Bonjour à tous !

Cela fait relativement longtemps (deux mois si je m'en rappelle bien)… Merci d'être restés fidèles à ma fic malgré ce retard très gênant. Pour répondre aux reviews que j'ai reçu me demandant si j'arrêtais l'écriture (celle d'Iyvane entre autres) non, je n'arrête pas l'écriture, bien au contraire. L'ennui, c'est que mon ordinateur s'est fait formater, je ne pouvais plus écrire et tous les chapitres que j'avais rédigé en avance ont étés perdus… Sans parler de mon compte sur dont le mot de passe a été perdu… En bref, beaucoup de complications… ^^

En tout cas, c'est très gratifiant de voir que vous êtes toujours fidèles à cette fic. En ouvrant le site, je ne m'attendais pas à voir autant de follw, de favorites et de reviews ! Merci beaucoup, c'est ce qui m'a rendu la motivation d'écrire !

Bref ! Au programme de ce chapitre réécrit, on va assister au premier match opposant nos jumeaux maudits préférés ! Sur ce, bonne lecture !

Stahl.

Dans le chapitre précédent :

Dante et Anthony échangèrent un regard insondable puis se tournèrent vers Olivier et Marcus qui semblaient presque en venir aux baguettes.

-J'ai une idée, dit soudainement Dubois.

-Étonnant, dit Dante avec un air méprisant.

-Ferme la, toi, dit Potter junior.

-On va faire un match, dit Dubois. Match amical, bien sûr. Le gagnant aura l'exclusivité du terrain sur les trois prochains mois.

Trop heureux de cette occasion, Marcus acquiesça.

-Très bien. Quand ?

-Pourquoi pas maintenant ? demanda Olivier avec un sourire oblique.

Chapitre XII : « Dante est un gros nul »

-Maintenant ? demanda Flint en haussant un sourcil, l'air un peu inquiet.

-Ouais, maintenant, dit Dubois. Ou bien qu'est ce qui se passe, Flint, tu as perdu tes…

-Tu es sûr que c'est une bonne idée, Olivier ? demanda Fred.

-Ouais, ajouta George. Katie n'est même pas là vu qu'elle est malade.

-On s'en moque, dit Dubois. Ces serpents ne peuvent rien faire contre nous. Georges, regarde nous ! Ariane est notre attrapeuse ! On pourra gagner en deux trois minutes, gagner par la même occasion le terrain et pouvoir faire taire ces idiots !

Dante et Anthony échangèrent un regard moqueur puis Anthony lâcha un léger toussotement, avec un large sourire moqueur.

-Quoi ? demanda Dubois en le fusillant du regard.

-Rien, dit Dante. Sauf si tu pense pouvoir nous gagner avec une poursuiveuse en moins…

-Ginny la remplacera ! s'écria Potter junior en pointant du doigt la jeune rousse. Elle est géniale, Olivier, je te le promet ! J'ai joué plein de fois avec elle, elle est vraiment très forte en poursuiveuse !

-Eh bien voilà ! dit Dubois en se tournant vers les jumeaux. Vous voyez ? On va massacrer ces serpents et votre sœur va nous y aider !

Dante lança un regard à la plus jeune des Weasley. De son avis, elle n'avait pas vraiment l'air en forme. Son teint était pâle –encore plus que celui déjà anormalement pâle d'Isadora- et son regard presque vide. Elle avait de profonds cernes, comme si elle passait plus de temps réveillée qu'endormie et ses cheveux roux d'habitudes raides et lisses étaient ternes et encore plus défaits que ceux d'Hermione Granger. Elle avait aussi beaucoup maigri : on aurait dit qu'elle mangeait moins qu'elle ne se dépensait. À l'évidence, elle n'avait plus grand chose à voir avec la jeune duelliste fougueuse qui voulait se battre contre lui. Les mains dans les poches, elle ne réagit à peine lorsque Dubois lui donna son balai et lui donna des instructions. Mais lorsqu'elle croisa le regard songeur de Dante, elle eut l'air alarmé et détourna les yeux.

-Bon, dit Flint arrachant Dante à sa rêverie. On va devoir gagner ces griffons. Autant l'ancien capitaine des Gryffondors était plutôt sympa, autant ce Dubois me casse vraiment les…

-On a compris, coupa Millicent. Je propose qu'on s'occupe d'envoyer des cognards sur Potter junior et Johnson pour les empêcher de trouver le vif d'or ou d'avoir le souaffle.

-J'approuve, sourit Anthony. Pendant ce temps là, Jessica, Drago et moi même, on essayera de marquer un maximum de points.

-Et moi, je reste avec Marcus devant les buts, ajouta Derrick. Je vais m'occuper d'envoyer un cognard à tout ceux qui essayeront de marquer.

-Très bien. Pendant ce temps là, tu auras champ libre pour attraper le vif, Dante, conclut Marcus.

-Pigé ! dit joyeusement Dante. Derrick, Millicent, visez les là où je pense avec vos cognards, ils feront moins les malins après ça, ajouta le jeune homme avec un sourire oblique.

Toute l'équipe éclata de rire et les membres enfourchèrent leur balai. De leur côté, les Gryffondors ne semblaient plus si sûr d'eux. Aussitôt, les cognards furent lâchés, le vif d'or aussi et le souaffle fut propulsé en l'air.

-Les règles du match sont claires et précises ! dit Ronald Weasley –imbécile notoire aux yeux de Dante-. La première équipe qui a le vif gagne ! Capitaines, serrez vous la main !

Dubois tenta d'écraser le pouce de Flint tandis que Flint, lui, tentait de briser les phalanges de Dubois.

-Trois… Deux… Un… Go !

Et le match débuta. Dante se sentait cette fois totalement libre. Son Nimbus 2001 l'emmena dans les airs. Avec un large sourire, il se mit à chercher le Vif d'Or.

Du coin de l'œil, il nota mentalement qu'Anthony et Drago formaient un excellent duo. L'équipe des serpents menaient déjà trente à dix par rapport aux rouges et or. Dante ricana lorsqu'il vit un cognard très bien envoyé par Millicent frôler littéralement l'entrejambe de Fred qui dû faire une roulade du paresseux pour esquiver la balle qui fonçait vraiment très vite.

Le jeu était en faveur des serpentards. Ils menaient soixante dix à quarante. Dante constata que Ginny était d'une nullité totale. Chaque fois qu'elle recevait le souaffle, elle le faisait tomber quelques mètres, sous les huées de ses coéquipiers et les acclamations des serpents. En même temps, Dante commençait à se demander pourquoi elle était juste en train de jouer. Alicia et Angelina (les deux autres poursuiveuses de l'équipe des Gryffons) avaient très vite compris qu'ils feraient mieux de ne pas compter sur la cadette Weasley et ne lui passaient plus du tout le souaffle. Ce qui semblait très bien convenir à Ginny qui fixait Potter junior de son regard vide…

Lorsque soudainement, Dante vit un léger éclat doré, si léger que dans d'autres circonstances, il ne l'aurait même pas remarqué. Mais c'était bien le vif d'or. Aussitôt, Dante déploya toute la force de son balai pour foncer vers la petite balle dorée. Comme un boulet de canon, il fonça littéralement vers le Vif avec un éclat de rire. Mais du coin de l'œil, il vit Potter Junior le poursuivre.

Comme animé d'une volonté propre, le Vif d'Or fonça aussi, en allant si vite qu'il dégageait l'impression d'être totalement invisible. Dante accéléra, tout en sentant qu'Ariane n'était pas loin derrière lui. Avec un large sourire, il décrivit un large arc de cercle, puis fonça le plus vite possible vers le sol. Étonné, il remarqua qu'Ariane le poursuivait. Ainsi, elle avait décidé de calquer sa trajectoire sur la sienne… Dommage pour elle car Dante comptait la prendre au dépourvu.

Au dernier moment, Dante remonta en chandelle, ses longs cheveux sombres fouettés par le vent, tandis que son ex sœur le suivait. Avec un sourire, il constata qu'elle n'était vraiment pas mauvaise au Quidditch… Heureux d'avoir une adversaire à son niveau, il se remit à voler le plus vite possible, suivi de près par Ariane. Ses dents s'entrechoquaient, son cœur battait à tout rompre mais il se sentait vivant. Après avoir tenté une bonne demi douzaine de feintes (la plupart quasi imparables), il dût se rendre compte à l'évidence : Ariane Potter était aussi forte que lui au Quidditch. Elle devait presque le surpasser.

-Alors, Lancaster ? Toujours confiant ? demanda Ariane avec un large sourire ironique.

-Bien sûr ! répliqua le Serpentard. Vu que tu comptes sur moi pour trouver le vif à ta place… Ça ne devrait être qu'une question de temps avant que vous perdiez.

Le visage de sa jumelle devint rouge brique et aussitôt, elle prit son envol. Dante ne daigna même pas la suivre. Ariane avait beau être meilleure au vol que lui, elle n'avait pas remarqué qu'elle était allée à l'exact opposé de la direction du vif… Avec un ricanement, Dante fonça vers le vif.

Vite, vite… Ce n'était qu'une question de temps avant qu'elle ne se rende compte qu'il la menait en bateau. Le cœur battant, Dante mit toute la puissance de son balai à fond dans l'unique objectif d'atteindre la petite boule jaune…

Un vrombissement lui fit comprendre que sa stratégie n'avait pas fait long feu… Ariane était plus proche que jamais et Dante comprit qu'il risquait de perdre. Le vif n'était plus qu'à une dizaine de mètres… Il y était presque…

Le jeune serpentard leva légèrement la tête et ce qu'il vit glaça son sang. Ginny Weasley fonçait vers eux. Mais son regard qui semblait vide semblait anormalement froid. Ses yeux noisette avaient une couleur écarlate. L'espace d'un instant, elle frôla Dante…

… Puis percuta de plein fouet Ariane qui poussa un cri. Sans rien comprendre et poussé par son élan, Dante profita de l'occasion pour attraper le vif d'or, avant de pivoter sur lui même. Ariane et Ginny tombaient presque au ralenti. Son sang se glaça dans ses veines mais pris par l'élan de son balai, Dante ne pouvait même pas les aider.

Soudainement, Ginny et Ariane semblèrent se stabiliser dans les airs, avant de descendre délicatement. Soulagés, les membres des équipes respectives descendirent, sauf Dante lorsqu'il entendit :

-DANTEEE !

Le jeune homme descendit avant de voir ce qui avait causé tant d'agitation. Son oncle Remus Lupin –Lunard pour les intimes- se tenait au centre du terrain et il s'agissait de lui qui avait sauvé Ginny et Ariane. La plupart des membres de l'équipe se tenaient avec les deux jeunes filles, et si la première sanglotait, l'autre semblait profondément en colère.

-Non mais tu es complètement folle, Ginny ? hurlait Potter junior. Tu as failli me tuer !

-Je te jure que je ne l'ai pas fait exprès… Ariane, je te le jure ! parvint à articuler Ginny entre deux sanglots.

-Ça m'est égal ! répliqua Ariane. TU RATES TOUT CE QUE TU ENTREPRENDS ! TU N'ES QU'UNE RATÉE ! ÇA M'ÉTONNE QUE TON BALAI PUISSE ENCORE TE SUPPORTER !

Ginny redoubla de pleurs tandis que Fred et George fusillèrent du regard Ariane qui semblait s'en moquer. D'ailleurs, elle semblait sur le point de s'en aller lorsque soudain, Remus l'en empêcha.

-Miss Potter, vous allez venir avec moi dans mon bureau pour déterminer pourquoi lorsque je suis arrivé ici, j'ai dû vous faire léviter vous et Miss Weasley pour vous empêcher de tomber !

Ariane sembla s'énerver encore plus et Dante lâcha un ricanement moqueur.

-Ça te fait rire, Dante ? demanda Remus en se tournant vers lui. Très bien. Tu vas venir toi aussi dans mon bureau pour qu'on discute.

-Quoi ? Mais oncle Rem'…

-C'est Professeur Lupin pour toi, Dante.

Dante soupira avant de le fusiller du regard. La journée risquait d'être longue…

XXX

-Qu'est ce que tu fous là ? demanda Isadora. Et qu'est ce que la mini survivante fait avec toi ? Vous vous êtes encore battus ?

Dante haussa un sourcil en arrivant devant le bureau de Remus, situé au troisième étage. Accompagné du Serpentard et d'Ariane, Remus leur avait demandé d'attendre un peu avant d'entrer et Isadora sortit du bureau en ricanant, avant de les voir. Ni Dante, ni Ariane ne répondirent à la quatrième année qui fronça les sourcils.

-Allez, crache le morceau, ricana Isadora. De toutes façons, Rem' m'a déjà tout dit. Du coup, j'ai juste envie de connaître ta version des faits avant de retrouver Fred et Georges…

Dante adorait sa grande sœur. Eux deux entretenaient une relation quasi fusionnelle puisqu'ils passaient leur temps ensembles en train de préparer on ne sait quel mauvais coup, même si lorsqu'ils étaient plus jeunes, ils se détestaient cordialement. Pourtant, en ce moment, il voulait juste qu'elle le laisse tranquille en ce moment.

-La potion de Sev fait déjà effet ? éluda Dante.

Isadora haussa un sourcil.

-Ouais. Je me sens beaucoup mieux maintenant –en tout cas bien mieux que ce matin-. J'avais juste rendu visite à Rem' pour qu'il me dise quoi faire après mais sinon, ça va nettement mieux.

-T'étais pas malade, toi ? demanda Ariane sans la moindre once de tact.

Isadora fit comme si elle venait de la remarquer.

-Ouais.

-Et t'es déjà guérie ? Bizarre. En plus tu tombes souvent malade.

-J'ai la santé fragile, dit Isadora en haussant les épaules.

Ariane marmonna quelque chose d'incompréhensible, puis Isadora se tourna vers Dante.

-Alors, c'était comment le Quidditch ?

-Vraiment génial. Tu sais quoi ? dit Dante. Il faudrait qu'on s'achète des balais quand on ira à la maison, pour faire des courses dans le jardin. Comme la fois où Duncan et moi on s'est payés un accident de fous furieux, l'autre été. Le balai de Papa était complètement foutu –j'avais dit que c'était Matt qui l'avait cassé.

Isadora ricana.

-Petit joueur. Fred, George et moi, on a décidé de faire le tour de Poudlard en quatre vingt secondes. Crois moi, on va voler un ou deux balais dans la réserve et on va bien s'amuser. Bon, maintenant tu va m'expliquer pourquoi tu as rendez vous avec Lunard ?

Dante leva les mains en l'air, comme pour se disculper.

-Je te jure que je suis innocent.

-Comme c'est original Dante. Tu dis ça à chaque fois que tu te fais prendre. Change un peu de disque.

-Ouais, mais là c'est vrai à cent pour cent. Ginny Weasley a foncé vers Miss la survivante et a failli la tuer. Remus les a sauvées au dernier moment. J'étais juste là au mauvais moment, au mauvais endroit. Juré.

-Si tu le dis. Mais c'est pas le genre de Rem' de punir les gens pour rien. Enfin, de la à te considérer comme étant quelqu'un de normal…

Dante donna un petit coup de poing à l'épaule de sa sœur.

-De nous deux, je suis probablement le plus humain, non ?

Isadora lui donna une tape sèche à l'arrière du crâne, lorsque soudain, la porte du bureau du Lycanthrope s'ouvrit. Remus passa sa tête amusée dans l'encadrement de la porte avant de bailler.

-Vous pouvez entrer, vous deux. Venez.

Dante s'avança en premier, puis entra. Le bureau de Remus était comme il l'avait imaginé : vaste et spacieux mais bourré de créatures magiques en tout genre. Le jeune homme se rappelait des après midi qu'il passait lui et ses frères dans la bibliothèque familiale où leur oncle Lunard leur faisait des cours de magie, de sortilèges… Il se rappelait encore la joie de ce dernier lorsqu'il réussit à préparer (à l'aide de Severus) une potion Tue-Loup. Il se rappelait même la fois où ils étudiaient des créatures magiques : Épouvanteurs, Licornes, Centaures ou même des vampires…

Renflouant un autre souvenir bien moins heureux, Dante fit mine de s'intéresser à un bocal où traînait un strangulot.

-Un strangulot ? demanda-t-il.

-Je vous présente le nouvel objet d'étude des cinquièmes années. Un Strangulot adulte. Au prochain cours, ils devront faire une composition sur les sortilèges qui leur permettrait de s'en sortir face à lui et devront le combattre avec les sortilèges qu'ils auront listé avec une limite de cinq sortilèges chacun. Vous ne trouvez pas ça génial ?

D'un commun accord, Dante et Ariane hochèrent en même temps la tête. Même s'ils avaient trouvé cette idée totalement idiote, le moment était mal choisi pour contrarier le lycanthrope. Remus adorait les créatures magiques –logique puisqu'il en était lui même une. Il avait toujours une créature à découvrir avec lui.

-C'est Hagrid qui me l'a trouvé ! ajouta Remus. Bien sûr, il se trouvent au fond du lac noir et j'ai dû… Ahem… Emprunter une Branchiflore au professeur Rogue pour aller chercher celui là. Il a été assez difficile à capturer mais je le relâcherai dès que j'en aurai fini avec lui.

-C'est cool ! dit Ariane, d'un ton qu'elle voulait enthousiaste.

-Je sais. Mais maintenant, il est temps de mettre au clair certaines choses. Déjà, votre comportement l'un vis à vis de l'autre.

Dante et Ariane échangèrent un regard meurtrier.

-Professeur Lupin, c'est une erreur judiciaire, plaida Dante. Je suis totalement innocent des crimes dont on m'accuse. Ginny a foncé vers Potter junior, rien de plus, rien de moins.

-Pour une fois, je suis d'accord avec ce crétin, appuya Ariane.

-Je comptais m'entretenir avec vous deux de toutes façons. Votre comportement est inacceptable. Chaque jour, il y a une nouvelle bagarre entre vous deux. Je ne compte plus le nombre de fois où seulement moi ai dû intervenir pour vous départager vous deux.

Soudain, Dante remarqua du coin de l'œil trois silhouettes en balai s'approcher. Quelque secondes plus tard, il vit qu'il s'agissait des jumeaux Weasley et d'Isadora qui les observaient, le nez écrasé contre la fenêtre située derrière le bureau de Remus.

-De plus, je commence à en avoir marre des tensions entre vos deux maisons. La semaine dernière, deux gryffondor ont attaqué un serpentard tandis que plus tard, trois serpentards se sont vengés. Vous êtes au courant, n'est ce pas ?

Dante et Ariane hochèrent la tête. À l'extérieur, George était parti mais Fred et Isadora leur faisaient des gestes grossiers et leur tiraient la langue.

-Vous allez être en retenue tous les soirs pendant une semaine. Non pas avec moi mais avec les professeurs qui auront besoin de services. Récurer les chaudrons du professeur Rogue, aider à balayer avec Rusard ou bien signer des autographes avec l'autre abru… Je veux dire avec le professeur Lockhart devrait vous faire prendre consciente que vous devriez vous comporter de façons correcte les un avec les autres. Compris ?

Dante haussa un sourcil. Une semaine de retenue… Cela allait être vraiment long à ses yeux. Pour couronner le tout, Isadora venait de faire apparaître des lettres enflammées qui énonçaient : DANTE EST UN GROS NUL. Ariane se mit à ricaner tandis que le jeune homme serrait les poings.

-Bien. Vous pouvez disposer, dit Remus.

Dante puis Ariane quittèrent les lieux en claquant la porte.

XXX

Pendant que Dante et Ariane purgeaient leur retenue, Ginny Weasley se sentait affreusement à l'écart et coupable, seule dans son dortoir. Il était un peu moins qu'onze heures du soir mais elle était encore plus fatiguée que d'habitude. Elle descendit de son lit, après avoir un peu plus pleuré.

Ariane ne lui parlait plus du tout. Elle ne comprenait pas pourquoi. Apparemment, elle aurait tenté de la tuer mais c'était faux : la seule chose dont la cadette des Weasley se rappelait était le regard vert du jeune attrapeur de Serpentard. Daniel… Ou plutôt Dante Lancaster. Puis tout était devenu blanc jusqu'au moment où elle avait atteri sur le sol, sauvée par le professeur de défense contre les forces du mal avancées.

-C'est impossible… murmura la jeune fille.

Elle se remit à pleurer. Elle était totalement isolée. Ses amies l'ignoraient. Son grand frère Ron la rabaissait constamment, en la traitant de ratée. Ses grands frères préféraient traîner avec Isadora Lancaster plutôt qu'avec elle… Et maintenant, même Ariane ne lui adressait plus la parole. Machinalement, elle sortit son journal intime, dans lequel elle écrivait en cas de coup dur.

Tom ? Es tu là ?

La réponse fusa.

Oui Ginny. Comment ça va ?

Rassurée, la rouge et or répondit.

Mal… Ariane ne veut plus me parler. Apparemment, j'aurais essayé de la tuer mais je ne m'en rappelle pas du tout, je te le jure ! Et puis je me sens si seule maintenant… Parvati et Lavande se moquent de moi constamment. Même Hermione Grande Gueule ne s'approche plus de moi.

Les lettres de la réponse de Tom s'inscrivirent d'elles mêmes.

Allons, jeune fille… Crois moi, tout va bien. Ces idiots ne savent pas ce qu'ils perdent en te laissant à l'écart. Crois moi Ginny, moi, je serais toujours là pour toi.

La jeune fille eut les larmes aux yeux en lisant la réponse. Elle aimait tellement lorsque Tom lui répondait cela… Au moins, il y avait quelqu'un là pour elle. Elle était tellement heureuse… Mais des lettres se remirent à apparaître.

Tu veux que je te montre un de mes souvenirs, Ginny ? demandait le journal.

Je ne sais pas trop, Tom. La dernière fois que j'ai fait ça, je me suis sentie vraiment bizarre, répondit Ginny.

Fais moi confiance. Tu me fais confiance, hein ? Allons y.

Ginny haussa les sourcils. Elle ne voulait pas mais elle n'avait pas le choix… Et puis Tom en avait déjà tant fait pour elle…

« Fais moi confiance »

Elle secoua la tête. Seul Tom était là en ce moment. Seul Tom comptait. Elle pouvait… Non, elle devait lui faire confiance.

D'accord.

Aussitôt, tout devint blanc puis tout disparut. Ginny se sentait disparaître, comme si elle ne pouvait plus contrôler son corps…

Elle ne se réveilla que plusieurs heures plus tard. Sa robe était barbouillé de peinture rouge et de plumes. Comment était ce possible ?

La jeune fille secoua la tête puis alla prendre une douche. Encore plus épuisée que la veille.