Chapitre Huit { Revenir sur Terre.
Ok. Je fais quoi maintenant ? Gène absolue. Impulsion de merde. C'était toujours le même sentiment quand on revenait à la réalité et qu'on se rendait compte qu'un truc clochait. Comme par exemple cette table de nuit. Mais bordel, c'était loin d'être la mienne. Ce drap, cette chambre… J'ai refermé les yeux parce que d'un, le tambourin dans ma cervelle de moineau faisait horriblement mal mais aussi cette maudite pièce n'était pas la mienne. Je serais la mâchoire pour ne pas pleurer parce que je mourrais d'envie de chialer. Je me suis retournée violemment et je me suis heurtée à quelqu'un.
-Aïe !
J'ai ouvert les yeux trop vite et la lumière me donna un coup de plus dans la tête. Mais en le voyant, j'avais pris une claque dans la figure. Non. NON. NON. Je divaguais. Je n'avais pas osé. Non. L'alcool, cette putain de traitresse m'avait emmené dans ce lit. C'était évident. Et puis, toutes les brides de mes souvenirs venimeux me happaient. Le bar, Alice, ses réflexions de merde, ce tabouret, lui. Lui, toujours lui dans ma tête. Il m'avait fait l'amour comme jamais. Je m'en souvenais parfaitement. Je n'étais pas autant bourré que je tentais vainement de me convaincre. C'était ma décision. Pas la sienne. Et puis quoi ? On faisait quoi dans ce genre de situation ? On assumait. On devait prendre la responsabilité d'acte dont on était la seule responsable. Tout ça poussé par l'alcool qui te donnait l'impression de tout faire, sans pouvoir s'arrêter. Simplement parce que tu étais désinhibée. J'ai inspiré autant d'air. J'avais besoin de réagir. Il était complètement éveillé. Ses grands yeux clairs me fixaient. Il était conscient de tout. Il ne savait juste pas plus que moi quelle réaction avoir.
-Je crois que je vais rentrer chez moi.
Suivant la parole à l'acte, je me suis levée gardant le drap fermement contre moi. J'étais tellement gênée. J'étais nu, j'avais été nu devant lui. Mais maintenant que la réalité avait repris ses droits, je me sentais trop mal à l'aise, trop pudique pour oser me dévoiler ainsi. J'ai fait un pas, sauf que le drap ne suivait pas ma route et je me retrouvais d'un coup étalé sur le matelas. Je me suis aussitôt redressée et j'ai tenté de reprendre le dessus contre ce maudit tissu coincé.
-Isabella… Je crois qu'on a plus besoin d'être gêné.
-Ah, tu crois ?
Je ne le regardais plus. Je me concentrais sur le drap. Je me sentais nauséeuse. Pas bien du tout. L'alcool me faisait payer mon comportement débridé.
-S'il te plait, Isabella. On a couché ensemble.
-Justement, on a couché ensemble. Tu sais ce que ça signifie, je suppose ?
Je tirais de plus en plus fort sur le drap qui était coincé sous le matelas.
-Isabella. On est des adultes. On est capable de gérer des situations pareilles.
Je secouais la tête à bout. Ce maudit truc ne voulait pas venir. Je voulais tellement m'enterrer quelque part et ne plus penser à ce que j'avais fait. Tout à coup, il posa la main autour de mon bras, m'empêchant de gigoter. Je lui tournais toujours le dos. Je tremblais un peu. J'avais rarement eu autant la trouille.
-S'il te plait, veux-tu bien me regarder. Isabella ?
-Je ne peux pas. J'ai honte.
-Moi pas.
J'étais si surprise que j'ai détourné la tête vers lui, si vite que je ne m'attendais pas à me retrouver si près de son visage. Ma main libre serrait fermement le drap contre mes seins. Il n'était pas comme d'habitude. Comme si, nous ne tenions pas le même rôle. Il n'était plus l'entraineur. C'était juste un homme qui n'avait pas honte et qui considérait cette situation comme normal.
-Comment tu ne peux pas éprouver ne serait-ce qu'un tout petit peu de regret en repensant à ce qui vient d'arriver ?
Il a penché la tête avec ce regard doux comme tout. Sa main libre s'est aventurée contre ma joue puis tira mes mèches rebelles vers l'arrière.
-Je ne prétends que c'était une grande idée d'avoir fait cela. Il y a semble-t-il une hiérarchie à respecter. Mais…
Sa tête tomba en arrière. Il semblait chercher les mots appropriés.
- Je ne suis qu'un homme, Isabella. Et toi…
-Qu'est-ce que j'ai fait ?
-Tu m'attires depuis trop longtemps. Ça peut sembler idiot mais tu es une espèce de force de la nature. Tu es tout à la fois, une lionne et un chaton. Tu prends tellement d'énergie rien que pour protéger ce qui semble être important pour toi. Je ne peux pas combattre cela. Je suis faible.
Il resta en silence sans me lâcher des yeux. Les mots parfois, manquaient à l'appel. Ici, j'étais aussi faible que lui. J'avais l'impression de ne pas pouvoir bouger tant que… Tant que lui n'aurait pas tout dis.
-Je ne parle même pas de toi vue de l'extérieure. Dieu du ciel. Tu te rends compte de la manière dont tu me toises quand je dis quelque chose qui ne te plait pas ? Tu es excitante.
J'étais bouche bée. Franchement. C'était la réalité ou un effet secondaire de l'alcool ? Les deux à la fois peut-être.
-Je me rends compte que je viens de te dire des choses complètement déplacées. Je m'en excuse.
-Eh bien, c'est-à-dire que… non. C'est que je m'en étais pas rendue compte.
Un temps infini s'est écoulé pendant qu'on se toisait du regard. Sans qu'aucun son ne vienne perturber ce moment qui prenait beaucoup d'ampleur. Et je savais que j'allais craquer. J'allais dépasser la limite. Je le savais. On ne pouvait pas repousser éternellement l'inévitable. Je devais l'admettre. Je craquais. Je me suis détachée de ses mains pour me remettre tant bien que mal sur mes jambes. Il ne semblait pas savoir quoi penser. L'option de départ, c'était ce qui était le plus plausible en fin de compte. Mais, je ne faisais jamais ce qu'on attendait de moi. Ma décision était tout autre. J'ai lâché le drap qui tomba sur le sol. J'étais de nouveau aux prises avec cette ligne. Je venais de la bafouer de nouveau. Son regard glissa sur mon corps. Je n'avais pas changé depuis la nuit précédente. J'étais encore luisante. L'excitation ne me quittait décidément plus. J'ai posé un genou sur le matelas quand il s'apprêta à parler. Sauf que rien n'avait besoin d'être dit. J'étais à quatre patte, un doigt sur ses lèvres. Il n'osait plus rien faire. Il était aussi timide que moi. Je crois qu'il n'y avait plus moyen de rebrousser chemin quand de nouveau, nous plongions l'un contre l'autre. Je pouvais sentir ses mains glisser tout contre moi dans cette douceur qui pouvait rendre n'importe qui dingue.
Je ne voulais plus penser, je voulais m'abandonner encore et encore, en silence sans rien pour m'appesantir. Je savais que je faisais peut-être une erreur en couchant avec lui. Mais pourtant, tout au fond, je n'avais pas l'impression de commettre une bêtise lorsqu'il m'embrassa le plus tendrement du monde. Je n'avais pas l'impression que c'était une erreur quand Edward me regarda profondément avant de s'enfoncer pour de bon. Je crois que j'avais en réalité besoin de ça. De cette chaleur, de ses mains sur moi, de son souffle tout contre moi. Je me sentais vivante pour la première fois depuis tellement longtemps. Même avec d'autre garçon, faire l'amour gardait toujours cette espèce de trace insensible qui me rendait un peu étrangère. Comme si je n'étais pas du tout dans le coup. Mais lui, il commençait déjà à défoncer toutes les barrières autour de moi. Comme si, lui, il avait compris de quoi il en retournait. Comme si, lui, il me connaissait vraiment.
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Hello le Monde. Vous allez bien ?
Bon, bon, bon. Verdict ?
Je suis en tout cas ravi de voir vos petits commentaires. J'espèce réponde à vos attentes les plus folles et je continue encore et toujours à vous dire MERCI de me suivre.
Bref, je vous embrasse et je vous dis : A très vite !
