Je me lève une fois de plus en plein milieu de la nuit. Je respire mal. J'allume ma lampe de chevet. J'ai encore cette impression étrange que quelqu'un m'épie. J'ai l'impression en ce moment qu'à peine endormi quelqu'un vient tout prés de moi et cale sa respiration sur la mienne. Effrayant. Je n'en parle pas à maman. A quoi sert d'attiser sa paranoïa! Je tente de retrouver mon calme. Doucement je descends les escaliers pour me diriger vers la cuisine. Je bois mon verre d'eau tranquillement. J'entends les bruits de la nuit. La fenêtre de la cuisine est ouverte. Je respire l'odeur de la pelouse encore toute humide de l'arrosage de papa. Je me cale sur le bruit des cigales pour m'apaiser encore un peu plus.
J'ai envie de rire. Je suis trop bête il n'y a rien ici pour avoir peur. J'ouvre la porte d'entrée et avec surprise elle céde. Mon père n'a l'a pas fermée contrairement à son habitude.
Je descends les marches froides en pierres en savourant le contact sur mes pieds nus. Un frisson d'excitation et de liberté m'envahit. Arrivé sur la pelouse je m'allonge et ferme les yeux. J'ai envie de chanter. Mon coeur est plus léger et je ne pense à rien.
Puis ce bonheur fugace est brusquement interrompue. De nouveau cette sensation. Je me léve brusquement j'ai même crû que quelqu'un m'effleurait le front.
Je grimace en me relevant. Et la je le vois. Je n'ose bouger de peur que ce ne soit qu'un rêve ou un cauchemar . C'est Harry je le ressens jusqu'au plus profond de mes tripes. Cet homme qui me fixe, ce visage carré, ses yeux verts qui semblent étinceler dans le noir. Ces cheveux noir qui tombe en mèches éparses sur son front. Et cet odeur de cuir qui m'atteins de plein fouet. Cet odeur qui me projette douloureusement 10 ans en arrière. Je me sens mal, je veux m'approcher pour comprendre mais mon corps ne répond plus. Je veux lever la main pour remettre en place mes cheveux mais je n'y arrive pas.
"Harry, n'est pas peur"
Sa voix, cette voix, je me souviens une fois de plus: tu n'auras plus jamais froid.
Je ne contrôle plus mon corps, je me mets à trembler brusquement puis le néant.
Je me réveille, je reprends conscience de mon corps, je ne sais pas ou je suis ni ce que je fais. J'entends des voix au loin. Elles m'atteignent comme dans un rêve. J'entends une musique de fond, on dirait Bach, la musique qu'écoute maman dans sa cuisine quand l'après midi touche à sa fin.
" Tu es fous, pourquoi l'as tu ramené. Tu as depassé les limites nous ne pouvons le garder ici.
- J'ai tout les droits, il m'appartient.
- C'est un humain Harry, une créature fragile et insipide, tu aurais du le tuer il y a des années ou le laisser partir.
- Ne dis pas de telle chose, c'est Draco, Armand. C'est mon Draco."
Sa voix encore une fois, cette fois ci cassée par la colère et l'émotion: Mon Draco. Je ne lui appartiens pas, j'ai peur que se passe-il? Je suis dans un lit. Les draps glissent sur ma peau. Il fait trop noir, je n'arrive à discerner que deux ombres.
" Raméne le, je te l'ordonne!
- Je n'ai pas d'ordres à recevoir de toi!
- Et tu veux en faire quoi. Le garder comme un petit animal de compagnie, c'est encore un enfant. Ce gamin doit retrouver ses parents ou prends le, nourris toi une bonne fois pour toute et n'en parlons plus.
- Ce n'est pas ses parents et tu le sais! Et jamais je ne m'abaisserai à boire son sang."
La franchement j'angoisse, boire mon sang! c'est quoi ce délire. Je dois fuir. Ce n'est pas le Harry de mes souvenirs. c'est une créature dangereuse. Si je ne fais rien je vais y passer. Je me lève maladroitement quand au même moment il est de nouveau prés de moi:
"Laissez moi partir!" Je déteste l'intonation de ma voix.
" N'ai pas peur Draco, je te protège"
Il me bloque le passage et sa voix semble me supplier.
" Vous m'avez enlevé ce n'est pas de la protection c'est un crime!"
Ma voix se casse, j'ai trop d'émotions. Je me mets à pleurer longuement, fortement. Il y a trop de choses. Trop de choses me reviennent.
" Il ya lontemps je suis venue te sauver mais tu es trop jeune pour que je te raconte, j'ai promis que je t'aiderai, que je serais toujours la pour toi et je compte bien tenir ma promesse.
- Je comprends rien à ce que tu racontes, vous êtes bizarre et en plus j'ai entendu que vous vouliez boire mon sang"
Le visage si lisse de Harry que je n'ose regarder en face se déforme:
"Jamais, jamais tu m'entends je te protège, c'est Armand qui s'est égaré."
Je jette un coup d'œil à l'homme derrière lui. Il se tient dans l'encadrement de la porte. Il est imperturbable, il me regarde et je le trouve incroyablement beau. Il est grand comme Harry, les cheveux roux attachés en catogan, une tenue sûrement très démodée un costume trois pièces en vieux tweed bleue nuit et un foulard rouge autour du coup. Il est soigné et il dégage de lui une aura d'apaisement mêlée avec quelque chose de surnaturel. Lui aussi à ses yeux qui brillent, ils brillent fort, je n'arrive pas à m'en détacher:
" Arrête tout de suite Armand!, intervient Harry rompant l'attraction.
- Pardon mais c'est vrai que ce gamin à quelque chose"
Je secoue la tete sans m'en rendre compte je m'étais mis debout et j'allais à la rencontre de cet homme.
" Qui étes vous à la fin!"
Ma voix pars dans les aiguë à ma grande honte:
" Nous sommes la pour te protéger, écoute Louis je vais te ramener chez toi car je viens de comprendre que pour le moment en effet tu es trop jeune pour vivre avec nous mais je vais revenir le moment venue.
- Quoi? Non mais ca va pas, moi je veux rester vivre avec mes parents.
- Cela ne vas pas être possible car bientôt tu prendras connaissance de ton héritage et il ne faut pas qu'ils soient en danger. Tu sais je les ai aimés moi aussi.
Cette fois ci je le regarde brusquement. Un frison me parcoure, je ne l'avais toujours pas regardé directement. Il se dégage de lui une bestialité une puissance qui m'effraie.
"On ne peut cesser d'aimer ses parents.
- Je n'ai pas eu le choix, pour eux. Mais cela je te l'expliquerai plus tard."
Ma colère monte de plus en plus mais Harry ne me laisse pas le temps de répondre, il me prends dans ses bras et la je n'existe plus. Je me sens soudainement à l'abris.
Ses lévres caressent mes cheveux et il me chuchote:
- Tu comprends Draco je t'aime plus que tout au monde et le moment venue je viendrais à toi nous serons enfin réunis. Là tu vas t'endormir et tu vas doucement te réveiller demain matin, faire ta rentrée accompagné de tes parents et songer à moi comme un rêve."
Alors vous en pensez quoi, donnez moi vos avis! Je continue ou pas?
Si ça intéresse quelqu'un je recherche un ou une correctrice :)
