Début de la saison 2 du PUNISHER quand Billy Russo s'évade de l'hôpital avec l'aide de sa psy et qu'il s'enfuit une fois rendu dehors et qu'il a tué Arthur Walsh le pédophile.

Iris était tranquillement dans sa petite maison de New-York à vérifier les plantes qu'elle avait fait sécher pour des décoctions, baumes, tisanes et autres. La jeune femme à une longue chevelure violet aubergine et les yeux vert émeraude, un corps délicat, des membres fins et un visage doux aux traits aristocratiques. Une fois avoir égrainé des tiges de lavande, la jeune femme les met en pots et entend frapper à la porte. Elle hausse un sourcil surpris en regardant l'heure, 14h03. Mme Witt ne doit pas arriver avant 18h00 et cette vieille chouette est réglé comme une horloge suisse. Le monde se fit sur Greenwich pour régler l'heure, mais Greenwich se base sur Mme Witt pour régler la sienne! Elle essuie donc ses mains délicates sur son tablier et va ouvrir la porte pour voir qui c'est. C'est un homme d'une haute stature, les yeux et les cheveux noirs, le visage couvert de sang séché et de cicatrices.

- Je… Je ne savais pas où aller, dit l'homme en face d'elle. Je suis allé au foyer où on était, mais il n'y a plus que des lotissements. Je suis allé chez Arthur, je ne me rappelais plus de ce qu'il avait fait avant qu'il…

- Billy? Demande la jeune femme de 32 ans avec surprise. Billy, c'est toi? C'est vraiment toi?

- Iris! Ne fait que dire l'homme avant de la prendre fort dans ses bras.

- Ne restes pas là, entre, le presse la jeune femme en fermant la porte derrière eux. Billy, regarde moi, dit doucement Iris. Est-ce que c'est ton sang?

- Non, c'est… celui d'Arthur Walsh, dit l'homme aux cicatrices. Je ne me souvenais plus avant qu'il me dise que j'étais mignon quand… quand j'étais petit.

- Viens avec moi, dit la jeune femme en le prenant doucement par la main pour le guider vers la salle de bain.

Elle lui dit de prendre un bon bain, de prendre son temps et lui met des vêtements propres sur la chaise de bois dans le coin de la pièce, un jogging gris et un grand t-shirt noir. Enfin, grand pour elle. Iris met de l'eau à bouillir sur la gazinière et verse une camomille pour la personne qu'elle n'a pas vue depuis une éternité. Ils avaient été ensemble au foyer Lueur d'Espoir. Le nom ne reflétait pas du tout ce que cette… chose était. Elle sort de ses souvenirs quand elle n'entend pas de celui qui l'avait pris sous son aile quand ils étaient petits et s'inquiète. Iris avait 3 ans de moins que William. Tout le monde avait été surpris que Billy soit aussi protecteur envers la plus jeune pensionnaire du foyer. Ce garçon semblait se foutre de tout et de tout le monde. Classique des enfants trimbalés de foyer en foyer sans jamais pouvoir s'enraciner quelque part. Mais quand la jeune fille aux cheveux violets de 4 ans était arrivé à la Lueur d'Espoir, le garçon bagarreur et anti social de 7 ans avait donné l'impression de revivre et de sortir de sa coquille avec la gamine. Il l'appelait tout le temps sa petite fleur à cause de son nom de fleur, Iris.

La jeune femme n'avait pas repensé à Walsh depuis des années avant que Billy ne passe le pas de sa porte il y a une demi heure maintenant. La jeune botaniste s'inquiète et va frapper discrètement à la porte de la salle de bain pour savoir comment le grand-frère de son enfance se porte.

- Billy? Est-ce que tu me laisses entrer? Demande la jeune femme avec inquiétude.

- Si tu veux, dit la voix épuisée de Russo.

Quand elle entre dans la salle de bain, voire autant de sang dans l'eau la rend nerveuse. Elle avance à grandes enjambées vers son invité qui a le regard dans le vague et ne fait rien, le sang séché recouvre encore son visage. Elle s'accroupie donc à côté de la baignoire sur pattes et prend un gant de toilette. Elle dit avec douceur à Billy qu'elle va le toucher, qu'elle va nettoyer son visage, ses épaules, ses bras, son dos, son torse. Le voire se laisser faire comme un pantin sans ficelle lui brise le cœur. Billy a toujours été fort, emporté, enjoué, sûr de lui et vaniteux de sa beauté naturelle. Mais là, au-delà des cicatrices, son frère de foyer semblait brisé. Une fois qu'il est entièrement propre, Iris l'aide à se relever et à s'habiller des vêtements propres.

- On va oublier la camomille, dit doucement l'herboriste. Tu as besoin de dormir, Billy.

- Non! Dit-il avec un regard de bête traquée. Je ne veux pas dormir!

- Pourquoi tu ne veux pas dormir, Billy? Demande doucement Iris, pour ne pas le brusquer.

- Il… Il va revenir, dit William, paniqué.

- Qui va revenir, Billy?

- Le crâne, dans mes cauchemars!

L'homme semble perdu quand il voit la jeune femme se lever avec grâce, mettre des plantes dans une petite boule de métal avec des trous, mettre le tout dans une tasse, mettre de l'eau chaude et lui amener le tout.

- Ce sont des fleurs de Stramonium séchées, lui dit la jeune femme. Ça empêche les cauchemars. Ton corps a besoin de dormir, Billy.

- Et ça marche?

- Tu as déjà eu à douter de moi en ce qui concerne les plantes? Demande Iris en haussant un sourcil violet.

- Non, jamais, dit-il avant de prendre une longue gorgée de la tisane qu'Iris lui a donné.

Quand il finit son breuvage, Iris l'aide à se lever de son fauteuil et le guide vers sa chambre. Elle l'aide à s'installer dans le grand lit de la botaniste et les bras de Russo s'enroulent autour de la taille fine de la jeune femme.

- Restes, s'il-te-plait, lui demande William.

- Okay, je reste avec toi à la condition que tu dormes, Billy, dit Iris en s'installant à côté de lui.

- Promis, ne fait que lui répondre le fugitif en resserrant ses bras puissants autour de la taille fine de la jeune femme et en posant sa tête sur le ventre plat d'Iris.

- Dors Billy, dit calmement Iris en passant sa main droite dans les cheveux courts de son protecteur d'enfance. Je veille sur ton sommeil. Bonne nuit, Billy.

- Bonne nuit, petite fleur, lui répond l'homme d'une voix pâteuse avant de sombrer dans un sommeil profond et sans rêve.

À 18h00 pile, Iris doit s'extirper de l'étreinte d'ours de Will quand on frappe à la porte de la maison. La jeune femme donne son savon et ses tisanes à Mme Witt et discute avec elle quelques minutes sur le perron de la maison verte et blanche de la jeune femme avant que la vieille dame ne prenne congé pour revenir dans une semaine pour d'autres tisanes. Étonnement, Iris se sent épuisée, elle ferme toutes les fenêtres et toutes les portes avant de rejoindre Billy dans sa chambre et de s'installer entre les couvertures.

En se réveillant au matin, elle sent des doigts qui caresse machinalement son bras gauche de l'épaule au coude. Iris papillonne des yeux un instant et voit sur qui sa tête repose.

- Bonjour, petite fleur, dit William en la regardant intensément.

- Dormir t'a fait du bien, à ce que je vois, dit la botaniste en s'étirant comme un chat entre les draps et les bras de son invité.

- C'était la première fois que je ne faisais pas de cauchemar depuis… pfff! Je ne me rappelle plus, dit-il en perdant son sourire et l'air troublé en se passant nerveusement la main droite dans ses cheveux courts.

- Tu as aussi besoin de manger, décrète Iris en se levant.

Mais quand elle fait un mouvement pour se lever, William la tire vers lui, se positionne au-dessus d'elle et l'embrasse avec passion en passant ses grandes mains sous sa chemise de nuit.

- Billy, réussi à articuler la jeune femme, arrêtes!

- Je sais que t'en as envie, dit-il en reprenant possession de sa bouche.

- Arrêtes, Billy!

- Pourquoi? Demande l'homme.

- Parce que quand tu me jetteras, comme toutes les autres, je… je ne m'en remettrai pas, répond la botaniste en évitant son regard en rougissant de honte.