Si vous lisez la fic pour juger la qualité de mon écriture, ou si vous n'aimez pas les fictions comprenant de nombreux dialogues (une Gosho-like pour celle-ci, disons-le), vous pouvez quitter. L'histoire risque d'être prolongée, avec des vieux brouillons du blog où elle était ou des nouveaux de ma main, et je garde le style des deux premiers chapitres.


Aha, à l'époque de sa publication, le chapitre 3 n'est jamais sorti. Alors voilà la fin de l'enquête, aussi nulle soit-elle.

Bonne lecture.


Hypérion


Ils n'apparaissent que lorsqu'on ne les cherche pas. Comme des fantômes.


Chapitre 3 - Joyeux Anniversaire, Conan

Le lendemain matin, kogoro se réveilla en poussant un long bâillement. Sortant de la tente en pantoufles, il reçut immédiatement une piqure dans la nuque. Conan, caché derrière un arbre, dégaina son nœud papillon.

- Astucieux, ce crime. Vraiment. Mais ce n'était pas suffisant...

Son doigt pointa le coupable.

- M. Tamao. Vous êtes l'assassin.

À la surprise générale de tous, seul le démasqué ne fut guère surpris. Avait-il non seulement la moindre chance face à Kogoro Mouri, celui que l'on disait génie des enquêtes.

- Qu'est-ce que vous racontez, M. Mouri.

- Laissez-moi donc vous inviter à la dernière pièce de cette comédie, celle où vous M. Tamao, êtes battu à votre propre jeu par le détective.

Conan, derrière le père de Ran, sourit.

- De nos jours, il est très facile de pallier l'utile à l'agréable. Et c'est tout aussi valable en cuisine. Artisanale, et peut-être pas fait par des professionnels, mais certains plats juteux sont tout à fait simple à concevoir. Tout comme des fruits.

Megure plissa les yeux. Impossible de comprendre comment résoudre l'affaire avec une telle philosophie. Son speech ne servait quasiment à rien si ce n'est faire allusion à un art que les Français connaissaient bien.

Son regard se posa cependant sur un pommier, au loin. Tout devint plus clair.

- Vous êtes plutôt habile de vos deux mains. En découpant soigneusement et très faiblement le sommet de ce fruit si pêché, vous avez réussi à y introduire un noyau empoisonné, expliqua Kogoro. Quelque chose de très puissant, semblable au cyanure, qui s'est à long terme introduit tel le verre de terre dans la pomme. Et quand Ève ose croquer cette dernière...

- Elle ne l'apprécie pas, déduit l'inspecteur. Et s'en débarrasse.

- Exact. La preuve irréfutable, ce noyau, a malheureusement disparu dans le courant de la rivière. Mais la belle, elle, va mourir. Son triste sort est déjà scellé.

Ran se tourna vers le coupable. L'envie de lui coller un jeu de jambes digne de ses cours de Karaté était forte, mais cela n'occasionnerait que du mauvais pour l'à venir. Il manquait, de toute manière, une preuve.

Ce dernier morceau de puzzle qui servait à emprisonner le tueur.

- Bravo, M. Mouri, applaudis Tamao. Cependant, comme vous l'avez souligné, la preuve a disparu. Je vous somme donc de m'en fournir une concrète !

Ses camarades tiraient la grimace. À leur tour, ils avaient compris que cet homme était le meurtrier, mais ne pouvait en rien changer la situation.

Le petit détective à lunettes étira un mystérieux sourire énigmatique. Par la force de son coude, il souleva le bras de Kogoro et jeta au même moment le noyau d'une pomme qu'il avait retrouvé.

Pris au dépourvu, l'assassin manqua de la rattraper en reculant d'un pas.

- Bordel c'est pas possible, il devrait être déjà bien loin à présent !

- Et sans doute qu'une recherche des lieux par les autorités nous permettrait de le retrouver. Oui vous m'avez bien compris, ce que je viens de vous envoyer provient d'un fruit que j'ai récolté ce matin même.

- C'est de la connerie tout ça. Vous ne faites que répéter un vulgaire texte sans rien apporter de concret, en me piégeant comme une bête !

L'inspecteur Megure posa sa main sur son épaule.

- Pourquoi l'avez-vous fait. Ce n'est plus la peine de nous mentir. M. Mouri a apporté la preuve nécessaire.

Il hésita un instant.

- Elle était la pire chose qui me soit arrivée dans la vie. Ma vie était impossible à ses côtés !

Le groupe qui l'avait accompagné resta en retrait. Tous avaient eu la même réaction de surprise, en entendant ce mobile aussi minable qu'il pouvait être.

- J'ai rompu contact avec mes anciens amis. Tout comme ma famille. Pour lui faire plaisir. Elle mérite son sort.

Conan fronça les sourcils.

« Telle la punition dont Ève a été victime en croquant dans cette pomme. » pensa-t-il. « À lui maintenant d'assumer son geste en prison. »

Megure lui passa les menottes au poignet.

Accompagnant le geste de l'inspecteur, Korogo se releva difficilement tout en bâillant sans délicatesse. Son profond sommeil causé par le détective venant de résoudre l'affaire l'avait rendu de bien meilleure humeur.

- Eh bien, Kogoro, merci infiniment une fois encore ! félicita Megure.

- Je... vous en prie.

Ai, les joues légèrement rosées vint interrompre le silence de son partenaire de sept ans.

- Drôle de journée. Surtout pour cette occasion, pas vraie.

- Ouais, ouais.


Le soir venu, alors que le petit garçon à lunettes était parti rendre visite au professeur Agasa visiblement absent, l'agence du détective Mouri avait accueilli plusieurs invités pour fêter l'anniversaire du prodige.

Quand celui-ci entra sans tarder au deuxième étage, la véritable maison de Kogoro, la lumière s'alluma soudainement.

- Joyeux anniversaire Conan ! crièrent les invités.

Il semblait remarquablement surpris de cette surprise. Des confettis dansaient dans les airs.

- Bon, maintenant que c'est dit, pourrait-on enfin savourer ce délicieux gâteau ? se plaignait M. Mouri.

« J'y pense. Il n'a pas invité Amuro, du Café Poirot. » pensa Conan. « Bon, pour ce soir, je suppose qu'on peut ne plus penser à l'Organisation. »

Sorti de ses pensées, le détective cessa de réfléchir à ces sombres histoires.

Il profita le reste de la soirée en son nom, avec tous ses camarades et amis, entre dance, rire et joie ancrée sur les visages, même des plus froids. Techniquement, il avait désormais 18 ans. La majorité.

Dès demain, il aurait le temps de continuer ses recherches sur les vestiges de l'Organisation.


Infos :

- Je « rappelle » que cette histoire se déroule après les événements du Mystery Train. Après ces épisodes, il y a eu une période où l'Organisation a été mutilée de l'intérieur. Son BOSS est MORT, et ses membres se sont éparpillés dans l'ombre.

- L'Organisation est donc, pas ce simple fait, considérée comme détruite. Mais comme un building, il reste les pierres et fondations.

- Puisque le scénario se déroule donc en fin de vie de l'Organisation, je peux me permettre de la faire durer aussi longtemps que je veux, en publiant des enquêtes et des séquences liées aux Hommes en noir. =)

- Pour cette fic, aussi, je ne mettrais que des tirets aux dialogues.


Remerciements :

Mieko, Luzzo & Naekki.