Chapitre inédit, mais toujours dans le style des anciens. Je me base d'ailleurs sur le brouillon très... brouillon pour l'écrire. Faut bien faut bien.
Pas mal d'action en tout cas. Presque que ça, en fait.
Enjoy !
Hypérion
Un mythe est une construction imaginaire, disent-ils.
Chapitre 14 - La résidence proie aux flammes
Il pressa la détente.
La balle s'élança à pleine vitesse vers sa cible
- À terre ! cria Kir.
La jeune infiltrée s'élança sur son partenaire, qui tomba au sol sur le dos.
Par chance, le projectile explosa un cadre de la pièce de vie. Les tirs, silencieux et étouffés, ne parvenaient pas à alerter le quartier de la fusillade qui était en cours. Un avantage considérable pour eux.
Rum serra les dents et posa un doigt sur son oreillette.
- Chianti. Korn. Massacrez tous les êtes vivants dans cette maison.
- Haha, compris ! s'extasiait la snipeuse.
Son viseur se déplaçait sur les différentes fenêtres de la grande demeure. Les lumières, encore allumées, étaient un atout consiéable mais sûrement temporaire. L'extinction des feux ne tarderait pas si Akai était bien à l'intérieur.
Ces méthodes, Gin ne les tolérait pas. C'était Rum qui le plus souvent ordonnait de passer aux grands moyens. C'est ainsi que le tour de Tokyo fut canardé dans le but de faire taire une brebis galeuse, peu après la mort d'Irish.
À l'étage, Shûichi serra la mâchoire et poussa un petit cri quand les éclats de verre lui tombèrent dessus. Du sang s'écoulait de sa bouche, en faible quantité.
- Akai ! s'inquiéta Hidemi.
- Il faut éteindre les lumières, dit-il en sortant son arme. Tire sur les ampoules.
« À défaut de les éteindre. » pensa-t-il. « Brouillons leur vision avant qu'ils ne nous abattent. »
Les tirs eurent raison de la source de lumière de la salle. Plongé dans l'obscurité, il fallut un temps suffisamment long aux tireurs de placer une vision thermique sur leur fusil pour permettre aux deux victimes de quitter le séjour pour rejoindre le couloir principal, au sommet de l'escalier de bois.
Dans le grenier, Yusaku avait accepté de stocker des armes de secours. C'était celles que Jodie et James lui avaient confiées au cours de sa carrière, des pistolets qui pourraient leur sauver la vie.
- Plan A, dit Shûichi à voix basse.
Il ne cessait de se demander comment les coups de feu pouvaient ne pas avoir alerté les voisins, dont le petit génie qui lui avait sauvé la vie, mais la réponse ne lui fut accordé. Dans la rue, l'alarme d'une voiture stoppa sa chorale peu après que son propriétaire l'ait éteint depuis la fenêtre de sa chambre, au fin fond de l'avenue Beika. Il ne se doutait de rien.
À nouveaux, une pluie de balles échouèrent à toucher de plein fouet les cibles de cette tentative d'assassinat. La force d'impact était extraordinairement bonne, et le bois ne parvenait pas toujours à stopper les douilles.
L'agent de la CIA s'écroula au sol en sentant l'une d'entre elles lui raflait la jambe.
- Ça craint. Si je suis démasqué...
Son compère du FBI ouvrit le plus gros carton de la pièce, abandonnant sa couverture en tant que Subaru Okiya de manière définitive. C'était un fusil d'assaut, offert par son père, Tsutomu.
Décédé depuis bien des années, dans le meilleur des cas du moins, c'était avec cette arme que le jeune adolescent avait appris à tirer. Il était automatique et disposait d'un chargeur de 30 balles.
Assez de stocks dans la petite pièce poussiéreuse pour repousser l'Organisation, à première vue.
- C'est une arme militaire ? s'étonna Rena.
- Mon père avait des contacts, répondit Shûichi. Et avait une bonne place dans l'agence où il travaillait. Hélas, le sommeil de nos voisins va être perturbé... par ce qu'ils croiront être un attentat.
Le silence de la nuit le gênait.
Des vitres éclatèrent sous l'impact de plusieurs bouteilles incendiaires. Des hommes de main de l'Organisation, encore en vie malgré la dissolution de leur bande et la mort de leur grand patron.
Kir écarquilla les yeux quand la fumée s'invita aux festivités. Le début d'un violent incendie consuma à grande vitesse les marches qui menaient au rez-de-chaussée.
- Plan B, rectifia Akai.
Il tira à vue en voyant des silhouettes à l'extérieur en pleine course. Une réponse de tirs de couverture par les trois snipeurs le poussa à se servir du mur d'a côté comme protection.
Sur le toit d'en face, Rum fronça les sourcils. Le professeur Agasa avait été alerté par la violence du calibre. Le petit détective ne tarderait plus à venir en secours à son allié.
- Chianti. Korn. Deandez à nos hommes de jeter encore quelques bouteilles et fichez le camp.
- Mais je voulais encore tirer... se plaignit le vieil homme.
Le second aux commandes coupa son micro.
« Le diable vient te chercher. » pensa Rum.
Les anciens pions de l'Organisation exécutèrent les ordres sans broncher. Trois nouvelles bouteilles explosèrent dont une dans le grenier, faisant disparaître ainsi tous les souvenirs de la famille de son résidant.
Et ceux des Kudo, par conséquent.
- Non ! cria Shûichi.
Tsutomu. Ces photos.
- Il faut partir ! cria Kir.
Akai se retourna et tira une nouvelle rafale. D'après les cris, il avait touché une ou deux personnes. S'ils n'étaient pas morts, alors ils pourraient les conduire aux hauts placés encore en vie.
- Akai ! hurla Conan en approchant de la porte d'entrée.
- Gamin ? cria-t-il en réponse.
Il pouvait voir sa silhouette au travers des flammes près de l'ouverture principale.
- Je vais vous ouvrir un passage dans la cheminée. C'est une sortie de secours que le propriétaire a installé en cas de pépin, comme celui-ci !
« Yusaku Kudo a pensé à tout. » ironisa Rena.
- Les méchants sont partis, rassura le détective.
« Je me doutais bien. Tu aurais déjà été éliminé, autrement. » pensa Akai.
Le conduit de la cheminée pouvait également s'ouvrir à l'étage. Ingénieux.
Accompagné par l'agent de la CIA, Shûichi se rendit dans la chambre du couple Kudo. Il y avait effectivement une grande plaque à ouvrir, menant au conduit de la cheminée. À l'intérieur, malgré la noirceur de la pierre, une petite trappe dans le fond s'ouvrit.
La montre lampe de poche de Conan éclaira légèrement l'intérieur.
- Allez... descendez ! parvint-il à dire à voix haute.
L'état dans lequel il était prouvait que les flammes à l'extérieur l'avaient sérieusement gêné dans sa course au sauvetage. Son visage était amoché, et il saignait sur le haut de la tête.
Puisque le toit commençait à émettre un vacarme sourd, c'était la chute de pierres et de planches de bois qui avaient dû le blesser de la sorte. Mais contrairement à un adulte, sa résistance physique était loin d'être idéale pour une tâche comme celle-ci.
La corde que Kir jeta pour rejoindre le sol permit aux deux prisonniers de la maison en flamme de quitter, par le court tunnel, leur prison du diable. À l'extérieur, Hidemi sortit la première, accueilli par Agasa et un camion de pompier qui venait d'arrivée.
- Gamin ? Tout va bien ? déclara Akai en s'engageant dans le conduit.
Il s'était évanoui. Le choc sur son crâne aurait des répercussions à l'avenir s'il n'était pas soigné.
« Cet idiot. » pensa-t-il. « Ça fait deux fois. Je t'en dois une fière chandelle, détective. »
Sortant à son tour, avec l'enfant dans les bras, la trappe qui s'écroula avec la résidence tout entière entraina un tsunami de poussières, de terres et de cendres. Un nuage épais qui s'évapora au fil des minutes qui passaient.
Quand l'ambulance arriva à son tour, Conan fut pris en charge et emmené à l'hôpital, accompagné par le professeur Agasa et la petite Haibara.
Sans doute parce que l'agitation leur avait empêché de le remarquer, mais Akai et Hidemi avaient eux aussi quitté les lieux à bord d'une voiture rouge bordeaux. Mais la police n'avait qu'à peine fait attention à leur présence à leur arrivée.
Les corps des deux hommes en noirs abattus avaient eux aussi mystérieusement disparu...
Infos :
- La scène d'Akai au fusil d'assaut vient d'un fanart que vous avez sans douté déjà vu. Il tient un pistolet en main droite. Badass.
- Que ce soit Eyto, moi, Aixy, et Naekki dans ses projets, la résidence Kudo fini toujours par cramer. On a vraiment un problème de pyromanie sur ce fandom... XD
- MOMIJI OOKA AU PROCHAIN CHAPITRE AVEC IORI MUGA S'IL VOUS PLAÎT.
Remerciements :
Miekow, Watson et Eyto !
