Me voilà.

Non, non, je ne dis pas "bonjour". Ça me plait pas trop ce genre de chichis. Vous savez qui je suis? Vous reconnaissez mon écriture? Non, bien sûr que non... la plupart d'entre vous pensiez sûrement que je ne sais pas écrire. Et bien dans ton cul, petit lecteur de mes deux. J'écris, et comme un Dieu.

Ça y est, vous m'avez reconnu. Et oui, c'est bien John Murphy qui cause. Qui écrit, plutôt. Dans le journal d'Eulalie (oui, oui, c'est un prénom...Moi non plus j'y croyais pas, au début. Pourtant il paraît que c'est vrai). D'habitude c'est elle qui écrit mais je me tape l'incruste pour mettre une ou deux choses au clair.

Tout d'abord, je m'excuse (pas trop, hein...je reste Murphy, j'ai une réputation à tenir, c'est juste une façon de parler) à cause de l'épaisseur de mes lettres. J'ai choppé un de ses crayons de dessin à la princesse et il s'avère que c'est de la merde, pour écrire. Ça m'apprendra à voler, tiens.

Okay. Maintenant, on peut passer aux choses sérieuses. LE sujet que tout le monde a aux lèvres.

Bellamy.

Je vous vois bien venir, vous tous, pauvres mortels. Vous l'admirez, vous l'adorez, vous l'idéalisez, le Blake. Certaines rêvent de le rencontrer, de l'embrasser ou juste de colocater (oui, j'ai inventé ce mot. Et alors? Quelqu'un a quelque chose à y redire?). C'est bien chouette tout ça.

Laissez-moi vous apporter mon aide: ne tombez pas dans le panneau.

Voilà, j'ai fini...

Non, je plaisante. J'espère pour vous que vous avez ri.

Bon, je reprends. NE TOMBEZ PAS DANS LE PANNEAU. Sérieusement, faites gaffe. Il est beau, oui. Courageux, oui. Doué avec son engin, oui. Dévoué, oui. Mais ne vous emballez pas. Vous ne VOULEZ PAS sortir avec Bellamy kom Skaikru. La princesse l'a compris, elle. Quant à moi, il était trop tard quand j'ai enfin capté...

Vous seuls pouvez encore être sauvés. J'espère pouvoir convaincre certains d'entre vous, ce serait ma manière à moi de sauver l'humanité. Ce sera la plus grosse BA que j'aurai faite de toute ma vie, en tout cas.

Ici-bas, point par point, étape par étape, je vais m'appliquer à tous vous désillusionner à propos de la légende Blake.

1. Les cheveux

Bellamy perd ses cheveux. Genre... vraiment. Et, évidemment, il s'en tape. Bien sûr. Il est habitué, le con. Du coup il ne les ramasse pas. Je sais que vous, là, dans votre canapé ou votre lit, vous êtes tranquilles. "Perte de cheveux? À l'aise, no prob'. On prend l'aspi'". Mais moi, dans tout ça? Petit rappel: je vis dans un monde post-apocalyptique. Pas d'aspi pour Murphy... Déjà que le matelas n'est pas terrible-terrible, mais alors si je me retrouve à dormir auprès d'une masse de poils qui n'est PAS mon mec...? N'essayez pas. Je vous jure, n'essayez pas. Dans la douche aussi, c'est chiant au possible. Ça fait des bouchons, c'est dégueu. Et puis, dès qu'on fait un câlin, je fais l'erreur de passer ma main dans ses cheveux, on entame nos affaires, je commence à bander, puis je retire ma main et me retrouve avec dix longs cheveux bouclés dedans. Ça calme la libido, je vous assure.

Bon. Pas encore convaincus? Pas de soucis, il me reste des arguments.

2. La manipulation

Bellamy a l'air d'être quelqu'un de respectable. Surtout depuis que la princesse l'a calmé, c'est vrai. Mais ne vous fiez pas aux impressions. Dès qu'il s'agit d'interagir avec son boyfriend, il peut très vite virer manipulateur. D'après lui, c'est pas trop fort, donc ça va. Tu parles... encore la semaine passée, j'ai eu droit à une manipulation de première. Gratuit, cadeau, pour le petit déjeuner.

J'étais assis sur mon lit, je mangeais ma ration, tranquille, sans faire de mal à personne. Et là, soudainement, une masse surgit et se jette sur mon dos en criant "câlin surpriiiise". Pour être surpris, j'ai été surpris. J'ai fait mine d'essayer de le repousser, mais je me suis vite laissé faire. J'en ai pas l'air mais je l'aime, ce con. Il s'est mis à me masser les épaules tout en m'expliquant à quel point il avait aimé la soirée de la veille, et comme j'étais l'homme le plus doué au lit qu'il ait jamais vu. Sur le coup, je n'ai pas fait le rapprochement avec le fait que j'étais le premier homme avec qui il couchait. Que voulez-vous, l'amour ne rend pas qu'aveugle , il rend aussi stupide…au début, j'étais sur mes gardes, je me doutais de quelque chose. C'est quand l'une de ses mains a glissé sous mon tee-shirt et l'autre sous mon calbute que j'ai commencé à y croire. Il me caressait le torse et les fesses, tout en me murmurant des mots doux à l'oreille. Alors, seulement, je m'arrêtai de manger. Il avait toute mon attention. Des dizaines de mots bien trop sucrés pour que je les dise/écrive plus tard, j'étais complètement sous le charme. Bellamy était le seul à savoir faire tomber mes barrières. Il venait de le faire, une fois de plus. "John…?" sa voix était chaude et suave, ça me refila presque une érection. "Oui?" On ne va pas se mentir, je tremblais. J'attendais qu'il me demande de lui faire l'amour. Sauvagement, passionnément, comme on sait bien le faire... Ça ne s'est pas exactement passé comme ça. Penché à mon oreille, il a susurré:

"Tu irais couper du bois à ma place…? On se les gèle, dehors…"

"Bien sûr, mon amour… attends, quoi?!"

C'était trop tard. Bellamy sauta sur ses pieds, heureux comme pas deux, et dit:

"C'est trop tard ! T'as dit oui ! Merci Johnynounet…". J'avais pesté, râlé, mais j'avais fini par y aller (matez la rime involontaire!).

Bref. Attention, un Bellamy d'humeur manipulatrice est hautement dangereux. (Je me suis éraflé le doigt avec une hache, ce jour-là…).

3. La vue

Il a de mauvais yeux. Certes, ils sont beaux. C'est leur seul atout. Là, vous vous demandez où est le problème. Bande de crétins. Il est sous vos yeux, le problème. Juste là. Ce texte. Ça lui demanderait trop de difficultés pour arriver à le lire. Du coup, à chaque fois qu'il doit lire un truc, un certain aspect de sa personnalité ressort (voir point 2...), et je me retrouve à lire à sa place. Sachez qu'on ne lit JAMAIS correctement selon Bellamy Blake. Trop vite, trop lentement, avec un air trop content, trop con ou trop intelligent…

Imaginez-vous la scène ! Bellamy qui me demande de lui lire une notice d'utilisation pour un nouveau fusil. Je commence, et il me reprend une première fois pour une mauvaise prononciation. Quelques minutes plus tard, il m'annonce que je vais trop vite, qu'il n'arrive pas à tenir le rythme. Moi, bienveillant comme je suis, je ralentis. Deux phrases plus tard, v'là qu'on me reproche de le prendre pour un con parce que je parle trop lentement...

Onze minutes. Onze mi-nu-tes. C'est le temps qu'il m'a fallu pour lire un paragraphe de huit lignes à ce pauvre type.

4. L'ordre

C'est simple, il n'y en a pas.

"Je l'avais mis où, moi, le préservatif? T'es sûr que c'est pas toi qui l'avais rangé?" et "Et merde! Je crois que j'ai perdu les cendres de Finn... non, non, je sais pas pourquoi c'est moi qui avais ça. Mais je l'avais..." ou encore "John, arrête de marcher sur mes affaires! Si, bien sûr que si, t'as la place pour mettre tes pieds! Enfin... tes orteils, en tout cas. Fais un effort".

Dernière raison, last but not least...

5. C'est mon mien

Bellamy Blake est à moi.

Vous ne l'approchez pas, vous ne le touchez pas, vous ne lui parlez pas (à part pour parler de génocides. Ça, je peux pas l'interdire. Il a un lien si particulier avec ce genre de choses que je me sens pas le cœur de le priver de ce petit bonheur journalier…). Bellamy a tout ces défauts (voir point 1, 2, 3 et 4) et bien plus encore, mais moi je l'aime. Cette raison est probablement la meilleure. J'ai déjà pendu quelqu'un, souvenez-vous. Je suis sérieux.

J'ai cru comprendre que ce cahier de textes à propos de mon couple avec l'autre assbut (qu'il vaut mieux ne pas approcher, rappelez-vous) est destiné à quelqu'un en particulier. Une certaine Blondie. Bizarre, comme surnom. Comme celui de Draco Malfoy (sexy, lui...)! Et comme la princesse, aussi. Le seul truc que j'ai pas capté, c'est POURQUOI ce surnom. Elle est brune, la meuf. Genre... vraiment brune. Alors, voilà, parce que je suis John Murphy et que c'est ce que je fais, je vais avancer à contre-courant:

Bon anniversaire Brunette. Je t'embrasse (Bellamy aussi, j'imagine) : bise au chien, caresse à maman.