Désolée aujourd'hui je n'ai pas le temps de relire mon chapitre avant de le publier, j'espère qu'il n'y aura pas trop de fautes...
John se réveilla en souriant, le lit était le plus moelleux qu'il ait jamais connu. Il s'étira et sursauta quand son bras toucha un corps. Il tourna la tête et vit Sherlock, il avait si bien dormi qu'il avait oublié où il était et avec qui. Sans faire de bruit il sortit de sous les couvertures et alla prendre une douche.
Le blond ressortit de la salle de bain tout habillé et commanda au service d'étage un petit-déjeuner complet. Il vit bientôt Sherlock se retourner et se lever. Le brun partit directement dans la salle de bain sans parler. Le bruit de la douche se fit entendre ce qui fit sourire le blond. Une bonne douche pour se réveiller était la meilleure technique. John prit le petit-déjeuner que lui apporta le garçon d'étage et le plaça près de la table.
Les deux hommes prirent le petit-déjeuner tranquillement, ils n'avaient pas besoin de parler pour être à l'aise. Toutefois Sherlock finit par lancer:
«-Alors aujourd'hui nous allons voir quelques auteurs mais nous allons surtout voir comment se passe un salon du livre, tu n'as pas l'habitude n'est-ce pas?
-En effet, j'avoue qu'avant mon retour d'Afghanistan je n'avais jamais été porté sur la littérature.
-Je comprend. Tu verras, tu vas aimer j'en suis sûr.»
Ils finirent de manger et partirent pour Penrith. Une fois garé devant les lieux, Sherlock tendit un badge à John avec sa photo et son nom dessus sous la mention VIP. Le blond se gratta la nuque plutôt mal à l'aise, il n'avait jamais été en VIP auparavant, il n'en avait jamais eu les moyens. Le brun sourit:
«-Si tu as faim ou la moindre envie dis le moi d'accord?
-Oui d'accord, merci beaucoup.»
Ils entrèrent dans l'enceinte du salon. Il n'était que 10 heures mais il y avait déjà beaucoup de visiteurs. Les auteurs discutaient déjà avec les gens, concluant déjà certaines ventes. Sherlock fit visiter les lieux au futur auteur et finalement ils commencèrent à parler à d'autres écrivains.
Vers treize heure John sentit la faim le tirailler. Il regarda autour de lui mais ne trouva pas Sherlock. Il soupira, il s'était perdu parmi la foule et ne savait pas comment retrouver le brun puisqu'il n'avait plus de batterie sur son téléphone. Finalement il se dirigea vers un des stands de restauration. Il sursauta quand une main se posa sur son épaule:
«-John je nous ai déjà prit à manger, viens.»
Ils partirent dans la cour du château et s'installèrent sur un banc. Sherlock tendit une barquette à John:
«-C'est plutôt simple mais je me suis dit que c'était assez pour midi. Nous mangerons un truc plus élaborer ce soir.
-C'est parfait, quoi de mieux qu'une saucisse et des frites à un festival? J'aime ça, je trouve ça pratique en plus vu qu'on arrête pas de bouger.
-Bien vu, ça te plaît jusque là?
-Oui beaucoup, c'est très intéressant.»
Ils continuèrent de discuter avec d'autres auteurs. John sentit l'inspiration venir, il sortit son carnet et son crayon de sa poche avant de se mettre à y noter ses idées. Sherlock le regarda d'un air amusé:
«-Excellent réflexe, comme ça tu pourras tout écrire en rentrant à l'hôtel.»
Ils parlèrent à encore une autre personne avant de rentrer à l'hôtel. Les deux hommes parlèrent de leur journée sur le retour. Sherlock demanda:
«-Tu veux faire un tour par la piscine de l'hôtel?
-Pourquoi pas, un peu d'exercice me fera le plus grand bien.»
Ils allèrent donc se changer avant de descendre à la piscine. Elle était au sous-sol, c'était chauffé et avec une vue sur le lac. John plongea en premier et ressortit de l'eau au bout de quelques secondes. Il se tourna et vit Sherlock plonger à son tour. Le brun fit quelques longueurs avant de ressortir de l'eau, il était très beau avec son corps élancé, ses cheveux bouclés ruisselants et son torse fin exposé. John l'observa un instant avant de se remettre à nager pour se changer les idées.
Sherlock avait bien vu que John l'observait mais il fit semblant de ne rien remarquer. Le blond lui plaisait vraiment beaucoup et le temps passé ensemble ne faisait qu'accentuer ça. Il attrapa sa serviette et se sécha un peu les cheveux avant de se mettre à courir vers le bassin et à faire une bombe. John éclata de rire en voyant ça, il n'aurait jamais imaginé le brun faire ça. Il sortit de l'eau et réussit à faire un salto avant pour entrer dans l'eau.
Les deux hommes passèrent une bonne heure dans l'eau à jouer comme des gamins en faisant des figures ou en s'éclaboussant. Il partirent prendre une douche ensembles dans les douches communes. Sherlock se mit de dos et sourit en coin en retirant son caleçon de bain, il se fichait d'être nu. Il vit John le regarder en coin et rougir légèrement.
John vit les fesses absolument parfaites de Sherlock. Il n'en revenait pas, cet homme était réellement magnifique à tous les niveaux. John n'avait pas l'habitude de ressentir de l'attirance pour un autre homme, il était plutôt gêné par ses propres réactions. Il sentit une érection pointer le bout de son nez, c'est pourquoi il régla l'eau sur plus froid, frissonnant au contact de l'eau. Ceci l'aida toutefois à calmer ses hormones ce qui le ravi.
Les compères se lavèrent, se séchèrent et se rhabillèrent avant de remonter dans leur chambre. l'exercice leur avait ouvert l'appétit, ils commandèrent donc un véritable festin au service de l'hôtel. John s'installa derrière son ordinateur et commença à écrire ses idées. Il écrivit un chapitre entier en quelques minutes à peine.
Lorsque notre supérieur nous annonce qu'on part sur le front on a du mal à réaliser ce qu'il est en train de dire. On se dit qu'on va faire beaucoup pour notre pays mais en même temps on sait qu'on risque d'y laisser notre vie. On pense alors à tout ce qu'on aurait aimé accomplir avant de partir à la guerre, on imagine ce qui se passera là-bas, on se demande à comment on va annoncer la nouvelle à nos proches. On pense à toutes les manières possibles de le dire mais aucune ne nous paraît la bonne. Je le sais car j'ai demandé à mes compagnons d'arme et ils ont tous dit comme moi, aucune façon n'est assez bien pour dire ça, aucun moyen ne permet d'alléger cette nouvelle. Finalement j'ai fait ça simplement, j'ai envoyé un message à ma sœur lui disant simplement que je partais sur le front.
Une fois là-bas on regrette un peu d'être partit mais après on voit qu'on se rend utile et on accepte notre condition. On se dit que là-bas au moins on va sauver des vies, on espère qu'on arrive à éradiquer le terrorisme même si on sait qu'il y a peu de chances pour qu'on y arrive réellement. Toutefois on continue, luttant farouchement contre les ennemies qui veulent du mal à nos troupes et à notre pays si ils en avaient l'occasion.
Mes camarades se demandaient souvent comment je faisais pour tenir le coup sans proches à qui parler, sans personne pour assouvir mes pulsions. Ma réponse était toujours la même: avoir un moral et une volonté d'acier. Penser à autre chose pour ne pas ressentir ce manque et cette solitude. Je n'ai pas eu beaucoup de conquêtes dans ma vie, c'est pourquoi je n'avais pas le manque de tous ces coureurs de jupons. Ils m'attendrissaient beaucoup car au final parfois ils ressemblaient plus à des adolescents en pleine puberté qu'à des soldats. Ils étaient trop à l'écoute de leurs désirs, de leur envie de voir une femme. Je devais donc les calmer, leur refroidir la tête. Parfois j'avais l'impression d'être un père ou un grand frère plutôt qu'un simple camarade de guerre.
John enregistra son travail avant d'éteindre l'ordinateur. Il sursauta quand il tourna légèrement la tête et qu'il vit que Sherlock était penché au-dessus de son épaule, son visage à quelques millimètres du sien pour lire ce qu'il était en train d'écrire. John se sentit rougir et se racla la gorge:
«-Hum… ça vous plaît?
-Oui c'est très bien John. Tout me plaît.»
Le sous-entendu fit encore plus rougir le médecin. John fit pivoter son siège et plongea ses yeux dans ceux de l'éditeur:
«-Tant mieux alors… j'espère que le service d'étage ne va pas trop tarder car je meurs de faim.
-Je comprend oui j'ai hâte moi aussi de me mettre quelque-chose sous la dent.»
John se leva et alla dans le canapé, cette discussion l'excitait et le mettait très mal à l'aise à la fois. Il ne comprenait pas trop si Sherlock était juste son ami ou si il commençait à le voir autrement. La seule chose que John savait était que Sherlock flirtait ouvertement avec lui mais que normalement un éditeur n'agissait pas ainsi envers un futur auteur. Le blond se passa une main dans les cheveux et demanda:
«-Tu es déjà venu ici?
-Pas dans cet hôtel en particulier mais dans la région oui. c'est vraiment très beau. Après-demain on visitera un peu tu verras.»
Le garçon d'étage toqua à la porte ce qui relâcha légèrement la tension électrique de la pièce. John bondit du canapé pour aller ouvrir. Il prit leur commande et l'apporta à la table, il mourrait de faim.
Les deux hommes mangèrent et regardèrent un peu la télé avant de se coucher. John se tourna sur le côté et sentit Sherlock qui se tournait lui aussi. Le grand brun était presque collé à lui, ce qui donna très chaud au blond. La présence de l'éditeur contre lui lui nouait l'estomac et il sentait que ses mains devenaient moites. John inspira longuement, il manquait d'air tout à coup.
Sherlock savait que sa façon de flirter était un peu trop brusque, mais il n'arrivait pas à retenir ses impulsions. John lui faisait perdre la tête, il avait très envie de lui. Ce n'était pas le côté militaire qui lui plaisait, mais plutôt sa simplicité, sa gentillesse et sa profonde générosité. Le brun aimait beaucoup sentir le petit corps musclé près du sien, presque collé. Il ferma les yeux et ne tarda pas à s'endormir, ils avaient eu une journée chargée.
