Note d'auteur : Un très grand merci à Zofra pour toutes ses reviews ! *hug* Un petit texte très court aujourd'hui, sur le thème "Averse", écrit lors de la nuit de janvier. Je dois dire que je n'en suis pas très satisfaite, et c'est d'ailleurs pour ça que j'ai fini la Nuit en écrivant du The 100. x) Ce sera donc le seul texte de janvier, en espérant être plus inspirée par les soeurs Black dès la Nuit de février ! :D


Il a plu, le jour où Andromeda s'est enfuie. Une pluie battante et ininterrompue qui s'écrasait avec violence contre ses vitres, accompagnée d'un vent à déplacer des arbres. Narcissa se souvient très bien de ce soir-là, comme si c'était hier. Son aînée faire les cent pas, le bruit de sa valise qui se ferme, sa porte qui s'ouvre en grinçant, le bruit de ses pas dans le couloir, son hésitation devant sa porte. Puis sa fuite éperdue dans les escaliers et le battant de l'entrée qui claque définitivement.

Elle aurait pu l'arrêter. Elle aurait pu prévenir Bella, ses parents, n'importe qui. Elle en a été incapable. Elle a préféré lui laisser regagner sa liberté, même si cela signifiait qu'elle la perdait. La décision la plus difficile de toute sa vie.

Et la seule chose dont elle se souvient très nettement de cette nuit-là, excepté le bruit de son cœur qui se brisait, c'était celui de la pluie contre ses carreaux. Comme une affreuse mélodie, un son aussi agaçant que celui d'un moustique, qui s'est imprimé dans son cerveau beaucoup trop nettement.

Il pleut aussi aujourd'hui.

Et le cœur de Narcissa est empli de panique.

C'est un symbole de mauvais augure la pluie, non ? Signe de malchance à venir. Pourquoi a-t-il fallu qu'il pleuve aujourd'hui ?

Les pleurs coulent sur les joues d'albâtre de Narcissa Malefoy. Son visage se crispe de douleur lorsque son corps est pris d'une nouvelle contraction. Elle a mis tant de temps à tomber enceinte. Tant de temps pour concevoir un héritier longtemps attendu. Elle a tenu neuf mois, neuf mois interminables durant lesquels le risque d'une fausse couche planait au-dessus de sa tête comme un nuage noir.

Et il a fallu qu'elle accouche en plein déluge. La pluie bat les carreaux comme elle le faisait le soir où Meda est partie. Alors Narcissa pleure davantage, sa douleur physique mêlée d'une souffrance tout à fait psychologique.

Son bébé n'est pas né qu'il est maudit. Marqué par ce signe funeste du destin. Une pluie en plein mois de juin. C'est à cause d'elle, n'est-ce pas ? Elle s'est tue ce soir-là, Merlin la punit de son silence en marquant son enfant du mauvais sort.

Son cœur se déchire au rythme des cris qui sortent de sa bouche.

Soudain, un rayon de soleil éclaire son front luisant de sueur. Eperdue, Narcissa lève un regard plein d'espoir vers la fenêtre, des larmes accrochées à ses cils blonds.

Ce n'était qu'une averse. Rien qu'une averse. Quelques gouttes de pluie et pas une tempête.

Elle est sauvée. Et son bébé aussi.


Note de fin : Merci beaucoup pour votre lecture, n'hésitez pas à laisser un petit mot pour me dire ce que vous en avez pensé ! Je vous dis à très vite j'espère *hug*