Bonjour ou rebonjour,

Voici le premier chapitre j'espère qu'il vous plaira.

Je n'ai pas précisé mais si vous avez des questions sur l'histoire n'hésitez pas à les poser. J'y répondrez avec grand plaisir.


Chapitre 1 : Enlèvement

Je suis tranquille, entrain de partir de chez moi pour rejoindre le 26 rue du Dolmen afin de pouvoir travailler sereinement. Je suis ostéopathe et pour le moment j'ai du mal à joindre les deux bouts. Je me suis installée il y a peu et cet endroit très calme me remplis de bonheur.

J'ai passé pas mal de temps à Paris et je ne supporte plus le stress et le bruit permanent. En plus j'ai une petite particularité qui ne supporte pas la pollution. Je suis une grande allergique et je souffre souvent de crise d'asthme qui me font atterrir à l'hôpital deux ou trois fois par an quand j'habitais dans la capitale, ici c'est bien mieux.

Je ne me suis pas encore présentée. Je suis Katel, l'équivalent breton de Catherine. Je suis une jeune femme plutôt grande, assez musclé mais en finesse. J'ai des cheveux brun cours et ondulé, des yeux bruns quasiment doré, un visage rond et avenant. Bref rien de bien exceptionnel. Je suis une adepte des arts martiaux. Je fais du krav maga et du karaté. Je vais bientôt avoir 25 ans.

On est le 15 octobre, il fait plutôt froid, mais rien de bien extraordinaire ici. Il pleut comme d'habitude. Je quitte ma maison microscopique environ 30 mètre carré et une dizaine de mètre carré de jardin. Ma petite maison 4 Rue du Peuplier au lieu-dit des 3 pierres, je la regarde s'éloigner dans mon rétroviseur avec nostalgie. J'ai pris mon sac à dos, qui contient ma trousse de secours agrandis. Le sac contient aussi mes papiers d'identité et mon passeport.

Me connaissant moi et ma poisse légendaire, j'ai suivi de nombreuse formation de secourisme et j'ai même était pendant un moment secouriste de la croix rouge. Du coup j'ai une trousse de secours bien fourni, que je promène un peu partout.

Ma petite polo se faufile sans problème sur la petite route départementale qui m'amène devant mon immeuble. J'exerce avec un acuponcteur, à nous deux on occupe la moitié du rez de chaussé. On s'entend plutôt bien et Benjamin est un bon ami.

Je coupe le contact, sort de ma voiture et ouvre le cabinet il est 7 heure 30 mon premier patient n'arrivera pas avant 15 minutes. Je mets en route les radiateurs, je commence à organiser ma partie du cabinet, à ouvrir les volets et à arranger mon blouson et mon pull sur une chaise. Un bruit de pat discret mais pas suffisamment me fait me retourner.

Je fronce les sourcils, je viens de brancher la sonnette, mon collègue n'est pas là de la matinée et je n'ai pas entendu le bruit habituel de l'interphone. Je ne m'inquiète pas, ici le parquet n'est pas tout neuf, il grince très souvent pour un rien.

Dans le doute je me rapproche de mon sac, et j'ouvre les rideaux de la fenêtre et j'entre ouvre cette dernière. Je suis au rez de chaussé, une chute de 1 mètre 20 ne me tuera pas.

Je ne suis pas paranoïaque d'habitude, mais j'ai un très mauvais pré sentiment. Je continue tranquillement à installer mon bureau en écoutant le moindre craquement. Le bruit d'une porte ouverte violemment suivis de nombreux craquements me font sursauter.

Je réagis au quart de tour. Je m'approche de ma porte et je la verrouille en laissant les clefs sur la porte et en récupérant celle de la voiture.

J'appelle le 17 et me dirige vers la fenêtre alors que des coups violent contre la porte de mon bureau résonne. Heureusement que j'ai fait installer une porte anti effraction. Je finie par sauter et atterrie le nez dans le gazon, alors que ma porte commence à céder. Je ne distingue pas mon agresseur en fuyant l'enceinte de l'immeuble.

Le portable à l'oreille, mon sac sur le dos je cour pour ma vie. En vision périphérique j'entre vois une forme noire avec un reflet argenté. Je me précipite dans ma voiture. J'entends une voix dans mon téléphone me demander quel est le problème et je lui explique en tentant de garder mon calme.

« Quelqu'un est rentré dans le cabinet 26 Rue des Dolmens à Carnac. Ce type est malade ! Il a défoncé ma porte. Je suis dans ma voiture. »

Je n'entends plus qu'un grésillement assez insupportable, la ligne est coupée ou brouillé. Je me retourne pour voir clairement une silhouette massive ce déplaçant avec lenteur, sure d'attraper sa proie. Ce type me donne la chair de poule. On a l'impression qu'il se promène avec la mort sous le bras.

Je démarre ma voiture en trombe. Je roule quelques mètres.

BLAM !

L'homme est sur le toit. Cet homme vient de sauter sur le toit ! Je cherche désespérément une idée pour me sortir de ce mauvais pas. Je fais le truc le plus idiot de toute ma vie. Je saute.

Je saute en marche et je cours sur la route. Je bifurque dans le champ. Je cours, comme je n'ai jamais couru parce que pour moi c'est évident malgré un bon niveau en art martiaux, mon gabarit plutôt avantageux (1m 77 et 60 kg). Je ne fais absolument pas le poids face à lui.

C'est une corde s'enroulant autour de mes pieds qui me ramène brusquement à la réalité alors que je suis au milieu d'un champ. Je m'éclate proprement par terre. Je me redresse. J'aperçois cette haute silhouette noire se découper dans la campagne bretonne. Je prends un couteau cranté que j'ai à la ceinture et commence à démêler le nœud.

La corde est un filin en acier lesté. Je libère enfin mes pieds et continue à courir. Il marche vers moi, le bas du visage caché par un masque. Je ne me retourne pas, mais me prépare. Il va me rattraper c'est évident. Je suis brutalement plaquée au sol.

J'arrive à me dégager et à me remettre debout, enfin un bref moment, je lui mets à ma plus grande fierté un crochet du gauche avant de me prendre deux droites monstrueuses qui me font voir des étoiles. J'ai un gout de sang dans la bouche, des poings noirs qui refusent de s'en aller devant mes yeux. Un coup dans le diaphragme me plie en deux. Je le pensai déjà, ce type à une force monstrueuse, je peux à présent le confirmer.

Il me met les mains dans le dos. J'aperçois une voiture sur la départementale et je commence à hurler pour attirer l'attention. Enfin j'ai commencé. Je sens un coup brusque sur ma tête. Le noir.

Je reprends conscience alors que je sens que l'on se déplace. Je ne vois rien et comble de la poisse, je suis solidement bâillonné et ligoté comme un saucisson. J'ai du mal à respirer, en plus je suis sur le ventre et mon sac à dos m'écrase. J'entends un bruit fort de moteur. Je suis très stressée. J'ai une migraine particulièrement tenace. Je remue un peu pour tenter de me mettre de façon plus confortable.

Quelqu'un me redresse et m'adosse contre une paroi, enfin je suppose. Je ne vois toujours rien mais je peux enfin mieux respirer. Je m'efforce de méditer et de rester calme. A ne rien faire je fini par m'endormir par intermittence. Je ne suis pas paisible et j'ai mal de partout. J'ai probablement la moitié droite de mon visage violette et un œil au beurre noir, des bleus partout et mes mains me font mal.

Oui j'ai frappé à main nue. Non ce n'est pas une bonne idée, mais je n'avais pas le choix. Généralement on se bande les mains quand on fait un combat à main nue histoire de ne pas s'arracher les articulations.

Je me réveil à intervalle régulier. J'essaye quand je suis réveillé de comprendre ce qu'il se passe. Pourquoi moi ? Où est ce qu'ils m'emmènent ? J'ai entendu plusieurs langues. Une langue slave, de l'anglais majoritairement, un poil d'Allemand et de l'Espagnole ou de l'Italien, ce qui ne m'avance pas du tout.

Je parle assez couramment l'anglais mais j'ai un accent bizarre. Je parle aussi un peu japonais et à peine trois mots d'Allemand.

Après un temps qui me paraît immensément long, les conversations se font plus nombreuses. On ne va pas tarder à arriver ou en tous cas quelqu'un ne va pas tarder à s'occuper de moi. Mauvaise nouvelle pour moi puisque je ne sais pas où je suis, où je vais, ni même pourquoi quelqu'un veut m'enlever.

Je reste impassible et tâche de me recentrer sur ma respiration. Je prends à nouveau un cou mais sur la nuque cette fois qui me renvoie dans l'inconscience. Ma tête me faisait déjà un mal de chien voilà qui va l'arranger.

Je reprends pieds dans la réalité pour m'apercevoir que je suis en haut d'une immense ville, qui au premier coup d'œil n'est pas Paris. Il y a un immense fleuve, rivière, je ne sais pas quoi qui traverse la ville et passe au pied de l'immeuble. Je suis attachée à une barrière, les mains dans le dos, coincée sous mon sac.

Je vois l'homme en noir, il me tourne le dos. Il téléphone en anglais, mais je ne comprends rien. Il est plutôt très grand, il a des cheveux mi long et un bras qui semble fait de métal. La conversation est finie, il se tourne vers moi me détache de ma barrière et ne fait pas grand cas de mes tentatives pour le frapper ou m'échapper.

Il m'enlève d'un coup sec le scotch qui m'empêchait d'émettre le moindre son. D'une main ferme, il me pousse vers la balustrade qui est du côté de la rivière. Je ne peux que voir le vide approcher. J'ai une peur immense du vide. Je me tortille pour tenter de lui échapper ou de libérer mes mains. Rien à faire, je n'arrive pas à me dégager, ni de sa poigne, ni des menottes qui m'entaille les poignets.

Il me soulève et me fait passer par-dessus la balustrade sans aucun souci, malgré mes gesticulations. Il ne me retient qu'avec une main. Je commence à hurler et à paniquer tomber de vingt mètres dans l'eau c'est douloureux mais en plus attacher comme ça je ne pourrais jamais remonter. Qu'est-ce que j'ai fait pour mériter ça ?


Voilà.

Si vous voulez la suite rendez-vous vendredi prochain!

A bientôt!