Je rassure celle (ou celui, on sait jamais) qui n'était pas vraiment d'accord avec le fait que je change des choses dans la fanfiction que je traduis : ton commentaire ne m'avait pas offensé, mais j'étais un peu énervée contre moi-même parce que j'avais oublié de dire la chose la plus importante Lyonsgirl était d'accord. Je comprends tout à fait ton point de vue, mais ne t'inquiète pas, je ne change pas la fiction, l'histoire reste la même. Par contre, je n'avais jamais accroché pour les surnoms (Na-kun et Aki), ne répétez pas mais ils me semblaient assez… gamins, et pas vraiment recherchés, ni en rapport avec le manga. Or je suis presque sûre que quelqu'un au moins UNE fois dans le manga ou l'anime a appelé Natsu "Pinkie" (bon, je pense que c'était un méchant qui se paillait sa tête… mais bon !)

Sinon, Lyonsgirl fait des recommandations des fictions (en anglais) qu'elle a bien aimé (uniquement sur le NaLu), alors, si vous voulez que je les traduise aussi, demandez-moi. J'écrirais les résumés pour que vous puissiez les lire si ça a l'air de vous intéresser…

Aussi, mes contrôles communs sont la semaine prochaine, donc techniquement, vous aurez un chapitre par semaine désormais, mais j'ai fini par arrêter de traduire parce que je souhaite passer en S, et je dois combler mes lacunes…

Sur ce, bonne lecture !

-Merci, Happy, dis-je en me posant sur le toit du manoir d'Everlue.

Rapidement, Happy s'installa dans mes bras, et je m'assurais de bien le tenir. Natsu nous ignora et marche jusqu'aux portes fenêtres.

-Comment est-ce qu'on fait pour entrer maintenant ? La porte est fermée à clef, et je préférerais ne pas faire trop de bruit…

Il m'ignora encore une fois. Pas encore remise de la remarque du patron de la maison, je me remis à bouder, et me mis à le fixer du regard le plus noir que j'avais en réserve, même si ça n'allait servir à rien. Il s'agenouilla et posa la main sur la vitre. J'étais surprise, et impressionnée. Natsu se releva et entra sans un mot.

Je roulais des yeux, et le suivais. J'observais tout ce qui était autour de moi, et m'apercevais que tout était placé au hasard.

-On dirait une pièce de stockage, non ? Demandais-je.

Aucune réponse ne me parvint. Je me détournais de ce que j'observais pour lui parler.

-Je pensais avoir été claire : ignorer les gens, c'est malpoli Pinkie.

Il se retourna vers moi et me fixa de son regard noir. Encore. Il l'avait tellement fait que ça n'avait même plus d'effet sur moi. Alors je balançais mon poid sur ma jambe droite, ma main sur la hanche, et lui sourit simplement. Son regard ne fit que s'intensifier, comme mon sourire.

-Je m'en fous… Et je t'ai déjà demandé d'arrêter de m'appeler comme ça !

Je fis la moue, et lui rendit à peine son méchant regard. Le sien s'adoucit quelques peu, mais pas assez à mon goût.

-Eh bah tant pis, Pinkie, parce que c'est comme ça que je t'appelle.

Quand il entendit ces mots, son regard redevint dur, et nous nous passions alors quelques temps à nous regarder droit dans les yeux, aucun ne voulant admettre sa défait. Ennuyé, il soupira et se remit à marcher, brisant l'échange visuel. Souriant triomphalement, je le suivit.

Il s'approcha de la porte, jeta un coup d'œil et nous sortions. Le couloir était vide. Silencieusement, nous nous infiltrions dans le manoir. Pendant plusieurs minutes, nous essayions plusieurs portes, mais aucune d'entre elles n'avait de livre. Peut-être qu'il la garde dans une bibliothèque… ou quelque chose comme ça.

Je fis soudain face à deux immenses portes. Je fis un pas, avant que le sol ne se mette à trembler, et que les hideuses servantes sorte d'un trou creusé à l'instant.

-Intrus ! Hurlèrent-elles.

A part une d'entre elles, toutes avaient pour arme outil pour nettoyer. Et voilà comment mon plan d'entrer et sortir discrètement tombe à l'eau… Une seconde ! Comment ont-ils su que nous étions entrés ?!

J'attrapais la clef de Taurus et allait l'invoquer quand des flammes noires et bleus passèrent devant moi, droit vers les maids. En un instant, plus aucune d'entre elles n'était en état de se battre. En regardant derrière moi, je remarquais que Natsu avait une expression assez énervée.

-Qu'est-ce qu'il y a ?

Il passa devant moi, et ouvrit les portes. Je lui emboîtais le pas… et me figeais immédiatement. Nous faisions face à une immense librairie. Vraiment très, très grande. J'en veux une comme ça ! Elle est magnifique ! Qui aurait cru qu'un homme aux goûts si mauvais pourrait avoir une librairie si belle ?

-Je déteste quand un bon plan ne marche pas, fit finalement Natsu, me sortant de mes pensées.

Mes yeux s'écarquillèrent d'étonnement.

Un, je n'avais pas eu à l'ennuyer pendant cinq minutes pour qu'il se décide à me répondre… et il avait dit plus d'un mot !

Deux… Est-ce qu'il venait juste de dire que mon plan était… bien ?

Ces deux faits me firent sourire, et j'enterais rapidement dans la bibliothèque pour y faire le tour de ses rayons : Natsu s'occupait de ceux d'en bas, moi de ceux du milieu, et Happy volait pour pouvoir atteindre ceux les plus en hauteurs. Au début, la détermination de réussir ma première quête me donna du courage, mais après vingt minutes passées sans qu'aucuns d'entre nous n'ait trouvé ce satané bouquin, je me mis à rouspéter.

-Sérieusement, pourquoi un homme aussi petit voudrait une bibliothèque aussi grande ?!

Happy pouffa, et je lui sourit. Puis j'entendit un autre rire. Plus grave, plus profond. Ce n'est quand même pas le rire de… Je me retournais vers Natsu, qui vérifiait l'un des livres de son côté. Il avait un petit sourire au coin des lèvres, et ses épaules avaient de petits soubresauts. Et dans ses yeux, on pouvait y lire de l'amusement.

Je me sentis rougir, jusqu'aux oreilles, et ne pouvait détourner le regard. C'était un homme magnifique, mais quand il souriait… tellement plus attrayant ! Et son rire… Il finit par sentir mon regard posé sur lui, et leva la tête pour s'en assurer. Gênée, je détournais immédiatement la tête, encore plus rouge qu'il y a quelques instants.

-Tu devrais rire plus souvent… ça te va bien de sourire… murmurais-je, ne sachant pas trop si je voulais qu'il m'entende ou pas.

Ses yeux prirent un instant avant de revenir à leur état précédent : glaciaux. Mes mains serrèrent le livre que je venais de saisir, le nez plongé dedans.

-Fais ce que t'as à faire, femme stupide.

-Je ne suis pas stupide ! Fis-je un peu fort.

Après quelques minutes, il finit par trouver le livre en question. Happy et moi accourions pour vérifier qu'il s'agissait du bon, avant que je remarque que…

-Kenmu Zaleon a écrit ça ?!

Le choc me fit oublier l'instant présent.

-Mais… Je pensais avoir lu tout ce qu'il avait écrit ! Chaque phrase, chaque mot ! J'ai raté un livre entier ! Pourquoi n'ai-je jamais entendu parler de celui-ci ?! Peut-être qu'il n'est jamais sortit..

-On s'en fout, on va le brûler, dit Natsu en essayant de le reprendre.

Je le regardais avec horreur et serrais le livre contre ma poitrine.

-Pourquoi on n'le garderait pas ? On pourrait juste dire qu'on l'a brûlé, et ça serait notre petit secret ? Proposais-je.

-Non.

-Pourquoi ? Geignis-je.

Son regard se fit glacial.

-Je savais bien que même une quête comme ça tu n'pourrais pas la faire, fit-il entre ses dents.

Je me figeais. Il pensait vraiment que je ne pourrais pas réussir. Mes yeux se mirent à piquer, et les garder ouverts devint de plus en plus dur.

-Alors… Ne pleure pas… Alors laisses-moi le lire maintenant et on le brûlera après.

Je souris, et affrontait son regard.

-Non, grogna-t-il. Arrête de faire ta gamine et donne-moi ce satané livre ! Finit-il par presque crier.

Mes yeux se fermèrent sans que je puisse l'empêcher, et ma respiration se fit difficile.

-Qu'est-ce que tu fais encore ici gamine empotée ?!

En ouvrant les yeux, je me retrouvais face à un homme dans la trentaine qui me surplombait de toute sa hauteur. J'étais si petite… Soudain, il leva sa main, et je sentis une douleur horrible, comme une brûlure, sur ma joue. Sous la force du coup, je tombais par terre, les larmes coulant sur mes joues.

-Je t'ai déjà dit de ne pas venir ici sans y avoir été invitée ! J'ai un travail fatiguant ! Je n'veux pas besoin d'une gamine ignorante pour me perturber !

-Je suis… Je suis désolée ! Pleurais-je, toujours à terre. Je voulais juste vous dire que c'était mon-

-J'en ai rien à faire !

Tant bien que mal, je me relevais. Mais cette fois, la brûlure se fit sentir sur l'autre joue, et je retombais par terre.

-Sors de mon bureau ! Je n'veux pas voir ta stupide tête encore une fois !

-Hey !

La voix de Natsu me ramena à la réalité. J'ouvris les yeux, et lâchais le livre, mes bras s'enroulant autour de mes bras, comme pour me protéger. Je fit quelques pas en arrière, et refermais mes yeux.

-Je… Je suis désolée, réussi-je à sortir.

-Lucy ?

La voix hésitante d'Happy mes fit rouvrir mes yeux, pour voir Happy en face de moi, l'air inquiet.

-Pour… Pourquoi tu pleures ? Demanda-t-il, hésitant.

J'effleurais mes joues, et m'aperçus qu'en effet, des larmes avaient coulés. J'inspirais, puis soupirais bruyamment, puis me débarrassais des larmes qui continuaient de couler sur mes joues. Avec un rire qui sonnait faux, je lui souriais.

-T'en fais pas, c'est rien, mentais-je.

Il n'eut pas l'air convaincu, et je regardais alors vers Natsu, qui me regardait avec des yeux qui exprimaient le choque et… l'horreur. Je repris alors le livre et le donnait à Natsu, comme si rien ne s'était passé. Mais avant qu'il puisse réagir, le sol se fendit et Everlue sauta hors de l'énorme trou qu'il avait formé dans son sol.

-Je me demandais pourquoi tant de mages venaient ici depuis ces dernières semaines… Tout ça pour cet atroce bouquin…

Une expression choquée dû apparaître sur mon visage, tandis que je ramenais le livre contre moi, d'une manière protective.

-Comment pouvez-vous dire ça de l'un des livres de Zaleon ? C'est un écrivain avec un talent indéniable !

-Et c'est pour ça que je lui ai demandé d'écrire un livre, mais celui-ci est vraiment nul.

Je fronçais mes sourcils.

-C'est pas possible… murmurais-je dans ma barbe.

Pourquoi Kenmu Zaleon écrirait un horrible livre ? Même le pire de ses livres était incroyable ! Se pourrait-il qu'il l'ait fait exprès… ? Mes yeux s'agrandirent.

-Je vais le lire, fis-je avant de m'asseoir.

-Quoi ?! S'écrièrent Happy et Everlue en même temps.

Natsu ne dit rien, et ne me jeta qu'un coup d'œil ennuyé avant de se concentrer sur Everlue.

-Pourquoi voudrais-tu lire une merde pareille ?!

Je ne réagis pas à ce qu'il me dit.

-Peu importe… Allez les garçons !

Le mur de gauche bougea, puis s'ouvrit, comme une porte. En sortirent deux hommes, avec une poêle à frire géante. Une poêle à frire ?!

-Vous nous avez appelés, Maître ? Demanda le plus grand.

-Débarrassez-vous de ces fées et récupérez le livre, ordonna Everlue.

-Pinkie !

Je me relevais d'un bond, sachant qu'il m'écoutait même s'il n'avait pas réagit. Après tout, il n'allait pas réagir au surnom qu'il voulait que j'abandonne.

-Ce livre renferme un secret, j'en suis sûre ! Et je me dois de savoir quoi !

Il hocha la tête, et je me mis à courir hors de la salle, tandis qu'il retenait les deux hommes.

Chapitre écrit à la va-vite pour vous, chers lecteurs, sachant que je met à peu près trois heures. Le prochain la semaine prochaine ^^