Et voilà ! Mes tests sont enfin finit, et mon voyage en famille, que je n'avais pas vraiment prévu, s'est terminé dans la matinée… (pour ceux qui connaissent, le Center Park en Normandie, ça t'épuise ^^)

Bref, me revoilà, prête à mettre à jour les chapitres quand on s'approche du week-end ^^

QUESTION ! Cette version de Fairy Tail est plus noire, plus dark. Les personnages comme Natsu ne sont pas amicaux, par exemple, et il est clair que l'héroïsme est un peu… il n'y en aura pas. BREF ! Est-ce que vous seriez POUR ou CONTRE l'ajout de gros mots lors des batailles ? Il y en aura dans ce chapitre, donnez-moi votre avis.

Le souffle court, je refermais le livre. Grâce à mes lunettes, j'avais pu finir ce bouquin en moins de deux, et je me bénissais d'avoir pensé à les prendre avec moi.

-Je savais que ce livre cachait quelque chose… murmurais-je.

-Toutes ces cachotteries… ça n'est pas très gentil tu sais ?

La voix d'Everlue avait retentit juste derrière moi, du mur. Mes yeux s'écarquillèrent lorsque des mains sortirent du mur, et avant que j'ai pu reculer pour me mettre hors de portée, elles avaient saisit mes poignets. Avec l'emprise qu'elles avaient, elles firent plier mes bras douloureusement, et un cri de souffrance m'échappa, et en regardant par-dessus mon épaule, je le vis à moitié extirpé du mur. Je me contentais de le fixer.

-Qu'est-ce que j'en ai à faire ?

Il plia un peu plus mes bras, et un autre cri m'échappa.

-Dis-moi quels secrets ce livre renferme ! C'est une carte au trésor ?

-Allez crever.

La douleur fut encore plus intense, tellement que j'avais l'impression de ne plus sentir mon bras.

-Ou tu me révèles ses secrets… ou je te casse ton putain d'bras !

Je ne prononçais plus un mot, et plus le temps passait, plus il appuyait.

Soudain, plus rien. Sous le choc, je tombais en avant, éraflant mes genoux et mes paumes. Reprenant mes esprits rapidement, je m'écartais d'Everlue avant qu'il ne m'attrape une nouvelle fois. Je jetais un coup d'œil en arrière pour voir pourquoi il avait lâché.

-Happy, fis-je avec surprise.

A son tour, il vola loin d'Everlue, mais ses ailes disparurent et il atterrit dans l'eau sale. Il disparut un instant, avant que sa tête ne sorte de l'eau.

-Happy ! Sors de là !

-Je me sens si bien… dit-il.

Je soupirais, et secouais la tête.

-C'est l'eau des égouts, Happy.

Du coin de l'œil, j'aperçus Everlue s'approcher dangereusement, et m'empressais de bouger hors de sa portée.

-Révèles-moi son secret petite, fit Everlue, encore. C'est mon bouquin, donc mon secret !

Je lui lançais un regard défiant, alors qu'il essayait une nouvelle fois de m'attraper.

-Je ne dirais rien à un fou comme vous ! Ce n'est même pas votre ouvrage, de toute façon.

-Bien sûr que c'est mon livre. C'est même moi qui ais demandé à ce qu'il soit écrit !

Il commençait à vraiment s'énerver.

-Vous voulez dire que vous l'y avez forcé !

Everlue se mit à rire.

-Je n'sais pas d'quoi tu parles.

Sa voix fit écho dans tout le tunnel. Il sortit d'un coup du sol, et se mit à nager dans le béton.

-Il a refusé d'écrire un livre à propos de ma magnifique personne… alors je l'ai juste un peu… encouragé.

-Vous avez menacé de lui retirer sa citoyenneté, à lui et sa famille ! Hurlais-je, hors de moi face à sa cruauté.

Happy émit un bruit de dégoût. Quand est-ce qu'il est sortit de l'eau, lui ?

-Ils n'auraient pas pu rejoindre de guilde ! Ils n'auraient pas pu travailler !

Everlue se jeta une nouvelle fois sur moi, et je l'évitais, encore. Il rigola à nouveau.

-Il se vantait d'être un écrivain si grandiose qu'il n'avait rien à faire des menaces ou de l'argent, mais il a rapidement abandonné après ça ! Je l'ai quand même un peu puni pour m'avoir fait attendre si longtemps…

-Un peu ?! Vous l'avez gardé confiné, seul, sans aucun contact avec l'extérieur pendant trois putain d'années !

-Trois ans ? S'étouffa Happy.

-Comment t'es au courant de ça toi ? Demanda Everlue, soudainement inquiet.

Je soulevais le bouquin pour qu'il le voit bien, avant de reprendre la parole.

-Tout est écrit ici, noir sur blanc.

Il se figea, avant de sourire, essayant de paraître sûr de lui.

-Impossible ! Cria-t-il. J'ai lu ce livre du début à la fin, et il n'y a rien à propos de ça !

-Ben, oui, si on le lis normalement, mais il y a quelque chose que vous ne savez pas : avant d'être écrivain, Kenmu Zaleon était avant tout un mage.

-Ah bon ? Fit Happy.

-Qu'a-t-il fat à ce bouquin ?! Hurla, à nouveau, Everlue.

Il essaya de m'attraper, et, à nouveau, j'esquivais.

-Il savait qu'il devait satisfaire votre égo, alors il a décidé d'écrire une horrible histoire, dont le protagoniste serait un homme avide, expliquais-je.

-C'en est assez ! Ouvre-toi, Porte du palais de la Vierge ! Virgo !

Le sol se mit à trembler, et une soubrette qui ressemblait plus à un gorille géant aux cheveux roses sortit de la terre.

-Vous m'avez appelée, Maître ? Dit-elle d'une voix grave.

-C'est un esprit ?

Je pensais que Virgo était plus belle, ou mignonne, quand même…

Je jetais un regard noir à Everlue avant de me saisir de mes propres clefs.

-Ouvre-toi, Porte du palais du Grand Crabe, Cancer !

Un homme avec des ciseaux dans les mains et des jambes de crabes sur son dos apparut dans un flash doré.

-Quelle coupe te ferais plaisir aujourd'hui, crevette ?

-Crevette ? Répétèrent en cœur Happy et Natsu.

En me retournant, je vis qu'ils n'étaient qu'à quelques mètres de moi. Depuis quand Natsu est là ?

-Pourquoi est-ce qu'il t'appelle comme ça ? Demanda Happy.

Je haussais les épaules.

-Il l'a toujours fait.

Je n'eus que le temps de cligner des yeux avant que je voie Natsu juste en face de moi, avant qu'il ne m'attrape, et saute sur le côté. En me retournant, je m'aperçus qu'il m'avait évité un coup de la part de Virgo.

-Merci.

-Je prends la gorille, toi, tu te charges du mec. Fais en sorte que je n'ai pas à te sauver à nouveau, répondit-il.

Je me mis à courir, lui lançais un dernier regard noir avant d'éviter Virgo.

Tandis que Natsu s'occupait de Virgo à la seule force de ses poings, Everlue me chargeais. J'eus le réflexe de sortir mon fouet, et l'immobilisais rapidement, Cancer se chargea du reste avec ses ciseaux.

Pinkie regarda Everlue, puis moi.

-Au moins tu peux faire ça.

Je croisais les bras sur ma poitrine.

-Tu n'avais jamais vu ma magie avant, et je suis déjà dans la catégorie pathétique et inutile ?

-Tu t'es faite avoir par un charme d'amour.

Sans self-control, je pense que ma bouche serait tombée grande ouverte devant cette accusation.

-Je n'étais pas la seule-

-Et tu ne voulais pas compléter la mission, me coupa-t-il.

A son tour, il croisa ses bras. A la manière dont il le fit, j'avais plutôt l'impression qu'il se moquait de moi.

-Eh bien c'est une bonne chose, figures-toi ! On aurait privé une famille de la chose que n'importe qui mérite, grognais-je presque devant toute ses accusations.

-Oh, et qu'est-ce que c'est ?

-Les dernières paroles d'un père aimant.

Dès que mes paroles eurent franchis mes lèvres, j'eus l'impression d'avoir dit quelque chose qu'il ne fallait pas : il se raidit, releva légèrement le menton, son regard devint encore plus noir si c'était possible, et une aura sombre commença à se dégager de lui.

-On s'en fout des dernières paroles !

A mon tour, je me raidis, tandis qu'un sentiment de tristesse s'emparait lentement de moi.

-Les derniers mots, les dernières paroles… parfois ce sont la seule source de lumière qu'on ait dans les temps les plus sombres, murmurais-je en sachant qu'il entendrait. Et un père aimant, c'est quelque chose que certains ne peuvent qu'imaginer.

Il se rembrunit un peu plus, mais son regard perdit en intensité. Il ouvrit la bouche pour dire quelque chose, mais je n'en avais rien à faire pour le moment. Alors je souris, puis l'interrompit.

-Allons à la maison du client.

Je n'attendis pas de voir s'il me suivait, j'étais déjà perdue dans mes pensées.

-Lucy, rappelle-toi qu'il faut toujours sourire, peu importe à quel point la vie est dure, fit une voix douce.

A travers mes larmes, je vis son sourire, et ses yeux réconfortants.

-Sois forte, mon lapin. Je t'aime.

Une larme coula le long de ma joue, avant que je ne m'en débarrasse avec empressement. Si Happy l'avait vu, il aurait commencé à me poser des question, et ça n'aurait été qu'une autre raison pour Natsu de me trouver faible.

-C'était vraiment cool la façon dont tu t'es débarrassée d'Everlue, Lucy ! Fit Happy, me tirant de mes pensées.

Surprise, je ralentis dans ma marche pour le regarder plus attentivement, tandis qu'il volait à côté de moi.

-Tu dois être vraiment forte pour battre un homme aussi gros que lui !

Je continuais de le fixer pendant un instant, le remerciant de me remonter le moral sans qu'il le sache, et lui sourit, heureuse à nouveau.

-Merci, Happy.

Je toquais ensuite à la porte. Elle s'ouvrit après quelques secondes, et la femme du client nous fit entrer rapidement.