Nouveau chapitre après l'incendie de cette résidence. RIP.
Principalement de la romance, mais aussi l'apparition de deux personnages inattendus. Ah bah non, j'ai prévenu leur arrivée dans le chapitre précédent, suis-je bête. Je devrais arrêter ça...
Bonne lecture !
Hypérion
Chapitre 15 - Une nuit à l'hôpital
L'incendie de la maison des Kudo à Beika avait fait le tour du pays.
La une du journal parlait d'un accident mystérieux, n'impliquant heureusement pas l'actuel résidant. Le fils de la prodigieuse famille Kudo avait été envoyé à l'hôpital à la suite des événements, toujours plongé dans un profond sommeil.
Dans sa chambre, le détective Mouri déposa un bouquet de fleurs. Il observa un moment le pique-assiette allongé dans les draps blancs, puis soupira. Pris d'affection pour cet enfant, il le laissa en bonne compagnie en passant sa main dans sa tignasse sombre.
Haibara leva sa lèvre et étira un petit sourire.
Dans le couloir, Ran attendait avec le professeur Agasa. Les trois adultes quittèrent l'établissement hospitalier dans le véhicule de location du père de la jeune fille, laissant ainsi la nuit tomber sur le bâtiment.
Une à deux heures s'écoula avant que la silhouette d'un homme imposant aux longs cheveux s'adossa contre l'un des murs intérieurs.
- Quelle douce soirée, dit une étudiante en jouant avec une mèche chatain. Dire que je devrais être en train de profiter d'un bon bain.
- Je suis désolé, madame, s'excusa Iori. Mais je suis certain d'avoir reconnu une vieille connaissance. S'il a mal tourné, alors je dois lui faire retrouver la raison.
Momiji Ooka haussa les épaules.
« Tu t'es sans doute fait de puissants ennemis par le passé. » réfléchit-elle. « Mais cet enfant... »
Elle écarquilla les yeux lorsque le voyant au-dessus de la porte de sa chambre vira au rouge.
A l'intérieur, Ai avait désespérément appuyé sur la boite d'appel. Le rythme cardiaque de son partenaire victime de l'Apotixine s'était drastiquement accéléré, et les infirmières tardaient à arriver.
- Reste avec moi, chuchota-t-elle à l'oreille de Conan.
Elle posa sa main sur son front.
« Les soins sont peut-être en conflit avec le poison qu'il a ingurgité. » pensa-t-elle. « Si on ne fait rien, il mourra. »
Les bruits de pas s'entendirent dans le couloir.
- On va le perdre, crachait-elle entre deux soupirs.
Haibara serra les poings.
Ne voulant pas voir celui qu'elle aimait partir, elle eut un réflexe naturel poussé par une adrénaline inexplicable. La chimiste se pencha soudainement et colla ses lèvres contre les siennes. Une. Deux. Trois secondes.
Elle se retira quand la porte s'ouvrit. Paniquée, elle retrouva la raison et réalisa ce qu'elle venait de vivre alors que les médecins injectèrent une dose de liquide orangée dans le bras du détective.
Mille questions parcouraient l'esprit de la fillette.
- Il y a quelque chose d'étrange. Une substance dans son sang, analysa l'un d'entre eux.
Elle n'avait pas les mots.
Pouvait-elle se risquer à lui expliquer que le corps de cet enfant était ravagé par le récent antidote, et par conséquent, les derniers restes du poison ? Qu'il était son cobaye pour bien des expériences ?
Toutes ces fois où Shinichi était revenu au détriment de son apparence enfantine avaient eu du tort.
Toc toc.
Iori retira son béret.
- Si vous me permettez, j'ai été un grand médecin dans ma courte vie, déclara le majordome d'Ooka.
L'une des infirmières le regardait avec curiosité, comme l'appel d'un miracle qui était enfin arrivé.
- Mais hélas, je ne suis pas en mesure de vous expliquer par quoi cet enfant est touché, expliqua-t-il. Aussi si vous me l'accorder, j'aimerais m'entretenir avec lui dès son réveil pour discuter d'une possibilité d'opération.
Ai semblait soulagée, mais apeurée par la présence de cet homme terrifiant.
De bon matin, le soleil tapait déjà contre les vitres.
Conan s'étira de tout son long et ouvrit doucement les yeux. Il pouvait voir Heiji et Haibara, les joues rouges, dans la pièce. Son meilleur ami tira le rideau pour éviter qu'il ne soit aveuglé par la lumière.
- Hé, ne bouge pas trop, dit Hattori.
Le rajeuni toussa dans sa main. La présence de quelques gouttes de sang provoqua chez lui une angoisse aussi express que temporaire. Il releva la tête, et fixa la porte qui s'ouvrit dans un silence de cimetière.
Momiji sauta au cou de son futur mari, l'enlaçant comme un gros nounours qu'elle venait de gagner. Lui sortit le visage de son buste et respira un grand coup, totalement gêné par sa présence.
- Bonjour vous tous, salua son majordome.
Face à la curiosité de Conan, Heiji dut expliquer la difficile situation.
- Tu as sans doute déjà entendu parler de Momiji, lui dit-il en pointa du doigt la tête de la concernée. Eh bien lui c'est son garde. Il sert la famille Ooka depuis des années, et a des contacts très bien placés dans bien des domaines.
- Comment ça ?
- Nous lui avons expliqué la situation, avoua Haibara. C'était soit eux, soit l'hôpital tout entier. Parce que tes incessantes ingurgitations d'antidotes ont affaibli ton corps qui, cette nuit, a décidé de te rendre la monnaie.
Momiji prit place dans le deuxième siège de vieux de la chambre.
- J'étais médecin, chirurgien même, renchérit Iori. Si tu veux qu'on te débarrasse de ce qui te ronge, alors je peux m'en occuper. Sois sans crainte, il n'y a aucun risque pour ta santé.
« C'est bizarrement quand l'Organisation est en chute libre que j'ai le plus de problèmes. » pensa Conan.
L'homme en costard s'approcha du lit où se reposait son futur patient.
- Mais je me dois cependant de t'avertir.
Heiji avala de travers.
- Je ne m'impliquerais pas dans les enquêtes que tu mènes, assura Iori en fronçant les sourcils. Seulement, un ami a moi de longue date travaille avec les auteurs de l'incendie de ton ancienne demeure. Je vais rester un moment à Tokyo pour le retrouver. Ce sera l'unique fois où je risquerais de te croiser et je t'interdis de poser la main sur lui.
Conan hocha la tête.
- Son nom est... Absinthe.
Le détective écarquilla les yeux.
- Deuxième chose. Si je procède au nettoyage de ton corps, alors tu devras accepter ta présente condition. Tu ne pourras jamais plus redevenir le lycéen que tu étais.
- Et si je refuse ?
- Tu devras vivre dans un corps qui ne parvient pas à te suivre.
Le garçon à lunettes tourna la tête vers Haibara, qui baissa le regard.
Il sourit.
- Faisons-le.
Infos :
- Y'avait pas Iori et Ooka à la base vous vous en doutez. Mais c'est pour Absinthe que je les fais apparaître.
- Un grand personnage nous fera l'honneur d'être présent au prochain chapitre.
- Désolé mais je vais fortement suivre les derniers scans dans les révélations, alors si le scan 1008 n'a pas été lu, vous saurez gré de cesser votre lecture dès maintenant.
Remerciements :
Aixy, Miekow, Eyto et Naekki !
