Mh. Que dire. Ce qui s'est passé par le passé n'est pas intéressant, c'est une simple enquête qui a fait condamner ce pauvre Yûto.

Fin de tout ceci quoiqu'il en soit. C'est pas trop tôt, ce n'était pas intéressant à corriger. XD

Bonne lecture.


Hypérion


Les ténèbres de ce monde représentent l'Organisation. Ils doivent être balayés.


Chapitre 7 - Mis en échec

Megure mit fin à son explication.

Shinichi Kudo avait, quelques jours avant sa sortie au Tropical Land, envoyé derrière les barreaux un criminel impressionnant. D'un vide absolu sans âme, ce tristement célèbre tueur en série traînait désormais dans les rues de la ville.

Akihito bâilla longuement. Finalement, c'était moins intense que ce qu'il pensait.

- Nous allons déposer des avis de recherches un peu partout, dit Megure. Professeur Agasa, veuillez bien me suivre pour discuter en privé de cette affaire d'empreintes. Rien d'incriminant bien entendu.

- Je vous suis, répondit-il. Ai, Ayumi, vous pouvez rentrer seules, ça ira ? Ce n'est pas très loin.

Elles acquiescèrent.

Akihito s'empressa de suivre l'inspecteur Takagi, accompagné de Sato, pour diffuser des photographies de l'évadé de prison un peu partout dans la capitale. Diffuser un maximum ce portrait permettrait d'avoir plus de chances de le capturer, indemne, sans dommage collatéral.

Les deux jeunes filles s'étaient engouffrées dans une ruelle sombre pour arriver plus vite au domicile d'Hiroshi. Elle menait droit à l'avenue Beika dont il était question, mais semblait tenir sa réputation.

Plusieurs cas signalaient les alentours comme mystérieux. Des ombres étaient aperçues la nuit, défilant sur les murs en briques.

- Ah, mon lacet ! s'écria Ayumi.

La chimiste ne s'arrêta pas. Elle ralentit sa marche tout en observant les toits, puis se retourna pour réprimander son amie de mettre autant de temps.

Il était bien trop tard.

- Ayumi, va-t'en vite ! cria Haibara.

Elle releva simplement la tête avec son habituel air innocent et enfantin.

- C... qu'est-ce qu'il...

Yûto sauta des escaliers d'aciers et planta une lame dans l'avant-bras gauche de la scientifique, Sherry, qui s'écroula sous l'impact au sol, le poids de l'assassin étant bien supérieur au sien.

Sa camarade de classe tomba sur les fesses en arrière, paralysée par la peur. Son badge tomba de sa poche et s'illumina.

- Toi. Cette lumière rouge.

Ayumi avala de travers.

- Apporte-moi ce gadget.

- Jamais, cria-t-elle en ayant un élan de courage.

Elle attrapa son petit bâton, finement caché dans son dos derrière sa veste.

Son entrainement avec son père à l'Aïkido, comme Kazuha l'amie d'enfance d'Heiji Hattori, lui permettrait peut-être de gagner du temps. Elle savait très bien ce que signifiait la couleur de son badge lorsqu'il virait au rouge.

Tout comme le sang. Yûto passa sa langue sur sa lèvre supérieure. Rapeuse, à première vue.

- Gamine, tu n'es pas à la hauteur.

S'élançant en quittant une Haibara victime de sa blessure au sol, le meurtrier sprinta sans prévenir jusqu'à la seconde petite fille en panique. Projetée contre la barricade, son arme qui était fermement tenue dans ses deux mains se coupa en deux.

- Maintenant, crève.

Yûto pointa son couteau vers la poitrine de l'écolière. Pris de panique, elle hurla.

- Tu ne t'en sortiras pas, Yûto.

- Pardon ? somma-t-il en se retournant.

Il n'y avait personne. La voix semblait n'être qu'un écho.

- Tu n'avais autre fois jamais attaquée des enfants. C'est étrange comme comportement.

Le condamné, porteur d'une haine sans faille envers Shinichi Kudo, vérifia les alentours aussi vite que possible. D'où pouvait provenir la voix ?

- T'en prendre à mes amies était une mauvaise idée.

Il éclata de rire.

- L'homme que tu as tué t'avait repéré. C'était un témoin de cette vieille affaire qui te concerne. En l'abattant, tu pensais pouvoir t'en sortir, fuyant par les toits. Tel Icare, tu as souhaité atteindre des hommes, voler haut dans le ciel. Mais le soleil t'a brûlé au moment même où tu as posé pied-à-terre. C'est terminé pour toi.

- La voix... Kudo Shinichi.

Conan ouvrit la bouche d'égout au sol et en sortit.

- Non, ce n'est que moi. Un simple écolier.

« Ce gosse. Ces mèches. » pensa Yûto.

Le criminel saisit Haibara d'un rapide déplacement latéral. Couteau sous sa gorge, elle était visiblement prête à rejoindre l'autre monde, fermant les yeux pour éviter d'assister à ce spectacle.

Des larmes coulaient sur ses joues.

« Pardonne-moi. Je suis qu'une traitre. »

Conan resta immobile. Si peu audible, mais une déclaration tonnante dans son cœur. Son corps en trembla presque.

- Il y a quelque chose que tu n'as pas compris. Tu ne me croyais pas capable de venir seul à ta rencontre.

Des bruits de pas. Des gyrophares.

- Tu es encerclé, Yûto Kagami !

Pendant une seconde, sa lame se leva.

- Tu es... c'est toi ! Ce maudit détective ! hurla-t-il.

Son adversaire le plus coriace. L'homme qui avait réussi à l'envoyer en prison. Ce détective qu'il haïssait le plus au monde. Pour une raison qu'il ignorait, il se trouvait dans un corps d'enfant.

Le ballon de football gonflé au niveau de sa ceinture, et d'un geste vif du pied droit, des éclairs jaillissaient désormais de ses chaussures. Et le projectile traversa l'air, une fine fumée blanche le suivant, envoyant Yûto au tapis.

La force de frappe était si forte que son nez se brisa, du sang giclant de son visage. Quelques secondes plus tard, Takagi, Sato et Akihito arrivèrent, n'ayant plus besoin d'intervenir.

- Passez-lui les menottes, ordonna Miwako.

Takagi obéit. Sa petite amie s'occupa d'Ayumi, accoudé contre la barricade.

Akihito ferma son visage et fronça les sourcils.

Tu es... c'est toi ! Ce maudit détective ! hurla-t-il.

« Que voulait-il dire. » pensa-t-il.

Haibara tomba dans l'inconscience, sa main attrapée par celle qu'elle aimait secrètement.


Allongée sur son lit, la princesse endormie ouvrit délicatement les yeux.

La grande pièce qu'était sa chambre était blanche et grise, une grande vitre dévoilant un paysage doux au regard, les fleurs en cerisiers dansant au gré des courants d'air, le soleil se couchant derrière les montagnes de Tokyo.

Ébloui par l'un des rayons, le visage de la chimiste s'illumina, sourire s'étirant sur ses traits.

- Tu nous as fait peur, grogna Conan.

Ai sursauta.

- Et tu viens de faire pareil, répliqua-t-elle en remontant sa couette sur son buste. Qu'est-ce que tu fais ici ?

- Idiote. Je me faisais du souci. J'ai dit à Ran que j'allais attendre ton réveil.

« Conan... » pensa-t-elle rougissant faiblement.

Il toussota.

- Ayumi se porte bien fort heureusement.

- Et Yûto ?

- Il a été emprisonné à nouveau. Sa cellule, bien plus sécurisée, ne lui permettra plus de s'enfuir. Il est fait comme un rat.

Haibara replaça une de ses mèches derrière son oreille, le teint éclatant.

- Puisque tu vas bien, je vais signaler au professeur que tu t'es réveillé. À plus tard !

Elle était surprise d'une telle réaction.

Le petit détective sorti de la pièce sans dire un mot de plus. Un instant plus tard, et ledit Agasa entra avec un bouquet de fleurs. Les détectives boys entrèrent tout aussi surexcités que les nombreuses fois où Conan fut envoyé dans ce même hôpital.

Dans le couloir, Shinichi ne retint pas un bâillement en retrouvant celui qui l'avait accompagné au dernier moment. Il avait abandonné la cuisson de son curry pour prendre des nouvelles.

- La princesse s'est réveillée ? demanda Subaru en remontant ses lunettes.

Conan hocha la tête.

- Et ? Tu vas te rendre à ce rendez-vous ?

Le fils de Yusaku acquiesça de nouveau. Cet e-mail reçut sur son téléphone portable.

« Gare de Beika. 9h demain matin. Viens seul.
Amuro. »

Les verres de lunettes qui camouflaient le regard d'Okiya brillèrent face à la lumière émise des lampes à disposition. Lorsqu'il se pencha, ses yeux grands ouverts cernés observaient à présent son précieux allié dans cette enquête.

Il posa ses deux mains sur ses épaules, le regard froid.

- Méfie-toi de lui, prévint Shûichi Akai déguisé. Ne défie pas la mort si elle t'appelle, peu importe ce qu'elle te propose.

- Pas de soucis. Je suis sûr que ça ira.


Infos :

- Amuro et Vermouth dans la prochaine file. Ça me fait plaisir.

- Haha, la romance entre Conan et Ai se développe. Mais initialement, et je le rappelle, c'était du CoAyu erk.


Remerciements :

Mieko et Naekki. :)