Commentaire d'auteur :

Hey les lecteurs, comment ça va? Je vous avait bien dit que je reviendrais d'ici une semaine avec la suite, n'est-ce pas? eh bien la voilà! :D Je viens tout juste de finir ce chapitre, il y aura sûrement quelques fautes inattention qui trainent car j'avais la flemme de le relire, donc n'y prêtez pas attention x) (faut dire qu'une des lectrices était comme une folle quand elle a su que je posterais sûrement ce soir...donc je me dépêche XD)

Concernant le chapitre en lui-même, il n'est peut-être pas aussi drôle que le premier mis à part un certain passage où je me suis tuée toute seule ( et qui est complètement bizarre XD), et est beaucoup plus romance, en fait. j'espère que vous l'aimerez tout de même! XD

Sinon, vous êtes vraiment adorables vous savez, presque une dizaine de reviews et déjà plus d'une quinzaine de suivis et favoris, franchement ça me fait super plaisir, je ne sais pas quoi dire, mis à part que vous m'avez décidée à ne plus poster sur le site sur lequel je me trouvais avant et de mettre toutes mes futures fanfictions ici! franchement vos mots d'encouragements sont adorables, merci! ce que j'aime ici c'est que les lecteurs sont sympas et ne sont pas avares en reviews, non franchement j'adore :3 je vous laisse sur les réponses aux visiteurs concernant le premier chapitre et bonne lecture! :D

Réponse aux reviews (visiteurs) :

ThoMiNewt : merci beaucoup de cette review, ça fait plaisir! je ne pensais pas pouvoir faire passer quelqu'un par tant d'émotions c'est génial :3 La suite tu l'as juste en dessous x)))


Épreuve deux : faire passer la connerie de Minho pour un accident

Thomas lâcha à regret l'écharpe de son ami et s'exclama, paniqué :

- Il faut qu'on retrouve les autres et en vitesse !

Newt acquiesça distraitement, puis tous les deux revinrent sur leurs pas pour trouver les cinq autres lycéens éparpillés dans le magasin. Ils se mirent à courir, en proie au stress. Si jamais les flics les arrêtaient, chacun d'eux allait se faire détruire par ses parents, sans parler de la punition qui en découlerait !

Après avoir trouvé Brenda et Theresa au détour d'un couloir qui étaient tout aussi paniquées qu'eux et couraient dans tous les sens, ils arrivèrent à retrouver Alby qui les cherchait aussi.

Cette fois-ci les sirènes étaient très proches et il manquait toujours deux lycéens ! Les cinq autres couraient comme des fous pour les trouver, jusqu'à ce qu'ils s'arrêtent net dans un rayon, choqués.

Minho avait un sac à dos, sûrement pris ici, dans une main, et faisait le tour d'un certain rayon, prenant des bouteilles d'alcool pour les mettre dedans, calmement. Thomas et Newt se jetèrent un regard, la bouche légèrement entrouverte, puis le brun gueula :

- MAIS TU FOUS QUOI BORDEL MINHO ?!

Ce dernier eu un sursaut, manquant de casser une bouteille sans le vouloir sur le bord de l'étagère, et expliqua, intrigué :

- Bah quoi je nous prends quelques bouteilles, on sait pas encore où on va finir la soirée…

- J't'en foutrais moi ! repris Thomas, la voix un peu plus basse mais toujours aussi énervée. Tu n'entends pas la sirène de la police qui va débarquer d'un instant à l'autre ?!

Minho se figea, tendant l'oreille, puis son visage blanchit.

- Merde ! jura-t-il en refermant son sac avec précipitation, avant de les rejoindre en courant.

Il regarda chacun de ses amis, pensant qu'ils pouvaient partir, mais il y avait un problème :

- Où est Winston ?!

Les autres regardèrent autour d'eux mais il était effectivement, absent. Le jeune asiatique pensa tout de suite où il pourrait le trouver et traça jusqu'au rayon des glaces, et il était bien assis là, à même le sol avec un gros pot dans les mains ainsi qu'une cuillère, en train de se remplir l'estomac comme si de rien n'était.

- WINSTON LEVE-TOI FAUT QU'ON SE TIRE !

L'autre sursauta comme l'avait fait Minho, puis entendit enfin les sirènes à son tour et écarquilla les yeux.

- Merde ! jura-t-il.

- C'EST TOUT CE QUE TU TROUVES A DIRE ?! hurlèrent ses camarades, désespérés.

L'autre ne répliqua pas et se contenta de se lever d'un bond avant de suivre la troupe qui avait déjà filé en direction de la porte qui se trouvait au fond du magasin et qu'ils avaient empruntée pour pénétrer à l'intérieur. Minho y arriva le premier et commença à actionner la poignée, qui malheureusement semblait s'être bloquée lorsqu'ils l'avaient refermée tout à l'heure. Lâchant un juron, le lycéen sortit de quoi la crocheter à nouveau tandis que derrière lui les six autres s'impatientaient, sentant leur cœur s'accélérer de peur de se faire prendre.

- Putain Minho bouge-toi ! s'exclama Thomas qui trépignait sur place.

- Je fais ce que je peux ! lui répliqua son ami en guise de réponse, agacé.

Un soupir de soulagement lui échappa lorsqu'il parvint à débloquer le verrou et ouvrir cette foutue porte qu'il poussa d'un coup, leur permettant de sortir à l'extérieur, tandis que sur le devant du magasin, la voiture de police venait de s'arrêter dans un hurlement de sirènes.

- Où on va ?! paniqua Brenda, qui se tordait les mains d'inquiétude.

- Je sais pas mais on se tire ! s'écria finalement Minho en se mettant à courir dans le sens opposé à l'entrée du magasin, tournant sans plus attendre dans une petite rue, suivi des six autres qui détalèrent comme si leur vie en dépendait.

Le jeune asiatique ralentit légèrement pour permettre à ses amis de le rattraper puis reprit sa course folle à travers la ville, jetant quelques fois des regards derrière lui pour voir s'ils ne perdaient personne, et c'est là qu'il remarqua quelque chose. Plissant les yeux, le cou toujours tordu vers l'arrière au risque de se prendre un mur juste en face, il s'écria soudainement :

- Putain je crois qu'ils nous ont repérés !

En effet, à quelques centaines de mètres on pouvait apercevoir la lueur à peinte distincte de la voiture des forces de l'ordre, qui se rapprochait d'eux inexorablement. Un glapissement échappa à chacun de ses amis qui accélérèrent d'un coup tandis que Newt jurait, se demandant distraitement quelle punition pourrait bien être donnée par ses parents. Alby s'écria soudain :

- Là, regardez ! On peut se planquer là !

Tout le monde regarda l'endroit que le jeune homme pointait du doigt et Theresa lâcha, blasée :

- Sérieusement ?

Alby venait de leur montrer, dans le fond d'un jardin d'une maison éteinte, des arbres. Oui tout à fait. Mais ce n'était pas ça le plus inquiétant, non c'était la grosse niche qui était placée entre eux et les arbres, qui étaient étonnamment bien garnis en branches et feuilles alors qu'on était en plein décembre, et qui auraient été parfaits pour se cacher alors que derrière eux, la police s'approchait à une vitesse effarante.

Sans réfléchir davantage, Minho leva une main et posa son doigt sur sa bouche pour leur signifier le silence, avant d'aller vers le fond du jardin, avançant sur la pointe des pieds lorsqu'il passa devant la niche, ne cherchant même pas à se pencher pour vérifier si un chien s'y trouvait réellement. Il faut dire qu'ils en avaient déjà assez vus plus tôt dans la soirée, mais si rappelez-vous des Rottweilers du forain ! On peut dire qu'eux en tout cas étaient loin d'avoir oublié !

Les six autres lycéens imitèrent ses gestes et se retrouvèrent bientôt devant les arbres. Sans un bruit ils commencèrent à grimper le plus vite possible, aidant Brenda qui ne semblait pas habituée à monter dans des sapins. Il faut dire que vu les conneries qu'ils enchainaient depuis tout petits qu'ils se connaissaient, ils avaient tous pris le pli, même Theresa, contrairement à elle qui était nouvelle (mais semblait déjà totalement intégrée).

Ils attendirent ensuite sans dire un mot. Lorsque la voiture passa au ralenti dans la rue qu'ils venaient de quitter, ils retinrent tous leur souffle, l'observant à travers les feuillages, puis se permettant un soupir soulagé lorsqu'ils furent s^rs qu'elle était assez loin. Le silence se fit ensuite quelques instants jusqu'à ce que Winston ne demande :

- Bon, on fait quoi maintenant ?

Les autres se tournèrent vers lui. C'est vrai, que faire maintenant ? Il devait bientôt être deux heures du matin, qui plus est.

- On pourrait—commença Thomas.

- Eeeeh attendez ! s'écria soudain Brenda, les faisant sursauter, surpris, avant de se tourner vers elle.

La jeune femme était grimpée plus haut qu'eux dans l'arbre, semblant s'être déjà habituée à cela, et observait quelque chose qui se trouvait quelques rues plus loin.

- Qu'est-ce que qu'il y a ? demanda Minho.

La jeune femme plissa des yeux un instant, observant ainsi avec plus d'attention, avant de s'exclamer d'un seul coup :

- Je vois l'espace de ta mère, Minho !

L'autre la fixa en clignant des yeux un instant avant qu'un large sourire ne traverse son visage.

- C'est vrai ?! demanda-t-il d'un air surexcité.

- Je suis sûr que c'est la bonne voiture, affirma la jeune femme en redescendant un peu plus bas, à leurs côtés.

Le jeune asiatique se retint de la prendre dans ses bras en hurlant de joie, parce qu'ils étaient quand même au-dessus du sol et ne voulait pas vraiment tomber, il y avait aussi le fait que dans ce jardin, se trouvait très certainement un chien et pour finir, la police trainait toujours dans le quartier. Lentement, le petit groupe redescendit tant bien que mal des arbres. Enfin tant bien que mal car lorsque Thomas se laissa glisser sur une dernière branche, lui pourtant habile dérapa légèrement dessus à cause de l'humidité de la nuit qui était en train de s'installer et avait manqué de tomber. Ayant réussi à se rattraper sur une branche de la main gauche, il avait tout de même manqué de tomber sur Newt qui ne put s'empêcher d'étouffer un rire silencieux, cette chute lui rappelant parfaitement bien celles dans le palais des glaces à la fête foraine.

Minho quant à lui s'était tourné vers eux en faisant un long « chuuuuut ! » avant de passer de nouveau devant la niche, y jetant un coup d'œil cette fois-ci, remarquant avec soulagement qu'elle était vide. Il se tourna vers Brenda et lui demanda de passer devant pour qu'elle leur indique le chemin à prendre s'ils voulaient récupérer la voiture. La jeune femme les dirigea donc à travers diverses rues sans un bruit, faisant parfois certains détours lorsque le bruit des sirènes semblait un peu s'approcher d'eux.

Lorsqu'ils arrivèrent enfin, la voiture semblait en parfait état et n'avait pas bougé.Mais ça, c'était en réalité normal, et Thomas le confirma en faisant une remarque :

- Attendez, on est pas loin de la fête foraine là, non ?

Les autres regardèrent aux alentours, jusqu'à ce que, effectivement, Theresa remarque qu'en réalité, lorsqu'ils étaient sortis de la fête et cherchaient la voiture, elle se trouvait dans la rue suivante.

- Non mais sérieusement Minho, t'as même pas été capable de mémoriser le nom de la rue où au moins te souvenir de où tu l'avais garée ? se blasa Newt, désespéré.

- Vous pouvez parler, vous ne vous en souveniez pas plus que moi ! répliqua son meilleur ami.

- Tu ne nous as pas demandé, répliqua le blond en haussant un sourcil.

Minho allait répliquer à nouveau mais Thomas les coupa en disant de monter dans la voiture. Les deux autres grognèrent mais obtempérèrent, rejoignant Alby, Winston, Brenda et Theresa qui étaient déjà assis à les attendre. Le jeune asiatique se plaça derrière le volant et demanda alors qu'il mettait le contact :

- Dites, où est-ce qu'on va, du coup ?

- Pas chez moi en tout cas, je n'ai pas envie d'avoir ma mère sur le dos dès que je rentrerais à cause de l'absence de la voiture…avoua Minho.

- Pourquoi pas chez moi ? proposa Winston. Après tout mes parents travaillent de nuit, si on y reste un peu, ils ne sont pas obligés d'être au courant.

Les autres se consultèrent rapidement du regard avant d'accepter, c'était la meilleure idée, car il fallait bien avouer qu'aucun des lycéens n'avait vraiment envie de rentrer chez lui, même en voyant l'heure tardive, préférant rester ensembles.

La direction à prendre étant apparemment décidée, Minho prit le chemin le plus rapide pour se rendre chez son ami, soulagé de ne croiser aucune voiture de police. Ils avaient sûrement abandonné les poursuites, et c'était tant mieux pour eux. Lorsqu'ils arrivèrent devant la bâtisse, Winston proposa au conducteur :

- Gare-toi dans l'allée derrière, on ne sait jamais, si les flics avaient repéré la voiture ou je ne sais pas quoi d'autre…

Minho acquiesça et suivit le conseil de son ami, avant que tout le monde ne descende et ne se dirige vers la maison.

- Attention aux pots de fleurs… fit Winston.

- Ouais bah je vois rien il fait tout noir ! contra Alby.

- Il fait surtout très nuit espèce d'attardé. S'incrusta Minho.

- Tu sais ce qu'il te dit l'attardé, tocard de mes deux ?!

- Fermez-là les abrutis, y'a des voisins autour, coupa Winston en sortant ses clés de sa poche.

Il déverrouilla l'entrée avant de les laisser passer. Après avoir caressé rapidement entre les barreaux le petit hamster de Winston dont la cage se trouvait sur un meuble près de l'entrée, ils montèrent dans la chambre de ce dernier, pendant qu'il faisait faire une visite rapide à Brenda pour qu'elle ne soit pas trop perdue par rapport aux autres, puis ensuite ils remontèrent dans la chambre du jeune homme, pour tomber sur une scène pour le moins...inattendue.

A l'une des poutres de bois de sa chambre, qui se trouvait au dernier étage, était suspendu la tête en bas, nul autre que Newt, donc la capuche de son sweat retombait à moitié sur son crâne. Winston s'arrêta sur le pas de la porte de sa chambre, la bouche grande ouverte, ignorant le glapissement de Brenda qui voulait savoir pourquoi il restait planté là comme un ahuri. Il avança finalement un peu pour la laisser passer et fixa le blond dont le visage était rouge à cause de l'afflux de sang dans son cerveau et avait les bras croisés sur sa poitrine même à l'envers, l'air imperturbable, tandis que Minho était planté devant lui, l'air très fier de son coup, avec Thomas, Theresa et Alby assis sur le lit, fixant leur ami avec compassion mais n'allant pas l'aider pour autant.

- Mais enfin tu fous quoi Minho ?! s'exclama Winston, les yeux écarquillés. Et vous autres, aidez-le au lieu de le laisser comme ça !

- Mais je veux savoir pourquoi Minho s'est jeté d'un coup sur Newt pour le suspendre par les pieds moi ! se plaignit Theresa en gonflant les joues, tandis qu'à côté Thomas et Alby ne pipaient mot mais n'en pensaient pas moins.

Tout le monde tourna la tête vers Minho qui ouvrit légèrement la bouche, laissant une pause de silence avant de s'exclamer théâtralement, une main sur le cœur et une paume vers le ciel, très mélodramatique :

- Notre petit Newt est amoureux !

La bouche des six lycéens se décrocha d'un coup, il faut dire qu'ils ne s'étaient pas attendus à une déclaration de ce genre…Newt le premier ! D'ailleurs, celui-ci jeta un regard sombre au jeune asiatique et répliqua du tac-au-tac :

- Tu m'expliques ? Parce qu'on dirait que je l'apprends en même temps que les autres !

- Ah là là, Newt, Newt…soupira Minho d'un air faussement désespéré. Ce n'est pas un crime tu sais !

- Mais de quoi enfin j'aime aucune foutue gonzesse, décroche-moi de là sale tocard ! soupira le blond en commençant à remuer dans tous les sens, cette fois-ci l'air blasé.

C'est là que le blond sentit venir le coup en traitre de son meilleur ami. Celui-ci fit un petit sourire avant d'annoncer comme s'il s'agissait de la nouvelle de l'année, avec un air taquin :

- Qui a dit que c'était une fille ?

Un long silence accueillit sa déclaration. Newt manqua de s'étouffer avec sa salive, et instinctivement il ne put empêcher son regard de dévier vers Thomas dont les yeux étaient posés sur lui, l'air étrangement intrigué par la tournure que prenait la conversation. Heureusement, Minho n'avait pas remarqué ça, occupé comme il était à hocher la tête d'un air entendu, comme s'il était au courant de tout, les autres étant complètement ébahis.

- Putain tu racontes vraiment n'importe quoi, ton cerveau de tocard débloque, décroche-moi plutôt ! s'écria Newt, l'air cette fois, énervé.

- Moi je pense plutôt que j'ai raison vu que ta réaction est bien plus violente que juste avant…continua le jeune asiatique avec un sourire.

Le regard du blond suspendu s'étrécit davantage, et il murmura d'un ton particulièrement menaçant :

- Détache-moi.

Minho ouvrit la bouche pour répondre, nullement intimidé par son ami, mais à ce moment-là Thomas décida d'intervenir et fit :

- Arrêtez un peu.

Surpris que Thomas le coupe dans son élan, son ami se tourna vers lui, le regardant avec surprise s'avancer vers Newt. Il le détacha calmement, dénouant le pantalon appartenant à Winston qui était resté sur le dossier de sa chaise de bureau et dont le jeune asiatique c'était servi pour attacher son camarade. Pour que le blond ne tombe pas, Thomas le laissa s'appuyer sur son épaule un instant, avant de le faire glisser sur le sol comme il l'aurait fait s'il avait voulu faire descendre une fille d'un cheval…sauf que là, c'était Newt.

Ce dernier leva légèrement la tête et lui jeta un regard furtif, dans lequel dansait une étrange lueur de gêne, puis le remercia à voix haute.

Les cinq autres lycéens, qui n'avaient rien manqué de la scène, étaient silencieux. Alby et Winston se fichaient complètement de la relation que pourraient peut-être avoir leurs amis, ils faisaient ce qu'ils voulaient, tant que tout allait bien tant mieux pour eux, Theresa avait les yeux brillants, trouvant cette scène carrément trop mignonne, et Brenda ne savait que penser, même si elle était un peu dans l'optique d'Alby et Winston, à savoir que s'il se passait quelque chose, tant mieux pour eux.

Newt se tourna finalement vers Minho, qui n'avait pas bougé, et demanda d'une voix un peu rancunière :

- T'as quel âge sérieux ?

Le jeune homme se contenta de rire en passant une main dans ses cheveux pour esquiver la question, gêné, mais au moins il avait sa réponse. Il était persuadé que Newt n'était pas indifférent en présence de Thomas. Et puis, ce dernier était le seul auquel le blond donnait un surnom étrangement mignon et personnel, « Tommy »…c'était louche, non ? Il savait bien que son ami était très intéressé par le brun, il était très observateur, tout le temps, faut dire que vu qu'il ne foutait rien en cours, après tout il n'avait que ça à faire. En tout cas, il fit un petit sourire au blond, lui faisant ainsi comprendre qu'il s'en sortait, mais seulement pour cette fois.

- Bon, mis à part cette petite plaisanterie de notre Minho national, est-ce qu'il y en a qui pourraient aller au salon ramener des coussins et la couverture trainant sur le canapé ? Il n'y a pas assez de place sur mon lit si on veut discuter confortablement, s'exclama Winston en allant se vautrer sur ce dernier.

- J'y vais, se proposa Thomas en avançant vers l'escalier, suivit de Newt et Minho.

Les trois lycéens descendirent ensembles sans prononcer un seul mot après ce qu'il venait de se produire. Newt en voulait toujours à Minho et était persuadé que ce dernier se doutait de quelque chose, le jeune asiatique réfléchissait à comment tirer les vers du nez à son ami tandis Thomas ne disait rien, un peu surpris par la tension qui s'était installée.

Une fois qu'ils eurent récupéré un bon tas de coussins et la couverture, ils s'avancèrent vers les escaliers pour remonter dans la chambre de leur ami où ils pouvaient entendre un écho de discussion, lorsque le drame se produisit.

Mis à part la chambre, toutes les lumières étaient éteintes, pour ne pas alerter les voisins d'en voir à une telle heure, si bien que Minho ne vit pas quelque chose qui se trouvait sur le sol et sur lequel il marcha.

- Eh les gars j'viens de marcher sur je sais pas quoi.

Newt et Thomas jetèrent un regard vers le sol, se disant qu'il devait s'agir d'un machin quelconque qui trainait, mais soudain le brun plaqua une main sur sa bouche et s'exclama, choqué :

- C'est quoi ce truc ?!

Le blond à ses côtés cligna des yeux en entendant ça, avant de s'écrouler de rire. Thomas se tourna vers lui, choqué, et Newt expliqua entre deux éclats de rire qu'il tentait de réprimer :

- Je suis désolé, je sais pas ce qu'il m'a pris…c'est la phrase…

Et il se remit à rire en repensant à la phrase de Thomas, qui lui était toujours en mode choc.

- Putain me dites pas que j'ai fait ça quand même…s'exclama Minho, choqué.

- T'as marché dessus, mec… ? continua Thomas, qui ne s'en remettait pas.

- Oui…

- T'es pas sérieux putain ?! Winston va te détruire ! T'écarteler ! Te faire brûler vif, et finir par te tuer ! s'exclama Newt, remit de son ricanement.

- Je sais…t'en a pas un autre ?!

- Putain mais t'es con ou quoi ?! Tu crois que j'en ai dans ma poche ?!

- Bah j'sais pas moi…

- Mais sérieusement…bordel de merde Minho, t'as tué Bébert !

Au prénom, Newt explosa à nouveau de rire, plié en deux. Il avait beau avoir sous les yeux, enfin même s'il ne voyait pas grand-chose dans le noir, le cadavre du hamster de leur ami, le nom de ce dernier dans une telle situation était en train de le perdre.

- Mais comment il est arrivé là ?! Il avait dû mal fermer la porte de la cage…Et puis il faisait tout noir je pouvais pas le voir moi, je l'avais pas dans mon champ de vision ! expliqua Minho pour tenter de s'innocenter.

- Et celui-là tu le veux dans ton champ de vision peut-être ?! questionna Newt en levant son poing, près à détruire son meilleur ami pour la connerie monumentale qu'il venait de faire.

- P'tain on fait quoi ?! commença à paniquer Thomas, pendant que Minho ramassait le pauvre animal avec un air dégoûté.

Au même instant, Winston, qui les entendait rigoler depuis tout à l'heure, s'avança un peu et demanda, amusé :

- Bah les mecs vous foutez quoi dans mon salon, avec Newt qui rigole comme un tocard depuis tout à l'heure ?

- Mais ta gueule, répliqua du tac-au-tac le blond, qui n'aimait pas se sentir visé, tandis que Thomas et Minho paniquaient, ne sachant que répondre.

Finalement, le jeune asiatique sut quoi dire mais attention, ça ne veut pas dire forcément quelque chose de bien !

- Euh…je…on admirait Bébert ! s'exclama-t-il en commençant à caresser l'animal.

Ses deux meilleurs amis se tournèrent vers lui, lui jetant un regard absolument dégoûté. En voyant ça, Winston rigola et s'exclama :

- Les gars c'est qu'un hamster, il ne va pas donner la gale à Minho !

- Mais il est— commença Thomas.

- Tout doux et tout mignon ! le coupa Minho.

Winston haussa les sourcils et fit remarquer, un peu surpris :

- Eh, ça ne te ressemble pas vraiment ce caractère, Minho…

- Tu plaisantes ? J'adore les petits animaux dans ce genre ! expliqua le jeune asiatique avec un sourire crispé.

Winston écarquilla un peu les yeux avant d'exploser de rire.

- Aahahahaha ! Putain les mecs la tête que vous faites ! C'est pas grave si Minho craque pour les petites bestioles, en plus Bébert est trop mignon !

- Il est surtout— commença Newt.

- A croquer, compléta Minho avec un sourire niais.

- Nan, en fait je dirais qu'il est m—

- M…marquant ! Oui, d'une beauté marquante ! s'exclama fièrement Minho, levant au ciel l'animal décédé.

- Mais putain de merde ! s'énerva Thomas. Winston, ton hamster est m—

- MAIS TA GUEULE ET JOUE PAS SUR LES MOTS, IL EST MAGNIFIQUE, EXTRAORDINAIRE, FABULEUX !

Tout le monde regardait Minho comme s'il était devenu fou, même Theresa, Alby et Brenda qui venaient de les rejoindre. Mais le pire restait la tête de Winston.

- Je ne savais pas que les hamsters te faisaient cet effet…fit-il, se retenant de s'étrangler de rire avec peine.

- Oh non c'est normal avec moi !

- Heuuu..ah bon ?

Thomas se mit à toussoter pendant que Minho recommençait à caresser l'animal avec un air sérieux, le brun s'exclamant alors :

- Comment tu fais pour le prendre comme ça dans tes mains…

- Bah je…AAAH PUTAIN !

Minho, qui venait de se rendre compte qu'il caressait tout de même un hamster écrasé, le lâcha brusquement, s'essuyant les mains sur son pantalon tandis que l'animal tombait sur le sol.

- PUTAIN MAIS T'ES CON C'EST PAS POSSIBLE ! s'écria Winston en voyant son animal de compagnie tomber.

- Nan mais tu sais mec c'est pas grave s'il vient de s'écraser par terre, fit Newt d'un ton pragmatique.

- Tu débloques tocard ?! releva Winston en le fixant avec des yeux écarquillés.

- Ecoute Winston, coupa Thomas.

- Quoi ?!

- Cet abruti de Minho a…

- Il a quoi bordel ?!

- Bah il a tué Bébert en lui marchant dessus, voilà !

Winston ouvrit grand les yeux et la bouche, sous le choc. Un silence c'était installé et les autres ne savaient pas trop quoi dire pour réconforter leur ami, spécialement Minho qui venait quand même de tuer l'animal au centre de la conversation (enfin plutôt actuellement sur le plancher…) lorsque leur ami s'exclama :

- Minho, tu me dois un hamster, le MÊME que Bébert, compris ?

- …

- Au moins ça me fait ça de moins à m'occuper, avec cette bestiole, fit Winston.

- Pardon ?! relevèrent les six autres, choqués.

- Bah ouais, à la base il était à ma sœur qui est partie à la fac, on me l'a refilé du coup. Mais il chiait partout, puait la mort et fallait s'en occuper tout le temps, surtout le nourrir.

- En gros j'ai grave culpabilisé pour rien, c'est ça ? releva Minho, désespéré.

- Ouais bah ça peut pas te faire de mal, répliqua Newt, blasé.

- Bon, donne-le moi, coupa Winston.

- Hein, B—Bébert ? releva le jeune asiatique.

- Bah oui, pas ta mère putain.

A ces mots, Thomas ne tint plus et explosa de rire, plié en deux d'un rire à moitié nerveux sur les bords. Il faut dire que la situation et l'heure tardive s'y prêtait.

- Vous pensez que les flics sont partis ? questionna l'habitant des lieux.

- Ouais, depuis un moment, répondit Theresa.

- Et il est quelle heure ?

- Pas loin de trois heures du mat', je crois…

- Putain on va être des zombies demain…

- On s'en fou on est en week-end, fit remarquer Minho.

- Allez, suivez-moi.

Tout le monde écouta Winston, ils étaient las de cette histoire et voulaient en finir au plus vite, alors autant enterrer l'animal dès maintenant. Sauf que ce n'était pas vraiment à quoi pensait Winston…

- Écrase-le.

- Mais t'es dingue ?!

- Je te dis de l'écraser merde !

Cinq lycéens étaient en train de regarder la scène se déroulant sous leurs yeux avec ahurissement. Winston avait positionné Bébert sur la route, juste derrière la roue de l'espace de la mère de Minho que ce dernier avait déplacé, et lui demandait de l'écraser.

- Non.

- Si.

- Non.

- Si.

- Mais bordel j'peux pas faire ça Winston ! s'écria le jeune asiatique.

- Il est déjà mort je te signale, railla le concerné. Alors bouge ton cul, tocard, à moins que t'ai la trouille de faire un truc aussi facile ?

Minho ne répondit pas à la provocation, mais à la place monta dans la voiture et roula sur Bébert.

- Eh bien voilà maintenant on croira qu'une voiture lui a roulé dessus. Même si c'est un peu le cas, s'exclama Winston, l'air satisfait. Maintenant ça vous dit qu'on aille enfin se poser dans ma chambre ?

Les six autres le regardèrent avec ahurissement avant de finalement le faire sans un mot, ne sachant pas quoi dire de plus. Tout le monde retourna à l'intérieur. Récupérant les coussins et la couverture restés au pied de l'escalier, ils montèrent ce dernier et entreprirent de tous s'installer. Winston alluma rapidement son PC pour lancer une playlist de chansons sur Youtube et se jeta sur son lit avant de s'exclamer :

- On fait quoi ?

Ce n'était pas la question à poser car la seconde suivante, Minho se redressait d'un bond avant de s'exclamer d'un air ravi :

- Le jeu de la bouteille !

Tous les autres se tournèrent vers lui, blasés.

- On dirait le scénario type de fanfiction avec plus de fautes d'orthographe que de texte, écrite par une ado prépubère…marmonna Newt, blasé.

- Qu'est-ce que tu racontes ? releva Theresa, qui n'avait rien compris.

- Laisse tomber…soupira le blond.

- De toute façon, on n'a que ça à faire, avoua Winston.

Il voulut aller se lever pour aller chercher une bouteille vide dans sa cuisine mais Minho ne lui en laissa pas le temps, attrapant le sac qu'il avait rempli dans le supermarché, il en ressortit une bière qu'il ouvrit avec facilité avant d'en boire quelques gorgées.

- T'embête pas à descendre on va en vide une pour jouer.

Minho la fit ensuite passer à Newt qui but un peu même si ce n'était pas son truc et la fit passer, jusqu'à ce que tout le monde y ait eut droit et qu'elle soit vide. Elle fut ensuite disposée au milieu et Minho fut le premier à la faire tourner, tout content, ses camarades étaient légèrement blasés mais se disaient que ce pourrait tout de même être amusant.

La bouteille s'arrêta en premier sur Brenda. Décidant de commencer gentiment Minho demanda :

- Raconte-nous la plus grande honte que tu aies jamais eue !

La jeune fille lâcha un léger rire, amusée.

- Je ne sais pas si c'est vraiment la pire que j'ai eue, mais il y a quelques années, je me rappelle, c'était quand j'étais encore au collège, je venais d'arriver dans la cour comme d'habitude et c'est là que j'ai vu débarquer mon père.

- Pourquoi faire ? demanda Thomas tandis que Theresa qui connaissait déjà l'histoire, affichait un petit sourire sans dire un mot.

- Il m'a sauté dessus pour me donner mon cahier de maths en disant que je l'avais oublié. Mais attends, ce n'est pas le pire, il avait oublié de s'habiller et était venu en pyjama !

- Non sérieux ?!

- Je te jure, la honte que je me suis tapée devant tout le monde !

Tout le monde ricana, personne n'aurait voulu se retrouver dans cette situation, c'était certain ! Brenda fit de nouveau tourner la bouteille posée sur le sol au centre de la chambre et celle-ci s'arrêta sur Alby. Elle réfléchit un instant puis dit finalement :

- Tu n'as qu'à boire d'un coup une des bouteilles que Minho a récupérées dans le supermarché.

- Heiiiin ?!Mais j'vais tomber raide moi ! se plaignit le jeune homme.

- Quelle chochotte, rigola la jeune femme.

Finalement, Alby obtempéra et récupéra la bouteille tendue par Minho, qui affichait un sourire carnassier, et la descendit d'une traite. Il porta une main à son front et fit remarquer :

- Ouuuuh j'me sens pas très bien…

Les autres rigolèrent tandis qu'il faisait tourner la bouteille qui s'arrêta cette fois sur Newt, qui ne le sentait pas vraiment.

- Newt, est-ce que tu aimes quelqu'un ?

Le blond lâcha un soupir à fendre l'âme. Il l'aurait parié ! Et puis vu que l'alcool montait déjà au cerveau d'Alby, la question était arrivée vite. Etonnamment, il ne se sentit pas gêné d'avouer avec un simple mot :

- Oui.

- AHAH J'LE SAVAIS ! s'écria Minho en se redressant d'un bond, levant les poings vers le plafond de la chambre, surexcité. C'est quiiiiii ?

Newt haussa un sourcil, surpris, puis fit remarquer avec un sourire :

- C'est pas à toi de poser les questions, mais Alby. Et puis d'ailleurs, c'est une à la fois.

- Mais Newtyyyyy…fit Minho d'une voix larmoyante.

Le blond le regarda d'un air choqué et fit remarquer :

- Arrête-moi ce surnom direct. T'as bu ou quoi ?

Il eut la réponse à sa question en voyant qu'il y avait déjà des bouteilles vides à l'endroit où se tenait son ami.

- Ah je vois…soupira-t-il, blasé.

Il ignora les suppliques de son meilleur ami et fit tourner la bouteille, qui s'arrêta sur Thomas. Il réfléchit quelques instants, ses amis suspendus à ses lèvres, jusqu'à ce qu'il demande finalement :

- Pourquoi tu as rompu avec ta copine, tu sais, il y a quelques mois ?

C'est qu'en réalité, il se posait vraiment la question, Thomas ne s'était pas vraiment étendu sur le sujet, il les avait juste mis au courant de cette rupture, mais le blond souhaitait en savoir plus. Le brun ne s'en formalisa pas et expliqua :

- Bah en fait…elle piquait des crises quand je voulais sortir avec vous, et elle essayait de m'éloigner de vous tous et me garder pour elle toute seule…

- Et donc, t'as préféré la quitter et rester avec nous, tes potes ? releva Newt, surpris.

- Il faut croire, répondit Thomas, se passant une main dans les cheveux, l'air gêné.

Ils se fixèrent un instant dans les yeux. Pour Newt, même s'il n'allait pas l'avouer, et encore moins en présence des autres, cette nouvelle lui faisait extrêmement plaisir.

Thomas fit tourner la bouteille à son tour et ils continuèrent joyeusement la soirée après que Winston soit partit chercher de quoi grignoter dans le frigo de sa cuisine qui se trouvait au rez-de-chaussée.


Maison de Winston, près de cinq heures du matin.

Voilà plus d'une heure que nos sept lycéens s'amusaient à se poser des questions, et Minho s'était éclaté à proposer les bouteilles de son sac à quasiment tout le monde, si bien qu'ils étaient tous à moitié K.O, complètement éméchés, sauf Newt qui avait réussi à y échapper il ne savait comment, et était le seul encore sobre, n'ayant pas bu plus que nécessaire. Il se contentait donc de regarder ses amis qui partaient dans des délires chelous ou explosaient de rire sans raison, et il devait bien avouer que c'était amusant…il était d'ailleurs en train de se constituer un joli petit dossier à l'aide de l'appareil photo de son portable, lorsqu'il sursauta d'un seul coup en sentant des bras s'enrouler autour de son cou. Se tournant vers la personne, sa mâchoire se décrocha, et il glapit :

- T—Tommy ?

Ce dernier venait de coller son torse dans son dos et avait enroulé ses bras autour de son cou, la tête glissée dans ce dernier.

- Newty…souffla-t-il doucement.

Le blond se mordit la lèvre inférieure, se forçant à rester de marbre. Il avait beau savoir que son ami était complètement mort à cause de toutes les bouteilles que Minho lui avait faites boire (d'ailleurs il le retenait celui-là, c'était à cause de lui qu'il se trouvait dans une situation pareille !), il avait du mal à ignorer sa voix quand elle soufflait ce surnom de façon si…si…aaaargh voilà quoi ! Il tenta de se détacher de son ami en lui faisant remarquer :

- T'es bourré Tommy, faut que tu te couches et que tu dormes je te jure.

- Naaaan j'suis pas fatigué…je préfère être avec toi…

Le blond expira avec difficulté, sentant son cœur qui accélérait de plus en plus dans sa poitrine. Il commençait vraiment à avoir trop chaud de cette proximité et n'avait plus les idées très claires. Son ami se rendait-il seulement compte de l'effet qu'il était en train de lui faire ?! Non, sûrement pas, par contre lui était totalement conscient d'entendre son cœur qui battait à ses oreilles, le fait aussi qu'il était devenu écarlate. Le simple contact des bras nus de son meilleur ami contre son cou l'électrisait totalement, l'empêchant presque de respirer car à chaque mouvement, il sentait sa peau glisser contre la sienne. Il demanda d'une petite voix :

- Tommy, lâche-moi…

- Naaaan…répondit son ami.

Newt ferma un instant les yeux, Thomas devait vraiment arrêter de parler car à chaque fois, il sentait son souffle glisser sur lui, et si ça continuait comme ça il n'allait pas se retenir bien longtemps avant de faire quelque chose qu'il ne devrait pas et qu'il regretterait sûrement par la suite.

Parce que oui, il n'était pas idiot. Il savait bien pourquoi en ce moment même, sa respiration était devenue si difficile, son cœur si rapide, à en sortir de sa poitrine, ces bouffées de chaleur et surtout, cette envie irrépressible qui lui tiraillait le bas du ventre, celle de se retourner et d'attraper le visage de son meilleur ami pour pouvoir l'embrasser.

Toutes ces sensations venaient du fait qu'il était désespérément amoureux de son meilleur ami, il le savait, pas besoin d'être une lumière. Il s'en était rendu compte i peine quelques mois, lorsque Thomas leur avait annoncé qu'il était en couple avec une fille, en fait.

Il se rappelait de la première fois où le brun la leur avait présentée. A ce moment-là, lui avait senti son cœur se serrer douloureusement, comme pris dans un étau de fer, tout comme son estomac d'ailleurs, ses dents avaient crissées d'elles-mêmes, et il avait senti comme un tremblement dans ses mains, jusqu'au bout des doigts, et il avait fermé ses poings de toutes ses forces en se forçant à ne pas bouger, car il avait eu une irrésistible envie de frapper, de repousser la greluche suspendue au bras de son Thomas qui quémandait un baiser en tendant les lèvres avec un air aguicheur qu'il avait de suite détesté.

Il l'avait haïe pour y avoir droit, justement, alors que lui ne pouvait que les fixer d'un air impuissant. C'était sûrement à ce moment-là que Minho avait compris qu'il y avait anguille sous-roche, même s'il n'avait jamais réussi à le lui faire avouer, encore aujourd'hui, bien que ce n'était pas faute d'essayer.

Il avait pourtant essayé de se voiler la face au début, de se dire qu'il ne voulait juste pas partager son ami avec une fille, car ils auraient moins de sorties ensembles à s'amuser, mais il avait vite abandonné l'idée en remarquant qu'à chaque fois que cette grognasse embrassait son Tommy, il avait juste envie d'être à sa place, de la repousser de toutes ses forces, et de faire avouer au brun qu'il ne l'aimait pas. Alors, dieu qu'il avait été heureux en apprenant que Thomas avait rompu de lui-même ! C'était très certainement égoïste, mais il n'y pouvait rien, c'était comme ça.

Mais même une fois séparé de cette fille, Newt n'avait rien pu dire à Thomas. Ils se connaissaient depuis tellement longtemps qu'il avait peur de sa réaction, et que celui-ci ne veuille même pas qu'ils restent amis en cas de refus, plus que probable d'ailleurs. Alors il se taisait, et enfouissait ses sentiments du mieux qu'il pouvait, même si parfois ces derniers étaient bien trop visibles.

Il soupira légèrement à cela puis reporta son attention sur Thomas toujours suspendu à son cou, sauf que là, il y avait un changement, il était en train en train d'embrasser ce dernier et lorsque Newt s'en aperçu, un léger son passa la barrière de ses lèvres, qu'il ne put retenir. Thomas sembla prendre cela comme un encouragement car il glissa ensuite ses mains sous le t-shirt et le sweet que le blond n'avait pas quitté de la journée.

Le jeune homme se figea puis poussa de nouveau le brun, expliquant, légèrement haletant :

- T'es vraiment bourré Tommy…tu sais quoi, j'vais te ramener chez toi ça vaut mieux.

- Tu vas me laisser tout seul ?! s'étonna le brun d'une petite voix que son ami qualifia mentalement d'adorable.

Thomas se pencha un peu plus, à l'oreille du blond et lui murmura :

- Si je te dis que je t'aime, tu restes ?

Newt retint son souffle et un léger frisson le parcourut, ses yeux se fermant à demi. Son ami ne savait pas à quel point il attendait ces mos venant de lui…sauf que bon, ça ne comptait pas, vu l'état dans lequel il se trouvait actuellement. A la place, il tenta de ne plus réagir à Thomas, et se releva tant bien que mal, le soulevant par la suite.

Il avisa Minho, toujours une bouteille à la main mais parlant tout seul, les yeux dans le vide, en répétant :

- Je suis un assassin de Bébert…je vais tuer tous les Bébert que je vais rencontrer…je suis maudit…mauuuuudiiiiiiit…

Newt dû se retenir d'exploser de rire en entendant la voix fantomatique qu'avait pris son ami pour dire ce dernier mot, et le tira vers lui, récupérant en même temps les clés. Il décida de laisser Winston ici, puisqu'après tout c'était chez lui, ainsi qu'Alby, endormi sur la couverture et un coussin dans un coin, puis récupéra aussi au passage Theresa et Brenda qui chantaient toutes les deux sur des chansons qu'elles écoutaient sur le PC de Winston, complètement éteintes elles-aussi, avec un tas de bouteilles sur le bureau.

Newt soupira et entraina ses quatre amis jusqu'à l'espace de la mère de Minho, sans oublier de refermer la porte de la maison pour glisser les clés dans la boite aux lettres. Il les installa dans la voiture et jeta un coup d'œil à l'heure. Cinq heures et demie. Wouaaah, une fois rentré, il allait dormir toute la journée ! Heureusement que c'était le week-end.

Après avoir mis le contact, Newt démarra puis se dirigea vers la maison la plus proche, celle des filles à qui l'air frais de dehors semblait avoir remis un peu d'ordre dans leurs esprits. Theresa parvint à le remercier tant bien que mal lorsqu'il les déposa devant chez elle, puis la brune traina son amie Brenda chez elle tandis que Newt allait maintenant en direction de chez Minho. C'était le mieux à faire, puisqu'il devrait lui rendre la voiture. Par contre, il allait devoir ramener Thomas à pied jusqu'à chez lui, heureusement qu'il habitait tout près.

Il aurait pu aussi le ramener avant Minho et dormir chez son meilleur ami sauf que bien évidemment, il n'y pensa qu'une fois devant chez le jeune asiatique, et c'était un peu tard. Il emmena donc celui-ci le plus silencieusement possible jusqu'à sa chambre en essayant d'éviter de réveiller ses parents, puis rejoignit Thomas qu'il avait laissé dans la voiture sur le siège passager. Il gara cette dernière et sortit son ami de dedans, refermant à clé et les mettant encore une fois dans la boite aux lettres comme il l'avait fait chez Winston, avant de se diriger à pied vers la maison de Thomas.

Lorsqu'ils arrivèrent devant cette dernière, il rougit un peu en pensant qu'il allait devoir le fouiller pour trouver les clés de sa maison. Il passa une main dans une poche, puis l'autre, lorsqu'il remarqua que le brun venait de se courber légèrement en sentant ses mains le fouiller. Newt s'arrêta net, gêné, et dût lui demander, incapable de continuer en voyant les réactions de son meilleur ami, plus que provocantes pour son pauvre cœur :

- Tommy, où sont tes clés ?

Celui-ci lui fit un sourire et les sortit de la poche intérieure de sa veste avant de les montrer à Newt, qui tenta de les attraper mais son ami les écarta.

- Non tu ne les auras pas comme ça, rigola-t-il.

Le blond haussa un sourcil, surpris, puis ne put s'empêcher de rentrer dans le jeu de son ami en s'exclamant :

- Ne me cherche pas Tommy où tu vas le regretter…

L'autre ne répondit pas, se contentant d'un petit ricanement provocateur, si bien que le blond n'hésita même plus, il marmonna juste pour lui-même : « Tu l'auras voulu… » avant d'attraper la nuque de Thomas pour l'attirer à lui et poser ses lèvres sur les siennes.

Il savait bien que c'était mal de profiter de lui ainsi alors qu'il était complètement saoul, mais Newt était bien loin de s'en soucier pour l'instant. S'il avait su qu'une telle opportunité se présenterait un jour ! Tant pis s'il ne pouvait pas, pour une fois, il n'allait pas se priver, alors que son ami aurait très certainement tout oublié le lendemain, contrairement à lui, qui ne serait pas près d'oublier, loin de là !

Il sourit à cette pensée, ignorant son cœur qui était en train de l'assourdir, mordillant légèrement les lèvres de Thomas qui lâcha dans un soupir de bien-être :

- Les clés…les voilà…

Newt l'ignora, restant collé à lui de cette manière jusqu'à ce qu'il soit obligé de se détacher par manque de souffle. Leurs regards se croisèrent, et le blond resta sous le choc en voyant celui embué de son ami qui semblait en vouloir plus. Il détourna les yeux, gêné, se rendant compte qu'il venait quand même de l'embrasser à pleine bouche, puis lui attrapa finalement le poignet après avoir pris les clés pour entrer à l'intérieur.

Connaissant la maison par cœur, Newt les fit grimper à l'étage, soutenant le brun qui ne tenait même plus debout, et arrivèrent dans la chambre de ce dernier. Le blond l'allongea sur le lit, le recouvrant de sa couverture après lui avoir retiré ses chaussures.

Il l'observa un instant, attendri, puis se dirigea vers le canapé dans la chambre, sur lequel il s'écroula, repensant à ce qu'il s'était passé devant l'entrée, et s'endormit presque aussitôt, se disant qu'il était loin d'oublier cet instant qui resterait gravé dans sa mémoire.

A présent, il était sûr d'une chose, il ne pouvait plus se taire, il devait en parler à Thomas, quitte à essuyer un refus.


Commentaire d'auteur :

Eh voilà! J'espère que vous avez aimé ce chapitre, parce que bon là je commence à être fatiguée je vais aller me coucher, alors que j'aurais pu poster demain je suis trop gentille XD

Thomas : tu parles t'es trop pressée d'avoir des reviews pour attendre de poster.

Moi : hum...c'est vrai...x')

Alors que pensait vous du passage avec le hamster Bébert? sérieusement je me suis tuée, je me demande d'où ça m'est venu quand même une idée pareille! Bien sûr ne le prenez pas mal pour ce pauvre animal hein :) j'espère que vous avez aimé aussi ce qu'il s'est passé ensuite avec Thomas et Newt! :3

Le dernier chapitre de cette mini fic arrivera sûrement d'ici le week-end prochain, un peu de patience x) Il sera aussi sûrement plus long vu tout ce qu'il va s'y passer, là par contre on va repartir dans le wtf pour la suite, je vous le dit! :D concernant la taille des chapitres dire que ma première fic d'il y a deux ans devait faire environ 1000 mots par chapitre...c'est rien du tout! Maintenant je les fait entre 8 000 et plus...XDDD au lieu de tout bâcler dans un mini truc, il vaut mieux prendre son temps à faire un gros pavé pour que vous ayez de quoi lire, c'est ce que j'ai compris il y a quelques temps.

Bon allez j'arrête de papoter et je vous laisse, n'hésitez pas à laisser une review ça me ferait super plaisir ! :D A la semaine prochaine! ~Hestia