Et voilà le chapitre 23. Il m'a donné beaucoup de mal à écrire mais j'espère qu'il vous plaira. Encore une fois, je suis désolé de ne pas avoir pu répondre aux reviews mais je vous remercie de me comprendre. En tout cas, je vous souhaite une très bonne lecture!
Dans le chapitre précédent:
Ariane s'effondra sur le sol, inconsciente et ligotée, tandis que le halo violet de la possession émanait lentement d'elle. Le souvenir de Jedusor se retira du corps d'Ariane, tout en se matérialisant face à Dante, qui leva la tête face à lui.
-Le souvenir, cette fois? Génial! Pas moyen d'avoir la paix ce soir! fulmina Dante.
Sans un mot, le souvenir tenta de posséder l'héritier Lancaster, qui sentit soudainement sa cicatrice s'embraser. Bien qu'affaibli, le souvenir sentait quelque chose de familier chez Dante, comme une sorte de point commun, tapi tout au fond du cœur du Serpentard, fusionné dans son âme. Le souvenir savait que quelque chose qui faisait partie de lui se trouvait à l'intérieur de Dante et qu'il pouvait l'exploiter pour prendre possession de lui. Il savait que Dante n'était pas totalement innocent et que tapi tout au fond de son âme, un morceau d'âme se trouvait caché. Le souvenir enveloppa alors le Serpentard pour essayer de le posséder, exploitant les faiblesses du jeune homme face à lui, recherchant cette symbiose malsaine entre eux.
Dante se concentra pour dresser un bouclier mental dans son esprit. Rassemblant ses dernières forces, il sentit le halo violet et glacial l'envelopper tandis que l'héritier Lancaster tentait de le rejeter, concentrant toutes les forces de son esprit pour le faire.
Et Dante hurla pour s'empêcher de succomber à Jedusor. Il hurla pour maintenir son esprit sien. Il hurla pour déchirer ce fil qui les reliait, lui et Jedusor, dressant un bouclier d'occlumancie, hurlant pour fermer son esprit.
-DÉGAGE DE MA TÊTE!
Et rejeté, Jedusor disparut alors. Le halo violet se brisa en même temps que la symbiose entre lui et Dante, tandis que Jedusor fut projeté à grande vitesse vers un carnet se trouvant dans la poche de la robe Ginny. Au même moment, écrasé par la fatigue, Dante ne put voir le souvenir disparaître car il s'effondra à genoux puis s'écroula de fatigue, épuisé aussi bien magiquement, mentalement que physiquement.
"Félicitations, Dante. Tu as réussi là où les autres ont échoué."
Chapitre 22: Le chantage de Dumbledore.
Silence. Noirceur.
Tout était sombre. Dante sentait qu'il dormait profondément. Rien d'extérieur ne l'affectait.
Tout était juste... Sombre et silencieux. Il n'arrivait même pas à sentir les crampes qu'il avait, résultat de son combat insensé face à un basilic légendaire. Il n'arrivait même pas à se concentrer sur une seule pensée cohérente, tant il était complètement endormi. Il sentait juste sa cicatrice douloureuse, comme un élancement qui lui rappelait son état d'épuisement extrême.
-Félicitations, Dante. Tu as réussi là où tant d'autres ont échoué.
La voix claqua à nouveau. Elle était tout simplement horriblement froide et moqueuse. C'était désagréable. Elle ne semblait ni masculine, ni féminine, même si ses accents aiguës et glacials n'appartenait pas à la voix d'un homme. Pourtant, l'accent moqueur sur ses paroles suscita immédiatement l'antipathie chez Dante. Intérieurement, le jeune homme haussa les sourcils. Qui parlait?
-Qui... Qui êtes vous?
Dante ouvrit les yeux. Tout était sombre autour de lui: rien ne semblait appartenir à son monde. Une sorte de fumée -ou de nuages sombres- semblait émaner d'une silhouette devant lui complètement obscure.
"Oh non. Ce psychopathe de Jedusor a vraiment fini par ruiner ma santé mentale."
-Si c'est un cauchemar, vous pouvez partir dès maintenant. Je suis déjà suffisamment épuisé et j'aimerais bien trouver du repos au moins dans mon sommeil, ajouta Dante avec désinvolture.
-Du repos? C'est vrai que ta piètre performance face au Basilic et à Jedusor t'a vraiment épuisé... À présent, ils t'emmènent à l'infirmerie, répliqua la voix.
-Qui ça, "ils"? demanda Dante, d'un coup intéressé.
-Tu le sauras bientôt.
Il y eut un silence, tandis que Dante digérait ces derniers mots, laissant son esprit les assimiler, les comprendre. Le jeune homme regardait autour de lui, cherchant à distinguer quelque chose dans cette noirceur.
-Bon eh bien vous pouvez vous en aller, reprit Dante. Je vais me réveiller et tout raconter à Bubus la terreur et Potter l'incompétent en chef.
-La culpabilité, dit la voix pour toute réponse.
-Hein?
"Hein?"
-Tu te vautres dedans. Tu te sens continuellement coupable, pour des choses dont certains se sentent fiers. Si tu es allé te battre aujourd'hui pour sauver Ginny et mettre fin aux agissements de l'héritier, c'est parce que tu te sens coupable. Pas par bravoure ou par chevalerie. Pourquoi tu as fait ça? Tu espérais regagner quelques points de karma en allant mettre fin aux actes impardonnables de l'héritier ou quoi? Ou bien tu voulais tout simplement prouver à toi même que tu n'étais pas le monstre que tu pensais être, n'est ce pas?
Cette fois, c'est la colère qui succéda à l'incompréhension du jeune homme.
-Pardon? Dites, c'est quoi ce délire? Vous ne voulez pas quitter mes rêves s'il vous plaît? J'ai juste envie de dormir.
-Et tu laisses la colère te guider quand tu ne comprends rien. C'est pathétique.
Et la lassitude succéda à la colère.
-Bon, vous voulez bien me laisser dormir?
-Tu sais pourquoi tes parents t'ont abandonné? Pourquoi William et les autres sont morts? Pourquoi tu es devenu si fort hier?
Il y eut un silence.
-Parce que tu es faible. Tu laisses tes émotions altérer tes impressions, ta fatigue fausser ton jugement, ta peur de mourir remplacer ton envie de vivre. En somme, tu es faible. Tu te caches derrière des prétextes idiots pour ne pas avoir à faire face à tes émotions.
-Et moi qui pensais qu'il suffirait juste de vaincre Voldy pour avoir quelques minutes de repos bien méritées... marmonna Dante dans sa barbe.
-Tu finiras par tout perdre. Puis avant que tu ne t'en rende compte, aveuglé par ta stupidité, tu comprendras. Et tu réussiras à accomplir ta destinée.
"Oh pitié. C'est quoi ce rêve?"
-C'est tout? demanda Dante avec un air cynique. Pas de menaces, de choix sadique ou de révélation choquantes? J'en serais presque déçu.
La silhouette ne répondit rien.
-Vous ne me proposez même pas de me joindre à vous pour régner sur le monde des sorciers? ajouta Dante.
Il y eut un éclat de rire, froid et sans chaleur. On aurait dit que la voix semblait amusée par ce que disait Dante. Ou par la situation.
Ou par les deux.
-Je pense qu'il est temps pour toi de te réveiller, mon petit Dante...
-...Il se réveille!
Ces mots venaient d'ailleurs, de l'autre côté de l'océan. Dante avait du mal à les assimiler, les comprendre. Il grogna et tenta de soulever la tête. Comme si quelque chose dans sa tête s'était brisé, il lui fallut plusieurs secondes pour comprendre ce qu'on disait et qui le disait. Tout un côté de son estomac et de ses jambes était endolori et gonflé tandis qu'il avait un goût de sang au bord des lèvres. Il se redressa sur son lit puis cligna plusieurs fois des yeux, regardant autour de lui.
À l'infirmerie. Il était à l'infirmerie. Neville semblait endormi et avait un bras en écharpe, dans un lit adjacent. Tout comme Ginny, Ariane dormait profondément dans un lit placé plus loin. Il ferma quelques instants les yeux, cherchant à rassembler ses pensées. Il tourna alors la tête face à lui.
Lily, Dumbledore et Remus étaient face à lui. Dante plissa des yeux et remarqua que Remus semblait aussi soulagé qu'en colère contre lui, là où Lily semblait seulement en colère. Et quand à Remus, il l'observait avec une sorte de curiosité, ou bien du dégoût. Ou peut être les deux. Ils n'étaient que quatre, pour l'instant. Dehors, le soleil irradiait et inondait l'infirmerie, tandis que Dante savourait la sensation de chaleur des rayons sur son bras. Le jeune serpentard s'adossa contre son lit puis demanda:
-Ça... ça fait combien de temps que je suis ici?
Remus lui passa la main sur les cheveux.
-Une journée, Dante. Tu as passé une journée complète à dormir en fait.
-Que...
Soudainement, tout lui revenait. Il se tourna vers Remus, les yeux tout d'un coup illuminés d'une lueur effrayée.
-Remus! Il faut absolument que tu me croies! L'héritier, il est dans la chambre des secrets! J'ai réussi à le mettre en échec mais...
-Nous savons tout ça, coupa Dumbledore. Il possédait Ginny Weasley via un carnet que voici.
Dante tourna la tête vers lui tandis que le vénérable directeur leva le carnet transpercé désormais d'une main. Dante prit du temps à tout comprendre, avant de réaliser. Ils étaient hors de danger à présent. Une vague de colère incohérente s'empara de Dante.
-Vous! Vous saviez pour Ginny, n'est ce pas?
D'un coup, toute fatigue avait disparu. Tout était remplacé par de la colère.
-Non, Dante. Je n'en avais strictement aucune idée, répondit Dumbledore d'un ton calme et posé.
-Ne mentez pas! Vous saviez qu'elle était possédée et qu'elle allait mal, ça crevait les yeux! répliqua le jeune Serpentard. Vous saviez qu'un élève était possédé par Jedusor et la seule qui semblait avoir drastiquement changé de comportement, c'était Ginny!
Un très léger mouvement de tête de Dumbledore sembla lui donner raison.
-C'est de très graves accusations que tu portes, jeune homme! répliqua Lily qui se leva soudainement avant de se mettre face à Dante. Pour qui te prends tu?
-Est ce que je vous ai parlé, à vous? rétorqua Dante à sa mère. Est ce que c'est vous qui avez sauvé votre fille, Ginny et Neville? Non! Pendant ce temps là, j'imagine que vous deviez être en train de faire des cochonneries avec Potter Senior sans même vous intéresser à ce qui vous entoure!
Mère et fils se tenaient face à face désormais, et se regardaient avec un air plus que féroce.
-Comment oses tu... commença Lily avec hargne.
-C'est très facile! la coupa Dante avec malice.
-Mr Lancaster, vous devriez peut être vous tai... reprit Dumbledore avant d'être coupé à son tour.
-SILENCE! cria Remus avec une colère peu coutumière.
Tout le monde se tut. Les fois où le loup garou se mettaient en colère étaient rares mais mieux valait ne pas trop l'énerver. Une fois le silence retrouvé, Remus se tourna vers Dante.
-Tu peux tout simplement nous raconter ta version des faits, Dante?
-Ma version des faits?
-Neville nous a raconté sa propre version des faits, répondit le lycanthrope d'une voix calme. On aurait besoin de la tienne pour pouvoir mieux comprendre tout ce qui s'est passé à la Chambre des Secrets.
D'un coup, Dante lança un coup d'œil vers Neville. Le Gryffondor dormait profondément. Mais de toutes manières, vu l'attitude de Potter mère et de Dumbledore à son égard, c'était sûr que Neville n'avait pas tout révélé à propos de sa véritable identité. D'un coup, une vague de gratitude envers le Gryffondor inonda Dante qui poussa un soupir de soulagement.
"Merci Neville."
Dante s'apprêta à parler quand soudain, l'image de Ginny et d'Ariane s'imposèrent à son esprit.
-Est ce qu'elles vont s'en sortir? demanda le jeune Serpentard en grimaçant.
-Qui ça, Ginny et Ariane? répondit Lily avec un air de dégoût pour Dante. Qu'est ce que ça peut te faire, hein? Après tout, d'après Neville, c'est toi qui les a mises dans cet état!
-Allons, dit Dumbledore avec son horrible air paternaliste. Dante n'avait pas le choix, voyons. Et pour te répondre, mon garçon, elles se trouvent dans le coma car pour l'instant, elle ont perdu presque toutes leurs réserves magiques. Mais elles vont s'en sortir avec quelques potions que Severus s'affaire déjà à préparer.
Dante hocha la tête puis d'une voix lasse, il raconta tout. Il raconta la manière dont Ariane, Hermione et Neville lui avaient demandé son aide pour sauver Ginny et le chemin qu'ils avaient emprunté ensemble vers la Chambre des Secrets. Il raconta la façon dont Lockhart tenta de les doubler en les trahissant pour leur infliger un sortilège d'Oubliettes habilement contré par un charme du bouclier. Remus grimaça lorsque Dante avoua avoir neutralisé Hermione car il n'avait tout simplement pas le choix. Dumbledore hocha la tête lorsque Dante admit être tombé dans le piège de Jedusor et que sans Ariane et Neville pour le délivrer de ses cordes, il aurait probablement eu plus de mal à se libérer. Lily fronça les sourcils et eut presque les larmes aux yeux lorsqu'il commença à expliquer à quel point Ginny se sentait seule ces derniers temps et ce qui l'avait forcée à tomber dans le piège de Jedusor.
Puis Remus eut un sursaut lorsque Dante commença à parler de l'attaque simultanée du Basilic et de Ginny. Dumbledore eut un air approbateur lorsque Dante dit que Fumseck avait réussi à crever un œil du Basilic et que le Choixpeau Magique avait donné à Dante et Neville des armes pour qu'ils puissent se défendre. Lily eut un air fier quand Dante dit qu'avec Ariane et Neville, il avait triomphé d'un Basilic criblé de flèches à l'aide d'un sortilège surpuissant mêlant le sortilège de stupéfixion, de désarmement et d'explosion. Mais elle eut un spasme insondable lorsqu'il avoua que juste après, Jedusor posséda Ginny pour les tuer tous les trois. Ou plutôt tous les quatre avec le Phénix.
Remus eut un air compatissant quand Dante avoua qu'il n'avait eu absolument aucune chance face à Ginny-Jedusor au début et qu'elle avait très largement dominé le combat et que c'était Ariane qui lui avait sauvé la vie en lançant un sortilège de stupéfixion sur la jeune possédée pour faire diversion. Dumbledore haussa les sourcils quand Dante avoua avoir lancé l'Audhulma qui fut suffisamment puissant pour achever Ginny-Jedusor. Dante n'aimait pas la lueur de curiosité malsaine qui régnait dans les yeux de Dumbledore. Et il aimait encore moins l'air colérique que Lily eut quand il raconta qu'Ariane fut possédée par Jedusor. Elle le regarda avec haine, comme si c'était lui le responsable.
Comme si c'était lui qui aurait dû succomber à la possession, et non pas Ariane.
-...Et ensuite, j'ai dû combattre Ariane-Jedusor. C'était vraiment très compliqué...
Dante n'annonça évidemment pas qu'Ariane-Jedusor avait fait voler en éclat son identité. Laissant ce détail de côté, il remarqua que Remus eut un air féroce quand il avoua que l'épée d'Ariane l'avait grièvement blessé à l'estomac. Dumbledore sembla profondément troublé quand Dante annonça que son Phénix l'avait soigné puis s'était sacrifié pour lui permettre de remporter la victoire. Et Lily sembla au bord des larmes quand Dante annonça comment il avait réussi à vaincre Ariane-Jedusor. Et tous trois semblèrent étonnés quand il annonça qu'il avait réussi à vaincre la possession en repoussant le souvenir avant de s'évanouir.
-Cela concorde avec la version de Mr Londubat, dit lentement Dumbledore en hochant la tête. C'est cette version qui s'est répandue dans le château car il l'a annoncée à vos frères et sœurs, qui eux même l'ont annoncé à leurs amis. Les rumeurs vont vite dans le château et plus personne n'ignore le fait que vous quatre êtes allés vous battre face à l'héritier de Serpentard.
-C'est... Cool, j'imagine? dit Dante en haussant un sourcil.
Au même moment, la porte de l'infirmerie s'ouvrit violemment et une tornade rousse entra. En fait, c'était plus une adulte dans la force de l'âge qui cherchait précipitamment sa fille. Dante haussa un sourcil étonné en voyant cela. Soudainement, Molly Weasley se tourna vers eux.
-Professeur Dumbledore! Dites moi où est ma fille!
-Elle est là, Molly, répondit Lily d'une voix douce en pointant du doigt le lit de Ginny. Ne t'en fais pas, elle va très bien à présent. Elle est hors de danger. Ma fille et Neville... ainsi que ce garçon ici présent l'ont sauvée.
Sourde à ces paroles, Molly se jeta littéralement vers le lit de sa fille avant de serrer le corps inconscient de sa fille dans ses bras. Soudainement, Dante réalisa quelque chose.
-Où sont les personnes pétrifiées?
Dumbledore sourit.
-Les Mandragores sont arrivées à maturation hier et j'ai pu préparer un philtre qui a rendu leur mobilité et leur libre arbitre à tous les jeunes élèves pétrifiés.
-Parfait, soupira Dante.
C'était terminé au final. Tout était résolu: plus personne ne le voyait comme l'héritier de Serpentard. Les victimes de Jedusor étaient sauvées. Lui même allait bien. Susan avait eu raison au final.
Il était celui qui avait vaincu l'héritier, aussi étonnant que ça puisse paraître.
Tout allait mieux à présent.
Mais pourquoi Dante avait un mauvais pressentiment? Et pourquoi, lorsqu'il croisa le regard de Dumbledore, il comprit que ce qui allait suivre ne serait pas en sa faveur?
-Je dois te féliciter, Dante, dit tout d'abord Dumbledore. Tu as vaincu l'héritier de Serpentard qui n'est autre que Voldemort. Tu as vaincu un Basilic. Et tu as vaincu Ginny et Ariane alors qu'elles étaient possédées. Et le plus impressionnant est le fait que tu as réussi tout ça sans aucune perte humaine. C'est vraiment un exploit incroyable qui mérite mes plus sincères félicitations et mon plus grand resp...
-Venez en au fait, le coupa froidement Dante.
-Tu vas pourtant devoir garder le silence à propos de ton rôle sur cette affaire, je le crains, dit simplement Dumbledore.
Soudainement, Molly, Lily et Remus semblèrent extrêmement mal à l'aise.
-Et pourquoi, Albus? dit Remus d'un ton féroce. Dante est celui qui a sauvé ces élèves! C'est lui qui a vaincu Jedusor, libéré Ariane et Ginny et tué le Basilic!
-Et bien... soupira le vénérable directeur. Dante a entraîné Ariane, Hermione et Neville vers une mort certaine à vrai dire. Rien ne garantissaient qu'il réussiraient à sauver Ginny et à vaincre à la fois l'héritier de Serpentard et le Basilic. Par ailleurs, il s'est attaqué à un professeur en lui causant des dommages irrémédiables à la mémoire...
-C'était de la légitime défense! le coupa Lily, prenant pour la première fois la défense de Dante. Vous insinuez qu'il aurait dû le laisser effacer sa mémoire et celle de ma fille, Hermione et Neville?
-Il existe plus d'un moyen de se défendre face à une agression d'une autre manière, dit Dumbledore avec une mauvaise foi palpable. Un sortilège de désarmement aurait suffi. Et au lieu d'aller chercher un professeur, il est entré dans la Chambre des Secrets, entrainant dans son inconscience deux élèves innocents! Poudlard aurait pu fermer ses portes à cause de l'inconscience complètement idiote de Dante! Il a mis en danger la survivante!
Il y eut un silence que Dante n'osa même pas briser.
-C'est pour cela que si l'affaire éclate, je vais être contraint de demander l'exclusion définitive de Dante, conclut Dumbledore de son insupportable ton paternaliste.
-Vous savez quoi? demanda Dante. Je n'en ai strictement plus rien à faire. Vous pouvez me renvoyer si ça vous chante, mes capacités magiques me permettront d'aller à Ilvermorny, Durmstrang ou même Beauxbâtons si ça me chante. Vous êtes vraiment incroyable, Dumbledore. J'ai risqué ma vie pour sauver des élèves que vous auriez dû protéger!
-Ne remet pas en question les décisions du professeur Dumble... commença Lily.
-Fermez la, vous! la coupa Dante. Croyez moi Dumbledore, je crois que mon père ou bien mon parrain voir même Lucius Malfoy seront très intéressés par le chantage que vous tentez de me faire subir à présent. Rien ne serait plus facile que demander votre renvoi à présent.
Dumbledore pâlit. Dante et lui se toisaient, chacun avec un air féroce. L'un et l'autre étaient prêts à défendre jusqu'au bout leur intérêt, l'un et l'autre étaient capables de tout pour se sauver.
-Si jamais l'affaire éclate... Je vais être contraint de demander l'exclusion de Ginny, Hermione, Ariane et Neville aussi, ajouta Dumbledore, en abattant sa dernière carte. Et de mener une enquête du Ministère contre vous pour savoir à quel point vous êtes responsables.
-Pardon? commença Lily.
-Hein? poursuivit Remus.
-Excusez moi? termina Molly.
Seul Dante était resté silencieux. Tous les regards se tournèrent vers lui. Il plissa des yeux, avant de croiser le regard suppliant de Molly et Lily. Le regard impuissant de Remus. Et le regard triomphant de Dumbledore.
-Très bien. J'accepte. Vous mettrez en avant votre version des évènements, du moment que ni Ariane, Ginny, Neville, Ariane ou moi ne risquons quoi que ce soit.
-Parfait, sourit Dumbledore. Ni toi ni personne ne sera inquiété tant que tu respecte ce marché.
Et Dante ne put s'empêcher de voir à nouveau cette lueur triomphante dans le regard bleu du vénérable directeur...
Dante eut du mal à croire ce qu'il voyait quand il fut autorisé à sortir de l'infirmerie, quelques jours après son réveil. Tout, à commencer par le comportement des autres élèves, semblait avoir changé. Remus n'avait pas eu tort en affirmant que trois jours à ne rien faire dans une infirmerie, c'était très long. Malgré les efforts de Dumbledore pour étouffer l'affaire, même si la plupart des élèves n'étaient pas au courant de tous les détails de la confrontation entre Jedusor et Dante, tous savaient qu'il était aller se battre contre lui. Et le comportement des élèves avait drastiquement changé envers lui. On ne le voyait plus comme un dangereux Serpentard à abattre mais comme un héros. Et les plus sceptiques le voyait comme un élève lambda, ce qui lui allait parfaitement. Les professeurs aussi avaient drastiquement changé de comportement à son égard. Les rumeurs allaient vite en salle des professeurs et tous se montraient très agréable avec lui. Severus était comme d'habitude: partial et qui n'hésitait pas à le favoriser. Le professeur Chourave avait donné trente points pour Serpentard quand il lui avait rendu l'arrosoir à la fin du cours sur le fonctionnement des plantes. Le professeur Flitwick lui demandait tout le temps de faire des démonstrations de sortilèges qu'il récompensait avec joie. Une fois même, alors que Dante rangeait la salle des sortilèges (à cause d'une énième heure de retenue reçue de la part de Lily Potter pour "insolence"), le petit professeur de Sortilèges lui avait donné une boîte de Fondants au Chaudron Deluxe en lui disant "Chut!" avant de s'en aller précipitamment. Quand au professeur MacGonagall... Outre les points qu'elle distribuait allègrement à Serpentard désormais, elle semblait totalement outrée par le comportement de Dumbledore envers lui et semblait presque vouloir se racheter. Seuls les Potter continuaient à le traiter injustement mais Dante s'en moquait. Il séchait leurs cours, ne venait qu'aux examens et s'amusait à ramener d'excellentes notes. Comme d'habitude en fait.
Comme prévu, Anthony et Isadora lui reprochèrent longuement sa petite excursion à la Chambre des Secrets, même si il ne regrettait absolument rien. Duncan semblait plutôt intéressé par les livres qu'il devait y avoir là bas et Matt était complètement admiratif envers lui. Susan avait eu un air approbateur en le voyant, puis sans un mot, elle le serra contre elle en lui disant qu'elle avait raison. Lorsqu'il entra dans la salle commune de Serpentard, Tracey avait couru vers lui puis l'avait longuement serré dans ses bras en lui disant "tu l'as vaincu!". Luna avait simplement hoché la tête et avait dit que les Joncheruines l'avaient finalement quitté. Quand à Drago, si au début, il y avait eu un léger malaise entre eux deux, il ne fallut que quelques instants pour qu'il redeviennent les amis qu'ils avaient toujours été. Poudlard était redevenu Poudlard: ses murs étaient redevenus droits et solides, les tableaux étaient souriants, le lac était calme, agité par uniquement quelques petites vaguelettes. Tout était rentré dans l'ordre, si bien qu'on aurait pu croire qu'il n'y avait même pas de désordre.
Mais outre les améliorations au niveau de sa réputation, Dante s'amusa à noter tous les petits changements qu'il apercevait : il y avait Ariane, qui semblait avoir perdu sa langue mais qui restait une rivale de choix puisqu'elle s'entraînait jour après jour pour espérer le vaincre. Hermione et lui étaient bien plus amis et il passait du temps avec elle à la bibliothèque. Ginny était redevenue elle même et était redevenue amie avec Ariane. Quand à Neville, Dante le remercia d'avoir préservé son identité. Et contre toute attente, ils devinrent amis. D'autres changements un peu moins notables mais pas moins agréables firent leur apparoion: déjà, l'équipe de Quidditch de Serdaigle, qui n'osait plus prendre ses repas aux heures habituelles, trop honteuse d'avoir perdu le match et de s'être faite humilier ainsi même sans Dante, l'attrapeur de Serpentard : deux cent soixante pour les verts et argent à cent soixante dix pour les bleus et bronze. Les regards que Fred Weasley lançait à Isadora ne laissaient personne dupe et plus d'une fois, Fred pâlit en remarquant Anthony. Quelques jours après la sortie de Dante de l'infirmerie, une énorme fête (clandestine) fut organisée dans une salle de classe (abandonnée) et rencontra un succès incroyable: Dante suspecta les jumeaux Weasley d'être allés chercher plusieurs boissons clandestines et de bonbons de chez Honeydukes. La fête dura longtemps et Dante se sentit légèrement nauséeux le lendemain matin.
Il fut convoqué par Severus quelques jours plus tard, après cette fête décidément bien trop arrosée. Lorsqu'il arriva devant la porte du bureau de son directeur de maison, il eut la surprise de voir tous ses frères et sœurs là aussi.
-Euh... Pourquoi vous êtes là? demanda le jeune Serpentard.
-Bonne question, répondit Isadora de mauvaise humeur.
-J'en sais rien, dit simplement Anthony.
-J'sais pas, ajouta Matt. Moi j'voulais aller faire une course en balai avec Drago.
-Je pense que si on est convoqués, c'est par rapport à la fête que vous avez... commença Duncan.
-Ferme la, le coupa Isadora.
-Tais toi, ajouta Dante.
-S'il te plait, poursuivit timidement Matt.
-Merci, termina Anthony en levant les yeux au ciel.
Duncan marmonna quelque chose qui ressemblait à s'y méprendre à "allez vous faire manger par des Verracrasses bande de débiles mentaux" quand la porte s'ouvrit toute seule. Dante eut la surprise de voir...
-Papa! Maman!
Aussitôt, Ginger Lancaster le serra dans ses bras, longuement, heureuse de voir qu'il allait bien. Quelques instants, lui et les autres furent prié de s'asseoir, et Dante obéit sans rechigner. Il était curieux de découvrir ce que Severus désirait lui dire de plus que ce qu'il savait déjà.
-Je suis ravi de constater que tu vas bien mieux, Dante, dit Severus en lui accordant un de ses trop rares sourires.
-On existe aussi, hein... marmonna Isadora.
-Ça va mieux, Dante? s'enquit Ginger.
-Ouais ça va, répondit Dante, agacé.
Il avait passé sa journée à ressasser sans cesse le même message d'apaisement.
-Vous devez sans doute vous demandez pourquoi vous ai-je convoqués ici, admit Severus.
-Va droit au but, s'il te plaît, Severus, demanda Almerick, d'une voix assez sèche. J'ai du travail.
Il y eut un silence.
-Papa? Quelque chose ne va pas? demanda timidement Matt.
-Rien, fils. Entre Fudge qui est un idiot, Malfoy Senior qui se comporte de plus en plus bizarrement, Azkaban qui est de moins en moins sécurisé... grommella Almerick.
-Alm'... soupira Ginger. Calme toi! Tu as le droit de faire des pauses, toi aussi! Le monde sorcier ne va pas s'effondrer car tu n'es pas allé au travail aujourd'hui, n'est ce pas?
Dante, malgré lui, échangea un regard apeuré avec Anthony. Leur père avait les yeux plus cernés que jamais, et ses joues étaient creuses comme si manger n'était plus devenu qu'une occupation en cas de rare temps libre.
-Si je peux me permettre, je crois que Ginger a raison, Alm, soutint calmement Severus. Repose toi! Tu as des enfants qui n'attendent que...
-Mêle toi de tes affaires, Severus, le coupa Mr Lancaster, agressif.
-Les autres sont là pour te relayer, Alm', rappela Ginger.
-Ah oui ?
Mr Lancaster eut un rire sans joie de scepticisme.
-Tout va mal dans ce pays, Ginger. Quelque chose de bizarre se trame et je le sens. Croupton Junior est mort il y a deux semaines, comme par hasard après une visite de ses parents! Et quelle coïncidence! Deux jours plus tard on voit la Marque des Ténèbres sur le Londres Moldu, les Détraqueurs se comportent bizarrement, les entraves anti animangus sont de moins en moins efficaces sur la cellule de Peter Petigrow et peu de temps plus tard on m'apprend que mon fils se bat en duel contre des gamines possédées par le souvenir de Voldemort! C'est un peu gros, non?
Ginger leva les yeux au plafond, visiblement lasse du comportement de son mari. Isadora resta silencieuse pour une fois. Duncan semblait très intrigué par ses chaussures d'un coup. Anthony fronçait les sourcils. Matt regardait Ginger. Et Dante échangea un regard avec Severus.
-Pourquoi est-ce que tu es comme ça, Papa ? questionna Anthony, les sourcils froncés. Quelque chose ne va pas ?
-Quelque chose de malsain se trame, fiston. Rien ne va.
-Ce n'est pas une réponse, ça, constata Duncan. Maman, qu'est-ce qui lui prend ?
Ginger croisa le regard de son mari et se contenta de hausser les épaules en respirant profondément.
-Le manque de sommeil, sans doute, finit-elle par dire quelques secondes après. Ton père refuse de dormir plus de trois heures par nuit, n'est-ce pas Alm' ? Il préfère aller enquêter à l'Allée des Embrumes, interroger des prisonniers à Azkaban avec son grand ami Scrimgeour... Hein Alm'?
Il était évident que Ginger désapprouvait complètement ce comportement sans rien pouvoir faire pour l'en empêcher.
-Je ne fais que mon travail et tu le sais très bien, se défendit Mr Lancaster avec mauvaise humeur.
-Alors c'est les potions anti fatigue qui ne sont plus assez puissantes, n'est ce pas Alm'? Ou bien c'est les litres de café qu'il s'envoie tous les matins qui ne sont pas suffisants?
Dante dévisagea son père, déçu de son attitude.
-C'est vrai, ce qu'elle dit ? demanda-t-il.
-Bien sûr que non !
Mais quand il le regarda droit dans les yeux, Dante vit son père baisser le regard.
-Tu mens, murmura-t-il. Tu me mens…
-Chacun son tour, pas vrai ? marmonna Mr Lancaster. Tu m'as menti combien de fois dans ta vie, hein ?
-Papa! s'exclama Anthony avec un air de reporches.
Mais Mr Lancaster se tourna vers Severus, le regard toujours épuisé.
-Je croyais qu'on devait faire vite, Severus? Et puis je ne vois pas pourquoi tu leur a dit à eux tous de venir. Je voulais juste voir Anthony. À la rigueur, Isadora peut rester. Les autres sont trop jeunes.
-Ah bah merci! s'exclama Duncan. Papa, je te signale que j'ai au moins 75 points de QI de plus par rapport à Isadora...
-Eh, ferme la Duncan! le coupa Isadora. Je te signale que c'est toi qui a fait renverser la bouteille de bierraubeurre sur le grimoire de sorts d'Anthony, pas moi!
-Tu as quoi? demanda Anthony avec un air féroce peu coutumier. Je vais te tuer espèce d'abruti! Bordel, mais t'as quoi dans la tête? Même Matt est moins débile et c'est dire!
-Quoi? dit Matt avant d'hausser les sourcils. Comment tu peux dire ça Anthony, espèce de sale...
-Eh mais fermez la un peu! s'exclama Dante. Vous vous croyez matures en vous insultant maintenant?
-Repars te faire manger par des Basilics, toi!
-Isadora, espèce de sale...
-TAISEZ VOUS! dit Severus.
Mais cela ne changea absolument rien.
-...Duncan je te jure que dès qu'on va sortir de ce bureau, je vais te...
-...ferme la si tu as rien d'autre à dire, Isa! Tu es vraiment débile...
-...Euh... on devrait se taire, sinon ils vont s'énerver, non?
-...Non mais tu te prends pour qui 'Tony? Tu crois que c'est parce que t'es le plus vieux que tu peux te permettre de me parler comme ça?
-...Bla, bla, bla, tu sais rien dire d'autre que des insultes espèce de sale gamin?
-TAISEZ VOUS! rugit Mr Lancaster.
Cette fois, le silence tomba immédiatement.
-Non mais vous avez vu comment vous vous comportez? demanda Almerick avant de les regarder avec un air déçu. Vous avez quel âge, huit ans?
Personne n'osa répondre.
-Dante, Duncan, Matt vous vous en allez maintenant. Isadora et Anthony vous restez.
-Parfait! dit Isadora avec un air triomphant.
-Mais papa... dirent Matt, Dante et Duncan avec une parfaite simultanéité.
-VOUS PARTEZ MAINTENANT ET FIN DE LA DISCUSSION!
-Père injuste, marmonna Duncan.
-Père partial, appuya Dante.
-Père... euh... père, conclut Matt en clignant des yeux avec un air assez bête.
Et Dante sortit en premier, en claquant la porte.
Et les jours passèrent très vite. Bientôt, juin se conclut, avec les examens et l'été qui s'annonçait. Naturellement, Duncan fut le premier de toute sa promotion. Isadora aussi était une très bonne élève et Anthony réussit chacune de ses BUSEs avec succès. Dante était l'un des meilleurs et avait réussi à avoir la première place sur le classement, devant Hermione qui bataillait pour rester à niveau. Seul Matt ne travaillait pas et comme d'habitude, cela se répercutait sur ses notes. Après tout, c'était très faux de dire que toute la famille Lancaster n'était constituée que de prodiges surdoués.
Et le banquet de fin d'année était naturellement aux couleurs des Pouffsouffles. Après tout, les Serdaigles avaient perdu toute leur saison de Quidditch, les parents Potter enlevaient des points par centaines aux Serpentard dès qu'ils voyaient un Lancaster et Severus enlevait des quantités astronomiques de points aux Gryffondor pour des motifs... Pour le moins douteux. Dante regardait autour de lui, confortablement installé puis croisa le regard de Susan qui lui adressa un sourire timide. Sourire qu'il rendit avant de se tourner vers Tracey.
-Ils sont longs... grommela Dante.
-J'ai juste envie de partir... soupira Tracey. Tu vas faire quoi cet été, Dante?
-Aucune idée... Tu voudras venir à la maison avec Drago?
-Oh oui!
Dante hocha la tête puis se tourna vers Dumbledore, attendant son discours. Discours qui était plus ou moins décevant: le vieux citronné se contenta de féliciter la quasi totalité des élèves qui avaient réussi en disant que certains pouvaient faire bien mieux (Matt rougit légèrement) avant de faire quelques blagues. Puis avec un sourire, il félicita Pouffsouffle pour leur réussite.
Avant d'esquisser un sourire malicieux.
- Oui, oui très bien Pouffsouffle, reprit Dumbledore cherchant à couvrir l'explosion de joie qui provenait de la table des Noir et Or. Il convient néanmoins de prendre en compte les évènements récents. Pour distribuer des points de dernière minute.
Le silence se fit. Dante constata que Susan avait pâli, tout comme le professeur Chourave.
-À Miss Ginny Weasley, pour avoir tenté de résister à l'héritier de Serpentard, j'accorde trente points.
Ginny rougit tandis que plusieurs personnes applaudirent de bon cœur. Et la plupart des Lancaster en faisaient partie.
-À Mr Neville Londubat et Mr Dante Lancaster, pour avoir de sang froid affronté un Basilic et l'héritier de Serpentard, j'accorde cinquante points chacun pour leur maison. Une audace incroyable qui mérite tous nos applaudissements.
Contrairement pour Ginny, cette fois, une bonne partie de la Grande Salle acclama Neville, tandis que les jumeaux Weasley le portaient en triomphe dans toute la Grande Salle. Quand Dante croisa son regard, il lui leva le pouce tandis que Neville lui fit un léger clin d'œil. Les Serpentards firent plusieurs acclamations bruyantes, si bien que Dante se sentait fier. Même si Pouffsouffle restait loin devant Serpentard, c'était toujours quelques points de pris.
-À Miss Ariane Potter, pour avoir tué le Basilic et mit fin au règne de l'héritier de Serpentard, j'accorde cent points! Ce qui signifie qu'il faut changer de décor...
Cette fois, il y eut un silence total, tandis que le noir et le blaireau de Pouffsouffle disparut pour laisser place au rouge et au lion de Gryffondor. La plupart des élèves fixaient Dante, choqués. C'était saisissant. En quelques mots, Ariane venait de voler à la fois l'exploit de Dante et la victoire de Pouffsouffle qui était première, évènement qui n'avait pas eu lieu depuis au moins quinze ans. Une fraction infime des Gryffondor applaudit de bon cœur car toute la Grande Salle fixait durement Dumbledore ou Ariane. À la table des professeurs, outre les professeurs choqués, Rogue lança un regard ironique à MacGonagall qui semblait très mal à l'aise, les parents Potter applaudissaient leur fille à tout rompre, Chourave lança un regard assassin à Dumbledore et Remus secoua la tête de mépris.
Alors Dante se leva, au milieu du silence quasi irréel. Puis il prit un verre d'eau et leva en l'air, à la manière d'un toast ironique pour Ariane. Isadora fit de même. Elle fut suivie par Anthony, puis Duncan, puis Luna, puis Tracey, puis Drago, puis Matt, puis toute la table de Serpentard, sans exception leva son verre à l'adresse d'Ariane pour lui faire ce toast ironique. Au même moment, Cedric Diggory imita Dante et fut suivi de Susan puis de toute la table des Pouffsouffles. À son tour, la table des Serdaigles se leva pour adresser ce toast ironique et enfin, une poignée infime de Gryffondors, menés par les jumeaux Weasley, Hermione et Neville se levèrent et firent ce toast. Et enfin, quelques professeurs, dont les directeurs de maisons se levèrent pour adresser ce toast à Ariane.
Au final, avec ou sans ces points, Dante s'en moquait. Il était heureux. Il connaissait désormais le château comme sa poche et pouvait presque nommer tous les résidents. Il faisait la distinction entre les professeurs avec qui on pouvait se permettre de plaisanter et ceux avec qui mieux valait se tenir à carreau. Et plus que tout, il savait qu'il lirait le respect dans les yeux de la plupart des autres élèves. Un an plus tôt, il n'avait trouvé à Poudlard que des visages anonymes, des professeurs étranges et des élèves idiots.
À présent, il se sentait chez lui.
Et c'était tout ce qui comptait.
Et voilà, fin de cette très longue deuxième année de Dante. C'était assez long à écrire mais c'était agréable. La prochaine année s'annonce très mouvementée pour Dante, croyez moi! Le prochain chapitre portera sur les vacances de Dante puis on entrera directement avec l'une des années que je préfère: la troisième année. En attendant, je vous dit à très bientôt et n'oubliez pas les reviews.
