Chapitre Six { Veut dire ce que ça veut dire.

J'avais rarement autant tenu en position de planche. Dire que mon corps était brûlant et mes abdos douloureux étaient un parfait euphémisme. C'était pire. Je pariais même que ça frôlait l'enfer même. Merci à ce cher Cullen. La concentration était un prix. Et la paix ce jour-là, représentait un espoir intenable. J'avais l'impression de payer pour quelque chose que je n'avais pas fait. Je crois que je l'énervais. Il m'a jeté un regard quand j'ai osé lever les yeux. Dire que tant de compétence sortait de ce type mais aussi tellement de mauvaise humeur. Enfin, je trouvais qu'il s'était pas mal calmé depuis la veille. Bref quand j'ai pu enfin m'effondrer sur le parquet, je me sentais complètement à boue. C'était mon excuse pour enfin annuler la sortie que j'avais promis la dernière fois et je voulais éviter en fin de compte. Je ne savais pas pourquoi mais ça me stressait. Alors en marchant vers le vestiaire, j'en ai profiter pour l'annoncer à Rosalie.

-Ecoutes, pour ce soir, je pense que je vais rester dans ma chambre. Cullen m'a bien fatigué et j'ai pas mal de boulot en retard pour mon cours…

-Ah non, tu rêves. Tu as insisté pour sortir. Alors, on sort. Point.

-Mais…

-Non, Isabella. Si tu crois que je vais accepter que tu te défiles encore, tu te fourres le doigt dans le nez. Et puis, t'en as pas marre de ne rien faire, de rester dans ton lit tous les soirs en attendant que la vie se passe ?

Je suis restée en silence. Je détestais ce genre de conversation qui ressemblait à des engueulades. Bon sang, je savais qu'elle avait raison. Je savais que je crevais de trouille de me lancer et de vivre. Ça me foutait les boules, c'était indéniable. J'ai fini par hocher la tête.

-Ok, tu as raison. On se retrouve devant la bibliothèque à 8h.

Elle a souris. Je crois qu'elle était satisfaite. Moi, pas vraiment. Mais je l'avais bien cherché non ? Le temps passa affreusement vite. Si bien que je me retrouvais trop vite assise au bar devant une chope de bière. Cependant, c'était vrai que Rosalie était trop marrante et qu'Alice qui était venu avec son mec nous faisait rire parce qu'elle avait décidé d'aller chanter sur scène avec le groupe qui se produisait ce soir-là. Le Thumbs était le bar le plus proche du campus. Et il était bourrée à craquer comme chaque soir de semaine. Il était impossible de faire un pas sans rentrée dans quelqu'un ou d'aller à la toilette sans faire au minimum dix minutes la file. Mais l'ambiance était super. Pour une fois, ce n'était pas un fardeau. Au contraire. C'était encore mieux quand on s'enfilait plusieurs shoots de vodka. Tout était moins sirupeux. Moins ostensoir. Je me pliais de rire encore plus vite qu'à l'habitude. Quand Rosalie s'étala en se levant, j'ai tellement rigolé que la bière passa par les narines. Alice et son copain, dont j'avais complètement oublié le prénom et que je nommais Bambi (à cause de son regard) rigolaient encore plus.

-Vous deux, vous êtes complètement torchées.

J'ai rigolé.

-Je sais, je suis foutrement drôle. Mais Rosalie, elle me bat à plat de couture.

-J'y peux rien si je suis maladroite…

-Ma pauvre petite !

J'ai ricané de plus belle. J'étais loin contrôler toutes mes réactions. Mais pour une fois, j'oubliais d'être casse couille. Je m'amusais vraiment. J'ai glissé un regard vers un grand type qui regardait vers nous. J'ai mis un coup de coude dans les côtes de Rosalie.

-Regardes, tu as une touche.

-Où ça ?

Elle avait pratiquement crié ça en jetant de regard en tous sens.

-Qui ça ? Le gars-là ?

-Celui avec un tatouage.

-Ouch ! J'sais pas, Isa… Il est…

-pas mal. Allez, Rosie-lie. Vas.

Pour complété la parole, je l'ai poussé de son tabouret et elle a eu du mal à ne pas se casser la tronche. Mais elle a vite repris le dessus et elle est parti droit sur le gars. J'ai observé avec Alice qui avait enfin cessé d'embrasser Bambi.

-Pas mal, même bourrée tu repères encore les canons. Bien joué, capitaine.

-Merci. J'appelle ça le talent.

J'ai souri de toutes mes dents. Cinq minutes plus tard, Rosalie roulait déjà des pèles à tout va à ce type et je soupirais contente.

-Tu n'as pas envie de te trouver un type ?

J'ai regardé Alice.

-Pourquoi ?

-T'as l'air un peu envieuse.

-Je suis jalouse mais bref.

-Mais bref ? Ça veut dire quoi ça ?

-ça veut dire bref.

Elle m'a souri soupçonneuse. Je savais qu'elle avait parfaitement compris la nuance. J'étais loin d'être discrète. Il y avait aussi qu'Alice était loin d'être stupide à l'instar de ma propre crédulité.

-Hmm. Comment s'appelle l'heureux élu ?

-Personne.

-Accouches, petite cachotière.

Je croisais les bras. J'étais prête à fermer ma bouche pour une fois. Alcool ou pas. Je n'allais certainement pas manquer une occasion de fermer ma gueule.

-Crois moi quand je te dis qu'il n'y a personne. Je suis libre comme l'air.

Elle a rigolé.

-D'accord. Si c'est le cas, je te propose d'aller embrasser n'importe qui dans ce bar.

-Quand ça ?

-Maintenant.

-Un inconnu, tu veux dire ?

Elle hocha la tête. D'un coup, l'alcool descendu et j'avais l'impression que je reprenais un peu conscience.

-Euh, non, je ne peux pas faire un truc pareil.

-Isabella, c'est qu'un baiser. Ce n'est pas une demande en mariage.

Je me suis retrouvée à marcher entre les gens sans but précis. Tout ça à cause d'Alice. Grrr. J'étais un peu désespérée. Finalement, j'ai fini par voir un tabouret libre et m'assoir. J'ai demandé au barman un verre d'eau pétillante parce que l'alcool me donnait un peu mal au cœur. Ou bien le pseudo défi d'Alice. Je ne savais pas trop.

-Tu sors un soir de semaine, mademoiselle Swan ? Je ne pensais pas que c'était ton genre.

J'ai cru faire une crise cardiaque en comprenant qui était assis à côté de moi.

-Coach ? Mais…

-Ne sois pas si choqué, Swan.

Je le regardais avec un peu trop d'effroi.

-Mais c'est un bar fréquenté par les étudiants. Qu'est-ce que vous faites là ? On ne voit jamais de prof ici.

Il a bu sa bière en secouant la tête avec ce drôle de sourire. Celui qui dit que tu ne comprends décidément rien à rien.

-Je ne pensais pas qu'il y avait un écriteau sur la porte interdisant au prof d'entrée dans ce lieu.

Je ne comprenais absolument rien. Je pense que ça se voyait très bien.

-J'étais encore étudiant, il n'y a pas si longtemps que ça, Swan.

-Mais comment ce n'est plus cas. Et puis quoi ? Vous nous espionnez ?

-Ecoutes, avant que tu viennes poser tes fesses sur ce siège, je n'avais strictement aucune idée de ta présence dans ce bar.

-C'est hyper gênant…

-De quoi ? De se bourrer la gueule en présence de son entraineur ?

-Hmmm.

J'ai regardé devant moi et Alice jouait des sourcils. J'étais quasiment certaine qu'elle n'avait pas reconnu Cullen. Sure et certaine. Elle pensait que j'allais l'embrasser. Mon estomac disparut dans mon ventre. J'allais reporter mon attention sur le coach quand mon GSM vibra. Message de cette chère Alice :

Embrasse ce type. Sinon, je reprends l'interrogatoire, jusqu'à ce que tu craques. On ne peut rien me cacher.

J'ai ranger mollement mon Gsm dans ma poche et j'ai regardé le coach qui buvait sa bière en silence alors que So good passait dans le bar et que les gens autour criait surexcité en se précipitant sur la piste de danse déjà bien bourrée.

-Je… Je voudrais vous demander un service.

Il m'a dévisagé curieusement attendant ce que j'avais à lui demander. Sauf, je ne savais pas comment lui demander une telle chose. Il allait dire non, c'était prévisible. Et dans ma poche, mon téléphone vibrait. Je savais que c'était Alice. Je ne voulais pas lire. Je ne voulais pas de pression. Je voulais faire cette chose complètement folle. Je voulais le faire. Je me suis penchée vers lui. Il s'était figé mais je n'ai pas arrêté de plongé. Je l'ai embrassé. Je savais que j'étais encore désinhibé par l'alcool. Je savais que c'était de la folie. Mais je l'ai senti se rapprocher et j'ai pu aussi sentir ses mains m'accrocher. Je ne faisais pas que l'embrasser. Nous dépassions une ligne invisible qui ne rendait la situation que plus excitante encore. J'ai soupiré contre ses lèvres. J'étais au bord du gouffre, je pouvais le sentir. Il m'a regardé droit dans les yeux. C'était comme s'il voulait aussi comprendre ce qui se passait. Au lieu de se poser les questions qui n'ont pas de réponses, il effaça toutes distance et repris possession de mes lèvres. C'était comme si quelque chose d'énorme venait de se passer et qu'on bravait tout parce que c'était tellement bon. Je ne voulais pas me rendre compte de qui j'embrassais, je ne voulais pas me rappeler qui il était vis-à-vis de moi. Du moins pas à cet instant. Je voulais me perdre. C'était plus enivrant. C'était trop impulsif, trop bon pour s'arrêter.

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Hello tout le monde, comment vous vous portez ?
Alors, j'ai pris beaucoup de plaisir et d'intérêt à lire vos commentaires. Alors pour ce qui est du timing entre les publications, je suis désolée mais il me faut du temps pour écrire, j'aimerai beaucoup pouvoir vous postez des chapitres plus vite mais je manque de temps… Si je peux, je vais essayer d'être plus rapide et de poster peut-être plus vite. A méditer ! Sinon, oui ! Les chapitres sont trop courts. En fait, j'y travaille ! Sinon, n'hésitez pas à continuer à me donner votre ressentie. J'ai besoin comme n'importe qui de m'améliorer encore et encore et encore et encore
Je promets de faire un effort à propos de l'orthographe. En attendant, je vous remercie pour vos commentaires enthousiastes, c'est tellement gratifiant et motivant, vous n'imaginez même pas ! MERCI ! Je vous embrasse et à très vite !