Hello tout le monde!
Merci pour les reviews une fois encore !
Je remercie les "habitués" qui me laissent une review à chaque chapitre et les nouveaux qui n'hésitent pas à en laisser! Je remercie également tout ceux qui suivent cette fan fiction!
Donc, maintenant, c'est dit: j'ai trouvé un rythme de parution parfait! La plupart de mes chapitres seront postés en général le Vendredi ou le Samedi soir. Si pour une raison ou une autre je ne suis pas capable de les poster le vendredi ou samedi, ils seront soit postés le mercredi en avance ou bien le mercredi qui suit! Maintenant que j'ai une idée des chapitres qui vont suivre, ce sera bien plus simple d'avoir un rythme régulier. Cela dit, la parution des chapitres bonus (comme le chapitre 17 par exemple) sera totalement aléatoire, suivant mon inspiration!
Ce chapitre sera donc dans la continuité du chapitre précédent. Dante risque d'être triste pour Drago...
Réponse aux reviews anonymes du chapitre 17:
adenoide: En effet, Ariane est un personnage aussi puissant qu'arrogant! Heureusement que Dante est là pour la calmer :)
Réponse aux reviews anonymes du chapitre 18:
Guest:Merci pour ta review! Oui, la discussion avec Severus aidera Dante à avancer dans le bon chemin... Même si ce sera difficile pour lui. Concernant Drago, je ne te gâche rien!
adenoide: Oui, maintenant, même les sangs purs sont menacés! Lucius ne risque pas d'être content pour son fiston, crois moi... La discussion avec Severus a aidé Dante mais bien sûr, ce ne sont que des mots! Dante avancera grâce à ses actes... J'espère. En tout cas merci pour ta review! :)
Harriet: Merci pour ta review! Drago ira probablement mieux, ne t'en fais pas! :)
Aya31: Merci pour ta review et ton compliment! :)
aussidagility: Ici, Drago était simplement au mauvais moment, au mauvais endroit... Et le basilic est "aveugle" par rapport à ses victimes! C'est pour ça que Drago a été retrouvé blessé. En tout cas merci pour ta review! :)
lyvane: Merci pour ta review et tes compliments, j'espère que la suite te plaira autant si ce n'est plus! Pour Isadora, je voyais ça comme une jalousie mal placée du genre "Tu n'es pas mon vrai frère et je ne t'aimerais jamais". Et bien sûr, Dante est et restera Dante. Il n'y a aucune chance qu'il bascule du côté "Potterrien" de la force! Ariane a beau être arrogante, elle a quelques qualités mais je ne vois sincèrement pas Dante devenir ami avec les Potter/Dumby et oublier toutes leurs erreurs. Merci pour ta review!
Dans le chapitre précédent:
Les deux filles se dévisagèrent, baguette en main. Les deux savaient. Les deux savaient que le prochain sort serait le dernier, serait le sort qui mettrait une fin définitive à ce duel insensé. Au moment où Isadora fendit l'air de sa baguette pour lancer un Glacius et Ariane décrivit un arc de cercle de sa baguette pour stupéfixer la quatrième année, Minerva MacGonagall entra en trombe dans la salle de duel.
-Arrêtez tout! lança Minerva, les yeux brillants de peur. Que tout les élèves retournent à leurs dortoirs tout de suite!
Elle tourna la tête vers Remus et Lockhart, le regard brillant d'effarement.
-Drago Malfoy a été retrouvé pétrifié dans un état critique!
Chapitre Dix Huit: Le jeu du sort.
La seule conséquence "positive" à l'attaque dont Drago a été victime fut le fait que désormais, Dante n'était plus le suspect numéro un derrière les agressions d'élèves. En effet, toute l'école était au courant du lien que les deux amis partageaient et c'était quasiment impossible de croire que le jeune Lancaster était derrière cette agression barbare. Mais bien sûr, c'était la seule conséquence positive de ce gâchis. Car là où le basilic s'en était simplement pris à quelques enfants nés moldus, le fait qu'à présent, sa victime a été Drago Malfoy, le fils de l'éminent Lord Lucius Malfoy.
Et désormais, toute l'organisation de Poudlard changea drastiquement aux yeux de Dante. Dumbledore était sur le point de quitter son poste de directeur et il fallut l'appui du Ministère pour qu'il conserve sa place. Le conseil d'administration de l'école de sorcellerie décida alors de remettre à point toute l'organisation de Poudlard. L'école avait perdu dans un sens sa chaleur et l'impression de sécurité qui y régnait auparavant. Désormais, tous les élèves devaient se déplacer en groupes de trois au minimum, selon leur année. Les préfets avaient bien plus de responsabilités: ils devaient continuellement accompagner les élèves les plus jeunes, partout. Les cachots étaient désormais fermés en dehors des heures de cours, tandis que le couvre feu était désormais à vingt heures. Les matchs de Quidditch avaient tous étés suspendus pour une durée indéterminée, au grand dam de Marcus. Rusard ainsi que plusieurs Aurors du Ministère de la Magie patrouillaient partout et la plupart des élèves étaient souvent très irrités par cette surveillance constante.
Et les journées passèrent vite aux yeux de Dante... Trop vite peut être. Après tout, elles se ressemblaient toutes: entre les cours, les Potter sur son dos et ses amis qui le traitait désormais comme une bête blessée. Très vite, la fratrie Lancaster fut au courant des origines de leur frère adoptif: et si Anthony le savait déjà, Duncan entra dans une colère noire envers les Potter là où Matthew tenta de réconforter son grand frère. Il eut une longue discussion avec Anthony et Isadora, discussion qui ressemblait parfaitement à celle qu'il avait eu avec Severus. Et il en ressortit avec un peu plus de certitudes et un peu moins de doutes.
Luna savait, elle. Mais elle n'en parlait jamais devant lui. Même Tracey, celle qu'il considérait comme sa meilleure amie n'en savait rien. Il n'en avait plus honte désormais. Mais cela ne voulait pas dire qu'il voulait que ça se sache. Il était très heureux que les gens le prennent pour Dante Lancaster.
Parce qu'en définitive c'était son identité véritable. Il le savait.
Et les jours passaient toujours aussi vite, dans cette routine affreuse. Novembre puis Décembre passèrent, avec un bien triste Noël puisqu'Anthony et Dante décidèrent de rester à Poudlard. L'un pour réviser ses BUSEs, l'autre pour rester veiller sur Drago. Leurs parents et leurs autres frères et sœur en furent les premiers surpris mais ils acceptèrent cet étrange choix. Le château était presque désert pendant les vacances de Noël puisque la plupart des parents ne faisaient pas du tout confiance à l'école de sorcellerie et voulaient plus que tout avoir leurs enfants près d'eux. La famille Lancaster était retournée aux États Unis pour passer Noël avec leurs grands parents. Exception faite d'Isadora qui était allée passer son réveillon en compagnie de Fred et Georges Weasley chez eux, au "Terrier". Remus et Sirius passèrent Noël à 12 Square Grimmauld, entre amis, en compagnie de Severus Rogue, contre toute attente. Luna était partie rejoindre son père pour passer le réveillon en sa compagnie et rechercher "le Ronflak Cornu de Noël". Quand à Tracey, elle partit en compagnie de son amie Daphné et d'un certain Blaise Zabini ainsi que la famille de ce dernier en voyage à Paris. Dante avait souri en recevant leurs lettres et en voyant leurs photos, le matin de Noël, dans une table de Serpentard quasiment vide, en compagnie d'un Anthony tout ensommeillé. Il avait souri devant la photo de sa petite sœur Elise sur les genoux de son grand père déguisé en Père Noël, en compagnie de ses parents, de Matt et de Duncan. Il avait souri devant la photo d'Isadora aux côtés de Fred et George, souriante et portant un pull over vert émeraude made in Weasley, avec brodé dessus un grand "I". Il avait gloussé devant la photo d'une Luna souriant, avec un filet à papillons dans la main, la neige tombant autour d'elle. Et il avait ricané légèrement devant la photo de Tracey, Daphné et Blaise devant la tour Eiffel, avant de tendre les photos à Anthony. Et les deux frères fêtèrent le nouvel an à l'infirmerie en compagnie du corps pétrifié de Drago. Ni l'un, ni l'autre ne parla: mais tous deux firent silencieusement le même voeu pour l'année 1993: qu'elle soit meilleure en tout point que la désastreuse fin de l'année 1992.
Et les semaines défilèrent si vite que Dante s'en rendit à peine compte: les cours devenaient d'un coup plus compliqués, les profs devenaient plus exigeants que jamais. Mais malgré quelques difficultés, l'héritier Lancaster réussissait à rester le premier de sa promotion, bien que suivi d'assez près d'Hermione Granger. Janvier défila, avec la neige et le froid. Et l'héritier Lancaster se souviendrait toujours de la magnifique vision du lac gelé. Il l'avait survolé du haut de son Nimbus 2001 avec un sourire émerveillé. Puis il fit demi tour vers le château, les joues rosies par le froid, le sourire aux lèvres. Et même les moqueries d'Isadora quand à son air "de débile mou du bulbe presque digne d'un petit elfe de maison" ne l'atteignirent même pas.
Février arriva avec les pluies et le climat détesté de la plupart des anglais: une pluie quasiment diluvienne qui semblait ne jamais s'arrêter. Du haut de la tour d'Astronomie, Dante regardait souvent la pluie s'écraser vers la forêt interdite, avec un léger sourire. Puis ensuite, il essayait de faire ses devoirs aux cours de duel qui étaient souvent sous notés et pour cause: le professeur de duel n'était autre que James Potter. Et sa partialité n'avait rien à envier à celle de Severus puisqu'il passait son temps à retirer des points à Serpentard. Et à la mémoire de Dante, sa meilleure note avec James Potter n'était qu'un "Acceptable". Au final, c'était peu étonnant que la première de la classe soit Ariane Potter.
Ariane Potter... Dante n'aimait pas spécialement la façon dont elle le regardait ces derniers temps. Comme si elle se préparait à lui faire un mauvais coup. Mais le jeune Serpentard s'en moquait royalement puisqu'il était largement capable de la calmer à coup de sortilèges. Il se demandait surtout ce qu'avait la survivante en tête en le regardant de cette façon si avide. Mais au final, elle pouvait lui faire ce qu'elle voulait: il la haïssait et n'attendait qu'une occasion pour lui rendre au centuple ce qu'il avait vécu par sa faute.
Car c'était elle que James et Lily Potter avaient choisi. Pas lui. Lui ne devait être à leurs yeux qu'une roue de secours, une simple béquille -un enfant qu'ils pouvaient sacrifier pour le plus grand bien en somme. L'enfant que le couple Potter avait sacrifié pour le plus grand bien.
Et en parlant des Potter, Lily était toujours autant sur son dos: elle passait son temps à dire à qui voulait l'entendre (ou bien même qui ne voulait pas l'entendre) qu'il était l'héritier de Serpentard et qu'il s'en était pris à Drago juste pour qu'on le prenne pour un innocent. James était moins virulent qu'elle mais ne faisait rien pour la contredire. Tant de mauvaise foi écœurait le jeune Lancaster. Et jamais il n'aurait cru que sa mère biologique voudrait tant le voir tomber. En fait, il n'aurait jamais voulu le croire.
Sirius et Remus avaient fini par savoir qu'il savait. Ni l'un ni l'autre ne sut comment réagir devant lui pendant quelques instants. Puis ils lui avouèrent tout. Et si au début, Dante leur en voulut terriblement, sa colère se calma. Au final, il leur était presque reconnaissant. Vivre chez les Dursleys... Il ne savait pas qu'il avait évité de vivre parmi les moldus les plus méprisables imaginables. Au final, peut être qu'il préférerait même pas le savoir.
Mars arriva avec le climat printanier tant attendu. Et les agressions reprirent à ce moment précis: un Serdaigle fut retrouvé pétrifié alors que Dante était en plein cours de potions. Le climat de Poudlard redevint sombre et glacial, malgré le retour du soleil. Et désormais, avec l'arrivée d'Avril et du soleil printanier, les BUSEs approchaient à grand pas. Tout comme les examens en général. Dante savait qu'il devrait sélectionner des options pour l'année prochaine. Il choisit l'étude des runes, le soin au créatures magiques et l'Arithmancie. Même si cette dernière option s'annonçait clairement plus dure. Et Dante savait que ses résultats de cette année seraient décisifs quand au fait qu'il pourrait suivre plus de deux options.
C'était pour cela qu'il était en ce moment à l'infirmerie en train de réviser sur un manuel de botanique. Il entoura avec une plume les termes qu'il ne comprenait pas, se jurant mentalement de demander à Duncan de tout lui expliquer. En espérant que Duncan veuille lui expliquer... Dante pensa avec un sourire que dire "innocemment" qu'Isadora pouvait par accident apprendre que Duncan lui avait emprunté ses manuels de quatrième année et avait perdu la moitié suffirait à convaincre son grand frère.
Armé de cette résolution, il ferma son livre de botanique avant de poser son regard vert émeraude sur le corps de Drago, entouré de bandelettes aux endroits où il avait saigné. Les yeux du blond étaient clos, pourtant, une cicatrice labourait sa joue droite. Du sang avait séché. D'après Mrs Pomfresh, les blessures avaient été causées par un sortilège de lacération par la magie noire particulièrement puissant. Rogue avait immédiatement tiqué à cette information, sans que Dante ne comprenne pourquoi. Mais les faits étaient là: si Dante n'avait pas retrouvé Drago gisant dans une mare de sang -son sang-, le blond n'aurait eu aucune chance. Absolument aucune chance de survie. Mis à part son visage, le blond était méconnaissable. Ses membres étaient bandés comme ceux d'une momie égyptienne et du sang avait coagulé sur le tissu blanc. Le voir dans un tel état était sans doute la pire chose que Dante ait eue à endurer. Comment garder espoir ? Il ne le pouvait tout simplement pas penser à autre chose.
Drago était pétrifié et gravement blessé. D'après Mrs Pomfresh, il en ressortirait différent. Car survivre à cela était déjà incroyable: ne pas en garder de séquelles était quasiment impensable. La rage avait déferlé dans les veines de Dante, qui avait voulu tuer. Tuer et mourir. Tuer pour venger son meilleur ami. Mourir pour lui demander pardon. Et quand l'héritier Lancaster comprit avec soulagement que Drago allait s'en sortir, il voulut tout simplement tuer. Tuer les personnes qui avaient blessé Drago. Tuer pour oublier leur dernière discussion. Drago avait grandi dans une famille de sang pur, bien sûr qu'il en avait gardé les convictions. Et si Drago n'avait pas survécu? Et si les dernières paroles de Dante envers son ami n'auraient était simplement des reproches?
-Hey... murmura Dante au corps du Serpentard.
Aucune réponse.
-Tu réponds pas, hein? Pomfresh ne sait même pas si tu m'entendrais parler.
Le blond n'eut absolument aucune réaction. Cela attrista quelques instants Dante. Qui se remit à parler.
-Je suis désolé. Désolé que la dernière fois que je t'ai parlé, c'était pour te rejeter. Tout le monde pense pareil. Tu le sais ça, non? Tu nous manque à nous tous.
Dante laissa une pause, en espérant susciter une réaction chez son ami après avoir dit ça. En vain.
-Drago...?
Rien du tout. Seul la brise caressait les mèches du blond qui dormait profondément. Avec un soupir, Dante reprit son manuel de botanique, sachant qu'il ne réussirait pas à aider son ami. Amer et conscient d'être bloqué, il se contenta de lire un peu plus.
-Il te manque, hein? fit une voix derrière lui.
Le Serpentard pivota sur lui même pour tomber nez à nez avec une Pouffsouffle de sa promotion. Pendant quelques instants, ni lui, ni elle ne parla. Dante avait repris son masque de froideur tandis que la Pouffsouffle ne savait quoi répondre.
-Euh... Je...
-Oui? demanda Dante.
-Je suis Susan Bones, de Pouffsouffle.
-Dante Lancaster, Serpentard.
Elle pointa du pouce un lit. Et Dante remarqua que c'était celui de Justin Flinch Flechey.
-Je sais ce que ça fait de s'inquiéter pour quelqu'un, ajouta la jeune fille sur un ton compatissant.
-Grand bien te fasse, répondit Dante d'un ton cassant.
-Et je te crois désormais. Quand tu dis que tu n'es pas l'héritier. C'est impossible que tu blesses ton ami. La plupart des Pouffsouffles pensent pareil.
-Ah oui? demanda Dante. Dommage qu'il vous ait fallu que mon ami frôle la mort pour me croire.
Il se tut un instant en fixant Susan.
-Mais dis moi. Si Drago n'avait pas été blessé, vous m'aurez cru quand même?
-Euh... Eh bien tu as une réputation... Assez...
-Donc tu te bases sur ma réputation pour me juger en fait?
-Eh bien, oui... Il faut dire que ta réputation te précède. J'imagine que je n'ai jamais pris la peine de faire ta connaissance...
-En raison de ce qu'on dit sur moi ? Bon sang, que tu es superficielle. Enfin, je m'en doutais, c'est pour ça que je ne suis jamais venu te parler non plus. Les petites idiotes moralisatrices et bien-pensantes me dégoutent au plus haut point. Je parle de toi, au cas où ça t'aurait échappé.
Le ton était glacial. Même Rogue ne pourrait que difficilement imiter la façon dont Dante prononça ces mots. Même si elle rougit furieusement, Susan ne baissa pas la tête.
-Et c'est ça ce qui fait la réputation sur ta façon de parler ô combien gentille, non? Écoute, je voulais simplement m'excuser au nom des Pouffsouffles pour te dire que nous croyons en toi...
-Ah? C'est réussi comme tu le vois.
-Mais on dirait que c'est raté.
-Ça ne fera qu'un échec de plus à votre actif, j'imagine.
-Je... Euh...
-Tu n'oses plus rien dire? Comme c'est mignon.
-Écoute... Mon préfet Cedric connaît très bien ton grand frère Anthony et à Pouffsouffle, on ne dit que du bien de vous à présent.
-À présent, fit observer Dante en soufflant du nez.
-Et puis... On sait tous que c'est dur pour toi. D'être constamment accusé par les Potter. Apparemment, ils comptent demander au Ministère d'ouvrir une enquête sur toi...
-Qu'ils osent, répondit Dante en ricanant.
-Et puis... J'ai le sentiment qu'on est partis du mauvais pied toi et moi. Alors...
Elle tendit la main vers lui. En esquissant un sourire sincère.
-On pourrait en parler. Tout simplement.
Il y eut pendant quelques instants un léger silence.
-Que veux tu savoir? demanda Dante.
-Hein?
-Tu veux savoir quelque chose de moi?
-Euh... Déjà, si tu me parlais un peu de ta famille?
Dante souffla du nez.
-Mes parents biologiques m'ont abandonné lorsque je n'avais qu'un an et demi. J'ai été recueilli par les Lancaster peu après.
-Désolée...
-Tu n'as pas à l'être. Je suis heureux avec les Lancaster, bien plus que je ne l'aurais jamais été avec mes "vrais" parents.
-Si tu le dis... Et si tu me parlais un peu de vous? J'ai l'impression de mal vous connaitre au final.
Le serpentard esquissa un sourire amusé.
-Commençons alors... Anthony, c'est le fils aîné prodige je crois. Il a dû recevoir une éducation différente de nous, je vois pas d'autre explication. Il est toujours là pour nous, à la fois pour nous protéger ou pour nous conseiller. Il est tout le temps respectueux, noble, fort... Tout le contraire d'Isadora qui est plus présente pour nous. Une grande sœur aimante qui nous protège à sa manière. Bon, elle et moi on s'entendait mal quand on était plus jeunes. Mais ça s'est arrangé depuis. Duncan... C'est le rat de bibliothèque de la famille. Il passe son temps à travailler et à lire, mais il déteste se battre. Mes parents sont fiers de lui car ils le voient comme un futur grand chercheur sorcier. Matt, c'est celui qui est tout simplement trop gentil et naïf. Elise, c'est ma plus jeune sœur. Elle est mignonne et se comporte comme un ange devant les adultes. Et mon plus jeune frère, c'est Benjamin. Il se comporte vraiment comme Matt: trop gentil, trop naïf. Limite niais. Je les verrais bien à Pouffsouffle, tiens.
-Eh! On n'est pas tous comme ça, ria Susan en lui donnant un coup de poing amical sur l'épaule.
-Simple impression, ne te vexe pas! Et toi, du côté de ta famille?
Susan poussa un léger soupir. Elle eut une légère hésitation puis répondit.
-La plupart des membres de ma famille ont étés massacrés par Celui Dont On Ne Doit Pas Prononcer Le Nom lors de la première guerre.
Il y eut un silence. Susan se leva pour laisser Dante seul, tournant les talons. Dante se leva à son tour et posa sa main sur l'épaule de la Pouffsouffle.
-Hey. Je suis désolé.
-Tu n'as pas besoin de l'être, répondit Susan en baissant la tête. Tu Sais Qui est un monstre et on le sait tout les deux. Tuer des gens juste à cause de leur ascendence et leur passé...
Elle lança un regard indéchiffrable à Drago.
-Mais maintenant, reprit Susan, l'Héritier de Serpentard refait ça. Il répand la souffrance et la peur à Poudlard. Il pétrifie des gens, qui ont une famille, des amis... Il isole de plus en plus les Serpentard qui sont vus comme les responsables. Il divise de plus en plus l'école et je crois que ce n'est qu'une affaire de temps avant que l'école ne ferme lorsqu'il tuera quelqu'un. Il faut l'arrêter. Quelqu'un peut l'arrêter. Quelqu'un doit l'arrêter.
Sans voix, Dante écouta ce que disait Susan. Incapable de trouver quelque chose à répondre.
-Et ce quelqu'un... C'est Sainte Potter? demanda Dante.
-Non, Dante. Ce quelqu'un, c'est toi.
Susan tourna alors les talons, laissant un Dante stupéfait.
En sortant de l'infirmerie, Dante s'en alla vers la bibliothèque de l'école. Il fallait absolument qu'il trouve le moyen de faire disparaître cet "héritier" et il ne réussirait qu'en en sachant plus sur lui. Directement, comme une flèche. Il savait très bien ce qu'il avait à faire. Et avec surprise, il croisa à la sortie Sainte Potter, Hermione Granger et Neville Londubat.
-Tiens tiens, dit le serpentard ignorant volontairement Potter. Bonjour Hermione, Neville.
La survivante rougit de colère en l'entendant l'ignorer mais Hermione la devança. Avec un ton respectueux, elle parla:
-Bonjour Dante. On a besoin de ton aide, justement.
-Mon aide? Tiens donc, je savais pas qu'elle pourrait vous intéresser. Après tout, qui suis je comparé à Ariane Sainte Potter, la Survivante élue par les forces divines?
-On est obligé de se le ramener? demanda Ariane, l'air déjà en colère. Il est tellement...
-Craquant? Drôle? Intelligent? la coupa Dante avec un clin d'œil.
Pour toute réponse, il eut la satisfaction qu'Ariane commençait déjà à s'énerver. Neville posa sa main sur l'épaule de la jeune fille pour la calmer.
-Débile. Chiant. Inutile.
-Du calme Ariane. On a besoin de lui pour sauver Ginny, dit Neville.
-Sauver Ginny? demanda Dante, étonné.
-Oui, répondit Hermione. Écoute Dante. Tu nous aimes pas et on ne t'aime pas. Mais on a besoin de toi pour vaincre un ennemi commun.
-Un ennemi commun? Mais je n'ai pas d'ennemi, Hermione. Je ne suis que paix et amour. J'aime mon prochain.
-On parle de l'héritier de Serpentard, dit Neville avec un regard perçant.
Il y eut un silence.
-Le type qui a envoyé Malfoy et les autres à l'infirmerie, ajouta le Gryffondor.
-Je suis pas bête au point de ne pas savoir qui c'est, répliqua Dante. Très bien. Qu'est ce que vous avez découvert sur lui? Et c'est quoi le rapport avec Ginny?
Une lueur d'espoir s'alluma dans les yeux noisette d'Hermione.
-Ne te méprends pas, la tempéra le Serpentard avec un ton glacial digne de Severus Rogue. Je veux savoir par curiosité.
-Très bien, rétorqua Hermione sur le même ton tandis qu'Ariane semblait littéralement bouillonner sur place. On a cherché et on a découvert que la Chambre des Secrets existaient bel et bien et qu'elle ne serait ouverte qu'au véritable héritier de Serpentard. À partir de ça, on a orienté nos recherches sur ce que contient la Chambre des Secrets. Et on a découvert qu'elle contient... Ça.
La brune tendit un bout de parchemin plié en quatre à Dante qu'il saisit d'une main. Puis il l'ouvrit pour commencer à le lire à voix haute.
-De tous les monstres et créatures qui hantent nos contrées, il n'est guère de plus étrange ni de plus mortel que le Basilic, connu également sous le nom de Roi des Serpents. Ce reptile, qui peut atteindre une taille gigantesque et vivre plusieurs centaines d'années, naît d'un œuf de poulet couvé par un crapaud. Pour tuer ses victimes, la créature recourt à une des manières les plus singulières : outre ses crochets venimeux, le Basilic possède en effet des yeux aussi jaunes que meurtriers qui condamnent à une mort immédiate quiconque croise son regard. Il répand également la terreur parmi les araignées dont il est sans nul doute le plus mortel ennemi. Le monstre, quant à lui, redoute plus que tout le chant du coq qui lui est fatal si d'aventure il lui parvient aux oreilles... Très bien. Et?
-Par la suite, poursuivit Neville, Hermione et moi avons cherché l'époque où la Chambre des Secrets a été ouverte. C'était à l'époque où un certain Tom Jedusor, préfet en chef. On ne s'y est pas attardés mais ce qu'on a découvert était étonnant: la victime de la créature de la Chambre des Secrets n'est autre que... Mimi Geignarde.
-Mimi Geignarde? Le fantôme qui passe son temps à pleurer aux toilettes des filles? demanda Dante avec un air étonné.
-Lui même, dit Hermione. En lui demandant, elle nous a dit que la dernière chose qu'elle a vu et entendu avant sa mort sont tout d'abord des sifflements bizarres, puis des bruits de succion comme si une porte grinçait et s'ouvrait et que quelque chose d'énorme en sortait. Lorsqu'elle a entendu ça, elle a ouverte la porte des toilettes pour voir, curieuse et a croisé le regard de deux grands yeux jaunes. Et elle en est morte.
-Tu veux dire qu'elle a croisé le...?
-Oui Dante, acquiesça Hermione. Elle a croisé le Basilic et elle l'a payé de sa vie. Mais ça veut dire que l'entrée de la Chambre des Secrets se trouve aux toilettes de Mimi Geignarde. Toutes les autres victimes du Basilic ont eu de la "chance", en ne croisant pas directement son regard doré. En regardant des reflets ou a travers des objets par exemple.
-Et... C'est quoi le rapport avec Ginny? interrogea Dante, en oubliant presque d'être insultant tellement il redoutait la réponse.
-On a surpris une conversation entre le professeur MacGonagall et mon père, dit Ariane en prenant pour la première fois la parole. Apparemment, Ginny a disparu tandis qu'un message disait que son corps pourrirait certainement dans la chambre des secrets. Si on ne fait rien, l'école va fermer et Ginny va mourir.
"Pour tuer ses victimes, la créature recourt à une des manières les plus singulières : outre ses crochets venimeux, le Basilic possède en effet des yeux aussi jaunes que meurtriers qui condamnent à une mort immédiate quiconque croise son regard."
Et Dante savait que ce n'était pas des paroles en l'air.
-Très bien. Mais c'est quoi le rapport avec moi?
-Tu peux nous aider, dit Neville. Tu es puissant. Et d'après les rumeurs, tu parles le fourchelang.
-Tu crois les rumeurs? demanda Dante.
-On a besoin de toi, Lancaster, supplia presque Ariane. Je t'en supplie... Si on ne fait rien, Ginny va mourir!
-Et si on y va, c'est nous qui mourrons! La belle affaire!
-Alors tu vas laisser une innocente mourir? demanda Hermione l'air indigné. Juste parce que tu es trop lâche...
Soudainement, Dante s'énerva. Une flamme s'alluma dans son regard. "Lâche".
-Je ne suis pas lâche! riposta le serpentard.
-Alors prouve le! rétorqua sa sœur biologique. Viens nous aider à sauver Ginny! Tu as les capacités de le faire!
-Exactement! appuya Hermione. Ginny a besoin de toi Dante!
-Viens nous aider, acheva Neville. S'il te plaît...
Il y eut un silence. Dante réfléchit. C'était tentant de leur dire "non". Après tout, les Basilics étaient des serpents légendaires... Et il avait déjà affronté une créature légendaire quand il était jeune... Affronter la légende ne rapportait jamais rien de bon... Sauver Ginny... Mettre hors d'état de nuire l'héritier... C'était ça qu'on attendait de lui?
Quelqu'un devait le faire. Mais il n'était pas l'élu. Il allait certainement mourir face à ce Basilic... Il avait eu de la chance quand il était jeune mais il sentait qu'il en aurait nettement moins à présent... Pourquoi devait il se battre? C'était le rôle d'Ariane de se battre! C'était elle qui devait vaincre l'héritier!
"Non, Dante. Ce quelqu'un, c'est toi."
-Très bien, dit Dante. Je viens avec vous.
Il remarqua le regard triomphant d'Ariane.
-Mais crois moi, Potter, c'est loin d'être pour toi. Si je viens, c'est juste pour venger Drago. Je me fiche de toi, je me fiche des autres, je me fiche de vous. Je vous aiderais du mieux que je peux mais rien de tout ça ne sera dans un but altruiste. Et ne croyez pas qu'on deviendra amis, nous quatre. Je viens pour sauver Ginny et venger Drago, rien d'autre.
-Très bien, dit Hermione en hochant vivement la tête.
-Je vais m'habiller. On se retrouve dans vingt minute au maximum aux toilettes de Mimi Geignarde.
Le jeune Lancaster tourna les talons vers les cachots. À peine arrivé dans une salle commune de Serpentard vide, il fonça vers le dortoir où il dormait avec ses frères et sa sœur. À peine entré, il troqua son uniforme contre un jean et un sweat shirt bleus, dans lesquels il était parfaitement à l'aise. Il ouvrit le tiroir d'Anthony pour prendre un couteau suisse moldu qu'il mit dans la poche arrière de son jean. Il attrapa un élastique sur la table de chevet d'Isadora pour nouer ses longs cheveux et dégaina sa baguette. Au dernier moment, avant de quitter les lieux, son regard se posa sur la photo qui trônait sur sa propre table de chevet.
La photo de ses amis.
La force du garçon blond au regard fier de quinze ans. La douceur de la jeune fille d'une dizaine d'années. La candeur du gamin de sept ans. Et lui même, avec son sourire, au milieu, l'air parfaitement paisible. Tout lui revenait, dans un élan douloureux.
Mais il était prêt.
-Je vais affronter la légende... Comme avec vous.
Il tourna les talons, s'efforçant de renvoyer au plus profond de lui même ces souvenirs douloureux. Il était prêt à présent. Même si ça impliquait de collaborer avec sa sœur biologique.
Avec un dernier sourire, le jeune homme courut le plus vite possible vers les toilettes de Mimi Geignarde.
-Vous vous foutez de moi! dit Dante exaspéré. Vous l'avez emmené lui? Ce clown?
À peine arrivé, il avait eu la surprise de voir qu'Hermione, Neville et Ariane l'attendaient dans les toilettes austères. Avec un invité inattendu... Le professeur de défense contre les forces du mal Gilderoy Lockhart alias le plus grand menteur de tout les temps.
-Jeune homme, un peu de respect! dit Lockhart énervé. Je vous rappelle que lors de la journée du vingt octobre, sous son soleil éclatant, j'ai vaincu à moi seul une armée de loups garous!
-Je ne vous croirais pas même si on ne savait pas tout les deux que les loups garous se métamorphosent les nuits de pleine Lune, espèce de débile, répliqua Dante.
-Oui et? demanda Lockhart.
-Les nuit de pleine Lune, c'est quand il fait noir sombre idiot. Hors vous venez de dire que c'est pendant une journée sous un soleil éclatant.
-Ah.. euh...
-Ça vous a coupé le sifflet, sale menteur? Comme c'est mignon.
-Re... Repartez dans votre salle commune, Lancaster! ordonna Lockhart. C'est un ordre.
-Non, répliqua Dante avec un dédain non dissimulé.
-C'est un ordre! Vous n'avez pas le droit de me désobéir!
-Ah bon? Merci, j'aurais eu du mal à m'en apercevoir seul. Je vous remercie de votre intelligence supérieure. Je ne savais pas qu'il n'était pas permis de désobéir à un ordre…
-Vous... Vous...
-Je ne sais pas qui est le plus débile. Vous qui êtes d'une stupidité affligeante? Ou bien ces idiots de Gryffondors qui vous ont demandé à un menteur comme vous de venir?
-Ferme la Lancaster! cria Ariane tandis qu'Hermione, le fantôme et Neville n'osaient pas croiser son regard.
-De tout les professeurs! explosa Dante. De tous les profs... Vous auriez pu ramener Rem... le professeur Lupin. Severus. La vieille MacGo. Ou bien même Potter Senior! Et vous ramenez ce pauvre type? Il va faire quoi face à l'héritier, lui dire un vilain mensonge? Mais par les attributs de Morgane, vous avez quoi dans la tête?
-Arrêtez de me traiter de menteur, Lancaster! explosa Lockhart à son tour.
-Fermez là, vous! Tout. De. Suite.
Le ton était horriblement glacial, à faire frissonner Severus lui même. Lockhart se tut instantanément, Neville haleta, Ariane détourna le regard l'air boudeuse et Hermione fixa la pointe de ses chaussures. Même Mimi Geignarde sembla frissonner. Dante se tourna vers elle, l'air de ne pas vouloir perdre de temps.
-Bon, je crois qu'on devrais y aller. Vos conneries nous mettent en retard. Toi, le fantôme! Par où tu as entendu les sifflements?
-Euh... Le robinet du lavabo là bas, répondit Mimi en pointant du doigt l'endroit qui était aussi délabré que la pièce.
-Merci.
Dante s'approcha dudit robinet, le visage froid.
-Comment tu vas faire pour l'ouvrir? demanda Ariane.
-Je vais lui parler en Fourchelang, sombre idiote, répondit le Serpentard.
-HA! JE LE SAVAIS! s'écria Ariane triomphante.
-Tu savais quoi? Que tu étais une sombre idiote? répliqua Dante avec froideur. Bienvenue dans le monde des gens lucides, Potter.
Lockhart ricana. Hermione ne put retenir un léger gloussement, tandis que Neville pouffait de rire et qu'Ariane serrait les poings de colère. Dante esquissa un sourire puis retrouvant sa détermination, son visage redevenant indifférent, le jeune homme se positionna devant le lavabo. Il effleura le robinet, puis murmura d'un ton glacial qui fit frissonner les Gryffondors autant que leur professeur incompétent et le fantôme.
-Ouvre-toi. Enfin, si tu peux t'ouvrir. Sinon je te lance un sortilège d'Explosion.
Rien ne se passa. Puis le robinet sembla trembler et se mit à briller d'une lueur argentée. Et d'un coup, sans prévenir, le lavabo se transforma en une sorte de toboggan menant à une sorte de gouffre sans fin. C'était saisissant. Lockhart s'approcha de Dante et se pencha pour voir.
-C'est très intéressant! dit le professeur, espérant entrer dans les bonnes grâces de Dante.
-Vous trouvez? répondit Dante avec un air dubitatif.
-Oui, héhéhé! acquiesça Lockhart précipitamment. Oui, ça a l'air très intéressant! Voyez ce gouffre, je n'en ai pas vu depuis mon duel avec le spectre de la mo...
-Eh bien vous avez gagné un voyage gratuit vers le fond du gouffre en avant première. Ne me remerciez pas, c'est cadeau. Crétin.
-Pardon?
Et avant que quiconque est pu faire un geste, Dante eut un léger mouvement de dédain en poussant Lockhart vers le toboggan. Le professeur descendit à toute vitesse tandis que Dante le regardait avec un air méprisant. Il y eut un bruit sourd puis un juron que Lockhart lança une fois arrivé en bas. Puis Dante se retourna vers les Gryffondors.
-On se retrouve en bas, bande de chochottes.
À son tour, l'héritier Lancaster emprunta le toboggan vers le fond, sous le regard stupéfait d'Hermione, Ariane, Neville et Mimi.
-Dites... Il est barge ce type, fit remarquer le fantôme.
-J'approuve, commença Neville.
-Vraiment barge, poursuivit Hermione.
-Complètement taré, termina Ariane.
Il y eut un léger silence. Puis un bruit sourd quand Dante arriva au fond.
-Bon, on y va? demanda Ariane.
-Ouais...
-Allons y.
À leur tour, les gryffons empruntèrent le toboggan, vers les abîmes de l'école.
-Où sommes nous? demanda Lockhart avec inquiétude.
-On est sous le lac, non? répondit Neville.
-Aaah! C'est quoi ça? s'horrifia Hermione.
-C'est... Un crâne? C'EST UN CRÂNE ÇA? s'écria Ariane en haussant les sourcils.
-Non Potter, c'est un jouet pour bébés, ça. D'ailleurs vas faire joujou avec et laisse nous gérer les choses sérieuses, soupira Dante.
Ils marchaient depuis quelques minutes et le jeune homme regardait tout autour de lui. Mais entre Lockhart qui ne servait à rien et les Gryffondors qui paniquaient pour rien, c'était dur de se concentrer. Il pointa sa baguette devant lui et lança un Lumos qui illumina le sol devant lui et fit quelques pas avec un sourire. L'endroit était froid et les murs tremblaient, tout comme le plafond. Il ne suffirait d'un rien pour que tout s'effondre, Dante en était conscient.
-On s'avance de plus en plus là... Je crois qu'on va bientôt la trouver, votre Ginny. Ne me remerciez pas surtout, ricana Dante.
-Oh, ferme la, soupira Hermione.
Mais Dante avait tort. Au terme de quelques pas, ils arrivèrent devant une voie sans issue. Un mur leur barrait totalement la route et ils étaient incapables d'avancer désormais.
-On est bloqués, fit remarquer Neville.
-D'autres remarques pertinentes, Einstein? demanda Dante avec ironie pour essayer de masquer sa peur d'être bloqué.
-Comment on fait pour avancer? soupira Ariane, apeurée.
-J'en ai aucune idée, avoua Hermione.
-Je pourrais faire exploser ce mur avec un sort d'explosion, qu'en dites vous? demanda Lockhart très sérieusement.
Il y eut un silence face à cette démonstration de stupidité abyssale.
-Professeur, le moindre choc pourrait provoquer un éboulement! tenta de le raisonner Hermione. C'est vraiment pas...
-Laisse le faire, Hermione, la coupa Dante avec un ton tout aussi sérieux. Laisse faire la sélection naturelle.
Lockhart cligna des yeux l'air un peu bête. Hermione eut un petit rire nerveux. Neville eut un gloussement. Même Ariane esquissa un léger sourire.
-Donc du coup... On fait comment? demanda Lockhart.
-Deprimo, marmonna négligemment Dante.
Il mesura au maximum la puissance de son sortilège d'affaissement. Au lieu de provoquer un affaissement brutal par une explosion, le sortilège fissura le mur, avec des craquements assez sinistres.
-Wingardium Leviosa.
Le pan du mur s'envola puis s'écrasa plus loin, révélant un passage vers une porte d'apparence assez Moyenâgeuse. Il y avait plusieurs serpents qui ornaient la porte, qu'ils soient sculptés ou même gravés à même la pierre. C'était beau mais d'un autre âge. Dante en serait presque admiratif si la lumière qui venait éclairait mieux les joyaux et la qualité du métal qui ornait les poignées de portes.
-C'est la chambre des secrets? demanda Neville avec un air entre étonné et ahuri.
-Tu t'entendrais bien avec Matt, toi... marmonna Dante à mi voix.
-Ah? C'est déjà le cas, pourquoi? dit Neville en fronçant les sourcils.
-Pour rien, laisse tomber.
Il y eut un silence, tandis que tous admiraient la porte.
-On fait quoi, maintenant? demanda Hermione.
-Maintenant? dit Lockhart en esquissant un sourire mauvais.
Et ce sourire ne plaisait pas du tout à Dante. Lockhart dégaina sa baguette pour la pointer sur Ariane en premier, qui poussa un cri apeuré.
-Eh bien maintenant, mes amis... C'est ici que la route se termine pour vous, ricana l'honorable professeur. Je vais vous lancer un sortilège d'amnésie puis retourner à l'école pour dire que vous m'avez accompagné jusqu'ici pour qu'on puisse se battre contre l'héritier et le Basilic. Grâce à ma puissance, j'ai mis l'héritier en difficulté pour vous laisser fuir. Malheureusement, il apparaît qu'il était bien trop tard pour sauver la fille et qu'a la vue de son corps mutilé, vous n'avez pu vous contrôler et agir de manière logique. Vous avez tenté de mettre à mal l'héritier avant de fuir et pour éviter que vous puissiez vous en sortir en colportant des secrets qui pourraient être gênants pour lui, l'héritier vous a condamné à un sortilège d'amnésie.
-Ils... Ils ne vous croiront jamais, murmura Ariane.
-C'est clair, ricana Dante. Prior Incanto, vous connaissez?
-Pourtant, je suis très doué pour faire croire au gens ce que je veux, répliqua avec stupidité Lockhart en pointant sa baguette sur Dante cette fois. Lancaster... Finalement, je crois que je vais commencer par vous, jeune insolent. Vous allez regretter de vous être adressé ainsi à moi tout à l'heure. Vous pouvez dire adieu à vos précieux petits souvenirs, Lancaster!
-Adieu, précieux petits souvenirs, bailla Dante tandis qu'Ariane, Hermione et Neville paniquaient littéralement. Vous allez me manquer... Je crois.
Lockhart haussa les sourcils puis fendit violemment l'air de sa baguette. Pointant sa baguette sur Dante, il lança la formule.
-Oubliettes!
-Protego!
Le sortilège d'amnésie lancé par Lockhart frappa avec une violence incroyable le mur magique de protection généré par Dante. Il y eut une détonation assourdissante qui projeta en arrière Dante, Lockhart, Hermione, Ariane et Neville chacun dans des directions différentes. Dante roula sur le sol, ne cherchant pas à aider les autres Gryffondors mais plutôt à assurer sa fuite.
Et ce qui dut arriver arriva. Les pierres tombèrent par pans entiers du plafond. Une percuta l'arrière du crâne de Dante, qui en fut désorienté. Il fit quelques pas en arrière, sonné et furieux. La poussière retomba quand il distingua la silhouette de Lockhart. Une violente colère déferla dans ses veines et il oublia toute considération lorsqu'il lança un très violent:
-Stupéfix!
Comme une poupée de chiffon, Lockhart fut projeté plusieurs mètres en arrière et percuta un mur avant de s'effondrer sur le sol, inconscient. Dans un mélange de sang, de sable et de poussière. Le sol sembla trembler l'espace de quelques secondes quand Lockhart ne bougeait plus. Tant mieux. Dante ne regrettait pas le moins du monde son acte. D'un coup de baguette, il lança un Incarcerem sur Lockhart. Les cordes jaillirent de sa baguette et entravèrent le professeur de défense contre les forces du mal. Sans un mot, Dante lança un Accio sur la baguette qu'il rangea dans sa poche.
-Les Gryffys? Vous allez bien? Ou mieux que l'autre taré? demanda Dante en ricanant.
-Euh... Ouais, fit la voix de Neville. Il t'a eu, Dante?
Dante poussa un soupir.
-Oui, je suis amnésique, désormais. D'ailleurs, qui es tu, beauté sauvage? Où étais tu durant le restant de ma vie?
-Tu n'es pas drôle, Lancaster, lança Ariane.
-Ce n'était pas mon intention, répliqua Dante.
-On fait quoi maintenant? demanda Hermione.
Il y eut un silence. Puis Dante les regarda.
-J'ouvre la Chambre des Secrets, je vais chercher Ginny et je reviens.
-C'est de la folie! s'écria Hermione. De la folie pure! Tu es complètement fou, Dante!
-La folie est une maladie reconnue, répliqua le Serpentard. Aies un peu de respect pour les malades!
-Non mais sérieusement! Il faut prévenir le professeur Dumbledore! Ou le professeur MacGonagall! Ou bien le professeur Lupin, Rogue ou Potter! Mais surtout Dumbledore, il n'y a que lui qui peut...
-Que lui qui peut quoi? coupa Dante avec colère. Arrêtes de croire que Dumby, c'est Merlin le Père tout puissant, nom d'un Sinistros! Dumbledore est un vieux qui peut faire des erreurs aussi! Le temps qu'on aille le chercher, Ginny sera morte!
-Vous... Vous êtes d'accord avec lui? demanda Hermione aux autres d'une voix étranglée. Vous croyez ce malade mental?
-Eh bien... Ça m'ennuie de le dire, mais son plan tient la route, Hermione.
-En fait, il n'a pas vraiment tort, dit Neville, ennuyé. Il est Fourchelang, il est puissant... Il peut la sauver!
-Mais vous êtes devenus fous! Tous! s'écria Hermione.
-Hermione... On n'a pas le choix, dit Ariane.
-Oui Hermignonne. Écoute donc Ariane, la voix de la raison comme on le sait tous, ricana Dante.
La situation aurait presque pu être drôle si elle n'était pas si dramatique. Hermione fronça les sourcils. Puis elle se plaça face à l'ouverture. Et elle leva les bras comme un rempart face à l'ouverture qui menait à la porte de la Chambre des Secrets.
-Très bien! Qu'il en soit ainsi! cria Hermione.
Il y eut un silence. Neville et Ariane semblaient complètement apeurés. Dante fronça les sourcils. Lockhart était toujours inconscient. Et Hermione protégeait l'ouverture de son corps, comme pour empêcher Dante de passer. Le jeune Serpentard haussa les sourcils de surprise. Qu'est ce qu'elle...
-Si tu crois vraiment que passer par là est la bonne décision... Eh bien tu devras me passer sur le corps, Dante! répliqua Hermione.
-...
Il y eut un silence totalement oppressant. Personne n'osait le briser. Personne n'osa parler. La tension entre Dante et Hermione était à son comble. Dante ne disait rien. Ariane et Neville non plus. Toute lueur de joie avait disparu du regard vert émeraude du jeune homme. Au contraire, il n'y avait que de la détermination. Une détermination sans faille, tandis qu'il regardait Hermione.
-Ne fais pas quelque chose que tu pourrais regretter, Hermione, conseilla Dante en appuyant sur chacun de ses mots.
-Désolée, Dante. Mais j'ai bien peur que je n'ai pas le choix, répliqua la née moldue sans bouger d'un pouce.
Il y eut un long silence. Puis contre toute attente, sous le regard horrifié de Neville et Ariane, Dante leva sa baguette jusque là inutilement pointée vers le sol. Il leva sa main, puis pointa sa baguette sur une Hermione désarmée. Une cible facile. Il pointa sa baguette sur la jeune née moldue, la menaçant du simple bout de bois.
-J'ai bien peur que moi non plus, je n'ai pas le choix, rétorqua Dante avec une froideur inimaginable.
Plus personne ne parlait, tandis que des étincelles jaunes jaillirent de la baguette du jeune homme. Elles s'écrasèrent lamentablement sur le sol. Dante n'hésiterait pas. Hermione en était complètement désemparée. Elle avait sous estimé la volonté du jeune homme. Elle se rendit soudainement compte qu'il était prêt à reculer face à rien.
Elle se rendit soudainement compte qu'elle avait peur de ces grands iris verts.
-Pour la dernière fois, Hermione. Laisse moi passer!
-Non! Tu cours à ta perte Dante!
-Stupéfix.
Le rayon qui jaillit de la baguette de Dante était loin d'être aussi massif que celui qui avait frappé Lockhart. Il toucha Hermione en plein cœur et la projeta délicatement en arrière. D'un coup de baguette, Dante la fit flotter et la posa délicatement sur le sol. Complètement évanouie, elle ne bougeait pas. Ariane se jeta sur elle.
-Désolé Hermione, murmura Dante.
-Tu... Tu l'as... commença Ariane avec colère.
-Je l'ai empêchée de se mettre en danger, Potter.
-ESPÈCE DE MALADE! Crois moi, Je vais te...
-Taisez vous! cria Neville. Il faut qu'on sache ce qu'on va faire maintenant...
Il y eut un léger silence.
-J'y vais. Et vous restez. Dans une demi heure, si je ne m'en sors pas avec Ginny, Neville tu monte sonner l'alarme et Potter tu viens m'aider.
-Je... Très bien, dit Neville en hochant la tête.
-Reçu, répondit Ariane très pâle.
-Bien... soupira Dante. J'y vais.
Il tourna les talons et rangea sa baguette dans sa poche, à côté de celle de Lockhart.
-Lancaster? demanda presque timidement Ariane.
-Quoi, Potter? répondit Dante.
-Bonne chance. Meurs pas trop vite, dit la brune.
Dante leva la main en l'air en ricanant.
-C'est ça. À plus les copains!
Le jeune homme emprunta le passage, puis continua à s'avancer. Pourquoi est ce qu'il faisait cela? Anthony dirait que c'est la colère. Duncan dirait que c'est le chagrin. Isadora dirait que c'est juste la puberté. Matt demanderait qu'est ce que c'est que la puberté. Au final, il savait qu'il le faisait peut être juste pour se prouver quelque chose. Car être le fils de deux modèles de Gryffondor et être élevé parmi de parfaits Serpentards... Ça n'était probablement qu'une métaphore pour décrire quelqu'un à moitié stupide et à moitié courageux.
-...
Du courage... Dante souffla du nez en arrivant devant la porte d'argent. Il était encore temps de faire demi tour. De ne pas affronter ce serpent légendaire. De faire volte face. Après tout, il n'était ni l'élu, ni le survivant. Ce n'était pas son rôle de se battre. Il n'était pas celui qui devait faire face à ce monstre d'un autre âge. Il n'était pas celui qui devait stopper l'héritier.
"Non, Dante. Ce quelqu'un, c'est toi."
-Ouvre toi, murmura Dante.
La porte pivota sur ses gonds pour s'ouvrir en grinçant. Dante souffla du nez en la voyant s'ouvrir. Il vérifia qu'il avait son couteau suisse et sa baguette dans la poche intérieure de son sweat shirt. Puis avec la baguette de Lockhart en main, il entra.
Sa première pensée était que la Chambre des Secrets était immense. Et décorée. Et verte. De la lumière verte illuminait les environs, comme en plein jour. Des bocaux étaient entreposés sur des étagères, certains remplis de liquides incolores qui ne semblaient pas contenir de l'eau. Tout était décoré sur les tons sombres, avec des sculptures représentant plusieurs serpents magnifiques pour la plupart. En d'autres circonstances, Dante y aurait prêté une grande attention.
Mais il n'avait tout simplement pas le temps devant lui.
Au milieu de la salle se tenait Ginny, totalement immobile. Une sorte de halo sombre émanait d'elle. Elle ne bougeait pas du tout. Baguette de Lockhart en main, Dante s'avança vers elle en quelques enjambées rapides.
-Ginny?
Elle ne bougeait pas. Paniqué soudainement, au mépris des risques Dante courut vers elle et posa sa main sur l'épaule de la rousse. Elle pivota sur elle même comme si le contact l'avait brûlée puis pointa sa baguette sur le jeune Serpentard. Le regardant.
Le regardant avec de grands yeux rouges.
Jamais Dante ne s'était senti aussi paniqué pendant quelques secondes. Ces iris écarlates exprimaient tant de haine, tant de choses... Il pointa la baguette de Lockhart sur elle. Mais Ginny fut bien plus rapide.
-Stupéfix!
Et un rayon non pas jaune mais orange, presque rougeâtre frappa le jeune homme en plein cœur. Dante étouffa un cri et roula sur le sol. Son crâne percuta violemment les dalles de pierre gelées et il sentit un liquide chaud couler dans ses cheveux. Amer et conscient de s'être conduit comme un gryffondor. Comme un idiot.
Et avec amertume, juste avant de basculer dans l'inconscience, Dante pensa tristement que Susan avait tort. Dante ne serait pas le bourreau de l'héritier de Serpentard. Il ne serait qu'une victime de plus... Et au final, si c'était ça son destin?
Fin du chapitre 18. Un très long chapitre qui m'a demandé beaucoup de temps pour être finalisé... Je l'ai écrit puis réécrit, puis modifié, puis remodifié... J'espère que le rendu final et que le chapitre en lui même vous plaira! J'ai beaucoup aimé écrire les passages entre Dante/Lockhart car jusque là, il n'est pas apparu dans la fan fiction. Le prochain chapitre s'appellera "L'héritier" ou bien "Les confidences de l'héritier" au choix! Et je crois faire durer la deuxième année encore quelques chapitres... Avant les vacances de Dante (si il survit d'ici là!).
À la base, Dante devait aller affronter Jedusor avec Ariane et un petit duel était prévu face à Ginny mais le rendu ne me plaisait pas trop... Ça impliquait de changer drastiquement le prochain chapitre. Luna devait être une des victimes de l'héritier ou bien devait accompagner Dante face à lui... Mais encore une fois, le rendu était pas aussi satisfaisant qu'ici. J'ai envie que Dante affronte l'héritier seul! Même si c'est plutôt mal parti pour l'instant... Et aussi, Dante devait lancer un Avada Kedavra par dessus l'épaule de Hermione pour l'effrayer mais un Avada Kedavra à douze ans... Dante a beau être doué, c'est bien trop tiré par les cheveux à mon sens.
N'hésitez pas à me dire par PM/Review ce que vous en pensez!
Stahl.
