
Alicia gémit encore, s'accrocha à l'épaule de Phoebe et entoura ses bras sur elle. Phoebe en avait assez. Les funérailles de ses amis, le Mémorial, les Service d'Église ... partout où allait Phoebe, il y avait quelque chose qui la ramenait à ce tragique accident. Elle voulait se débarrasser des souvenirs, débarrassé de l'envie fatigante pour appeler chacun des survivants et de leur demander des nouvelles d'eux.
Phoebe regardait à ses pieds.
- Est-ce que tu vas bien ? demanda Alicia à sa meilleure amie. Je veux dire, ça fait un mois. Tu ne crois qu'il serait temps de passer à autre chose et à ne pas s'attarder sur ce qui s'est passé au lycée ?
- Je sais, Alicia, s'emporta Phoebe, c'est ce que j'essaye de faire en ce moment, mais c'est trop dur. Mes cauchemars ne s'arrêtent pas. Tu ne peux imaginer à quel point c'est désagréable. Chaque fois que je ferme les yeux, je revois le camion, les flammes, nos amis disparaître. C'est interminable, et je ne sais pas comment gérer ça. J'ai des frissons la nuit, et pourtant je ferme ma fenêtre. Je n'y comprends rien.
- Je suis désolée, Phoebe, dit Alicia, avec un air triste, je ne savais pas à quel point c'est terrible pour toi !
Pour éviter de se sentir coupable, Alicia détourna les yeux de sa meilleure amie. Phoebe toussa doucement avant de continuer de marcher en avant. Les deux filles se dirigèrent vers le centre commercial. Phoebe voulait acheter quelques nouveaux vêtements et Alicia voulait s'acheter des nouvelles chaussures. Dans l'ensemble, Phoebe voulait se sentir comme dans une journée normale. Mais ce n'était pas le cas. Ce jour n'avait rien de normal.
Phoebe haleta très fort, tout à coup, levant les mains et les posèrent sur son visage. Elle faillit tomber en arrière, mais plutôt, elle soutint dans les bras de sa meilleure amie, qui la saisit avec facilité. Alicia laissa échapper un petit cri, poussant son amie hors d'elle.
- Quoi ? demandé Alicia frénétiquement.
Phoebe s'avança, prise de panique et en regardant autour d'elle.
- Quoi ? Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ? Continua Alicia, en essayant de voir ce que Phoebe cherchait.
- J'ai senti quelque chose, un frisson... commença Phoebe, quand un vent la frôla, et une feuille de papier se frotta à ses pieds.
Phoebe ramassa la feuille, s'aperçut qu'il s'agissait d'une feuille de publicité. Une publicité d'un sèche-cheveux, avec un prix réduit.
- Un sèche-cheveu ? demanda Phoebe, intriguée. Pourquoi me montrer ça ?
Et quelques images jaillirent dans sa tête : elle vit la photo d'elle et de Jodie qu'elle avait vue la nuit dernière, et le sèche-cheveu qui se trouvait dans la feuille de publicité.
- Phoebe, qu'est-ce que tu as ? Là, tu me fais flipper ! Dis-moi ce qu'il y a ? demanda Alicia, inquiète.
- Je vois Jodie avec un sèche-cheveu, murmura Phoebe, d'un regard perdu.
- Et alors ? Jodie va se faire tuer par un sèche-cheveu ? Tu es sûre que tu te sens bien ? dit Alicia, intriguée. Je pense que tu devrais te reposer.
- Non, je sais exactement ce que j'ai vu, Alicia. répondit Phoebe en pleurant, retirant de son épaule le bras de son amie. Mais je ne comprends pas le sens... Jodie... sèche-cheveu... qu'est-ce ça veut dire ?
Alicia la regarda avec crainte, le comportement étrange de Phoebe. Qu'est-ce qui arrivait à sa meilleure amie ? Phoebe n'était plus la même personne depuis l'accident. Alicia commençait à avoir peur de Phoebe, au point où elle ne pouvait plus reconnaître sa meilleure amie.
- Je sais ce que j'ai vu, répéta Phoebe.
- D'accord. Dit Alicia, hochant la tête et en caressant son amie sur l'épaule. Ensuite, elle jeta un œil à sa montre et poussa un gémissement.
- Merde. J'ai rendez-vous chez la manucure à trois heures. S'exclama Alicia en regardant Phoebe, qui semblait sur le point de pleurer. Je te promets que je prendrai le temps pour toi. Je t'appellerai et on se fera des sorties entre filles.
Avant que Phoebe puisse dire un mot, Alicia se retourna et se précipita dans la direction opposée. Phoebe continua à marcher sans même regarder derrière. En marchant, elle aperçut la même affiche de publicité sur le sèche-cheveu accroché sur la vitre. Une sensation de froid vint sur elle lorsqu'elle vit écrit sur un journal: on n'échappe ni à la mort, ni aux impôts. Phoebe commença à se demander si elle avait eu une autre vision.
Le sentiment avait été exactement le même, lorsqu'il était venu sur elle, avant que l'accident ne se produise au parking du lycée de McKinley. Phoebe se cramponna dans un poteau, sans prêter attention aux passants qui la regardaient avec des yeux ronds et l'adolescente regarda vers l'avant. Quelque chose allait se passer ce soir... cette nuit, en tout cas. Elle le savait et pour une raison étrange, elle avait jugé important de le dire aux autres survivants.
Nathan Raines regardait l'horloge. Trente minutes de plus jusqu'à ce qu'il devait se préparer à enseigner la classe des petits enfants en salle de gym privée à l'école de McKinley. Jusque-là, cependant, il décida de se coucher et se détendre. Son esprit tout entier avait été assombri par les pensées de l'anniversaire de l'accident survenu au lycée. Il savait que ce jour viendrait et que les gens continuaient de pleurer... mais bon Dieu.
La meilleure amie de Nathan avait trouvé la mort ce jour-là. Annie Humber, tuée dans une explosion de voiture, alors que tous deux venaient de finir les cours. Assister à son enterrement avait été terrible pour Nathan. Annie était sa meilleure amie, elle le défendait, chaque fois qu'on se moquait de ses boutons d'acné sur le visage... Et maintenant, Annie n'était plus là... Nathan regarda sa montre. Vingt-cinq minutes de plus. Il serait en mesure de s'asseoir et se détendre, cependant.
Il avait pris l'habitude de travailler depuis le drame. Chaque fois qu'il pensait à ses amis, entendant leurs voix dans sa tête ou même de les voir dans son esprit, il marcha droit à ses cours de sports et commençait à faire travailler ses muscles avec ses haltères. Si Annie aurait vu son bras maintenant ... Ce fut un mois déprimant pour Nathan, mais il savait que finalement, il devait les quitter. Quelles étaient les chances qu'il verrait ses meilleures amis après les diplômes de toute façon ?
Pourtant, Annie lui manquait terriblement. Depuis le tragique accident au parking du lycée, la vie commençait à descendre lentement en mouvement de sens et d'actions. Quel était le chemin à prendre quand tout le monde meurt autour de soi ? Nathan pivota, plantant ses pieds à son plancher de sa chambre. Il pouvait entendre son petit frère dans sa propre chambre à jouer à ses jeux vidéos. Nathan se leva, faisant des étirements et bâilla.
Aujourd'hui, il voulait juste se coucher et penser au passé mais il savait que cela ne servirait à rien. Il avait besoin de prendre l'air et de travailler un peu. Il n'avait pas parlé à un seul des survivants, depuis la salle d'interrogatoire. Alicia Horton lui envoyait souvent des messages sur un site de réseau social, mais il les avait ignorés. Nathan attrapa une brosse large de sa commode et se brossa les cheveux.
Après cela, Nathan sortit un t-shirt bleu qu'il enfila, et un short blanc. Au moment, où il mit ses chaussures de sports, on frappa à la porte de sa chambre.
- Nathan, mon chéri? Dit une voix féminine.
Nathan leva les yeux.
- Qu'est-ce qu'il y a, Maman ? demanda-t-il.
La porte s'ouvrit et Madame Pamela Raines entra dans la chambre à coucher. Elle regarda autour, en voyant le désordre indescriptible qui régnait dans la chambre, mais s'abstint de tout commentaire. Elle fit un sourire triste à son fils.
- Mon chéri, il faut qu'on parle toi et moi ! Depuis un mois, tu n'adresses plus la parole à personne. Ni à moi, ni à ton père, ni à ton frère, pas même à tes amis. Dit la mère timide avec un demi-sourire.
Nathan leva les yeux et secoua la tête.
- Je sais quel jour on est, aujourd'hui, dit-elle doucement, comme si elle ne voulait pas qu'il l'entende. Je comprends très bien, si tu ne veux pas aller travailler...
- C'est arrivé il y a un mois, Maman. L'interrompit sèchement Nathan, d'un air sombre. Je m'en fous complètement.
- Je sais que c'est une chose difficile à procéder...
- Maman, arrête avec ta psychologie à deux balles sur moi, s'il te plaît, dit Nathan, en prenant son sac de sports. Sa mère regarda à ses pieds. Nathan regarda par-dessus son épaule et pouvait voir le mal dans ses yeux. Il soupira.
- Ecoute, je suis désolé. Mais je ne veux pas m'attarder sur le passé. Ma meilleure amie est morte. Et oui, aujourd'hui, n'est certainement pas mon jour préféré de l'année... mais je vais m'en remettre. Je suis un homme maintenant , Maman, tenta d'expliquer le jeune homme.
Sa mère hocha la tête, même si une larme coulait sur sa joue.
- Maintenant, je dois y aller, mais dès que je rentre, on parlera, je te le promets.
Et sur ces mots, Nathan quitta sa chambre, emportant son sac de sports.
Après l'incident dans le supermarché, abattue, Janet rentra chez elle. Elle ferma la porte, bouleversée. Elle s'assoupit sur son canapé, en soupirant. Elle prit un magazine de femmes et le lit.
Quand la sonnerie de son téléphone portable se fit entendre. Janet sortit son téléphone de sa poche, vit le nom affiché sur l'écran avec surprise, et décrocha :
- Allo ?
- Janet, fit la voix de Jessica, c'est moi, j'ai besoin de parler à quelqu'un. S'il te plaît, tu peux passer chez moi. Il faut que je te voie.
En entendant le son de sa voix, Janet en conclut que Jessica n'allait pas très bien. Elle fut étonnée de son appel. Janet n'avait plus parlé à Jessica depuis la salle d'interrogatoire.
Peu après, elle vint tout de suite à la maison de Jessica. Elle sonna à la porte, quand Jessica vint l'ouvrir.
Elle avait l'air terrible. Ses yeux étaient injectés de sang rouge, apparemment elle avait beaucoup pleurer. Ses yeux étaient à peine ouverts. Sa peau était pâle, presque comme si elle n'était pas allée à l'extérieur depuis des mois. Ses cheveux étaient miteux et épais. Elle n'avait manifestement pas corrigé son maquillage. Sa beauté était méconnaissable, et Janet voyait bien à quel point Jessica semblait déprimée.
- Janet, dit-elle d'une voix douce.
- Salut Jess, répondit Janet en lui souriant faiblement.
- Jodie et toi, vous me manquez beaucoup, les filles, déclara Jessica faiblement.
Janet hocha la tête.
- Tu me manques, toi aussi. Jodie ne va pas très bien en ce moment. Elle sombre dans l'alcool.
- Je voudrais aller la voir, mais je ne peux pas. Répondit Jessica, d'une voix triste.
- Donc, c'est ce que tu vas faire durant le reste de ta vie ? T'enfermer chez toi et ne plus en sortir ?
- Je m'en vais à Paris pour aller à l'école, dit Jessica avec un clin d'œil. Je-je vais essayer de passer à autre chose de ma vie. Les filles, vous n'aurez plus à traiter avec moi ou mon humeur changeante ... et si ça fait votre bonheur. Nous étions tous censées mourir, ce jour-là au parking. Et je ne peut pas gérer le fait que j'étais une salope à tous ces étudiants avant qu'ils... ne meurent.
- Nous pouvons encore changer notre avenir.
- Nos destins sont fixés et tu le sais. Je serais toujours une sale garce. Et j'aimerais changer ma personnalité comme me l'a dit Alicia, à la salle d'interrogatoire. Et je veux aller à Paris de toute façon. Je viens de comprendre que cet événement a accéléré ma vie.
- Est-ce qu'on peut peut-être continuer cette conversation à l'intérieur ? demanda simplement Janet.
- Bien sûr. Répondit Jessica, en essuyant ses larmes. Elle retourna dans la maison, un frisson se précipiter à travers ses cheveux, ce qui était étrange à cause du temps humide à l'extérieur. Elle ne pensait qu'à la laisser refroidir pendant une seconde ou deux, si, avant de fermer sa porte derrière elle que Janet rentra à l'intérieur.
