Hello.

Bon alors il s'agissait ici clairement d'un passage CoAyu de toute beauté. Évidemment, on est sur du CoAi, avec une magnifique apparition de Gin. Enfin, est-ce bien lui ? Putain est-ce un rêve ?!

Bonne lecture.

(Je pars en vrille.)


Hypérion


Les vestiges peuvent se reformer. C'est pour cela qu'il est important d'en finir vite.


Chapitre 10 - Nuit cauchemardesque

Mercredi.

Parc de Beika, le lendemain. 18 heures.

- Allez, on tire au sort ! s'écria Ayumi.

Si l'absence de Genta et Mitsuhiko n'empêcha pas les trois autres membres d'en profiter, il était bon d'admettre que jouer à cache-cache avec un casting aussi réduit n'aidait pas beaucoup.

Conan sourit en attrapant un bout de bâton.

- J'ai de la chance on dirait.

Ai fit de même.

Ayumi serra sort les poings, puis les ouvrit.

- Eh bien, c'est à toi de compter, dit Ai avec un petit sourire. Jusqu'à 30 et sans tricher !

- Ouiiiii !

Le détective rajeuni s'apprêtait à partir dans une direction quand la main d'Haibara le stoppa.

« Hein ? » pensa-t-il.

Elle l'entraina plus loin au cœur du parc, au sommet d'un petit arbre dont l'épais feuillage permettait aux deux enfants de se relaxer et profiter d'une cachette plutôt pratique. La lumière se filtrait à peine au travers des feuilles.

Son visage était si proche du sien. Sa main droite éffrolait la sienne.

- Ça fait 30. Elle doit nous chercher.

Son acolyte acquiesça.

Ai hésitait. Elle sentait que depuis l'affaire avec Yûto il s'était passé quelque chose. Un lien, une relation, quelque chose qui les rapprochait de plus en plus chaque jour, loin d'être des partenaires contre l'Organisation.

- Hé, tu ne m'as pas tenu au courant pour l'antidote, souffla-t-elle. Bien que je me doute déjà de ta décision.

- Je pense ne pas avoir le besoin de revenir là-dessus, ricana Conan.

- L'avantage, c'est que tu peux continuer de pourchasser les corbeaux égarés tranquillement.

Vue sous cet angle, elle n'avait pas tort.

- Tu sais, je le vois de plus en plus souvent. C'est comme le paranormal, une fois qu'on pense que des apparitions ont lieu, on ne cesse d'être paranoïaque. Je vois souvent Gin, sa silhouette, avant de réaliser qu'il ne s'agit que d'un portemanteau.

- Sans leur Boss pour les commander, il est évident qu'ils sont en déclin, précisa le garçon à lunettes. Tu ne crains rien. On finira par mettre la main sur eux.

« Ou Rum le fera. » pensa Ai. « Kudo. Aurais-tu oublié. C'est son bras droit qui reprendra le flambeau. Et ainsi de suite. »

Ayumi pointa du doigt les deux enfants, l'air ennuyé.

La partie était de toute évidence terminée. Et l'heure de rentrer avait sonné.

Les trois enfants se dirigeaient à présent vers la résidence d'Agasa.

Selon la météo, visible sur le téléphone portable de Conan, il y allait avoir de sacrés orages pendant la nuit. La pluie aussi violente qui soit, n'allait pas aider les jeunes enfants à dormir paisiblement.

Hiroshi ouvrit la porte avec un immense sourire sur le visage.

- Le téléporteur n'était, visiblement, pas une invention sans importance.

Il haussa les épaules.

Dehors, la silhouette de Rum serra simplement les dents avant de partir.

« Une nouvelle affaire résolue par la détective Sera Masumi, la remplaçante de Shinichi Kudo à l'Est ! »

Haibara croisa les bras derrière la tête.

- Le diner sera prêt dans vingt minutes. Allez faire votre toilette !

- Le problème, c'est que c'est pas assez pour quatre personnes, dit Ai en se dirigeant vers la cuisine. Vous n'avez pas prévu notre arrivée, malgré notre SMS.

- Si je l'ai vu ! Je... si !

"..."

Le professeur ne savait pas mentir.

Conan plissa les yeux. Cette sensation dans son cœur alors qu'il observait Haibara, de dos, tenant ses doigts en dessous de la colonne vertébrale. Que lui arrivait-il ? De l'amour ?

À force de l'accompagner un peu partout pour des péripéties diverses et variées, était-il en train de tomber amoureux d'elle ?

- Je vais nous commander quatre pizzas, soupira Agasa.

« Victoire. » pensa la jeune scientifique.

- Qu'est-ce que tu as ? demanda-t-elle face à Conan.

Il resta muet avant de se réveiller d'une absence quelconque.

- Ah... rien.

Le livreur ne tarda pas.

Et quatre pizzas furent ingurgitées dans la soirée, alors que dehors, le vent soufflait et les nuages noirs et sombres s'accumulaient...


Un bruit sourd.

Haibara se réveilla, déséquilibrée.

Elle se retira de son lit, où dormait Conan, et marcha à côté du clic-clac sur lequel sommeillait paisiblement Ayumi. Elle devait être sûre que personne n'était en train d'entrer en douce dans la résidence du professeur.

Tonnerre. Une silhouette à la fenêtre.

- Qu- !

C'était... c'était... est-ce que ça pouvait être lui ?!

Elle ouvrit la porte et se rua jusqu'à celle qui servait d'entrée. En l'ouvrant, elle s'aperçut que personne n'avait tenté d'approcher des murs de la maison ni voitures ni vies humaines.

Le vent balayait les environs et les feuilles des arbres tombant de leurs branches virevoltaient au gré du courant d'air. Qu'il faisait froid dehors, il était grand temps de retourner sous la couette.

De retour dans la chambre, après avoir veillé à fermer la porte, l'horreur eut lieu.

Conan, mort d'une balle dans la poitrine. Ayumi, étouffée. Gin et Vodka, armes vers elle.

- Sherry...

Non. C'était unc cauchemar.

-Sheeeeerryyy...

C'était un cauchemar !

- SHERRRRYYYY ! chanta Gin.

Il l'abattit froidement.

- AHHHHH !

Conan sursauta.

Ayumi ne broncha pas. Son sommeil lourd avait eu raison d'elle.

- Ça... ça va ? demanda le détective, déboussolé.

Ses yeux étaient humides.

Et des larmes coulaient à présent sur ses joues.

Elle se laissa tomber contre le torse du petit détective, pleurant dans son tee-shirt de pyjama à faible voix. Lui resta étonné, et posa simplement ses mains dans les cheveux de la concernée, tentant de l'apaiser.

Le tonnera gronda, et un corbeau de la maison voisine s'envola.

Depuis la fenêtre de la résidence Kudo, face à celle de la chambre d'invité d'Agasa, Subaru Okiya étira simplement le rideau en remontant ses lunettes sur son nez. Son regard, sombre, devint soudainement tendre.

Les cernes sous ses yeux se dessinèrent à mesure qu'il les ouvrait.

Téléphone en main, il se contenta simplement d'envoyer un message à un dentinaire qu'il connaissait bien depuis peu...

- Hidemi Hondo, dit-il en appuyant sur envoyé.


Infos :

- C'est court. Mais c'est le chapitre du blog. Je n'y peux rien moi !

- Je crois que je vais adapter ce qu'il se passe après le chapitre 20 du blog, ce qui aurait dû donc être la fin. Mais pas encore sûr

- CoAi forever.


Remerciements :

Mieko, Bleading, Eyto, Lilie et Ana.